Joyeux anniversaire blogounet !

Joyeux anniversaire blogounet !
Comme je l'ai dit à tous ceux que je préviens pour les suites de la Conspiration du j2, j2-gibbs fête en ce moment, son premier anniversaire.
Un an de c
onneries, de délires ininterrompus et surtout de fics !
me si mes lecteurs et mon sens d'écriture n'est pas le même que l'année dernière, je n'ai pas tellement changé et ma motivation est presque toujours la même. Bon, j'avoue, j'ai souvent très envie d'abandonner, surtout que j'ai beaucoup d'autres projets, et pas que sur internet. D'ailleurs si vous vous amusiez à chercher tous les pseudos que j'ai pu avoir au fil des années, et tous les trucs que j'ai fait sur le web, je crois que des gentils monsieur en blouse blanche viendraient vite me chercher chez moi.
Ma
is non, le mieux, c'est que tout le monde ignore qui je suis vraiment. Certains m'ont, peut-être, dans leurs contacts msn, et ils savent sûrement mon nom, mais ça s'arrête là. Enfin bref, j'avoue que ça m'amuse beaucoup de faire autant de choses, mais comme je l'ai expliqué, je n'ai plus autant de temps qu'avant.
Et
donc, pour cette première bougie, j'ai prévu d'ors et déjà de vous faire un truc énorme ! Une surprise qui va me prendre toutes mes nuits et tous mes jours pendant les vacances, voir même avant. Alors vous pourrez me remercier d'avance de louper plusieurs devoirs juste pour vous faire plaisir hein !
Évide
mment, comme c'est une surprise, vous saurez ce que c'est seulement quand j'aurais fini de le faire. Tout ce que je peux vous dire, c'est que vous feriez mieux de relire mes fics depuis le début...
Autant
dire que je ne suis pas prête d'avoir fini, mais en ne dormant que deux heures par jour, je devrais pouvoir vous faire ça pour la fin des vacances.
Je
préviendrais, bien sûr, tout ceux qui le veulent, et même tout ceux qui ne le veulent pas. Mais pour ça il faut faire un pitit truc très très facile, vous faites ajouter aux amis, si vous avez un blog, et sinon ben... donnez moi votre adresse msn (je dois préciser que les deux ne sont pas possibles)
P
our finir, j'espère vraiment ne pas avoir à fêter le deuxième anniversaire de ce blog, car ça voudra dire que je n'aurais toujours pas décroché de mon ordi, mais des fois que... à l'année prochaine !


Edit : Voila ma surprise, vous l'aurez sûrement remarqué, il y a moins d'articles qui servent à rien, plus de fun, les quatres premieres fics ont été entièrement corrigées et remodelées ! Mais ça signifie aussi que j'ai dû supprimer plus de 400 coms alors... à vos claviers !
ps : bon, j'ai réussi à prévenir tout le monde, mais maintenant si vous le permettez jvais me faire une mini retraite de deux, trois jours en Alaska, histoire de me détendre un ptit peu hein ! Non parce que en plus c'est stressant ce truc !
Fiouf, j'ai enfin fini de valider et de répondre à vos coms, alors vous m'excuserez si je n'ai pas remercié certains, mais j'avais... 241 commentaires à valider... donc j'espère que vous ne m'en voudrez pas hein.
En plus ça m'a fait un sacré coup de pub, j'ai encore 6 amis à accepter (ou pas) et je dois trier ceux que j'ai déjà, autant vous dire que la suite de la Conspiration ne viendra pas plus tôt cette fois

# Posté le dimanche 19 octobre 2008 10:39

Modifié le mardi 04 novembre 2008 06:17

Une surprise pour Jenny

Une surprise pour Jenny
Fiction pour un concours ici... C'est un peu spécial, je vous l'accorde, et j'ai totalement pété les plombs sur la fin, m'enfin il y a plein d'autres fics dix fois mieux que la mienne alors VOTEZ c'est tout ce que je vous demande !
Pour le montage, comme vous pouvez le voir j'ai aussi repété les plombs, à cause des formes prédéfinies sur photoshop, jme suis bien amusée =P
Dites moi quand même ce que vous pensez des deux



La neige tombe enfin sur Washington, recouvrant tout de son manteau blanc et glacé. Les enfants, ravis, font des batailles de neige, des bonhommes, des courses en luge, ils s'amusent.

Nous sommes le 24 décembre. Noël. Le jour où tout est possible et où n'importe quoi devient réalisable. Il fait nuit, mais personne ne peut avoir cette impression, parce que les décorations emplissent tout le noir de leurs luminosités. Et puis, il y a les enseignes, quelques commerçants sachant très bien que les derniers retardataires auront toujours de quoi acheter les cadeaux qu'ils comptent offrir, au dernier moment.

Leroy Jethro Gibbs n'est pas de ceux là. Il se promène à travers les rues, observant pensivement les enfants qui jouent encore, survivants d'un repas de famille ennuyeux. Il regarde leurs jouets, et les entend rire, mais il n'y fait pas vraiment attention. Parce que cette nuit sera SA nuit. La surprise qu'il veut lui faire est de taille, bien sûr, mais il n'y prête pas attention parce qu'à noël, tout est possible.
Il se dirige d'un pas décidé vers les locaux du NCIS, eux aussi couverts de blanc. Il pourrait presque ne pas les voir, s'il ne savait pas où les trouver.

Sa main glisse dans la poche de son veston, et rencontre une boîte. Il s'arrête un instant devant la porte, et hésite. Lui, hésiter ? Mais ça ne lui ressemble pas ! Alors, il passe la porte, sachant très bien où aller.
Il est sûr de la trouver à son poste, même ce jour là. Il ne prend pas l'ascenseur, trop lent à son goût, et monte les escaliers quatre par quatre, avant de s'arrêter devant l'open space.
Il est vide, bien sûr, et à en juger par l'expression du gardien de nuit devant lequel il vient de passer, c'est une chose tout à fait normale la nuit de noël. Il est tard après tout, et ceux qui n'ont pas pris leur journée comme son équipe ont du rentrer auprès de leurs familles.
Il fixe quelques secondes l'agence, plongée dans le noir. Puis repart, et monte plus haut. Enfin parvenu dans un bureau de secrétaire, vide lui aussi, il frappe à une porte. C'est bien la première fois qu'il y frappe d'ailleurs.
Il avait raison, elle est là et le dévisage à son entrée, avant de se lever. Elle se dirige vers lui en le voyant hésiter.

- Jethro ? Qu'est-ce que tu fais ici à cette heure là ? Demande t'elle.

- Je pourrais te renvoyer la question.

Elle sourit, avec une mimique étrange. Il la trouve de plus en plus belle, malgré les yeux rouges apparents, et son air triste qui laisse présager qu'elle voudrait passer noël en d'autres conditions.

- C'est mon bureau, il me reste une tonne de dossiers à lire, et je dois remplir pas mal de papiers. Est-ce que ça te suffit pour justifier ma présence ?

- C'est noël Jenny, fait-il, ne semblant pas avoir entendu la question. Et on ne passe pas noël seul à remplir des papiers dans son bureau.

Elle détourne les yeux, mal à l'aise. Il a toujours ce don de la mettre dans cet état, même quand elle ne veut pas particulièrement l'être.

- Est-ce que tu es là pour enfoncer le couteau dans la plaie ?

Il la fixe étrangement, semblant parfaitement savoir ce qu'elle a à dire. Alors, elle reprend, soudainement énervée.

- Je sais parfaitement que je ne devrais pas être là, mais avec un mari ou des enfants, mais vois-tu je n'ai ni mari, ni enfants, alors si tu le permets j'aimerais bien passer noël en compagnie de mon café et de mes papiers à remplir tranquillement !

Il continue à la dévisager, et elle ne comprend pas - Mais qu'est-ce que tu me veux à la fin ? -
Il s'avance soudain, se rapprochant d'elle. C'est à son tour de le fixer, n'arrivant pas à déchiffrer ce qu'il fait. Elle pensait pourtant savoir parler le langage « Gibbsien » mais apparemment elle aurait encore beaucoup à apprendre.
En attendant, son ancien amant la regarde droit dans les yeux, une lueur indescriptible dans le regard, à peine à quelques centimètres d'elle.

- On peut savoir ce que tu...

Mais il l'interrompt, en posant son doigt sur ses lèvres. Elle croit commencer à comprendre, alors qu'elle ne saisit pas toute la vérité. Après tout, à Noël, tout est possible.
Au lieu de ce qu'elle pense qu'il veut faire, il s'agenouille. Et elle le fixe toujours, incapable de faire quoi que ce soit, vraiment ébahie.
Profitant de cette surprise, il met lentement sa main dans sa poche de veston, et en ressort une boîte bleue argentée, parsemée de motifs dorés. Il l'ouvre devant ses yeux écarquillés, et une bague dorée apparaît.
Elle sait à quoi tout ça ressemble, mais ne parvient pas à y croire.

- Jenny...

Son prénom, murmuré par cette voix qu'elle connaît si bien lui fait reprendre conscience de ce qu'il fait. Mais elle n'a pas le temps de réagir parce qu'il continue.

- Je sais que ça peut être surprenant mais...

Cette fois, c'est à elle de lui mettre un index sur la bouche. Il s'interrompt donc, craignant le pire.

- Ne me dis pas que tu es en train de me demander en mariage, dit-elle, toujours sous le choc.

Il sourit légèrement. Heureusement qu'il lui avait appris à être perspicace, parce que sinon il n'imaginait pas comment ç'aurait pu finir.

- Et bien en fait... commence t'il.

- Si c'est ça je devrais te rappeler ce que je suis supposée être pour toi.

- Rappelle le moi ? demande t'il en se levant.

- Ta directrice Jethro ! Et de ce fait je ne peux pas...

Elle n'a pas le temps de finir sa phrase non plus, parce qu'elle est interrompue par des lèvres impatientes venants capturer les siennes.
Elle a le souffle coupé, tandis qu'un soudain battement de c½ur rate son tempo, et que son corps semble agir tout seul.
Il l'embrasse, et elle se laisse faire, si surprise et si satisfaite par ce baiser qu'elle ne peut, qu'elle ne veut pas réagir.
Il lui enserre la taille, et elle, au lieu de le repousser comme elle devrait le faire, lui attrape le col pour mieux l'embrasser.
Mais au lieu de la porter jusqu'à son canapé, comme ce que la troisième étape prévoirait, il se retire et la fixe, de nouveau. Elle l'observe aussi, déçue qu'il ne fasse pas ce qu'elle attende.
Alors, tandis qu'elle tente de l'embrasser de nouveau, il lui dit :

- Et maintenant ?

Elle le dévisage – Non Gibbs, non tu ne vas pas me redemander ça ! -. Il sourit, et elle se demande s'il ne lit pas vraiment ses pensées.

- Quoi maintenant ?

- Je dois réitérer ma demande, ou tu as compris toi-même ?

- Je... je sais pas...

Elle le fixe, en se rapprochant pour capturer ses lèvres. C'est tout ce qu'elle veut, à cet instant présent, l'embrasser et qu'ils fassent comme à Paris. Mais lui, apparemment ne veut pas, parce qu'il lui met de nouveau un doigt sur la bouche fermement, pour l'empêcher de continuer.
Elle a juste l'impression que ce doigt augmente son malaise, ou, faut-il bien le préciser, son désir pour cet homme.

- Ta décision Jen.

Elle plonge dans ses yeux bleus, et ils la déconcentrent encore plus que son corps qui est presque collé au sien. Elle a l'impression que son cerveau tourne au ralenti, parce que tout ce qu'il lui dit c'est – Bon sang mais dis lui oui et embrasse le ! – de prendre très vite une décision.

- Tu veux pas qu'on en discute plus tard ? demande t'elle d'une petite voix.

Il la fixe en souriant de nouveau, et elle frémit - Il ne pourrait pas être moins sexy, histoire que je puisse y réfléchir ? –.
Elle essaie vainement d'aligner deux pensées sensées de suite, qui ne seraient pas sur le fait qu'elle doive l'embrasser, mais son regard, son sourire, tout chez lui est déconcentrant.
Alors, elle ferme les yeux un instant, et le schéma semble se mettre en place tout seul. D'accord, elle lui dit oui, et ils font l'amour, ensuite on verra bien.

- Ok !

Elle réussit à lui lancer ce mot, avant d'essayer de l'embrasser à nouveau. Mais il ne se laisse toujours pas faire.

- Tu ne dis pas ça seulement pour que je t'embrasse Jenny ?

- Non !

- Vrai ce mensonge ?

- Puisque que je te le dis !

Il la fixe de nouveau, et ce sourire... - Je te hais Gibbs ! –

- Tu viens d'accepter de me supporter pendant très longtemps.

- Ecoute, je veux passer les prochaines années de ma vie à faire l'a... à te supporter, alors autant qu'on commence maintenant.

Elle n'a presque pas le temps de finir sa phrase, qu'elle sent qu'il la prend de nouveau par la taille. Et cette fois, il la plaque contre le mur, l'embrassant langoureusement et aussi bien qu'il le puisse.
Après quelques secondes très agréables, elle retourne la situation et commence à déboutonner sa chemise, tandis qu'il fait de même avec son chemisier. Il l'entraîne vers le canapé en l'embrassant toujours et...

Veuillez m'excuser pour cette interruption, mais la suite est interdite au moins de 18 ans, et étant donné que l'autrice n'a pas 18 ans, je ne puis pas vous montrer les scènes suivantes... Dommage n'est-ce pas ?
Du coup je vais vous raconter l'histoire de Slappy, le petit lapin blanc pendant qu'ils font ce qu'ils font (des mots croisés, of course). Alors, il était une fois Slappy, le petit lapin blanc qui... Comment ça on dégage ? Mais noon, revenez ! Bon, d'accord, je vous raconte après alors...

Le lendemain, Jen se réveilla, et trouva son amant à côté d'elle. Elle se souvint de ce qu'ils avaient fait, et de ce qu'elle lui avait promis. Elle le réveilla, et lui demanda, enfin plutôt lui hurla, de ne plus jamais lui refaire ça. Il ne s'excusa pas, bien sûr, et finalement la dispute qui s'en suivit fut très courte, coupée par une soudaine envie irrépressible de recommencer quelque chose que je ne pourrais pas vous raconter.

Ce fut donc un noël particulier pour ces deux là, et la surprise que Gibbs avait essayé de faire s'était finalement bien terminée, car quelques mois plus tard, lorsqu'à l'église ils durent prononcer des promesses que lui avait déjà fait quatre fois, elle lança un « Ok » affirmatif.
Leur première dispute en tant que couple officiel éclata dès la réception qui suivie le mariage. Ils étaient promis à un bel avenir.

FIN

Qui veut l'histoire de Slappy le petit lapin blanc ?
Bon d'accord, je vous la raconte pas, mais à une condition : Allez voter ici !! Pas forcément pour moi hein, surtout si vous avez pas aimé. Fin au moins lisez les autres fics parce qu'elles en valent la peine

# Posté le vendredi 19 décembre 2008 10:00

Bonne année !

Bonne année !
J'ai remarqué que j'avais de moins en moins de lecteurs, m'enfin je m'en formalise pas, après tout en période de fête c'est normal...
Enfin, j'espère que vous apprécierez cette "surprise" pour le nouvel an, ainsi que le montage fait quinze jours après mais qui en fait aussi parti
Au fait la musique qui va avec cette fic, c'est ceci



La directrice était accoudée à la balustrade, profitant pleinement de la vue qui s'offrait à elle, un verre de champagne à la main. Des agents pour le moment relégués à l'état de simples civils, faisaient la fête, riaient, chantaient même parfois, et s'amusaient en compagnie de leurs familles.
Elle, elle était seule. Abby était venue avec un jeune homme sombre mais plein de charme, sous l'½il jaloux de McGee qui était accompagné de sa s½ur, quant à Ziva et Tony ils étaient venus ensembles, échappant parfois à la vigilance de leur patron pour aller s'embrasser dans un coin, croyant que personne ne les voyait. C'était à peu près la même chose pour monsieur Palmer et l'agent Lee. Ducky, lui, était venu avec sa mère, et racontait des histoires aux enfants agglutinés autour de lui, à qui s'ajoutait Mme Mallard, ouvrant des grands yeux aux anecdotes de son fils.
C'était le nouvel an. La jeune directrice avait décidé de faire un effort, et d'organiser une fête pour tous ses agents. Ils pouvaient amener leurs familles, et ne s'en étaient pas privés, vu le nombre d'enfants courant à travers le bâtiment. Le NCIS s'était transformé pour une soirée en garderie. Quant à leurs parents ils les laissaient jouer, un verre de champagne à la main et un chapeau de fête sur la tête, pour les plus dignes. Une vieille musique de John Lennon, pas tellement appropriée à l'évènement résonnait dans les locaux, Happy Chrismas.
Bien sûr elle était la seule à ne pas être venue accompagnée. Après tout qu'est-ce que cela pouvait faire ? Après quelques discussions avec quelques uns de ses agents, elle était remontée et se tenait là, depuis maintenant presque une demi-heure.
Elle était tout à fait plongée dans ses pensées, jusqu'à ce qu'un jeune italien l'en tire :

- Vous ne participez pas à la fête Jenny ?

Elle se retourna vers lui, surprise de ne pas l'avoir entendu arriver. Le « Jenny » était naturel, elle avait décidé d'abandonner les « directrice », « directeur », « agent DiNozzo » et autres noms officiels dont ils usaient les jours « normaux »

- Je n'ai pas très envie de... déranger...
- Déranger ? s'étonna t'il. Mais c'est vous qui l'avez organisée cette fête !
- Je sais... C'est seulement que la vue de ces enfants m'éc½ure...

Il dévisagea un moment la directrice qui avait les yeux toujours fixés sur les autres agents, puis s'accouda à la balustrade à son tour.

- Vous savez... dit-il après un silence, il n'y a pas que vous qui êtes venue seule...
- Vous êtes venu avec Ziva vous... d'ailleurs, vous devriez être plus discrets tout les deux.

Il sourit, avant de finir :

- Je ne parlais pas de moi.

Elle le dévisagea, et il s'en alla avec toujours ce sourire mystérieux...
Elle s'interrogea en le voyant redescendre. Qu'avait-il bien pu vouloir dire ? Décidemment, il tenait de plus en plus de Gibbs... Gibbs, mais bien sûr !
Son regard se tourna vers la grande baie vitrée, il était là. Il observait le vide, se souvenant sûrement de quelques moments connus de lui seul. Il avait troqué son éternel café contre un verre de champagne, et le buvait à petite gorgée tout comme la jeune directrice.
Lui aussi était apparemment venu seul. Elle s'interrogea un instant, était-il vraiment seul ou est-ce que celle qui partageait ses nuits n'avait pas pu venir ?
Cette idée fut vite chassée de son esprit. Après tout, elle n'avait pas besoin de le savoir. La jeune femme descendit les escaliers à son tour, se disant qu'elle allait juste parler à un de ses agents sans aucune autre idée en tête
Lorsqu'elle fut rendue en bas, elle s'approcha de lui, mais il ne sembla pas l'entendre, comme Tony pour elle quelques minutes auparavant.

- A quoi penses-tu Jethro ?

Il sursauta. Il ne l'avait, en effet, pas entendue. Il la dévisagea, et son regard tomba droit dans le décolleté plongeant de son ancienne maîtresse. Elle était en effet vêtue d'une simple robe de soirée, noire, descendant jusqu'au genoux.
La jeune femme rougit en voyant ça, et il remonta son regard en souriant.

- A certains souvenirs...

Elle fit à son tour un sourire en coin, puis se mit à côté de lui, regardant comme Gibbs la dispute qui éclatait devant eux.

- McGee on peut savoir ce qui te prend ?? criait la jeune gothique
- Tu crois que je peux rester ici alors que tu roucoules avec ton cher ami comme toi ? fit-il sur le même ton, un peu encouragé par les verres de champagnes qu'il avait bu.

Abby le dévisagea, et éclata soudainement de rire, avant de dire entre deux hoquets :

- Je rêve ou tu es jaloux Timmy ?
- Et si c'était le cas, ça te ferait quoi ?

Elle rit de nouveau, et il la foudroya encore du regard, vexé de ne pas être pris au sérieux. Puis elle retrouva son calme (si bien sûr on peut parler de calme chez elle), et s'exclama en souriant :

- C'est mon frère espèce d'idiot !

Il resta quelques secondes abasourdi par cette révélation. L'homme qu'il avait jalousé toute la soirée n'avait en fait aucune raison de l'être. Il fila un peu plus loin, et Abby le suivit pour régler cette dispute une fois pour toute. Elle n'allait pas laisser McGee s'enfuir alors qu'il avait dit qu'il était jaloux !
En passant, elle s'arrêta près des deux anciens amants et s'adressa à Gibbs :

- Permission de passer outre la règle numéro douze mon général ?
- Si tu arrêtes de m'appeler comme ça oui. De toute façon, trop de monde n'a pas eu besoin de ma permission.

Elle sourit en voyant qu'il désignait Ziva et Tony, ainsi que Palmer et l'agent Lee qui se bécotaient dans des coins (le plus souvent sombres).

- Merci Gibbs.

Elle partit, et Jen resta de nouveau seule avec son ancien amant. Dans la mesure, bien sûr, où vous pouvez être seule avec un homme au milieu d'une bande de fêtard.
Il se tourna vers elle, et fit un de ces sourires étranges qu'il avait quand une idée lui passait derrière la tête...

- Tu te souviens de ce réveillon il y a huit ans Jenny ? demanda t'il.

Elle ne put s'empêcher de répondre à son sourire, en se souvenant de cette soirée merveilleuse.

- Oui... c'était génial... dommage qu'une bande de truands mal famés nous aient interrompus.
- Ce n'était pas plus mal...

Elle parut soudain rêveuse en se rappelant tout à fait ce que leur intervention avait provoqué.

- Ils avaient tout de même failli nous coincer dans cette rue sombre... heureusement que tu as eu l'idée de les distraire en m'embrassant et en faisant croire qu'on était seulement un de ces couples enlacés dans une ruelle.
- C'est un peu ce qu'on était non ? fit-il en souriant de nouveau.

Il reprit après un silence :

- N'empêche que si je ne t'avais pas retenue ce jour-là, tu n'aurais même pas attendu qu'on soit à l'hôtel pour...
- Tu n'as pas besoin de me donner les détails Jethro, j'étais là, l'interrompit-elle en lui mettant une main sur la bouche.

Quand elle retira celle-ci, il avait toujours ce fameux sourire qui l'avait toujours faite craquer. Il ne put s'empêcher de rajouter :

- Oui, ça, si tu n'avais pas été là ç'aurait été plus compliqué pour faire ce qu'on a fait après !
- Jethro !
- Quoi, c'était il y a huit ans Jenny, j'ai bien le droit d'en parler...
- Huit ans jour pour jour, et la seule chose qui nous sépare de ça c'est le temps et la distance, fit-elle encore un peu rêveuse.

Il sourit de nouveau et se tourna tout à fait vers elle.

- Ca pourrait s'arranger...
- Quoi tu as une machine à remonter le temps maintenant Jet' ? rigola t'elle, puis elle rajouta, pensive : Peut être bien que tu en as une en fait, tu serais capable de contacter Léonard de Vinci d'outre tombe juste pour revenir en arrière...

Elle rougit encore en se rendant compte de ce qu'elle venait de dire, et de ce qu'il avait dit avant. Il fallait dire qu'elle avait bu un peu beaucoup de champagne, et elle était beaucoup moins réservée en cette soirée. Le nouvel an avait toujours eu quelque chose de magique pour elle.

- Je n'ai pas de machine à remonter le temps, mais il parait que les billets pour la France sont de moins en moins cher en ce moment.

Elle rit. Il avait toujours aimé ce rire, et en l'entendant de nouveau, des souvenirs lui revinrent en mémoire rapidement.

- Quoi tu n'es pas sérieux Jethro !

Il la regarda fixement en souriant, et elle s'arrêta de rire en le voyant aussi proche d'elle. Plus qu'il ne l'avait été depuis très longtemps...

- Ok tu es sérieux... murmura t'elle.

Elle ne put pas détacher ses yeux des siens, comme hypnotisée par ce regard bleu azur. Elle n'avait pas le droit de le laisser s'approcher encore plus, pourtant elle ne pouvait l'en empêcher.

- Tu ne peux pas faire ça...
- Et pourquoi ça madame le directeur ?
- La réponse est dans la question...
- Ce n'est pas vraiment un problème.

Il s'approcha encore d'un pas, elle était coincée entre la vitre et lui, mais contrairement à ce qu'elle espérait, ça ne la contrariait pas plus que ça...

- Et ta... ta règle numéro douze ? fit-elle en essayant tout de même de résister un peu.

Mais elle se rendit compte que la scène précédente faisait de sa question un problème résolu.

- Je l'ai supprimée.

Il l'embrassa enfin, ce qu'elle espérait mais redoutait à la fois. Les sensations qu'ils en éprouvèrent étaient si forte, qu'ils ne se séparèrent que quand un cri les sortit de ce moment hors du monde.
Ils se tournèrent, un grand silence avait envahi la salle. Leur « fille adoptive » se trouvait là, avec un énorme sourire. Le reste des agents étaient plutôt amusés, du cri qu'ils avaient entendu, et de la scène qu'ils avaient vue ensuite, soit leur directrice enlacée avec l'agent le plus célèbre du NCIS.
Jenny se mordit les lèvres, ce moment de faiblesse allait lui coûter cher. Elle voyait déjà les réflexions des autres directeurs, comme si ceux-ci n'avaient jamais couché avec une de leurs secrétaires.
Gibbs, quant à lui, était plutôt heureux, elle avait approfondi son baiser, c'était déjà ça, et que toute l'agence soit au courant... c'était plus arrangeant qu'autre chose.

- Quoi vous n'avez jamais vu des gens s'embrasser pendant le nouvel an ? fit-il d'une voix qui leur ordonnait de se mêler de leurs affaires.

Les agents se retournèrent, et reprirent leur conversation, à l'exception de deux couples main dans la main.

- VOUS... VOUS... C'EST GENIAL !!! s'écria Abby.

Puis elle serra chacun de ses patrons dans les bras, toute émue et toute émoustillée par cette soirée.

- Dites Jenny, Gibbs va devoir faire pas mal d'heures supplémentaires, il va être payé plus que nous ?

Cette réflexion venait, on s'en serait douté, du jeune italien qui n'en avait pas moins la même banane que sa collègue. Celle-ci fut moins conséquente après une tape de la part de Ziva, à qui Gibbs l'avait ordonné.

- Essayez de ne pas vous entretuer en tout cas, fit la jeune israélienne comme espèce de voeu de bonheur aux deux amants.

Elle partit vite en compagnie de son italien, cette scène lui avait donné des idées apparemment.
Il ne restait que McGee qui n'avait rien dit, et Abby dut lui donner un coup de coude pour qu'il se décide à réagir.

- Aie ! Euh... patron... directrice... ben... bonne chance.

Il eut un nouveau coup de la part de la jeune femme, mais comme les deux amants avaient le sourire aux lèvres, elle ne jugea pas nécessaire de le tuer sans laisser de preuves scientifiques.
Gibbs se tourna vers son « ancienne » maîtresse.

– Et maintenant directeur ?
– Je... je ne sais pas si c'est une bonne idée tout ça Jethro.
– Vraiment ? demanda t'il en souriant.

Il ne paraissait pas déçu le moins du monde, sachant très bien qu'elle ne pensait pas ce qu'elle disait.

– Oui je... tu comprends que je suis la directrice et...

Il la coupa tandis qu'elle essayait vainement de se convaincre qu'il ne valait pas la peine de perdre son job, en l'embrassant une nouvelle fois.
Lorsqu'il se retira, il avait encore un sourire craquant. Elle soupira, faussement contrariée.

– Tu es vraiment beaucoup plus convaincant qu'un discours.

Il sourit de nouveau avant de rajouter :

– Je t'aime Jenny

Elle frémit en se rappelant tout ce que ces trois mots impliquaient, puis l'embrassa sans répondre.
Quelques minutes plus tard, une bande de joyeux larrons se mit à chanter, ou plutôt beugler « La chenille » en faisant un long serpent humain se baladant dans les locaux. Les enfants s'amusaient à se lancer des boulettes de papiers avec des sarbacanes, aidés, parfois, de quelques adultes facétieux. Les femmes de ménage allaient avoir du boulot.
Mais plus aucun des agents de l'équipe de Gibbs n'étaient là pour voir ça. Même Tony ne faisait pas parti des adultes qui lançaient leurs munitions aux enfants tout en essayant d'éviter les boulettes de l'autre camp.
C'était à se demander ce qui se passait.
Il restait seulement un vieux médecin légiste d'humeur pétillante, continuant ses histoires en parvenant à une ancienne soirée du nouvel an, huit ans auparavant, où deux amants lui avaient faussé compagnie sans qu'il ne sache ce qu'ils étaient devenus.


Fin

# Posté le mardi 30 décembre 2008 15:44

Modifié le jeudi 15 janvier 2009 15:50

Ce fut une mauvaise journée...

Ce fut une mauvaise journée...
Les amateurs de guimauve me pardonneront, la prochaine fic sera moins... tristounette, puisque celle-ci se passe le soir de la journée désastreuse où Jen est morte
N'empêche que j'aime pas ce ship... il est pas réaliste
Je n'ai toujours pas récupéré photoshop, donc veuillez excuser ce manque de montages...


Il court. La pluie lui ruisselle sur le visage. Il est déjà trempé jusqu'aux os et sent à peine l'eau qui dégouline sur lui. Le froid est gelant et mordant. Mais ça n'est rien comparé à la glace qui s'est emparée de son c½ur.
Les passants le dévisagent quand il passe, il s'en fiche, tout ce qui compte est perdu désormais.


- Ca devrait être toujours comme ça.

Il ne répondit pas.

- Tu comprends, toujours comme cette journée, continua t'elle.
- Pourquoi ?
- Parce qu'au moins je suis avec toi...
- Pas comme je le voudrais...



Il arrive au grand bâtiment gris et triste, semblant pleurer ce jour si triste. Il n'y prête pas attention et rentre dedans. Il doit être assez tard car les locaux sont presque déserts, mais il sait que certaines personnes sont toujours là.
L'escalier, ce couloir vide sans aucune présence humaine, la secrétaire aux yeux rouges et gonflés et enfin son bureau. Elle n'y est pas, elle n'y sera peut-être plus jamais...
Il y entre, sans frapper, comme à son habitude, tout a bien changé car il n'est pas autorisé à faire ça.


- Je t'aime...

Sa voix était rauque de n'avoir pas parlé. Elle rit.

- Moi aussi je t'aime Jethro.
- Pourtant tu pars...
- C'est plus compliqué que ça n'en a l'air...
- Ca ne devrait pas...



Le nouveau directeur, Vance, ce salaud qui a viré son équipe. Il lui adresse une phrase qu'il ne comprend pas, et ne cherche pas à comprendre. Il sort sa plaque et son arme de sa poche, les tend à son supérieur et s'en va sous son regard incompréhensif.


- Tu ne devrais pas faire ça... murmura t'elle, sa voix pleine de regret.
- Je ne pourrais pas continuer sans toi.
- Si tu le pourrais... Tu as pensé à Abby ? Elle se retrouverait orpheline !
- Oui j'y ai pensé. Elle comprendra.



La voiture démarre en quelques secondes, il sort du parking, et se dirige vers le centre-ville. Sa maison est brûlée, et tout ce qui reste d'elle, alors il n'y a plus rien à faire, qu'à partir.

- Jethro... tu m'as assez protégée.
- Pas assez.
- C'est de ma faute, pas la tienne.

Il ne répond pas, ne l'écoutant plus.



Il roule pendant un bon quart d'heure. Ses yeux sont pleins de larmes, c'est à peine s'il voit la route. La buée sur le pare-brise n'arrange pas les choses, mais il ne fait rien, n'allume même pas ses essuie-glaces. Un calme a envahi Washington, il n'y a même pas d'embouteillage, c'est comme s'ils pleuraient tous sa mort eux aussi.


- J'ai voulu te protéger Jenny, j'ai essayé, je te le jure. Je t'aimais
- Je sais. Ce n'est pas ta faute.
- Si seulement j'avais été là !
- Ca n'aurait rien changé.
- Je devrais être à ta place.
- Ne dis pas de bêtises.



Son regard si doux danse devant ses yeux, il ne le verra plus jamais. Son visage si beau, tout ce qu'elle est, et tout ce qu'il aime chez elle leur succèdent...
Il ne voit pas la route, il ne voit pas l'intersection au tournant, et il ne tente même pas d'apercevoir le conducteur qui croise sa route.
C'est à peine s'il sent la voiture s'encastrer dans le flanc droit du camion, le son est subitement coupé, seule elle, reste.


- C'était une mauvaise journée pour ton équipe...
- C'était une mauvaise journée pour tout le monde
- Tu n'aurais pas dû.


Le bruit sourd des tôles qui se froissent, la douleur, les cris, le regard affolé de l'autre homme... il n'entend que sa voix. Ne voit que son visage. Elle pleure. Il le sait. Elle ne veut pas ça. Mais il le faut parce que...


« Je t'aime Jenny »


Ce fut une mauvaise journée pour le NCIS.
Presque deux semaines s'écoulèrent avant l'enterrement, leur enterrement, ils avaient tous les deux fait la requête d'être ensembles Presque toute l'agence était là, mais seuls quelques personnes qu'on aurait pris pour une famille se soutenant dans le malheur, comptaient vraiment. Parmi eux, une jeune femme gothique fixait la tombe de ses yeux rouges. Elle sourit, apercevant ses deux parents de coeur qui l'observaient, enfin heureux d'être réunis.

Parce que le j2 ne se conjuguera au futur qu'au paradis...


ps : ma nouvelle extension marche pas aussi bien que ce que j'avais espéré... enfin à mon échelle... donc si vous en avez envie ici

# Posté le mercredi 07 janvier 2009 09:48

Modifié le mercredi 07 janvier 2009 10:22

Spirite

Spirite
Voici donc la fiction "Spirite", qui est en deux partie, les deux sont un peu opposées... Je vous laisse la découvrir, dites moi encore une fois sincérement ce que vous pensez d'elle et du montage.
La chanson à écouter au début est celle-ci parce que je trouve qu'elle va bien avec


- La directrice vous demande dans son bureau monsieur.
- J'arrive.

Phrase devenue presque habituelle de la part de la jeune métisse qui occupait le poste de secrétaire, la réponse de l'ancien marine qui lui avait répondu avant de raccrocher était aussi commune.
Celui-ci monta les escaliers qui le séparaient du bureau directorial quatre à quatre, comme à son habitude. Lorsqu'il rentra dans cette même pièce, la directrice rousse l'attendait en triant des dossiers. Elle leva les yeux à son entrée, se retenant de lui dire que s'il ne frappait pas elle allait le mettre aux arrêts.

- Les portes servent à...
- Etre ouvertes, je sais.
- En fait je voulais dire à annoncer sa venue quand on tape dessus ! Les secrétaires aussi Jethro !
- Je n'allais pas taper sur Cynthia non plus !

Elle fit un sourire exaspéré. Décidément, c'était toujours lui qui avait le dernier mot. Elle se leva et se plaça face à lui.

- Pourquoi tu m'as demandé Jen ? demanda t'il.
- J'ai besoin de toi.
- Ah...

Il lui sourit ironiquement, et elle leva les yeux au ciel. Pas besoin d'être télépathe pour savoir ce que pensait Gibbs à ce moment.

- Pas pour ce que tu penses ! soupira t'elle.
- C'est dommage Jen.

Elle fit une nouvelle mine exaspérée, du moins en apparence.

- Alors, si ce n'est pas pour ça c'est pour quoi ?
- Tu te souviens de l'affaire Clinston ?

Il se mit à fouiller dans ses souvenirs. Une jeune femme avait été retrouvée étranglée dans un fossé, il s'était avéré que c'était la fille du chef d'Etat major de la marine. L'affaire avait été très médiatisée, c'était l'équipe de l'agent Cassidy qui s'en était occupée, et ils n'avaient jamais pu retrouver l'assassin.

- Oui, malheureusement.
- L'agent Cassidy m'a demandé la permission de se servir d'une méthode peu commune pour arriver à dénouer cette affaire.
- Laquelle ?
- La voyance... fit-elle.

Il resta interloqué quelques secondes. La voyance hein ? Il n'y croyait vraiment pas, et elle le savait...

- En quoi ça me concerne ce truc ?

Elle sourit, avant de répondre :

- Etant donné qu'on va faire appel à une spirite, j'aimerais bien la tester histoire qu'elle ne nous raconte pas n'importe quoi. Et j'aimerais éviter que cette affaire s'ébruite, si jamais les médias apprennent qu'on fait appel à une voyante au NCIS pour résoudre une affaire je suis morte.
- Et ?
- Et comme je sais que tu ne crois pas du tout à ça, et que je suis sûre que tu ne vas pas aller raconter ça à n'importe quel journaliste...
- Qu'est-ce qui te le prouve ? demanda t'il avec un sourire en coin.
- Tu DETESTE les journalistes Jethro !
- Un point pour toi...
- Donc j'ai pensé que si elle arrivait à te convaincre toi, c'est qu'on pourrait résoudre cette enquête.
- En clair tu veux que je teste une spirate ?
- SpirIte.
- J'ai une petite question... si elle arrive à trouver le coupable, comment compte-tu prouver que c'est lui qui l'a fait ? Un juge ne jugerait jamais quelqu'un sur la base de la voyance, même si la voyante en question était très fiable.
- Après ce serait comme une espèce de problème de maths pour quelqu'un qui commence à apprendre à les résoudre.

Il fronça un sourcil. Les maths... Quel rapport avec la voyance? Elle sourit devant son air étonné, et commença à lui expliquer.

- Quelqu'un qui commence à résoudre un problème et qui n'y arrive pas, finit toujours par prendre sa calculatrice pour trouver le résultat. Et quand il a le résultat, il faut qu'il dise comment il l'a eut, sauf qu'il ne doit pas utiliser la calculatrice... tu comprends ?
- A peu près. On va tricher pour résoudre l'enquête, et ensuite on trouvera les preuves.
- Exactement.
- Je suis supposé tester cette voyante quand ?
- Maintenant. Je t'accompagne.
- Ah.

Il sourit. Ok, elle avait tout prévu depuis le début sans son accord, il aurait pu être contre ça n'aurait rien changé.


- Vous émettez des ondes très positives, je pense que ça peut favoriser mon troisième ½il, fit la jeune voyante à Jen, dès qu'ils arrivèrent.

Il se trouvait maintenant dans une pièce sombre, éclairée seulement de la lueur de quelques bougies posées dans les coins de la pièce.
Jen l'avait conduit dans un petit quartier de Washington, assez délabré, où il y avait un vieux cabinet de voyance. La spirite était étrange, entourée de ses châles on ne voyait dépasser que deux grands yeux verts, sur une peau lisse et basanée. Elle parlait d'une voix grave et claire.
Gibbs ne se sentait pas du tout impressionné, et avait l'air de s'en fiche totalement. Sa compagne au contraire semblait assez tendue et la remarque de la voyante lui fit ouvrir de grands yeux.

- Ah...
- Vous par contre vous allez le perturber je sens.

Elle venait de s'adresser à l'ancien marine qui se tourna vers elle. Il fit d'un ton peu concerné :

- Tant pis.
- Jethro ! le réprimanda sa supérieure
- Quoi ?
- C'est sérieux je te signale !
- Quoi la voyance ? Bizarre, je ne pensais pas.

La jeune voyante le regarda d'un air qui devait être sévère. Avec ses châles, ça donnait plutôt des sourcils froncés et des yeux un peu plus verts.

- Vous ne croyez pas au spiritisme...
- Non pas trop, répondit-il.
- Ce n'était pas une question.
- Je sais.

L'échange était courtois, bien que tendu. Elle se retourna, et les invita à avancer vers le fond de la pièce. Là elle les fit asseoir devant une table où une boule totalement blanche était posée. Enfin vous voyez le tableau.

- Alors par qui je commence ?
- Par moi, affirma Jen.
- Très bien. Avez-vous dans votre entourage des gens morts entre 1970 et aujourd'hui ?
- Oui ... mon... père, hésita t'elle après un regard à son ancien amant, Jasper Shepard.
- Je me concentre.

Jen avait choisi depuis longtemps la personne qu'elle allait demander à voir. Si cette prétendue spirite pouvait vraiment contacter les morts, alors elle avait beaucoup de choses à demander à son père. Mais ça ne se passa pas comme prévu.
La voyante posa ses mains sur ses tempes et ferma les yeux. Au bout d'un long moment, une ride se creusa sur son front, et elle les rouvrit, l'air inquiète.

- C'est étrange... je ne le sens pas.
- Evidemment, ne put s'empêcher de répliquer Gibbs.

Elle le foudroya du regard avant de se tourner une nouvelle fois vers Jen.

- Etes vraiment vous sûre qu'il est mort ? demanda t'elle.

La jeune directrice hésita, troublée. Evidemment, elle l'était ! Du moins... elle le pensait...

- Je... oui !
- Il doit y avoir un problème... il n'y a pas quelqu'un d'autre que je puisse contacter ?
- Euh... je ne sais pas trop... faites avec Jethro alors...

La spirite se tourna vers Gibbs. Celui-ci avait un sourire ironique, il était certain que ça n'allait pas marcher avec lui, pas plus qu'avec Jen.

- Je vous repose la même question.
- Mon ancien agent Caitlin Todd. Mais ça m'étonnerait que vous puissiez l'avoir en ligne.
- Ca ne marche pas comme le téléphone !
- Ah bon, je croyais !

Elle lui jeta un nouveau regard sévère, avant de se concentrer. Plusieurs minutes passèrent, où rien n'indiquait qu'elle était encore vivante.

Et la deuxième partie donc, à lire IMPERATIVEMENT avec cette musique
ps : j'oubliais, cette fic se passe, of course, avant Hiatus.





Tout à coup elle rouvrit les yeux, et ceux-ci étaient devenus totalement verts, sa pupille avait disparue. Elle semblait comme en transe, et lorsqu'elle parla à nouveau, sa voix était devenue beaucoup plus grave.

- Je ne l'ai pas. Quelqu'un d'autre veut vous parler. Une petite fille... elle vous demande. Elle s'appelle... elle s'appelle K... K quelque chose... Kelly je crois...

Il blêmit subitement. Comment cette bonne femme savait-elle pour sa fille ? Jen le regardait, surprise, elle ne connaissait aucune Kelly dans l'entourage de l'ancien amant, mais il n'y prêtait pas attention.

- Continuez !
- Elle veut vous dire qu'elle vous aime... elle regrette d'être partie là haut. Il y a une autre femme... une femme rousse je crois... Sha... Shannon.

Ses poings étaient totalement crispés, il se mordait les lèvres pour ne pas lui hurler de se taire. Il voulait entendre la suite, mais en même temps sa conscience lui disait que la voyante racontait n'importe quoi, qu'il ne devait pas l'écouter.

- Elle aussi vous aime beaucoup, elle dit que ce n'était pas de votre faute, vous serviez votre pays quand... quand quelque chose s'est produit... je ne comprend pas quoi...
- Leur meurtre, fit l'homme concerné d'une voix tendue.

Une goutte de sang perla à l'extrémité de sa bouche, il s'était mordu si fort les lèvres qu'il avait transpercé la peau. La voyante continua, ne semblant pas se rendre compte de l'état de Gibbs.

- Elle veut que vous sachiez que vous n'auriez pas dû les venger... mais elle ne vous en veut pas. La petite fille dit que... qu'elle aurait beaucoup aimer revoir son père avant de... mourir... Elle est désolée de ne pas vous avoir montré... un morceau je crois... quelque chose qui se joue au piano...
- La Valse d'Amélie Poulain...

Il prononça cette phrase dans un souffle. Cette fois ce n'était pas du sang qui coulait, mais bien des larmes.
Jen le dévisagea, stupéfaite. C'était la première fois qu'elle voyait son ancien amant pleurer. Il avait toujours tenu le coup dans toutes les circonstances, et le voir comme ça c'était presque... indécent. La spirite venait de dire... qu'il était père !
Gibbs avait eu une fille !
L'autre continuait, toujours en transe.

- Shannon dit aussi que... qu'elle vous aime... et elle veut que vous soyez heureux... elle ne veut pas que vous hésitiez pour aimer une femme... J... J quelque chose... Jennyfer je crois. Elle disent qu'elles vous protègeront toujours, où que vous soyez elles seront avec vous et...
- CA SUFFIT, hurla Gibbs.

Il s'était brusquement levé de la chaise. La femme sembla se réveiller, cligna des yeux plusieurs fois en voyant qu'il la fixait d'un regard meurtrier. Il sortit de la pièce comme une bourrasque de vent.
Jen encore sous le choc de ces dernières révélations, ne le suivit pas tout de suite. Elle se leva après plusieurs minutes, paya la voyante et essaya de rattraper son ancien amant.
Lorsqu'elle sortit, elle ne vit pas où il était.

- Jethro !
- Je suis là...

La voix faible qui lui avait répondu, provenait d'un mur plus loin sur le côté. Elle le trouva assis contre celui-ci. Un peu de sang coulait de sa bouche, mais ce qui impressionna vraiment la jeune femme ce fut ses larmes et le fait qu'il avait le regard dans le vide. Il tremblait presque.
Elle s'assit à côté de lui prudemment. Ils restèrent comme ça quelques minutes, sans prononcer un mot. Quand enfin il parla, sa voix était devenue rauque.

- Tu sais... la Valse d'Amélie... elle m'avait dit qu'elle me la jouerait quand je rentrerais. Elle n'a jamais pu...

Jen le regarda décontenancée, ne sachant pas vraiment quoi faire... déjà qu'elle n'était pas douée avec les larmes alors lui...
Il ne la regardait pas, il se contentait de fixer le ciel avec un air étrange. Il continua à parler, plus pour lui-même que pour elle.

- Elle était très douée en piano... sa mère l'accompagnait au chant... Un jour je suis rentré après deux mois de mission, et Shannon et elle m'ont fait With or Without you de U2 pour mon retour... je crois qu'elles voulaient me faire une nouvelle surprise cette fois-là... elle n'en ont jamais eu l'occasion...

Une nouvelle larme apparut au coin de ses paupières.
Jen avait compris. Et dire qu'elle n'avait jamais envisagé la vie de Gibbs avant elle... après oui, elle s'était souvent posée la question, mais l'idée qu'il ait eu une famille auparavant ne l'avait même pas effleurée. Son histoire était bien plus triste que ce qu'elle connaissait de lui... Il s'était arrêté de parler, et regarda dans le vide pendant plusieurs minutes, avant de se lever, plus calme.

- Je crois que tu peux engager cette voyante Jen.

Elle se leva à son tour, et le fixa, mal à l'aise. Il soutint son regard sans ciller. Elle lui souffla :

- Pourquoi tu ne me l'as jamais dit ?

Il ne répondit pas, détourna simplement le regard.

- Jethro...
- Je ne pouvais pas. C'est ça que je voulais éviter Jen...
- Ca quoi ?
- Cette lueur de pitié dans ton regard. Le fait que tu te sentes aussi gênée. Et les explications.
- Pourtant... ça t'aurait fait du bien de te confier...
- Peut-être.

Il s'éloigna en direction de la voiture, et elle le suivit. Ils rentrèrent dedans sans un mot, Gibbs prit le volant, et commença à rouler en direction du NCIS. Le silence était total, et Jen lui jetait des regards réguliers, repensant à ce qu'elle avait appris.
Tout à coup, à peu près à mi-chemin, l'ancien marine arrêta la voiture sur le côté de la route. Il ne la regarda pas, mais commença à se confier, pour la première fois.

- Il y a quinze ans, j'étais marié à Shannon, ma première femme. Nous avions eu une fille Kelly. A cette époque la guerre du Koweït a éclaté, et j'ai été mobilisé pour me battre. J'ai dû partir et les laisser. Ma femme a été témoin du meurtre d'un officier, et le NCIS a dû la protéger elle et ma fille. Elles se sont faites tuées alors qu'elles se rendaient au tribunal pour donner leur déposition. Fin de l'histoire.

Il s'arrêta et regarda enfin Jen, comme pour savoir ce qu'elle pensait. Son visage s'était décomposé, elle ne put s'empêcher de lâcher un « C'est horrible... ».
Il reprit après quelques minutes :

- Jen, c'était il y a quinze ans... J'ai pu m'en remettre...

Elle acquiesça silencieusement de la tête, incapable de faire autre chose. Après quelques minutes de silence, elle détourna le regard.

- Ce devait être une petite fille merveilleuse... murmura t'elle.
- Elle l'était... fit à son tour Gibbs.

Elle ne rajouta rien. Il n'y avait rien à dire de plus. Elle aurait tant voulu connaître cette petite fille qui fut la sienne.

- Jen... tu as entendu ce qu'à dit la voyante ?

Elle hocha la tête en signe d'affirmation et le regarda à nouveau. Elle était incapable de détourner le regard de ces yeux si bleus, qu'elle avait maintenant vus pleurer.
Il continua en la fixant :

- Shannon... Je veux que tu saches que tu as été la première femme que j'ai aimé autant qu'elle.

Elle ne dit rien, impressionnée par le compliment qu'il venait de lui faire. Il se pencha vers elle, et lui chuchota :

- Et tu l'es toujours, je t'aime Jennyfer

Il l'embrassa enfin, dans un baiser passionné qu'elle se pressa d'approfondir.


Là haut, une jeune femme venait de mettre ses mains devant les yeux de sa fille. La petite rit, et regarda sa mère.

- Dit maman, il est enfin heureux papa ?
- Oui ma chérie... il l'est... murmura t'elle.

Une larme venait d'apparaître au coin de son ½il, elle l'essuya bien vite pour ne pas montrer qu'elle pleurait. La petite fille regarda une nouvelle fois son père qui avait arrêté d'embrasser la jeune directrice, et fit à son tour avec tristesse :

- Ca veut dire qu'on va devoir s'en aller...
- Oui.

La petite fille embrassa sa main, la mit à plat et souffla dessus pour envoyer tout son amour à son père.

- Je t'aime papa.

Shannon regarda son ancien mari avec une goutte d'appréhension. Puis elle prit la main de sa fille, et après une dernière phrase et un regard à la femme rousse qui était avec lui, se retourna.

- Prenez soin de lui Jenny...

Elles partirent vers de nouveaux horizons, disparaissant bien vite de la grande plaine nuageuse.



Plus bas, l'ancien marine sentit comme une brise lui caresser la joue. Il frémit et regarda le ciel, avant de murmurer :

- Kelly...

Jen ne l'entendit pas. Après quelques secondes elle sursauta, en entendant une voix étrange.

- Qu'est-ce que tu as dit ?
- Moi ? Rien.
- Il m'avait semblé entendre... mais c'était une voix de femme...

Elle regarda à son tour le ciel, et sourit en comprenant. Elle murmura à son tour :

- Shannon... je vous le promets.



Quelques jours plus tard, Jen se rendit sur les deux tombes où reposaient Shannon et Kelly. Elle déposa sur chacune d'elle un bouquet de fleurs, ayant choisi avec précaution des roses rouges.
Dans chacun d'eux, était posé un papier. Un seul mot y était inscrit, celui qui indiquait tout ce qu'elle voulait leur dire.

« Merci »

Fin

# Posté le mercredi 14 janvier 2009 11:08

Modifié le mercredi 21 janvier 2009 09:34