3000 !

3000 !
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Et oui je suis arrivée à 3000 coms !!
C'est ti pas magnifique tout ça ? Bon ça peut faire peu, pour certains, mais étant donné que je supprime toutes les pubs copier/coller (sauf celles qui me font marrer) pour moi c'est énorme !

Prochainement sur cet article, un montage, dessin, fic, sculpture en pâte à modeler, reproduction du bateau de Gibbs, enfin ce que je pourrais trouver à faire, pour ELLE qui m'a mis le 3000éme coms, ainsi que beaucoup d'autres je l'en remercie !
Puis d'ailleurs je vous remet le lien parce que son blog est nial, même si c'est pas sur NCIS : ICI

Et je remercie bien sûr aussi tout les autres, parce que je n'aurais jamais pensé arriver à ce nombre de coms super sympas !


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Voila donc ta fic sur Bones, un peu plus longue que ce que j'avais prévu mais j'espère qu'elle te plaira quand même.
PS : un conseil, écoutez ceci en la lisant


- C'est totalement ridicule Booth, il est de question que j'aille dans ce truc !
- Allez jouez le jeu pour une fois Bones !

Bones avait écopé d'un mois de vacances, presque imposé par son agence. « Vous travaillez trop docteur Brenan » avait répondu son chef quand la jeune femme avait tenté de protester. Quant à Booth, c'était sa journée de congé. La jeune femme avait été très surprise, quand elle avait décroché son téléphone et reconnu la voix de son partenaire. Il l'avait invitée à venir voir quelque chose de très important, et était passé la chercher après son accord. Pour une destination, bien sûr, inconnue pour la jeune femme.
Et quand le comble de la surprise pour elle, avait été quand ils arrivèrent devant la foire qui se déroulait à côté de Washington.

- Je ne vais pas là dedans, non seulement ce n'est pas sécurisé mais en plus c'est ridicule !

Il y avait plusieurs attractions installées sur le parc, dont une montagne russe, trois manèges, deux maisons hantées, et plusieurs autres activités à sensation forte. Le reste de la foire était composé de stands de barbe à papa et autres friandises, de tir à la carabine, de pêche de canards en plastique, ou autres jeux de hasard idiots.

- Votre frère travaille bien à réparer des trucs comme ça ? demanda l'agent du FBI

Ils se trouvaient devant la grande montagne russe, et Booth insistait pour y monter. Ce qui n'était pas du tout du goût de la jeune femme, comme vous pouvez vous en douter.

- Oui, d'ailleurs Russ devrait se trouver un autre emploi ! Il n'a pas de qualification, et on le laisse faire ça, il suffit d'un boulon mal serré et ça craque.
- Vous avez peur Bones ? fit l'homme avec un sourire malin.
- Qui moi ? Pas du tout ! se récria t'elle.
- Oh mais ne vous inquiétez pas, je n'ai rien contre, vous pouvez avoir peur je comprendrais.
- Je n'ai pas peur Booth ! C'est juste que c'est totalement idiot de se faire des sensations fortes avec des trucs comme ça, alors qu'on a déjà...
- Mais je comprends Bones, je comprends. Si vous avez peur ce n'est pas...
- Je n'ai PAS peur ! Tenez, d'ailleurs je vais vous le prouver.

Elle se tourna vers le vendeur, et prit deux places pour l'attraction sous le regard ironique de son partenaire. Quand elle se retourna, elle comprit qu'elle s'était fait avoir.

- Vous l'avez fait exprès Booth !
- Oui, mais maintenant vous allez y monter.

Elle soupira mais ne rajouta rien. Ils montèrent dans une nacelle en se disputant toujours, mais arrêtèrent quand elle se mit à partir.
Ils furent ballottés dans tous les sens possibles et inimaginable, dans toutes les directions, il fallait avouer que cette montagne russe était bien tortueuse.
Lorsque l'attraction se finit, ils en descendirent, un peu groggy.

- Il faut avouer que c'est... amusant, fit la jeune femme.

Elle ne marchait plus vraiment droit, et dû s'arrêter quelques minutes pour ne plus avoir la tête qui tournait. Son partenaire était dans le même état, à l'exception du sourire qui barrait son visage.

- Vous voyez vous aimez bien.
- Oui, mais il n'empêche que... c'est dangereusement mal sécurisé.

Il leva les yeux au ciel et ne répondit pas.
Près de la montagne russe, il y avait un stand de barbe à papa et de pommes d'amour, Booth s'y arrêta.

- Une barbe à papa Bones ? Ou une pomme d'amour ?
- Je ne vais pas vous laisser tout payer...
- Si, aujourd'hui c'est moi qui paye tout, vous n'avez rien à faire on va dire que c'est votre fête !
- Ok, alors si c'est ma fête arrêtez de m'appeler Bones !
- Et je vous appelle comment Docteur Brenan ?
- Tempérance ça ira très bien.
- Je ne vais pas vous appeler Tempérance alors que vous m'appelez Booth. Seeley, dit-il en lui tendant la main.

Elle prit sa main et la serra, tels deux inconnus qui se rencontrent pour la première fois.

- Très bien, Seeley.

Ils se sourirent. Cette scène avait quelque chose d'étrange pour Bones, rien que dans le fait d'appeler son partenaire Seeley. C'était déjà très très surprenant de la retrouver là dans cette foire, alors avec Booth...

- Alors vous voulez une pomme d'amour... Tempérance ?
- Si ça vous amuse... Seeley !

Ils firent de nouveau un sourire en se fixant dans les yeux. N'importe quel témoin extérieur les aurait pris pour deux amoureux à la fête, ce jour-là, mais bien sûr seuls eux savaient que ce n'était pas le cas.
Booth commanda deux pommes d'amour. Le caramel était dégoulinant, et il eut bien vite fait de s'en mettre partout.

- Vous savez que vous êtes dégoûtant Seeley ?
- Parfaitement Bo... Tempérance, fit-il la bouche pleine de pomme.

Elle détourna la tête en grimaçant, mais en essayant aussi de cacher son sourire devant le gamin qu'elle accompagnait.

- Ch'ai pas de ma faute si ch'est bon che truc !

Il rigola, et elle ne put pas s'empêcher de rire aussi. Quand il eut fini d'avaler sa bouchée, il recommença à parler :

- Vous n'avez qu'à m'apprendre à manger !
- Seeley !
- Ben quoi ? fit-il avec un air innocent.
- Déjà fermez la bouche quand vous mangez !

Elle sourit, et prit une bouchée de sa pomme d'amour, plus proprement que l'agent du FBI. Celui-ci fit de même, avant de dire :

- C'est que j'ai faim moi !
- Et en plus, ce n'est vraiment pas bien d'un point de vue anthropologique de manger ça.
- Arrêtez un peu avec votre anthropologie, juste pour aujourd'hui. On est là pour s'amuser !

Elle le fixa en fronçant les sourcils, et il fit un sourire désabusé.

- S'amuser vous comprenez ? Rigoler, manger, parler, faire les fous, s'amuser quoi !

Il tourna sur lui-même pour lui faire la démonstration, et elle éclata de rire.

- Vous voyez vous commencez déjà à vous amuser !
- Ce n'est pas pour ça que... hé !

Il venait de la saisir par la taille et la faisait tournoyer avec lui.

- Booth... Seeley, arrêtez ça tout de suite !
- S'a-mu-ser ! cria t'il en tourbillonnant de plus belle

Elle ne put pas s'empêcher de rire une nouvelle fois. Il s'immobilisa enfin, la tenant toujours dans ses bras. Elle se trouvait très proche de lui, il pouvait presque l'entendre respirer.
Le sourire de la jeune anthropologue disparut, et ses yeux firent la navette entre les yeux et la bouche de son partenaire.

- Seeley... murmura t'elle.
- Tempérance ? demanda t'il sur le même ton.

Lui, la regardait fixement, comme s'il la voyait pour la première fois. Il aurait suffit de s'approcher de quelques millimètres... Ses mains étaient toujours posées sur ses hanches, elle n'avait rien fait pour s'en aller, ou fuir comme elle en avait l'habitude.

- On ne peut pas... fit t'elle doucement.
- Non en effet... répondit-il.

Elle ne faisait rien pour l'en empêcher, et inévitablement leurs lèvres vinrent se toucher après quelques secondes. Puis elle se détacha, leurs fronts se touchaient encore, et ils se trouvaient dans la même position.

- On ne devrait pas, murmura t'elle une nouvelle fois.
- Je suis d'accord avec vous...

Mais ils s'embrassèrent de nouveau, plus passionnément cette fois. Lorsqu'elle se détacha, il n'y avait plus besoin de mots, ce qu'ils ressentaient l'un pour l'autre était totalement clair.

- Je t'aime Tempérance, lui chuchota son partenaire dans l'oreille.

Elle le fixa. Elle n'aurait pas su décrire ce qu'elle ressentait à ce moment-là, un mélange de joie, de surprise et de crainte pour l'avenir.
Il la posa à terre, et ils se regardèrent.

- Je... il me faut du temps... murmura t'elle.
- Je comprends.
- Ce n'est pas toi, je voudrais pouvoir avoir... une relation normale avec toi mais...
- Je sais, la coupa t'il.
- C'est que je ne suis pas prête, je n'ai pas envie que tout aille trop vite comme avec Sully, je ne veux pas te perdre et...
- Je comprends, répéta t'il avec un regard insistant.
- Je ne...
- Je sais, dit-il en la prenant par les épaules. Je sais Bones.

Il la regarda intensément, et elle comprit qu'il savait. Il comprenait ce qu'elle pouvait ressentir, et il pourrait attendre, le temps qu'il faudrait pour qu'elle soit prête. Elle lui sourit doucement avant de dire :

- Merci...
- Et bien en attendant, profitons de cette merveilleuse après midi puisqu'on est là !

Elle sourit plus franchement cette fois, et il lui prit la main.

- Alors, que dirais-tu d'une petite maison hanté, avec tout ces squelettes tu te sentiras à ta place non ?

Elle éclata de rire. Dans un autre contexte cette blague l'aurait irritée, mais là il lui semblait qu'elle pourrait rire à n'importe quoi. Sauf à ce qui va suivre...
Subitement, un coup de feu retentit. Ils se retournèrent. Les gens présents à la fête foraine s'étaient baissés, ou s'enfuyaient. Un braqueur était en train de menacer de son flingue plusieurs forains.
Booth sortit son arme.

- Non, Seeley ! cria la jeune anthropologue.
- Je suis un agent du FBI, je ne vais pas le laisser faire ça.

La jeune femme avait comme un mauvais pressentiment, mais le laissa y aller. Elle n'aurait pas pu le retenir, et c'était son rôle. Il lui donna sa pomme d'amour encore dégoulinante de caramel.
Il se dirigea vers le stand où le braqueur était, le pointa de son arme et s'identifia :

- FBI ! Jetez votre arme !

Il n'eut rien le temps d'ajouter, trois coups de feu venaient de jaillir, dont l'un de son arme qui atteignit le braqueur en pleine poitrine. Bones vit d'abord l'arme de son coéquipier tomber au sol. Puis le sang. Beaucoup de sang.
Le braqueur devait être un bon tireur. Booth avait été touché deux fois. Il se tint l'épaule, puis sembla vaciller.
Les deux pommes d'amour tombèrent par terre. Elle se précipita vers lui, avant qu'il ne tombe, comme au ralenti.
Il s'écroula enfin, lentement, dans ses bras.

- Appelez une ambulance ! cria t'elle.

Les quelques personnes restées décrochèrent immédiatement leurs portables.
Elle vit tout de suite qu'il n'y avait rien à faire, mais ne put pas y croire. La première balle s'était logée non loin du c½ur, et la deuxième avait dû pénétrer dans un poumon.
Il respirait encore, mais faiblement. La seule chose qu'il voyait était la jeune anthropologue, qui le tenait dans ses bras, des larmes plein les yeux.

- Temp... tempérance... murmura t'il faiblement.
- Ne parle pas. Tu vas t'affaiblir.
- Ce n'est... pas... pas grave... je vais...
- Non ! Non tu vas rester en vie Boo... Seeley ! J'ai trop besoin de toi pour que tu meures ! Ne meurt pas Seeley... s'il te plaît !
- C'est... c'est trop tard...

Une larme tomba son le visage de l'agent. Il sourit avant de murmurer :

- Tu... pleures ?
- Non... je... non !
- Je suis... dé... désolé... de t'avoir contrariée pendant toutes ces années... en... t'appelant Bones ou...
- Tu ne m'as pas contrariée ! Tu me faisais carrément enrager mais... ça me plaisait bien que tu m'appelles comme ça en vérité, je veux que tu continues !
- Je ne pourrais... pas... Bones.

Elle sourit derrière ses larmes. Il sentit la fin venir, et une vieille chanson de Jeff Bucklay résonnait dans sa tête.

- Je... t'aime... Tempérance... murmura t'il.
- Moi... moi aussi je t'aime. Je t'aime.

Il sourit une dernière fois, et ferma enfin les yeux.
La jeune femme pleurait. Elle pleurait parce qu'il était mort. Elle pleurait parce qu'elle venait enfin de lui avouer ses sentiments. Elle pleurait parce qu'ils étaient réciproques mais qu'ils ne pourraient jamais en profiter. Elle pleurait parce que la vie était injuste.
Alors, à ce moment-là, la jeune anthropologue reconnue Tempérance Brenan, se rendit compte qu'elle ne pourrait pas vivre sans lui. Elle ne supporterait pas sa mort sans la sienne.
L'arme de son compagnon était toujours posée à terre.
Elle la prit, hésita une seule seconde puis fit le plus grand acte d'amour qu'elle n'avait jamais fait.
Le coup de feu partit rapidement, personne ne put l'en empêcher. Les secours qui arrivaient enfin, étaient là trop tard.

Les corps des deux amoureux furent enterrés ensembles. A leur enterrement beaucoup de gens étaient présents.
Et lorsque Angela lu l'inscription gravée sur leur tombe, elle sourit malgré ses yeux rouges, sachant qu'ils étaient enfin réunis ensemble, là-haut.

« Tempérance et Seeley, parce que l'amour fut plus fort que la mort »



Fin


ps : je n'ai pas trop l'habitude d'écrire sur bones, alors j'espère qu'elle est quand même réussie...

# Posté le jeudi 24 juillet 2008 15:16

Modifié le samedi 01 novembre 2008 16:44

Défi

Défi
Une fic en deux partie que j'ai fait il y a déjà longtemps pour un concours censé être ici et puis ben... l'humour est encore à prendre au 2000éme degré.
Le montage est... ben un montage de moi comme d'hab... très moche, je sais


Jethro entraîna sa maîtresse dans la petite cabine et la plaqua contre le mur en l'embrassant fougueusement. Jen, n'étant pas en reste, ferma la porte d'un coup de pied tout en lui rendant son baiser.
On était en fin d'après midi, quand Jethro était monté voir la jeune femme, d'une façon assez significative, de très mauvaise humeur. Ils avaient eu une dispute monumentale, laquelle s'était suivie du fait que l'ancien marine, ne se retenant plus l'avait interrompue en pleine tirade en capturant ses lèvres, chose voulue par les deux amants depuis longtemps, trop longtemps. Ils étaient sortis du bureau et étaient passés en coup de vent devant Cynthia. Gibbs marchait à toute vitesse vers l'ascenseur, suivi de Jen qui lui hurlait dessus pour faire croire à une suite de dispute qui avait fait très illusion sur les agents en bas. Ils avaient entendu Dinozzo s'exclamer « Vent de force 15 ! » et lui avaient crié en même temps un « TONY ! » à l'unisson, ce qui avait valu au jeune italien de faire semblant de se planquer sous le bureau. Ensuite les deux amants s'étaient engouffrés en même temps dans l'ascenseur. A l'intérieur de la machine ils avaient éclaté de rire et pendant bien cinq minutes ce fou rire s'était prolongé. Puis ils avaient repris leurs baisers et s'étaient dirigés vers les toilettes pour homme qui étaient bien sûr désertes.
Et maintenant ils étaient près à reprendre ce qu'ils avaient laissé en cours il y avait huit ans. La jeune femme commença à déboutonner le jean de son agent, tandis que lui s'attaquait à son chemisier.

Gibbs *tout en continuant de défaire les attaches en tissus* - J'espère que ces heures supplémentaires seront rajoutées sur mon salaire madame la directrice
Jen – Rêve Jethro !

Elle le prit par le col, le rapprocha d'elle et l'embrassa une nouvelle fois encore plus passionnément, s'il était possible. Alors que Jethro réessayait de faire craquer le chemisier de sa maîtresse en vain et que Jen prolongeait le baiser, ils entendirent soudainement un bruit et s'arrêtèrent immédiatement. Une porte grinça et ils comprirent que quelqu'un entrait en sifflotant dans les toilettes.

Jen *chuchotant et riant en même temps* - On va peut-être se faire prendre
Gibbs – Ca te plairait ?

Elle ne répondit pas et écouta pour essayer de déterminer qui pouvait bien être entré. L'homme de l'autre côté s'était immobilisé, les ayant sûrement entendus.

Voix d'homme – Y'a quelqu'un ?

Jen ouvrit de grands yeux en constatant que celui qui les avait dérangés n'était autre que leur agent Tony. Son amant, ne perdant pas le nord visiblement, essaya de reprendre ce qu'ils étaient en train de faire en l'embrassant dans le cou.

Jen *dans un chuchotement faussement indigné* – Jethro !
Gibbs – Quoi ?
Jen *se retenant de rire* - Ce n'est plus vraiment le moment !
Gibbs – Vraiment ?

Et il continua tandis qu'elle essayait en vain de le repousser, sans grands efforts, en pouffant de plus belle. Le jeune italien de l'autre côté n'avait apparemment pas entendu les dernières remarques des deux amants, et sembla se diriger vers le lavabo.

Tony *parlant manifestement tout seul* - Pff il est vraiment doué ce bleu ! Faire tomber le café du patron sur ma chemise ! Maintenant j'en ai plein partout heureusement que Gibbs ne le sait pas et ne le saura sûrement jamais, sinon il nous tuerait.
Gibbs *s'étant interrompu et chuchotant furieusement* - Je vais les tuer.
Jen *entre deux hoquets de rire qu'elle essayait de faire discrets* - N'oublie pas que nous ne sommes pas supposés être ici.

Elle l'embrassa pour le calmer et lui éviter que l'ancien marine ne sorte de la cabine pour hurler sur Dinozzo. Celui-ci s'était d'ailleurs arrêté, du moins c'est ce que l'absence de sons donnait l'impression.

Tony – J'ai vraiment l'impression qu'il y a quelqu'un là.

Les deux amants se figèrent tandis que les pas du jeune italien se rapprochaient de la cabine. Alors Gibbs se décida à faire quelque chose. Il prit sa voix la plus féline et fit :

– Miaou
Jen *chuchotant mais éclatée de rire quand même – Jethro !
Gibbs – Ben quoi ça marche d'habitude.
Tony – Un chat ? Bizarre...

Il y eut de nouveaux pas de la part de l'italien, mais celui-ci se trompa de cabine et ouvrit celle qui avoisinait la leur. Il en ouvrit deux autres puis se dirigea vers la porte dont l'ouverture lui aurait procuré une grosse surprise, s'apprêtant à pousser sa poignée quand... les deux amants entendirent une porte grincer et une voix de vielle femme s'exclamer :

- Ah le gigolot italien dans les toilettes des dames je le savait vous êtes un voyeur monsieur !
Tony – Madame Mallard voyons ce sont les toilettes des hommes ! Et je suis là pour laver ma chemise vous ne...
Mme Mallard – Mais qui êtes vous et que faites vous dans mes toilettes ?

Le long dialogue impossible continua tandis que les pas du jeune agent s'éloignaient, ayant totalement oublié le « chat » et que Jen lançait un regard interrogateur à son agent avant de murmurer :

Jen – Elle est ici elle ?
Gibbs *sur le même ton toujours* - Oui Ducky n'avait pas le choix.
Jen – On devrait peut-être...
Gibbs - Sortir ? Tu veux vraiment que Dinozzo passe son temps à nous rappeler ça ?
Jen – Non mais... bon d'accord on reste là...

Ils écoutèrent à nouveau la conversation dénuée de sens de Tony et de la vielle femme derrière la porte.

Mme Mallard – Et d'abord pourquoi avez-vous changé la peinture dans mes toilettes ?
Tony – Je vous ai dit que ce ne sont pas vos toilettes !
Mme Mallard – Mais qui êtes vous donc ?

La porte grinça une nouvelle fois, et cette fois les deux amants purent entendre l'homme qui venait d'entrer se figer en voyant les deux autres et s'exclamer :

- Mère voyons ! Je te cherchais partout ! Où étais-tu donc passée ?
Mme Mallard – Ah Donald tu tombes bien cet homme refuse de me dire qui il est et ce qu'il fait dans mes toilettes !
Ducky – Ce ne sont pas tes toilettes voyons !
Mme Mallard – Mais... mais... qu'est-ce que je fais là alors ?
Jen *murmurant* – Je sens que ça risque d'être long
Gibbs *avec un sourire craquant* – Tu n'as pas une petite idée de ce qu'on pourrait faire en attendant ?
Jen – Peut-être bien que si !

Elle captura ses lèvres une nouvelle fois et il le lui rendit bien. Mais tout à coup il se passa une chose de l'autre côté, qui les interrompit quand ils comprirent ce que disait Mme Mallard

Mme Mallard – Et puis d'abord pourquoi y a-t-il autant de bruit dans cette cabine ?
Ducky – Il n'y a pas de bruit mère c'est encore tes hallucinations, le docteur a dit que c'était normal allons viens maintenant !
Mme Mallard – Mais je ne suis pas folle il y a bien quelqu'un dans cette cabine !
Tony – Oh heu oui c'est un chat j'ai vérifié tout à l'heure
Ducky – Un chat ? Mais qu'est-ce qu'un chat viendrait faire dans ces toilettes ? Je vais le prendre avec moi dans la...

La raison pour laquelle Ducky s'était interrompu c'était qu'il avait enfin ouvert la porte de la cabine et trouvé les deux amants. En temps normal lorsque quelqu'un, ou même deux personnes rentrent dans une cabine quel qu'elle soit, il est censé fermer la porte à clé, et vous me direz sans doute que c'était totalement idiot de leur part de ne pas l'avoir fait. Mais je crois qu'ils ne pensaient pas vraiment à ce détail à ce moment là. Bref revenons à nos moutons, ou plutôt, décrivons l'attitude de nos protagonistes à cet instant, parce que si je parlais de moutons ça risquerait fort d'être assez ennuyeux et je suis sûre que personne ne voudrait ça, surtout vu mon taux de connaissance en moutons.
Jen, gênée avait une sorte de sourire crispé, et Gibbs regardait alternativement Ducky, Tony et Mme Mallard, se demandant comment s'en sortir. Le macho italien, lui, avait la bouche grande ouverte, et une expression particulièrement idiote sur le visage. Quand au médecin légiste, il souriait, sachant que ça devait arriver, mais ne s'attendant pas à ça maintenant.

Jen – Ce n'est pas vraiment... ce que vous croyez.
Ducky – Oui bien sûr c'est tout le contraire.

Elle réalisa que c'était pleinement ironique et qu'il ne servait à rien de mentir, de toute façon aucune histoire ne lui venait à l'esprit. Alors que personne ne se décidait à parler, Tony étant trop éberlué pour parler, les deux amants trop... pris sur le fait, et Ducky ne sachant pas vraiment quoi dire (pour une fois), Mme Mallard prit la parole pour sortir encore une de ces étrangeté dont elle seule avait le secret.

Mme Mallard *s'adressant à Jen* - Enlevez vos habits je vous prie ! On sait toujours ce qu'une femme à en tête d'après son petit linge !
Jen – Pa... pardon ?
Tony *se ressaisissant enfin* - Tu vois Gibbs il n'y a pas que toi qui voudrait qu'elle enlève ses... AIE !

Le haut du crâne du jeune agent venait encore une fois d'être martyrisé, mais presque personne (sauf l'intéressé) n'y fit attention.

Ducky *gêné* – Voyons mère on ne dit pas ça ! Surtout à la directrice
Jen – Ce n'est rien Ducky...

Les trois autres reportèrent leur attention sur les deux amants.

Tony – Dites ça fait longtemps que... *voyant le regard menaçant de son patron* je ferais mieux de ne pas finir cette phrase moi...
Jen – Il me semble que vous aviez un rapport à terminer agent Dinozzo, je me trompe ?
Tony –Heu... oui... j'y retourne tout de suite

Il se dirigea vers la porte, mais avant qu'il ne puisse la passer Gibbs l'interpella à nouveau

Gibbs – Dinozzo ?
Tony – Oui patron ?
Gibbs – Pas un mot de tout ça aux autres c'est compris ?
Tony – Heu bien sûr patron...
Gibbs – Et remet un café sur mon bureau en passant !

Le jeune agent se dépêcha de partir sous les yeux amusés de Jen. Ducky se tourna vers eux une nouvelle fois, s'apprêtant à leur demander des explications, mais avant même qu'il ne prenne la parole, Jen le doubla de vitesse.

Jen – Je crois que vous devriez ramener votre mère chez vous Ducky. Prenez votre journée si vous voulez, il n'y aura pas d'enquêtes de toute façon.
Ducky – Seriez vous voyante directrice ?
Jen – Non j'ai seulement quelque chose à régler avec Gibbs, et ça m'étonnerait que l'équipe puisse se débrouiller sans leur patron.

Ducky fit un grand sourire à la jeune femme, imaginant très bien ce qu'elle avait à faire, puis il partit en silence avec sa mère, la ramenant chez elle.

Jen – Et maintenant qu'est-ce qu'on fait ?
Gibbs *se rapprochant* - J'aurais bien quelques idées.
Jen – Je suis sérieuse Jethro ! Tony va sans aucun doute le répéter à toute l'agence avant qu'on ait eut le temps de dire ouf.
Gibbs – Et bien battons le de vitesse alors.
Jen – Quoi tu comptes... non !
Gibbs – De toute façon ils le sauront un jour.
Jen – Oui mais... c'est brutal non ? Et puis ça va peut-être un peu vite tout ça...
Gibbs – Comme tu voudras.
Jen – Avant de l'annoncer il faudrait peut-être savoir si... si on continue.
Gibbs – C'est-à-dire ?
Jen – Tu vois très bien ce qu je veux dire. Est-ce que tu veux qu'on se remette ensemble ?
Gibbs – Toi tu le veux ?
Jen – Je t'ai posé la question la première !
Gibbs – Et bien maintenant c'est moi qui te la pose.
Jen – Jethro !

Il la fixa en faisant son sourire craquant quelques instants puis se décida à répondre, quoi qu'il lui en coûtait.

Gibbs –On peut se donner une deuxième chance... qu'est-ce que tu en dis ?
Jen – ... Tant que tu n'es pas marié je suis d'accord !

Ils sourirent et échangèrent encore un baiser avant de remonter.



Ziva – Tu as l'air tout tourneversé Tony. Qu'est-ce qui t'es arrivé dans les toilettes ?
Tony – On dit tourneboulé Ziva, et ensuite tu ne peux même pas imaginer ce qui s'est passé.
Ziva – Et tu ne veux pas me le dire ?
Tony – J'ai pas le droit.
Ziva – Ah oui ?
Tony – Oui mais peut-être que si tu me graisses un peu la patte...
Ziva – Tu n'as pas de pattes mais des mains et je ne vois pas ce que de la graisse vient faire dans cette histoire.
Tony *levant les yeux au ciel* - C'est une expression Ziva !
Ziva *faisant de même* - Pff les américains et leurs expressions bizarres ! Et qu'est-ce qu'elle veut dire celle là ?
Tony – En résumé ça veut dire que si tu fais quelque chose en retour je peux peut-être te dire ce qui s'est passé
Ziva – Mais... quoi en retour ?
Tony – Hum... je ne sais pas moi... m'accorder un dîner par exemple ?
Ziva – Quoi ??? Il n'en est pas question, tu peux toujours rêver Tony !
Tony – Comme tu voudras. C'est dommage parce que je pense que t'aurais bien voulu savoir. C'est vrai c'est intéressant de savoir ce qui peut se passer dans des toilettes pour hommes. Surtout quand il y a une femme dedans. Voir deux

Ziva était retournée à son bureau, et son collègue commença à siffloter pour la provoquer. Au bout de quelques minutes elle revint se planter devant Tony avec un air exaspéré.

Ziva – Elle a intérêt à en valoir la peine ton info !
Tony – Ca veut dire que tu acceptes ?
Ziva – Si c'est du flan ou une de tes idioties je te pose un lapin !
Tony – Tu ne le regretteras pas. Et bien voila, je me suis rendu au toilettes pour hommes, comme tu le sais, pour nettoyer ma chemise parce que McGee avait renversé le café du boss et...
Ziva – Abrège !!!
Tony – Ok, ok, alors dans les toilettes pour hommes il y avait...

Il fut interrompu par une claque, plus forte encore que celle qu'il recevait d'habitude, sur le haut de son crâne. Le jeune italien ferma les yeux, autant pour la douleur que parce qu'il savait qui en était l'auteur.

Gibbs – Tu raconteras ton histoire passionnante à un autre moment Dinozzo ! Vous vous rendez tous dans le bureau de la directrice presto. McGee allez chercher Abby.
McGee, Ziva, Tony – Compris boss.

Deux des trois agents montèrent avec Gibbs tandis que le troisième allait dans la direction opposée. L'ancien marine surveillait de près Dinozzo, et celui-ci le sentait bien, il s'abstint donc de finir de raconter ce qui s'était passé à Ziva, malgré les protestations de celle-ci.
Lorsqu'ils arrivèrent dans le bureau, Jen les attendait.

Jen – Abby et McGee ?
Gibbs – Ils arrivent.

Les deux autres échangèrent un regard. Tout ça était très étrange même pour Tony qui savait parfaitement ce qu'il y avait entre la directrice et son agent. Il n'aurait, tout de même, jamais imaginé que les deux amants allaient l'annoncer à toute l'équipe.
Quand McGee revint, accompagné d'Abby, il interrogea du regard les deux autres, et Ziva hocha la tête en signe de négation, pour dire qu'il ne s'était rien passé.

Jen – Jethro tu veux...
Gibbs – C'est plutôt ton truc les grands discours.
Jen *s'adressant à l'équipe, après un regard noir à son amant* - Et bien... voila. Nous vous avons tous convoqués dans mon bureau parce certaines personnes *son regard s'attarda sur Tony* ont découvert que l'agent Gibbs et moi nous... en fait on... Aide moi Jethro !

L'intéressé sourit en voyant qu'elle ne savait pas comment annoncer ça aux agents. Elle le supplia du regard, il se détacha du mur contre lequel il s'était appuyé et se rapprocha d'elle.

Gibbs – Je crois qu'une démonstration vaut mieux qu'un long discours.

Il accompagna cette phrase d'un long baiser avec celle qu'il aimait, sous les yeux ébahis de l'équipe. Même Tony, qui les avait pourtant vu dans les toilettes, ouvrait de grands yeux devant cette scène si improbable. Quand l'ancien marine se retira, personne n'avait dit un mot. McGee avait la bouche ouverte dans une expression étrange, Tony prenait la même expression idiote que quand Ducky les avait découverts, Ziva avait un happy smile, heureuse pour son amie et Abby n'en revenait pas. Ce fut cette dernière que Gibbs regarda en premier. La jeune laborantine gothique avait un sourire jusqu'aux oreilles et un air ravi.

Abby – J'y crois pas !! Papa et maman sont de nouveau ensembles !!

Elle prit Gibbs dans ses bras en le félicitant puis fit la même chose avec Jen. Pendant ce temps, Tony s'était penché vers Ziva

Tony – Ca tient toujours pour le dîner ?
Ziva – Pas question ! Tu ne m'as rien appris.
Tony – Oui mais c'est grâce à moi qu'ils nous l'ont dit.
Ziva – Ca c'est pas prouvé.

Elle se recula et le jeune italien ne put plus rien lui dire sans que tout le monde l'entende. Alors il décida de faire quelque chose d'assez... audacieux.

Tony – Si j'ai bien compris la règle numéro 12 n'existe plus.

Gibbs le fixa, sachant parfaitement ce que son agent avait dans la tête. Il hésita une seconde, puis décida de le laisser poursuivre.

Gibbs – Tu as bien compris Dinozzo.
Tony – Donc McGee et Abby vous pouvez annoncer ce qu'il y a entre vous.
Abby – Tony !
Tony – Ben quoi c'est la vérité non ?
Abby – Si mais je... oh et puis rien !
Tony *se tournant vers sa collègue israélienne* - Quand à toi Ziva je dois te parler.
Ziva – Pour me dire quoi ?
Tony – Et bien étant donné que tu n'acceptes pas ma proposition de dîner je...
Ziva *le coupant* – C'était une proposition ? J'avais pris ça comme un... graissage de patte !

Le jeune italien se rapprocha d'elle, sous les yeux médusés du reste de l'équipe et de la directrice.

Tony – Et ça changerait quelque chose si c'en était une ?
Ziva – Peut-être oui.
Tony – Je vais reformuler ma demande alors. Agent David accepteriez vous de dîner avec moi ce soir ?
Ziva – Seulement si tu ne me parles pas de cinéma, de voitures ou d'une de tes anciennes conquêtes Tony !
Tony – Aucun risque !

Ils se regardaient bien droit dans les yeux, et étaient si proches qu'ils auraient pu s'embrasser, mais après quelque secondes, ils se rappelèrent qu'ils n'étaient pas seuls.

Ziva – Je... pense qu'on ferait mieux de poursuivre cette conversation dehors.

Ils sortirent après avoir félicité leurs deux patrons. Les quatre autres restèrent figés quelques minutes, puis Abby et McGee déclarèrent qu'ils allaient y aller aussi et quittèrent le bureau à leur tour.

Gibbs – Je crois que ça s'est bien passé.
Jen – Oui... en effet. Hum Jethro...
Gibbs – Oui ?
Jen – On peut connaître les idées que tu avais tout à l'heure ?

Son interlocuteur lui sourit, puis la jeune femme prit ses affaires et ils partirent. Sur le parking, ils croisèrent deux couples enlacés, qu'ils reconnurent comme étant McGee et Abby ainsi que Tony et Ziva, mais ne s'arrêtèrent pas, ayant d'autres projets en tête que de regarder leurs agents.

Inutile de vous dire que lorsqu'ils arrivèrent chez Jen, ils ne prirent pas le temps de boire un bourbon, ou même du café. Pas la peine non plus que je vous raconte ce qui se passa ce soir là dans les maisons ou appartements de Tony, Abby et Jen.
Non je pense que le reste de cette histoire vous pourrez fort bien l'imaginer tout seul. Vous pouvez très bien vous représenter les sourires ravis de Jen et Ziva, lorsqu'elles devinrent respectivement Jennyfer Gibbs et Ziva Dinozzo. Vous n'aurez sans doute aucun mal à vous figurer la tête que fit Tim lorsque Abby lui montra deux petites barres rouges ayant virées au bleu sur un test qu'on peut trouver dans toutes les pharmacies. Enfin vous n'aurez sûrement aucun doute sur le fait que la directrice du NCIS fut la dernière épouse de la vie de son agent, et que Tony n'eut jamais d'autres conquêtes que l'israélienne.

Fin

Et voila, si vous avez aimé vous pourrez aller voter pour moi quand le concours sera mis en ligne... mais il y aura sûrement beaucoup d'autres fics beaucoup mieux que la mienne ici

# Posté le samedi 02 août 2008 07:19

Modifié le dimanche 08 février 2009 12:57

La conspiration du j2

La conspiration du j2
Voici (enfin) ma nouvelle fic, qui j'espère vous plaira... au départ ça devait être une mini-fic, mais comme j'avais plein d'idées délirantes en réserve j'ai décidé de les mettre bout à bout, donc ne vous inquiétez pas, c'est seulement une suite de conneries sorties tout droit de mon imagination délirante
Toute la fic est écrite, mais étant donné la rentrée qui approche je ne sais pas quand viendra la suite
Ceci est une introduction, sa "courteur" est donc... normale



Tony - Un pour tous, tous pour un !
Ziva – Quoi ?
Tony – Tu gâches tout là ! J'essayais de nous trouver un slogan !
Abby – Seulement les trois mousquetaires étaient, par définition, trois.
Tony – Bien sûr que non ! Tout le monde sait qu'ils étaient quatre !
McGee – Oui bon on s'éloigne du sujet là !
Tony – Parce que tu as des idées toi, le bleu ?
McGee – Non mais...
Tony – Alors quand on sait pas on se tait !

Les quatre agents s'étaient réunis dans le labo de la jeune laborantine gothique, lorsque Tony avait parlé d'un lieu tranquille où ils pourraient parler librement du problème qu'ils essayaient de régler. En effet, ils avaient tous remarqué l'ambiance tendue au NCIS depuis que la directrice Shepard était arrivée, et essayaient de régler ça, autrement que par des vannes de Tony ou des câlins d'Abby (bien que ceux-ci fussent très efficaces de temps en temps). C'est pour cela que dans la pièce sombre, éclairée seulement par la lueur d'une bougie, ils essayaient de trouver des solutions.

Tony – Donc si j'ai bien compris, le problème vient du fait que les deux patrons ne sont pas ensemble.
Abby – Exactement, papa et maman doivent former un couple, sinon les enfants sont tristes.

Les trois autres regardèrent Abby.

Abby – Ben oui on est un peu leurs enfants... non ?
Ziva – La solution est simple, il faudrait les remettre ensemble.
Abby – Plus facile à dire qu'à faire.
Tony – Il nous faut un plan. Et aussi un nom. Je propose la Conspiration du NCIS.
Abby – Beurk c'est moche moi je préfèrerais la remise en forme du j2 !
McGee – Du quoi ?
Abby – Jen + Jethro ça fait deux j non ? Donc on peut dire que leur couple forme un j2 !
Tony – Pas mal trouvé Abby. Mais pourquoi pas la Conspiration du j2 ? Comme ça tout le monde serait content
Ziva – Dites on a autre chose à faire que de trouver un nom !
Tony – Donne tes idées alors !
Ziva – J'en ai pas mais il faut...

Elle s'interrompit car la lumière venait de s'allumer. Ils furent tous éblouis par la soudaine lueur.

Gibbs – Mais qu'est-ce que vous foutez j'ai réservé la salle de sport et je vous attend !

Ziva, McGee et Tony se dépêchèrent de suivre leur patron avec un regard désolé pour Abby restée seule.


Et voila la suite, un peu plus longue et délirante héhé

Tony essaya d'envoyer un coup de poing bien senti dans le torse de son boss, lequel l'esquiva par un simple mouvement, puis le mit à terre avec quelques attaques. Le jeune italien capitula après seulement quelques minutes de combat.
Gibbs passa en dessous des cordes qui entouraient le ring tandis que son adversaire se relevait, un peu courbaturé en s'exclamant qu'il n'avait même pas mal, affirmation contredite par le fait qu'il ne tenait même plus droit.
L'équipe passait la journée dans la salle de sport, car Gibbs n'avait reçu aucun appel pour annoncer de mort. Tony avait absolument tenu à se venger de la dernière fois, où il s'était littéralement fait écrasé par Gibbs, seulement à cet instant, il se jurait de ne jamais recommencer à défier son patron.
Quand à Ziva et McGee ils étaient bien sûr tordus de rire.

Ziva – Je crois que tu n'es pas prêt de le battre Tony !
Tony – En fait je l'ai laissé gagner!
McGee – Bien sûr.
Tony – C'est la vérité ! D'ailleurs tu as qu'à essayer McGuignol puisque t'es aussi fort !
McGee – Je ne m'y risquerais pas.
Tony – Pff c'est à se demander qui pourrait le battre.
Gibbs – Tu es remis Dinozzo ?
Tony – J'avais pas mal !
Gibbs – Alors on peut reprendre le combat ?
Tony –NON ! Enfin... il serait plus intéressant pour toi d'avoir un nouvel adversaire.
Ziva – Ce serait pas plutôt parce que t'as la trouille de te refaire massacrer Tony ?
Tony *avec un regard assassin pour sa collègue* - Tiens Ziva par exemple, tu l'as jamais affrontée !
Ziva – Je te rappelle que je ne peux pas me battre.

En effet la jeune israélienne avait eu un léger accident quelques jours plus tôt, et devait porter un plâtre à la main gauche, ce qui ne l'empêchait pas de venir travailler, selon elle.

Tony – Et bien prend le bleu par exemple !
McGee – Hé ! Non je dois... aller voir Abby. Elle voulait me dire quelque chose

Et il reparti vers le labo de la jeune gothique.

Tony – C'est ça !
Gibbs – Je crois qu'il va falloir que tu remontes sur le ring Dinozzo !
Tony – Non heu... tiens je te propose un marché. Tu te bats avec le prochain qui rentre dans cette salle, et si tu gagnes je combat à nouveau contre toi d'accord ?
Gibbs – J'ai réservé la salle de sport pour la journée ça m'étonnerais que quelqu'un passe par ici.
Tony – Bah, on sait jamais.

L'italien alla s'asseoir à côté de Ziva. Il venait d'avoir une idée luminescente. Il chuchota à la jeune femme :

Tony – Va chercher la directrice !
Ziva – Quoi ?
Tony – Mais oui, comme ça elle rentrera dans la salle, ils se battront et finiront ensemble !
Ziva – Ca ne va pas non ?
Tony - Dépêche, moi je vais bloquer l'entrée pour que personne ne vienne.
Ziva – Il n'en est pas question !
Tony – Aller Ziva ! Tu veux qu'ils se remettent ensembles ou quoi ?
Ziva – En se battant ? Non c'est pas une bonne idée !
Tony - Mais si ! Rraa tu es vraiment contrariante !
Ziva – Ok mais c'est pas pour toi que je le fais et si jamais ils découvrent le pot aux fleurs...
Tony – On dit pot aux roses Ziva.
Ziva – C'est la même chose, en tout cas je n'ai rien fait à part obéir à tes ordres.
Tony *levant les yeux au ciel* - Si tu veux !

La jeune femme partit, prétextant qu'on l'avait appelée, et Tony dit qu'il allait voir si quelqu'un arrivait.


Jen – Je dois quoi ?
Ziva – Descendre en bas, Tony veut te voir.
Jen – Et il n'aurait pas pu venir lui-même ?
Ziva – Non il est occupé à se battre contre Gibbs...
Jen – Contre Gibbs ? Le pauvre...
Ziva – C'est un massacre je te préviens.
Jen – Mais qu'est-ce qu'il me veut ?
Ziva – J'en sais rien, il m'a juste dit de venir te chercher.
Jen – Je descends, mais c'est juste pour voir s'il s'en sort.

La jeune israélienne ne répondit pas et elles descendirent en salle de sport. Arrivée au couloir qui y menait, la directrice remarqua que Tony venait de rentrer dans la salle à sa vue. Puis devant la porte Ziva la pria de rentrer la première.

Jen – J'ai comme l'impression qu'il y a quelque chose qui cloche.

Elles rentrèrent dans la salle de sport. Quand il l'aperçut, son ancien amant fit une tête étrange qui n'échappa pas à Jen. Tony par contre eut un grand sourire et leva le pouce en direction de Ziva.

Tony – Si tu la bas, je remonte sur le ring promis.
Gibbs –Il n'est pas question que je me batte contre elle !
Tony – Hé ! Tu l'as promis, et c'est la première personne qui est rentrée.
Jen *complètement paumée* - Mais qu'est-ce qui se passe ?
Gibbs – Qu'est-ce que tu fais là ?
Jen – Tony veut me voir.
Gibbs – DINOZZO !!
Tony – Heuuuuuuu... c'est que... jveux pas me rebattre contre Gibbs moi...
Jen – En quoi c'est un problème que je sois là ?
Gibbs – Il t'a fait venir pour que tu te battes contre moi.
Jen – QUOI ? Mais qu'est-ce que...

Elle fut interrompue par la porte qui s'ouvrit sur McGee et Abby. La jeune laborantine était en tenue de sport.

Abby – Alors toujours pas réussi à le battre Tony ? Oh bonjour madame.
Jen – Bonjour Abby.
Tony – Non en fait là c'était la directrice qui s'apprêtait à se battre contre Gibbs.
Gibbs – J'ai dit NON DiNozzo ! Continue comme ça et je te fais faire tous tes rapports en retards !
Jen – Et pourquoi pas ?
Gibbs – Quoi ?
Jen – Pourquoi on ne se battrait pas ?

Elle le défia du regard, qu'il soutenu.


Je tiens à vous remercier pour tous vos coms, ça fait vraiment plaisir !

Jen – Tu as peur de te faire battre comme la dernière fois Jethro ?
Gibbs – Je venais de sortir de l'hôpital. Tu n'as aucunes chances aujourd'hui.
Jen – Sauf que maintenant tu as vieilli. J'ai donc toutes mes chances.
Gibbs – Je ne suis pas le seul, directrice.

Elle sourit et continua de le regarder dans les yeux.

Jen – Je vais me changer, prépare toi à te refaire battre par une femme.

Elle tourna les talons et rentra dans les vestiaires. Le reste de l'équipe, qui n'avait pas pipé un mot jusque là s'abstint de faire des remarques, à le vue du regard meurtrier de Gibbs. Même Tony qui avait pas mal de blagues en réserve sur la conversation qu'ils venaient d'avoir ne dit rien. L'ancien marine mit des gants et commença à taper furieusement sur le sac en attendant son ancienne maîtresse.

Abby – Moi en tout cas je ne me suis pas changée pour rien, Tim, tu viens te battre ?
McGee – Moi ? Contre toi ? Mais je ne veux pas... je veux dire...
Abby – Tu as peur de te faire battre ?
McGee – Non c'est juste que... Je ne veux pas te faire de mal...
Abby – T'inquiètes pas pour moi !

Elle monta sur le deuxième ring, réservant le premier à ses patrons. McGee fit de même quand il vit qu'elle était bien décidée à se battre contre lui.
Lorsque le combat commença, Tony s'était assis à côté de Ziva pour ne pas en perdre une miette. Le jeune probie n'osait pas vraiment attaquer, mais sa collègue, elle, lui avait assené déjà quelques coups de poings. Au bout de quelques minutes, il se retrouva à terre.

Tony – Alors le bleu on ne peut même pas se défendre contre une femme ?
... - Vous trouvez que les femmes se battent moins bien que les hommes agent DiNozzo ?

Il se retourna. La directrice se trouvait derrière lui en vêtements de sport, un sourire sur le visage.

Tony – Euh... je... je n'ai pas dit ça. C'est juste que... heu...

Il sembla soudain très troublé par la tenue de la jeune femme, très inhabituelle pour celle-ci. En effet, le bas de jogging noir qu'elle portait soulignait bien ses formes (avantageuses) et son tee-shirt semblait appartenir à un homme. Il avait le sigle NIS et était gris. Le jeune italien cessa de reluquer sa supérieure quand il reçut une nouvelle calotte sur la tête. Il se retourna, et vit que son supérieur, lui, avait une lueur dans les yeux qu'il ne lui avait jamais vue.

Jen *le défiant à nouveau du regard* – Je n'avais rien d'autre, j'ai donc pris le tee-shirt que tu m'as laissé il y a huit ans, j'espère que ça ne te dérange pas.

Il acquiesça d'un signe de tête, conscient qu'elle le provoquait. Il lui désigna le second ring du regard et y monta. Elle se contenta de sourire, puis fit de même. Ils commencèrent le combat. Gibbs dû bien admettre qu'elle était excellente, et qu'il ne l'avait pas formée pour rien. Elle avait esquivé tous ses coups, et avait même réussi à en placer quelques uns. Ils se trouvaient face à face, les poings levés et se défiaient du regard.

Jen – Ça ne te rappelle pas trop de souvenirs j'espère.
Gibbs – Tu veux parler de nos combats à l'époque, ou de ce qu'on faisait après ?

Elle tenta de lui assener un coup, qu'il détourna sans mal. Le combat d'à côté s'était arrêté. Toute l'équipe était assise sur le banc, et regardait sans dire un mot l'affrontement de leurs patrons.

Jen – Un peu des deux j'imagine.
Gibbs – Dommage que tu n'aies jamais pu me surpasser.

A ce moment là, elle se rapprocha et il se retrouva à terre sans savoir comment. Elle était maintenant au dessus de lui, et le tenait fermement. Elle dégagea une de ses mèche de cheveux qui la gênait pour voir, le maintenant toujours d'une main.

Jen – Et maintenant ?
Gibbs – Maintenant ? Je ne sais pas Jen, tu veux faire comme il y a huit ans ?

Elle fut si surprise par cette remarque qu'elle relâcha légèrement la pression. Pas de beaucoup, mais assez pour permettre à Gibbs d'inverser la position. Elle se retrouva sur le dos, son ancien amant au dessus d'elle.

Gibbs – Ne jamais se laisser distraire, tu l'avais oubliée cette règle là ?
Jen – Ce que j'avais oublié, ce sont tes coups de bluffs machistes !
Gibbs – Au moins ça marche !
Jen *avec un sourire* – La dernière fois il y a autre chose qui a marché.
Gibbs – Seulement là tu n'oserais pas.

Elle se contenta de continuer de sourire. Puis, elle attrapa les mains de l'ancien marine qui retenaient les siennes et les fit se dérober. Il tomba et elle captura ses lèvres tandis qu'elle retournait la situation une nouvelle fois.
Les agents, qui assistaient toujours à la scène, étaient tous assez surpris, mais s'y attendaient un peu. Tony avait un sourire, et une expression adressée à Ziva à la je-te-l'avais-bien-dis exaspérante.
Lorsque Jen se retira, elle bloqua complètement son ancien amant.

Jen – Rappelle moi ce que tu disais tout à l'heure ?

L'autre ne répondit pas, trop surpris pour répondre. Il l'était, parce qu'elle l'avait embrassé, mais aussi parce que ce combat avait fait ressurgit des sentiments qu'il croyait éteints. Et il savait qu'elle avait fait ça pour gagner, éprouver ce genre de sentiments était une mauvaise idée. Elle se dégagea et sortit du ring en souriant.

Tony – Pas mal madame.
Jen – Merci Tony.

Elle rentra dans le vestiaire assez fière d'elle de n'avoir rien montré de son trouble.
Pendant ce temps, Gibbs s'était relevé et foudroyait du regard quiconque le croisait. Il se dirigea vers les vestiaires des hommes après avoir annoncé que son équipe se remettait au boulot immédiatement.
Les agents soupirèrent, attendirent que Jen et Gibbs sortent des vestiaires, l'une retournant à son bureau et l'autre à son boulot, pas suicidaires ils ne préféraient pas les croiser.


Juste pour voir à quel point vous êtes motivés, je vais vous demander des coms pour le prochain chapitre... et puis comme ça, je pourrais la mettre après
167/150

J'avoue que là je suis bluffée...

Tony – Hey Ziva !
Ziva – Quoi ?
Tony – J'ai un nouveau plan !
Ziva - ¨Pas question ! On s'est déjà faits virés à cause de toi de la salle de sport, et en plus t'as un rapport à finir.
Tony – Mais cette fois il est super bon ! Et mon rapport moi je l'ai fini !
Ziva – Je ne participe pas à ton plan. Débrouille toi tout seul.
Tony – Pff...

Il soupira une bonne demi-douzaine de fois avant d'avoir une autre idée géniale. Puisqu'elle ne voulait pas participer à son plan de son plein gré, elle le ferait sans le savoir

Tony – J'm'ennuie !
Ziva – Va voir Abby !
Tony – Mais elle est occupée !
Ziva – Et bien va embêter quelqu'un d'autre !
Tony – J'ai une idée ! On fait un pari !
Ziva – Marche toujours !
Tony – En fait l'expression c'est cours toujours. Mais si tu le fais j'arrête de t'embêter promis.
Ziva – Bon ok, c'est quoi ton pari ?
Tony – Humm voyons... je parie... 50 dollars
Ziva *le coupant* - 50 dollars ? Non mais ça va pas !
Tony – Je les ai trouvé ce matin dans la rue.
Ziva – Tu payes vraiment de l'argent pour les fenêtres toi !
Tony – Je JETTE l'argent par les fenêtres, grosse différence.
Ziva – C'est ça !
Tony – Alors je parie 50 dollars que Gibbs va embrasser Jen d'ici la fin de la journée.
Ziva *rigolant* - Là je tiens, je suis certaine de gagner ! 50 dollars si tu veux !
Tony – Ok !

Ils se turent car leur patron arrivait dans l'open space. Pendant environ une demi-heure, il ne se passa rien, les agents étaient concentrés sur leur rapport, ou faisaient semblant pour Tony. Puis Gibbs se leva, manquant de carburant, et l'italien le suivit.

Tony – Hey attend patron je t'accompagne.
Gibbs – Tu as fini ton rapport ?
Tony – Oui oui...

Ils entrèrent dans l'ascenseur, que Tony immobilisa.

Tony – En fait je t'ai suivi parce que j'ai besoin de ton aide.

L'ancien marine le dévisagea, un sourcil haussé.

Gibbs – Qu'est-ce que je peux faire pour toi ?
Tony – Euh... c'est que... c'est pas très... enfin tu vas pas accepter et je préfère pas...
Gibbs – Si je ne vais pas l'accepter pas la peine de me le demander.

Et il redémarra l'ascenseur. Le jeune agent l'arrêta en levant les yeux au ciel, puis décida de ne pas trop tourner autour du pot.

Tony – Embrasser la directrice.
Gibbs – Qu... quoi ?

Il était légèrement estomaqué. Son agent, en fait de ne pas tourner autour du pot, lui avait carrément lancé ça en pleine face.

Gibbs – DiNozzo !
Tony – Euh, oui ben autant être direct hein ! Je t'explique, j'ai parié avec Ziva que tu embrasserais Jen avant ce soir et puis... j'ai pas très envie de perdre !
Gibbs – Combien ?
Tony – Quoi ?
Gibbs – Combien as-tu parié ?
Tony – HUM... cnutne dollars
Gibbs – Tu peux répéter plus clairement ?
Tony *d'une toute petite voix* - Cinquante dollars...
Gibbs – Tu es vraiment dingue ou quoi ??
Tony – Ben oui mais je comptais te convaincre...
Gibbs – C'est ok.
Tony – HEIN ?
Gibbs – Mais je veux la moitié c'est compris ?
Tony – OK !!!

Le jeune italien était super content. Il n'aurait jamais cru que son patron aurait accepté. En plus il allait gagner 25 dollars ! Et la Conspiration du j2 allait gagner !
Magnifique quoi !
Il remonta l'ascenseur après que Gibbs soit descendu pour aller chercher son café. Il arriva en sifflotant dans l'open space mais refusa de répondre aux questions de sa coéquipière.
Lorsque l'ancien marine revint, le jeune agent s'était chargé de faire venir Jen et discutait avec elle. Il s'interrompit en voyant son patron et retourna derrière son bureau.
La jeune femme tenta de s'éclipser pour ne pas avoir à affronter son ancien amant, mais celui-ci la rattrapa devant la baie vitrée.

Gibbs – Directrice !

Elle s'arrêta.

Jen – Qu'il y a-t-il agent Gibbs ?
Gibbs *plus bas* – J'ai besoin de toi Jenny...
Jen *surprise* – Qu'est-ce que tu veux dire ?

Il ne répondit pas, fit juste un sourire étrange puis embrassa la jeune femme. Les agents dans l'open space se figèrent tous, à l'exception de Tony qui faisait un sourire malin.


Réaction de Jen ? J'aime bien vous faire attendre, donc les suites se termineront presque toujours par un moment de j2, et un suspens... et la fin peut-être proche comme très lointaine vosu ne le saurez qu'en voyant vraiment le mot FIN

Gibbs l'embrassa bien plus longtemps que ce qui aurait été nécessaire pour convaincre Ziva. Seulement, il n'avait pas prévu que les sentiments ressurgiraient autant par vagues, souvenirs d'un amour qu'il avait essayé d'oublier.
Elle, elle aurait voulu que ce baiser dure des heures. Les sensations qu'elle éprouvait dans la poitrine étaient intenses. Et dire que certains avaient besoin de se faire ballotter par des montagnes russes pour ressentir ça ! Elle avait l'impression qu'un monstre faisait la rumba dans son c½ur, pourtant la pensée que ce baiser se finirait lui faisait comme des grands ciseaux crantés qui lui découperait les os.

Lorsqu'il se retira, il n'osa même pas la regarder dans les yeux et partit d'une traite jusqu'à l'open space. Là bas, Ziva donna 50 dollars à Tony, que celui-ci partagea en deux avant d'en donner la moitié à son patron sous les yeux ébahis de la jeune israélienne.
Puis, l'ancien marine rentra dans l'ascenseur. Il avait besoin de réfléchir. Il arrêta la machine et s'assit à terre, dans un coin de la petite pièce. Merde ! Quel besoin avait-il de faire gagner ce pari stupide à son agent ? Il se trouvait totalement idiot. Si c'était DiNozzo qui avait fait ça avec Ziva, son patron lui aurait de suite collé une taloche. Il leva la main, et fit ce qu'il aurait fait dans ce cas précis. Il se donna une tape sur la tête. Faire souffrir Jen était la dernière chose qu'il avait voulu faire, seulement... son air surpris, et ses yeux qui ne comprenaient pas quand il était parti témoignaient que c'était le contraire qui s'était passé.
Il avait besoin de conseils. Tony ? Non pas question, il ne voulait pas plusieurs filles mais Jen simplement. Ziva ? L'israélienne était plus froide, et il n'aurait jamais imaginé lui confier quelque chose à part sa vie. McGee ? Non l'ancien sniper avait sa fierté quand même ! Ducky ? S'il y avait quelqu'un à qui il pouvait parler c'était bien lui, seulement son vieil ami ne saurait sûrement pas quoi lui dire. Il ne restait qu'Abby. Il la considérait presque comme sa fille, et pourrait sûrement lui demander des conseils sans gêne... Il appuya sur le bouton de redémarrage, et la machine entama une descente jusqu'au labo.

Jen était toujours plantée devant les escaliers, le goût de ses lèvres sur les siennes, son odeur dans le c½ur, et le souvenir de son corps collé au sien, elle ne voulait plus s'en détacher. Pourtant, elle avait compris. Ce n'était qu'un pari stupide avec ses agents, sûrement pour se venger de l'incident à la salle de sport. Elle n'avait pas à imaginer autre chose.
Après quelques minutes, elle se dirigea vers l'open space et ordonna d'une voix sèche à Tony de prévenir l'agent Gibbs dès son retour qu'elle l'attendait dans son bureau. Puis elle monta dans celui-ci.

Abby – Giiiiiibbbs ! Quelle bonne surprise ! Qu'est-ce que tu fais là ?
Gibbs – J'ai besoin de ton aide Abbs.

Elle vit qu'il n'avait pas l'air très bien et le dévisagea, inquiète.

Abby – Qu'est-ce que je peux faire pour mon renard argenté ?
Gibbs – C'est Jen...

Elle fut encore plus inquiète en le voyant détourner les yeux. Décidemment ça ne lui ressemblait pas. Elle comprit ce qu'il avait.

Abby
– Tu l'aimes c'est ça ?

Il hésita, puis se détourna.

Gibbs – Laisse tomber.

Il partit, mais elle le rattrapa à la porte. Elle avait un grand sourire, alors comme ça ses « parents » n'avaient même pas besoin de la Conspiration du j2 hein ? Quoique, ç'aurait pu être un coup de Tony.

Abby – Bon, ok j'ai rien entendu, mais si j'ai un seul conseil à te donner... plaque la contre le mur.
Gibbs – Que je... quoi ?
Abby – Plaque la contre le mur, tu verras bien sa réaction. Crois-moi ça marche.

Il la regarda avec un air surpris. La jeune laborantine gothique venait de lui dire quelque chose de tellement improbable, qu'il restait cloué sur place. Elle lui fit un sourire, puis rentra dans son labo.
Après quelques minutes il remonta. Il prit l'ascenseur, puis l'arrêta en marche comme toujours. Ensuite il s'assit de nouveau pour réfléchir.
La plaquer contre le mur hein ? De toute façon qu'est-ce qu'il risquait... une baffe ? Ouais, mais une de celle qui fait mal...
De toute façon il en avait vu d'autres, et reçu beaucoup d'autres baffes (notamment celles de ses ex-femmes, Jen ne pouvait pas avoir autant de poigne que Diane... quoique).
Il se décida. De toute façon elle l'éviterait pendant quelques jours, et ensuite tout redeviendrait sans doute comme d'habitude, la gêne en plus.
Il ralluma l'ascenseur et remonta dans l'open space. Là Tony l'arrêta.

Tony – Euh boss... y'a la boss qui veut te voir... enfin la boss... jparle de la directrice hein, elle avait pas l'air contente... et merci pour le pari !

Il avait presque crié cette dernière phrase pour que son patron l'entende, parce qu'il était déjà à la moitié des escaliers.
Il rentra dans le bureau, la jeune femme lisait des dossiers, ses lunettes sur le nez.
Wouaw, il n'avait jamais vraiment regardé à quel point elle était belle avec ses lunettes... remarquez, sans, elle l'était aussi beaucoup.

Gibbs – Tu voulais me voir Jen ?

Elle releva la tête. Son regard se durcit à la vue de son ancien amant. Elle posa calmement ses lunettes, puis se leva et contourna son bureau pour se planter juste en face de l'agent senior. Elle le fixa de ses yeux noisettes droits dans les bleus de son subordonné.

Jen – Effectivement.
Gibbs – Généralement quand un directeur convoque un de ses agents, il lui parle non ?
Jen – C'est comme ça que tu me vois ?

Elle semblait étrange. Il fut surpris par son sérieux et la dévisagea en se demandant ce qui se passait. Elle avait baissé les yeux, comme déçue.

Gibbs – Comme quoi ?
Jen – Seulement comme ton directeur.
Gibbs – Je devrais te voir autrement ?
Jen – Ne rends pas les choses plus difficiles Jethro.

Il sourit à cette remarque, la phrase qu'elle avait déjà dit lorsqu'elle était arrivée au NCIS. Mais son sourire s'évanouit bien vite quand il vit qu'elle ne plaisantait pas du tout.

Gibbs – Disons que je te vois comme... une ancienne maîtresse.
Jen – Ancienne ? Tu me trouves vielle ?
Gibbs – Non ! Ce que je veux dire c'est...

Il fut soudain si troublé par la proximité de la jeune femme, qu'il ne put pas finir sa phrase. Son regard naviguait entre les yeux et la bouche de l'ancien marine. Elle était si proche qu'il aurait pu l'embrasser sans aucun problème. Qu'avait dit Abby déjà ? Ah oui, la plaquer contre le mur...


J'ai décidé de m'organiser à une suite par semaine donc... à la semaine prochaine !

Jen – Qu'est-ce que tu voulais dire ?
Gibbs – Je ne...

Il s'aperçut qu'elle faisait tout pour le troubler, s'approchant encore plus près. Elle faisait quoi là ? Hey c'était à lui de la plaquer contre le mur, pas à elle ! Il se ressaisit, fit un sourire très sexy, puis finit sa phrase.

Gibbs – Ce que je veux dire c'est que c'est du passé.
Jen *avec un air déçu de petite fille* - Oh...

Elle le fixait toujours, étant plus proche qu'ils ne l'avaient été depuis... ben depuis ce stupide pari en fait... Elle approcha ses lèvres et les phrases suivantes furent murmurées.

Jen – Seulement du passé ?

Une goutte de sueur perla au front de l'ancien marine. Là, c'était plutôt elle qui était prête à le plaquer contre le mur.

Gibbs *murmurant à son tour* - Sauf si quelqu'un en décide autrement...

Ses lèvres étaient à quelques centimètres, il sentait son souffle chaud sur les siennes. Mais pourquoi est-ce qu'elle ne finissait pas ce qu'elle avait commencé ?
Tout à coup, elle sourit et recula d'un pas.

Jen – Dommage que personne ne le fasse.

Il la dévisagea avec un regard d'incompréhension. Elle lui souriait.

Jen – Moi aussi je peux être bonne actrice non ?

Il ne comprit ce qui s'était passé que lorsque Ziva entra dans le bureau et sortit quelques dollars de sa poche qu'elle tendit à sa directrice. Celle-ci, fixant toujours Gibbs, les prit.

Jen – Je ne te retiens plus, tu peux partir.

La jeune israélienne n'osait même pas croiser le regard de son patron, surtout quand celui-ci sortit en la bousculant au passage.

Ziva – Tu crois qu'il va m'en vouloir ?
Jen – Oh, il te pardonnera peut-être dans un ou deux ans.
Ziva – Oups...

Elle redescendit. Il était à son bureau, rien n'indiquait ce que les deux jeunes femmes venaient de faire. Elle s'assit à son tour, son collègue italien en face d'elle s'approcha et l'interrogea à voix basse.

Tony – Alors ça a marché ?
Ziva – Elle n'a pas voulu aller jusqu'au bout...
Tony – Mince... et lui ?
Ziva – Je pense qu'il aurait bien voulu mais... elle ne l'a pas laissé faire. Dit donc Tony, ça va nous coûter combien cette histoire là ?
Gibbs – Hé vous deux ! Si vous n'avez pas de boulot je peux vous en trouver !
Tony & Ziva – Non non ça va !

Le jeune italien retourna à son bureau, et essaya de trouver quelque chose à faire. Après quelques minutes, Gibbs alla se chercher un café.

Tony – Réunion de la Conspiration !

Ziva se leva en vitesse, ainsi que McGee et ils descendirent au labo d'Abby. Rendus là bas, ils s'aperçurent que la jeune femme ne tenait plus en place. Elle faisait des roues dans tout les sens, et se précipita vers eux quand elle les vit.

Abby – Alors alors alors alors alors il l'a plaquée contre le mur hein hein hein hein ????
Tony – Hey du calme Abbs, qu'est-ce qui se passe ?
Abby – Gibbs voyons !

Elle fit un résumé de ce qu'il lui avait dit, mais dû répéter deux fois, car elle parlait tellement vite que ses collègues n'arrivaient pas à comprendre un seul mot de ce qu'elle disait. Ensuite, Abby éteignit les lumières et mit une bougie, pour faire plus « réunion secrète ». Tony et Ziva firent un récit de ce qu'ils avaient respectivement fait. Tout à coup, alors que Ziva arrivait à la tête de Gibbs lorsque Jen s'était éloignée, un bruit se fit entendre à l'entrée.

Abby – C'était quoi ça ?
McGee – Euh... un chat ?
Abby – Non ça en a pas l'air...
Tony – Je pencherais pour un espion...
Ziva – Tu regardes trop de James Kong...
Tony – James Bond.
Ziva – Quoi ?
Tony – Le titre c'est James Bond, King Kong c'est un film avec un énorme singe.
Ziva – Quel rapport entre un singe et un espion ?
Tony – Laisse tomber... bon on saura pas si on va pas voir...
Abby – Oui mais... si c'était un vampire ?
McGee – Abby, les vampires ça n'existe pas...
Abby – On n'a jamais pu le prouver...
Tony – De toute façon on n'est pas en Transylvanie ici... y'a pas de risques !
McGee – Statistiquement si ces trucs existent il y a beaucoup de risques.
Tony – Ah oui... quand même... euh qui va voir ?
Ziva *souriante* - Pfff bande de trouillards, vous êtes capables de résoudre n'importe quelle enquête mais pas d'aller voir un bruit bizarre ? Bon j'y vais !

Elle se leva et se dirigea vers l'entrée. Les autres retinrent leur souffle. Abby ferma les yeux, elle ne voulait même pas savoir ce qui allait se passer.
Tout à coup un cri retentit. Les agents se figèrent en reconnaissant la voix de Ziva.

# Posté le lundi 25 août 2008 09:53

Modifié le samedi 13 décembre 2008 15:19

La Conspiration du j2 (2)

La Conspiration du j2 (2)
Alors, est-ce un espion ou un vampire ?



Heureusement, après quelques minutes, celle-ci revint. Elle souriait et était en compagnie de leur médecin légiste préféré, docteur Donald Mallard.

Ziva
– Tu avais raison Tony, c'était bien un espion.
Abby – Ducky ? Mais qu'est-ce que...
Ducky - Je crains de ne pas avoir été très poli, je me demandais ce que vous faisiez dans le noir et je n'ai pas été déçu.
Tony *craintif* - Tu vas le répéter aux patrons ?
Ducky – Pas si vous me laissez me joindre à vous !
Ziva – Tu veux... intégrer la Conspiration du j2 ?
Ducky – Et bien, il me semble que c'est moi qui en sait le plus sur leur relation... de plus Jethro s'est beaucoup confié à moi, et j'aimerais vraiment vous aider.
Abby – Mais bien sûr ! Viens tout de suite à côté de moi Duck !

Elle poussa McGee qui protesta, pour faire place au médecin légiste. Celui-ci sourit à la jeune gothique avant de s'asseoir.

Abby – Alors, on était en train de faire des plans pour les remettre ensembles.
Tony – Bon, me semble que moi j'ai déjà fait ma part, j'ai plus qu'à vous regarder !

Il croisa ses mains derrière sa tête et s'avachit sur un siège. Ziva, qui se trouvait comme par hasard juste derrière la chaise qu'il avait choisie, lui assena un bon coup sur la tête, qui concurrençait bien ceux de Gibbs. Il se leva d'un bond.

Tony – Hey !
Ziva – Gibbs n'est pas là, il faut bien que quelqu'un le fasse.
Tony – Mais quoi ! J'ai déjà fait s'embrasser deux fois les patrons, j'en ai fait assez non ?
McGee – C'est bien toi qui m'as dit l'autre jour qu'on n'en fait jamais assez non ?
Tony – Tu retournes mes règles contre moi ?
Abby – Oui, ça en a l'air.
Tony – Et d'abord qu'est-ce que tu as fais toi, le bleu, pour les remettre ensemble hein ?
McGee – Pas grand-chose pour l'instant mais...
Tony – Alors c'est à ton tour ! Ziva a fait un pari avec Jen, moi un avec Gibbs, Abby lui a donné des conseils, Ducky vient juste de rentrer donc c'est normal qu'il n'est pas fait sa part, donc maintenant c'est à toi de...

Il fut interrompu par la lumière éclatante qui les éblouie tous, une nouvelle fois.

Gibbs – Hé !! Il faut que je ferme cette pièce à clé pour que vous vous mettiez au boulot ou quoi ??

Ziva, Tony et McGee se précipitèrent vers l'open space, et Ducky à la salle d'autopsie, laissant la laborantine seule, laquelle se tourna vers son hippopotame et le prit dans ses bras.

Abby – Tant pis pour vous, je ferais un plan avec mon Bert... n'est-ce pas Bertie ?

Elle ne reçu qu'un gros pet en réponse.

La jeune directrice rousse du NCIS était assise depuis bien une demi-heure à son bureau lorsque quelqu'un frappa à la porte. Elle était plongée dans ses pensées, ne tentant même pas de finir le dossier qu'elle avait commencé. Pas assez concentrée pour travailler apparemment.
A quoi pensait-elle pour négliger le travail qu'elle avait si durement acquis ? On se le demande n'est-ce pas...
En tout cas, lorsque la porte s'ouvrit, elle sursauta, n'ayant pas entendu les coups. L'agent McGee entra doucement, un peu intimidé. Il n'avait été que très peu de fois dans le bureau directorial, d'ailleurs il connaissait très peu la jeune femme, et elle était comme Gibbs pour lui.

McGee – J'ai frappé mais... vous n'avez pas dû entendre.
Jen – Désolée, je faisais autre chose, que voulez-vous agent McGee ?
McGee – Et bien... en fait c'est un peu délicat.

Il hésitait à appliquer le plan dont il avait eu l'idée géniale quelques minutes auparavant. Ses collègues l'avaient tout de suite approuvé, et auraient même applaudi des deux mains si leur patron ne se trouvait pas à son bureau. Mais en y réfléchissant c'était très risqué ce plan, pas sûr que ça marcherait.
Elle se leva, un peu intriguée.

Jen – Je vous écoute.
McGee – Vous êtes au courant que j'écris un livre ?
Jen – Bien sûr.
McGee – Et... je ne l'ai pas avoué tout de suite, mais je m'inspire de certaines personnes de ma vie réelle pour écrire. Seulement il y a quelques mois, quelqu'un dont je m'étais inspiré m'a fait un procès parce qu'il n'était pas au courant. Du coup maintenant, je fais signer à chaque personne un papier comme quoi ils ne m'attaqueront pas en justice si je les mets dans mes livres, après leur avoir indiqué leurs rôles.
Jen – Oh, je vois, et vous voulez que je signe ce papier parce que j'y suis c'est ça ?
McGee – Entre autre...
Jen – Ce qui veut dire ?
McGee – Que j'ai une autre faveur à vous demander...
Jen – Allez-y.

Il hésita une nouvelle fois. Après tout, il n'était pas obligé de le faire, il pouvait très bien dire à ses collègues qu'il l'avait fait mais que ça n'avait pas marché. Mais il se décida à remplir tout de même sa mission. Pour la Conspiration du j2, et aussi parce qu'il voulait qu'Abby soit fière de lui à juste titre.

McGee – Le rôle que vous tenez dans mon livre, est la directrice de l'agence où se passe tout. Mais vous y tenez aussi un autre rôle.
Jen *un peu agacée par le suspens* – Qui est ?
McGee – La femme de l'agent Tibbs.

Elle se figea, totalement ébahie. L'agent n'osa même pas la regarder dans les yeux. Tiens il n'avait jamais remarqué cette petite tache sur ses chaussures, c'est marrant.
La jeune femme le dévisagea. Que le jeune probie aie osé lui dire ça c'était très surprenant. Ce qui l'était encore plus c'était qu'il l'ait dit à Gibbs. Elle comprit alors ce qu'il avait à lui demander.

Jen – Vous voudriez que je le dise à Gibbs c'est ça ?
McGee *soulagé qu'elle ait compris* - Oui.
Jen – Le problème, c'est que je ne sais pas si vous l'avez remarqué, mais les relations entre l'agent Gibbs et moi sont assez... tendues en ce moment.
McGee – Je le sais, mais j'ai pensé que vous auriez pu... enfin ce n'est pas grave, merci quand même madame.

Il s'apprêtait à sortir, mais elle le retint.

Jen – McGee !

Il se retourna et la regarda avec espoir.

Jen – Je ne vais pas vous faire de procès, mais il faut peut-être que je signe ce papier non ?
McGee – Ah oui bien sûr.

Il sortit un papier de sa poche et le tendit machinalement à la jeune femme. Elle le prit, mit ses lunettes, et lit. Elle vit la signature de Tony, Ziva, Abby, Ducky, seules manquaient celles de Gibbs et elle. La jeune femme s'avoua soudainement qu'elle mourrait d'envie d'annoncer ça à son ancien amant. Juste pour voir sa réaction.
Elle prit un stylo et signa. Ensuite elle se tourna vers McGee en lui tendant la feuille.

Jen – Je crois qu'en fait je ferais mieux de le dire à Gibbs moi-même.
McGee - C'est vrai ? Merci beaucoup madame !
Jen – Ne me remerciez pas, je ne préfère pas qu'il y ait un meurtre dans mon agence.

Il sortit tandis qu'elle souriait. Quand il redescendit, Tony et Ziva le félicitèrent chaleureusement.

Tony – Bravo le bleu ! Moi je ne sais pas si j'aurais osé !
Ziva – C'est vrai que maintenant, tu vas te faire tuer par Gibbs.
Tony – Voir encore plus par Jen si l'un d'entre nous crache le morceau.
McGee – L'un d'entre nous ? Qu'est-ce que tu veux dire ?
Tony – Si jamais ils en entendent un chouilla parler, ils seraient capables de nous torturer pour nous faire avouer.
Ziva – Puis de nous torturer pour ce qu'on a fait.
McGee – Glups.

Ils s'interrompirent en voyant la rousse descendre les escaliers. Elle se dirigea vers le bureau de son agent le plus fidèle.

Jen – Agent Gibbs ! Je dois vous parler.

L'autre ne répondit même pas. Il se contenta de se lever, de désigner l'ascenseur, puis d'y entrer, suivi de sa patronne.

Gibbs – Qu'est-ce que tu veux Jen ?
Jen – Ton accord pour qu'on ait une relation.

Il la fixa avec des yeux tellement étonnés qu'elle ne put pas s'empêcher de rire. Surprendre autant l'agent senior, ce n'était pas donné à tout le monde, et elle adorait le faire.

Est-ce que la remise en forme du j2 est pour tout de suite ? Ou est-ce que ce sera pour bien plus tard ? A votre place je ne compterais pas trop sur la première solution...

Jen – Pas dans la réalité bien sûr !
Gibbs – Qu'est-ce que tu veux dire ?
Jen – McGee a besoin de ta signature pour son livre.
Gibbs – Ma signature pour quoi ?
Jen – Pour nous faire avoir une relation dans son livre.
Gibbs – Il compte inventer ça ??
Jen – Il l'a déjà fait.
Gibbs – Pourquoi c'est toi qui es en face de moi ?
Jen – Parce qu'il a peur de ta réaction.
Gibbs – Il a peur de moi ?
Jen – Ca, ça ne m'étonne pas.
Gibbs – Et pourquoi t'a t'il demandé à toi de me le dire ?
Jen – Je n'en sais rien ! Va lui demander toi-même !

Il la fixa de ses yeux trop bleus. Elle soutint son regard, et ne put pas s'empêcher une nouvelle fois de tomber littéralement dedans. Il s'avança d'un seul pas. Elle remarqua soudainement la lueur qui brillait dans ses yeux, la même lueur qu'il avait huit ans auparavant. Elle savait ce qu'il allait faire, et ne pouvait même pas l'en empêcher, la jeune femme était comme paralysée.

Jen *murmurant* - Jethro...

Il ne répondit pas à ça, trop, occupé à regarder alternativement sa bouche, puis ses yeux. Il rapprocha son visage du sien. La plaquer contre le mur c'est ça ? Bah, il aurait sûrement l'occasion de le faire plus tard.
Il s'apprêtait à finir ce qu'il avait commencé, lorsque soudain, l'ascenseur se remit en marche. La jeune femme ne comprit pas vraiment comment elle se retrouva soudainement dans les bras de son subordonné, collé au mur.

Jen – Hmf
Gibbs *pas gêné le moins du monde* - C'est ce qu'elles disent toutes.

Elle se dégagea et, alors qu'il ne s'y attendait pas du tout lui colla une baffe retentissante. Il se tint la joue en la regardant étrangement.

Jen – Ne refais plus jamais ça !
Gibbs – Pourtant ça avait l'air de te plaire !
Jen – Je crois qu'en fait tu mérites bien le deuxième b de ton nom.

L'ascenseur s'immobilisa et les portes s'ouvrirent sur Abby. La rousse sortit de l'ascenseur tandis que la jeune laborantine y rentrait.

Abby – J'ai loupé quelque chose ?
Gibbs – Juste une occasion de prendre les escaliers !

Il frappa sur la touche de remontée de l'appareil, et la machine s'ébranla. Sa laborantine n'osa rien lui demander, il semblait tellement fâché qu'elle avait peur de se faire rabrouer. Elle savait que c'était sûrement à cause de Jen, mais pensait pouvoir avoir des explications de ses collègues.
Lorsque la machine s'arrêta, son patron partit d'une traite jusqu'à l'open space et elle le suivit.
Elle fit signe à Ziva et McGee de la rejoindre au bureau de Tony et commença une conversation à voix très basse.

Abby – Je dois vous parler, il faut éloigner Gibbs.
Tony – Tu veux une réunion de la Conspiration ?
Abby – Oui... attends...

Elle se tourna vers son patron.

Abby – Ah Gibbs, j'oubliais, Ducky veut te voir.
Gibbs – Pourquoi ? Il n'a pas de cadavres
Abby – Oui mais il voulait te voir d'urgence, il ne m'a pas donné d'explication.

L'ancien marine ne rajouta rien, mais partit en direction du sous-sol. La jeune femme leva les deux pouces en l'air

Abby – Gagné !
Ziva – Quoi, Ducky ne voulait pas du tout le voir ?
Abby – Non, mais il comprendra.
Tony – Alors, pourquoi voulais-tu une réunion ?
Abby – Plusieurs raisons. D'abord vous avez mené une opération ?
McGee – Une quoi ?
Abby – Opération ! C'est comme ça qu'on appelle nos petites combines sur les parents maintenant.
Tony – Je n'aurais jamais cru dire ça un jour, mais le bleu a été brillant !
Ziva – Il a réussi à convaincre Jen de dire à Gibbs qu'ils avaient une relation dans son livre.
Abby – Désolée de vous décevoir, mais ça n'a pas du tout marché.
McGee – Comment ça ?
Abby – Tout à l'heure je les ai croisés, et ils venaient juste de se disputer apparemment.
Tony – Zut...

Il mit une tape derrière la tête de son collègue.

McGee – Hé !
Tony – Tu as échoué le bleu !
McGee – Oui, et bien j'ai au moins osé !
Tony – Ce qui compte c'est le résultat pas la méthode !
Ziva – Et les autres raisons pour lesquelles tu as éloigné Gibbs ?
Abby – Ducky et moi avons échafaudé un nouveau plan.
Tony – Explique le nous.
Abby – Vous êtes au courant que son anniversaire est jeudi ?
Tony – Bien sûr ! Pour qui tu nous prends ?
Abby – Et bien voila le plan...
Des suppositions sur ce fameux plan ?
ps : je vous conseille CETTE chanson, juste parce que je l'adore


L'ancien marine débarqua dans la salle d'autopsie, alors que le médecin venait visiblement de finir une autopsie. Il ne semblait pas du tout s'attendre à sa visite, et le dévisagea avec surprise.

Gibbs – Tu voulais me voir Duck' ?
Ducky – Euh... non je ne crois pas Jethro...
Gibbs – Pourtant Abby m'a dit que...
Ducky – Oh euh oui, où avais-je la tête. Bien sûr que je voulais te voir...

Le médecin se retourna et enleva ses gants, cherchant ce qu'il pourrait bien inventer comme mensonge. Apparemment Abby avait besoin qu'il le retienne dans cette salle, alors il décida d'appliquer tout de suite leur plan. Il alla se laver les mains, sous le regard impatient de son ami.

Gibbs – Et ?
Ducky – Euh, oui voila... en fait Abbigaël tient à fêter mon anniversaire, et comme le NCIS est pratiquement notre famille à tous, nous avons tous les deux décidé de faire une soirée ici. Mais le problème c'est que je ne sais pas vraiment si la directrice sera d'accord et... je sais que vous avez des relations très proches...
Gibbs – Quoi, tu veux que je lui demande ?
Ducky – Oui. Et j'aimerais aussi que tu la persuade de venir, ça ce sera le plus compliqué je pense... Elle a sûrement un emploi du temps très chargé, mais j'aimerais vraiment qu'elle puisse venir.
Gibbs – Tu la connais aussi très bien Duck !
Ducky – Pas dans les mêmes... disons proportions, que toi.
Gibbs – Qu'est-ce que tu veux dire ?
Ducky – Pour tout t'avouer, j'avais espéré que ta présence l'encourage à venir.
Gibbs – Ma présence ?
Ducky – Oui. Le fait que tu sois là, ça va beaucoup jouer à mon avis.
Gibbs – Je ne crois pas que ça changerait grand-chose.
Ducky – Oh si, crois-moi.
Gibbs – En quoi ?
Ducky – Tu pourras le lui demander ?
Gibbs – Ca m'étonnerait qu'elle veuille bien m'écouter.
Ducky – Qu'est-ce que tu lui as fait ?
Gibbs – Un... pari stupide, je t'expliquerais.
Ducky – Essaye quand même, j'aimerai vraiment pouvoir faire plaisir à Abbigaël.
Gibbs – Je croyais que c'était toi qui voulais qu'elle vienne ?
Ducky – Oui, mais elle apprécierait beaucoup que vous vous réconciliiez à cette soirée.
Gibbs – Qu'on se réconcilie ?
Ducky – Tu vois très bien ce que je veux dire.
Gibbs – Non.
Ducky – Euuh bon, ce n'est pas tout ça mais j'ai des choses à faire.
Gibbs – J'aimerais bien que tu m'expliques.
Ducky – Ma mère m'attend. Ah au fait, ce serait demain qu'elle sera organisée, dans la salle d'autopsie à 20 heures. N'oublie pas de venir.
Gibbs – Mais...

Il ne put pas finir sa phrase, car le médecin s'était empressé d'aller se changer. L'ancien marine remonta, et trouva ses agents en pleine conversation avec Abby.

Tony – Et si Gibbs le découvre on fait quoi ?
Abby – On détruit les preuves ! De toute façon...
Gibbs – Si Gibbs découvre quoi ?
Ziva – Le magazine porno que Tony lit en cachette au lieu de travailler.

L'italien foudroya sa collègue du regard, et ils retournèrent tous à leur bureau, tandis que l'ancien marine s'installait au sien. Seule Abby resta debout et se planta devant le bureau de son patron avec un sourire.

Gibbs – Oui Abby ?
Abby – Ducky t'a parlé ?
Gibbs – Oui.
Abby – Tu vas venir ?
Gibbs – Oui.
Abby – Et la directrice ?
Gibbs – Peut-être.
Abby – Tu lui as parlé ?
Gibbs – Non.
Abby – Ah...

Il s'assit à son bureau et elle s'éloigna, retournant à son labo. Au bout de quelques secondes, il appela le jeune probie, les yeux baissés sur divers dossiers.

Gibbs – McGee !
McGee – Oui patron ?
Gibbs – Vous me le faites signer ce truc, ou il faut que je vous fasse un procès ?
McGee – Ah euh... bien sûr !

Tim se leva et sortit la même feuille de sa poche. Il la tendit à Gibbs qui mit ses lunettes. Après avoir lu tout ce qui pouvait l'être, il prit un stylo et fit une petite signature en dessous de celle de son ancienne maîtresse. Puis il la redonna à son agent, se leva et se dirigea vers l'escalier, qu'il franchit en quelques secondes.
Le jeune italien se précipita de suite vers son collègue. Il lui prit subitement la feuille des mains.

McGee – Hé !
Tony - Attends je regarde quelque chose... c'est bien ce que je pensais !
Ziva *s'approchant à son tour* - Qu'est-ce qui se passe ?
Tony – On avait raison, il l'aime encore !
McGee – Comment le sais-tu ?
Tony – Un vieux truc que m'avait appris Kate... sa signature est placée exactement en dessous de celle de la directrice, alors qu'il y a de la place partout ailleurs ! La Conspiration du j2 existe bien pour quelque chose !
Ziva – Il faudrait quand même savoir pour elle...
Tony – Rien que les regards ça ne trompe pas.
Ziva – Mouais... j'ai peut-être une meilleure idée...

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Gibbs entra dans le bureau, sans frapper. La jeune femme, assise à son bureau soupira, puis enleva ses lunettes.

Jen – Il faudrait peut-être que je mette une pancarte pour que tu frappes.
Gibbs – Pas la peine je n'ai pas mes lunettes
Jen – Qu'est-ce que tu veux Jethro ?

Elle le regarda dans les yeux, et lui soutint son regard. Elle semblait assez fâchée contre lui pour ce qui s'était passé dans l'ascenseur... bah, après tout c'était elle qui avait voulu lui parler !

Gibbs – Ducky m'a demandé de venir te voir.
Jen – Pourquoi est-ce qu'il ne vient pas lui-même ?
Gibbs – Peut-être pour les mêmes raisons qui ont poussé McGee à t'envoyer.

Elle soupira, continuant de le regarder dans les yeux.

Jen – Qu'est-ce qu'il veut ?
Gibbs – Faire une fête au NCIS.
Jen – Ducky ? Tu es sûr qu'on parle bien de la même personne ?
Gibbs – Si c'est le Ducky qui parle aux cadavres, oui je pense. Mais Abby l'a un peu convaincu on dirait.
Jen – Et il veut mon accord ?
Gibbs – Aussi ta participation.
Jen – Il veut que je vienne ?
Gibbs – Je vois qu'on est sur la même longueur d'ondes.
Jen – C'est quand, à quelle heure et où ?
Gibbs – Demain, 20 heures, salle d'autopsie.
Jen – J'ai une réunion avec un sénateur, désolée.
Gibbs – Ne jamais...
Jen – Oui je sais. Mais tu le diras quand même à Duck.
Gibbs – Tu ne peux pas annuler ?
Jen – Non ! C'est important. Je dois négocier le budget du NCIS, si tu veux ta fiche de paye à la fin de mois, je crois qu'il vaut mieux que j'y aille.
Gibbs – C'est qu'Abby va être très déçue.
Jen – Elle va s'en remettre, ce n'est pas dramatique.
Gibbs – Et moi aussi.

Il la fixa de ses yeux tellement bleus azurs, qu'elle détourna les siens, histoire de ne pas y tomber. Une déclaration ? Oui, mais elle n'allait quand même pas ruiner le NCIS pour ses beaux yeux ! Même si, elle devait bien le reconnaître c'était tentant.

Jen *soupirant* - Bon je verrais ce que je peux faire.

Il lui sourit puis sortit du bureau. La jeune femme s'empressa de prendre son interphone. Après s'être assurée qu'il n'était plus dans le bureau de la secrétaire elle donna ses ordres.

Jen – Cynthia, annulez le rendez vous de demain avec Bob.
Cynthia – Bien madame.


Ziva – Alors c'est ok ?
Tony – Ouaip, rendez vous demain pour un compte rendu.
McGee – Et moi je fais quoi du coup ?
Tony – Tu observes faire les pros le bleu !
Gibbs – Les pros faire quoi ?
Tony – Rentrer chez eux, il est exactement 18 heures on peut y aller boss ?
Gibbs – Si demain tu es en retard je t'écorche vivant DiNozzo !
Tony *glups* - Message reçu 5/5

Il prit ses affaires et partit avant que son boss ne change d'avis. L'israélienne, quant à elle, ne partit pas tout de suite. Quelques minutes après le départ du jeune italien elle prit la direction de la direction, justement. Son patron la héla alors qu'elle était au milieu des escaliers.

Gibbs – Où allez vous ?
Ziva – Voir la directrice, ça vous dérange ?
Gibbs – Tant que vous ne refaites pas de pari stupide !

La jeune femme monta avec un sourire malin. Non, pas de pari cette fois, seulement une opération ! Elle arriva dans le bureau de la secrétaire, qui l'annonça, puis frappa à la porte. Elle trouva sa patronne totalement rêveuse à son bureau, essayant de se concentrer sur l'un ou l'autre dossier d'agents, sans succès.

Jen – Shalom Ziva !
Ziva – Shalom Jen, comment vas-tu ?
Jen – Bien merci. Tu viens me rendre ton rapport ?
Ziva – Non, en fait c'est Gibbs qui les a. Je me disais juste que ça faisait longtemps qu'on n'était pas allées prendre un café toute les deux. Donc si ça t'intéresse, j'ai trouvé un bar sympa dans le coin.
Jen – Bonne idée, je n'arrive à rien faire aujourd'hui de toute façon. Je prends mes affaires et je te rejoins en bas.
Ziva – Ok !

La jeune femme descendit. Son patron n'était plus dans l'open space, et son jeune collègue non plus, elle supposa qu'ils étaient tout les deux partis. Elle sut très vite qu'elle s'était trompée en sentant une présence derrière elle, et en se retournant.

Ziva – Vous auriez pu prévenir que vous étiez là !
Gibbs – Je croyais que les officiers du Mossad avaient un entraînement spécial pour entendre les ennemis ?
Ziva *le défiant du regard* – Le problème c'est que les marines ont un entraînement spécial pour ne pas se faire repérer. Et je ne m'attendais pas à trouver un ennemi par ici.

Il acquiesça silencieusement de la tête, puis se demanda ce que Ziva faisait.

Gibbs – Vous attendez la directrice ?
Ziva – Ca vous regarde ?
Gibbs – Non.
Ziva – Oui je l'attends.
Gibbs – Je croyais que ça ne me regardait pas ?
... - En effet !

Il tourna la tête. Son ancienne maîtresse venait d'apparaître à côté d'eux. Décidemment, il l'avait bien formée ! En tout cas assez pour qu'elle sache approcher en silence.

Jen – Au fait Jethro, j'ai réussi à annuler le rendez-vous de demain soir, mais la prochaine fois prévenez moi à l'avance !
Gibbs – Et pour la salle ?
Jen – Vous pouvez la prendre, ce ne sont pas ses occupants qui vont se plaindre du bruit.

Elle s'en alla avec la jeune israélienne, tandis que l'ancien marine avait le sourire aux lèvres. Elles sortirent du NCIS, et tout en discutant prirent la voiture de Ziva pour aller jusqu'au bar.

ps : je crois que j'ai totalement pété les plombs sur le copier/coller, veuillez m'excuser

Là elles s'installèrent et commandèrent toutes les deux le même breuvage noir. Elle parlaient de tout et de rien, jusqu'à ce que Ziva en arrive à ce sujet précis (étrange non ?) :

Ziva – Alors c'est vrai toi et Jethro ?
Jen – De quoi tu parles ?

Ziva hésita. Après tout... Tony devait être aussi en train de mener une opération, il suffisait de savoir pour Gibbs et ça suffirait. Oui mais elle avait toujours appris à en faire le maximum. En même temps, ça la gênait un peu de « trahir » Jen, mais c'était sa meilleure amie, et elle la remercierait sans doute plus tard... si ça marchait.

Ziva – D'après mes renseignements, vous étiez ensembles il y a huit ans et...
Jen – Mais c'est du passé.
Ziva – Tu en es bien sûre ?
Jen – Qu'est-ce que tu veux dire ?

Le serveur les interrompit et déposa deux cafés sur leur table après un sourire.

Jen – Alors ?
Ziva – Non laisse tomber.
Jen – Explique moi
Ziva – Je n'ai pas vraiment le droit de te le dire.

Jen n'avait pas voulu s'aventurer sur ce sujet en pente glissante, mais l'attitude de sa subordonnée l'intriguait, ce que savait pertinemment l'israélienne.

Jen – Qui te l'a interdit ? Ca m'étonnerait qu'il sache que tu l'ais dit.
Ziva – C'est Gibbs et il sait tout.
Jen – Crois-moi, il ignore beaucoup de chose. Je ne le vois pas dans les parages d'ailleurs.
Ziva – Bon, ok mais promets-moi que tu ne feras rien.
Jen – Sur ma place de directrice !
Ziva – J'ai surpris une conversation... étrange, entre Ducky et Gibbs. Mais il m'a découvert et m'a fait juré de ne rien te dire.
Jen – Ils parlaient de moi ?
Ziva – En partie... enfin surtout de vous deux.
Jen –Nous deux ?
Ziva – Gibbs et toi... votre relation quoi.
Jen – Qu'est-ce qu'ils disaient ?

Elle semblait très intéressée d'en savoir plus, et Ziva sut que c'était plus que de la curiosité. Elle fit semblant de chercher dans ses souvenirs, et de minauder pour faire croire que ça n'était pas si important.

Ziva – Et bien... Gibbs a dit que tu lui manquais. Ducky s'est demandé pourquoi, alors qu'il te voyait tout les jours, et il a dit que c'était la relation que vous aviez qui lui manquait.
Jen *surprise* – Il a dit ça ??
Ziva – Laisse moi finir ! Ensuite, Ducky a dit que tu devais lui en vouloir, j'ai pas entendu pourquoi mais ça m'a semblé important, puis Gibbs a dit que s'il avait une chose à changer dans toute sa vie c'était le fait de ne pas t'avoir retenue.

Bingo ! La directrice essayait de dissimuler ses émotions, mais la flamme qui brillait dans ses yeux montrait bien que ces paroles n'avaient pas eu qu'un peu d'effet sur elle. Ziva connaissait son amie par c½ur, et elle avait choisi ses mots avec soin pour lui montrer que Gibbs tenait à elle, bien que tout ceci soit complètement faux et sorti de son imagination.

Jen *d'une petite voix qu'elle essayait de faire naturelle* – Il... il n'a pas dit autre chose ?
Ziva – Non, ensuite il m'a surprise. Pourquoi c'est important ?
Jen – Oh euh... non pas vraiment. Mais tu peux être sûre que c'est totalement fini entre lui et moi.

Son ton et la lueur rêveuse de ses yeux démontraient le contraire de ce qu'elle disait, mais son amie joua l'idiote et feinta de ne rien voir.


L'italien entra dans la maison de son patron avec un peu d'appréhension. Ca faisait deux fois qu'il sonnait, mais l'ancien marine devait sans doute être à la cave, car il n'était pas venu lui ouvrir.
« Allez mon vieux DiNozzo, prêt pour l'opération ! J'espère qu'au moins Ziva n'est pas en train de flemmarder chez elle ! »

Tony – Il faudrait peut-être que tu fermes ta porte de temps en temps Gibbs.

Son boss se retourna et le dévisagea, surpris.

Gibbs – Tony ? Je peux savoir ce que tu fous là ?
Tony – Quoi j'ai pas le droit de rendre visite à un ami sans que ça paraisse suspect ?

Gibbs le fixa avec un petit sourire. « Un ami » hein ? La chose qu'il avait à lui demander devait être très importante.

Tony – Bon, ok j'avoue, j'ai un petit service à te demander.
Gibbs – Qui est ?
Tony – En fait je t'explique, ma copine a cru, par un malheureux concours de circonstance, que j'avais fait une petite bêtise qui pourrait nuire à notre relation, or elle m'a légèrement... euh... viré de chez moi on va dire, donc...
Gibbs – Tu n'as aucun endroit où dormir c'est ça ?
Tony – Exact !
Gibbs – Qu'est-ce que tu as fait cette fois ?
Tony – J'ai couché avec sa meilleure amie... enfin c'est elle qui m'a obligé !
Gibbs – Bien sûr.

L'ancien marine avait un petit sourire qui voulait tout dire.

Tony – Je peux dormir chez toi alors ?
Gibbs – Tant que tu ne me ramènes pas des filles, ok.
Tony – Merci beaucoup patron ! Tu me sauves là !

L'agent senior se retourna et recommença à travailler sur son bateau. Il était maintenant dos à Tony, et celui-ci pour pouvoir lui parler, contourna le bateau et se plaça face à lui.
Il aurait très bien pu lui parler de dos, mais sa « mission » nécessitait qu'il puisse voir le trouble dans les yeux de son patron.

Tony - Non parce que après, j'aurais dû aller chez Ziva, et tu comprends que je n'ai pas très envie de contourner la règle numéro 15...
Gibbs *le coupant, les yeux toujours fixés sur son bateau* – Pourquoi est-ce que tu contournerais la règle 15 ?
Tony – C'est pas celle qui dit qu'on ne peut pas sortir avec une collègue ?
Gibbs – Non, c'est qu'il faut toujours travailler en équipe
Tony – Vrai ? Je croyais que celle-ci c'était la 9
Gibbs – La 9 elle dit qu'on doit ne doit jamais aller nulle part sans un couteau.
Tony – Ben alors c'est quoi la 12 ?
Gibbs – Ne jamais fréquenter un collègue.
Tony – Ah ben c'est ça que je ne veux pas contourner. Tu comprends, elle serait tentée par mon charme incontestable, et tu sais bien que je ne peux jamais dire non à une femme surtout quand cette femme est...

Il fut interrompu par une claque sur le haut de son crâne. Il ferma les yeux deux secondes, puis les rouvrit.

Tony – Celle-ci était méritée. Au fait patron, tant que j'y pense, elle ne sert pas à grand-chose cette règle finalement.
Gibbs *travaillant toujours son bateau et écoutant sans vraiment écouter* - Ah oui pourquoi ?
Tony – Ben en fait... attends je t'explique.

Le jeune agent s'appuya sur la table en bois, puis commença à énumérer les raisons pour lesquels la règle 12 n'avait pas à être, en comptant sur ses doigts.

Tony – Donc, il y a McGee et Abby déjà.
Gibbs *levant les yeux vers lui* - McGee et Abby ?
Tony – Oui, ils ont une relation depuis... ben selon mes informateurs depuis que le bleu est arrivé au NCIS.
Gibbs *baissant les yeux* - Ah.
Tony – Je pensais que tu savais. En tout cas, ensuite il y a Palmer et Lee, bon c'est vrai, c'est pas comme si c'était vraiment une collègue, et lui est assistant médecin légiste, mais ils sont ensembles même si la règle 12 ne s'applique pas sur eux. Et puis, ils sont mignons tout les deux. Oh, bien sûr y'a le fait que Ducky retrouve régulièrement des sous vêtements dans la salle d'autopsie, c'est vrai que c'est dérangeant. En plus il m'accuse, enfin bref.

Le jeune agent s'arrêta une seconde, hésitant un peu sur la suite. Il ne savait pas vraiment comment son patron allait le prendre. Celui-ci ponçait toujours son bateau, par gestes réguliers, et prêtait une oreille distraite à son agent.

Tony – Pour finir, y'a aussi toi et Jen.

L'effet fut immédiat. En entendant le nom de la jeune femme, Gibbs s'arrêta de travailler et regarda son agent en face.

Gibbs – Qu'est-ce que tu veux dire ?
Tony *faisant comme si de rien n'était* - Et bien, c'est vrai que vous étiez ensembles il y a huit ans, et je ne sais pas vraiment si y'avait déjà la règle 12 ou si vous l'avez contournée mais...
Gibbs *le coupant* - Je l'ai créée pour elle.

Tony releva bien le fait qu'il ait dit « pour elle » et pas « à cause d'elle », ce qui était selon ce que Kate lui avait appris, un bon critère de soupçon sur les relations de deux personnes. De plus, il avait l'air un peu agacé, comme quelqu'un à qui on décrit un sujet sur lequel il se connaît beaucoup plus que nous. Il décida de continuer malgré tout.

Tony – Ah... bon. En tout cas, si vous ne l'avez pas contournée il y a huit ans, il est clair que vous le faites aujourd'hui, ou alors vous allez bientôt le faire.
Gibbs – Je ne sais pas où tu vas chercher des idées aussi stupides, mais ça doit être loin DiNozzo !

Oula. Là il devait y avoir été un peu fort peut-être non ? Son patron semblait étrangement lui en vouloir, et euh, ben il n'avait pas très envie d'affronter un Gibbs furieux. Il ne devait pas non plus revenir sur ses paroles, mais au moins les tempérer un peu.

Tony – Non, mais ce que je veux dire, c'est que... enfin vous avez une relation...euh... complexe.

Ce n'était apparemment pas non plus la phrase à dire vu les yeux de son boss qui viraient au sombre. Décidemment il alignait les gaffes ce jour-là !

Tony – C'est pas ce que je voulais dire. En fait, ce que je veux dire c'est qu'on dirait un peu que vous vous cherchez quoi. Comme McGee et Abby au début je veux dire.

Cerveau à bouche Cerveau à bouche : Penser à se la fermer Tony !

Tony – Mais c'est pas comme si vous étiez comme McGee et Abby hein ! C'est pas ce que je voulais dire, juste que... euh... vous allez bien ensemble quoi !

Cerveau à bouche cerveau à bouche : Tu tiens vraiment à dormir dehors ou quoi ??

Tony – Bien sûr je ne vois pas comment vous pourriez vous mettre ensemble. Ce que je veux dire c'est que vous pourriez... on voit bien que vous avez été plus que collègue en fait !

Cerveau à bouche Cerveau à bouche : Bon moi je démissionne, t'as pas trouvé une remarque plus conne pour l'énerver encore plus par hasard ?

Tony – Enfin en tout cas elle, elle t'aime beaucoup.

Cerveau à bouche cerveau à bouche : Ah ben ce serait pas trop tôt !
En effet, cette fois l'ancien marine avait l'air surpris, mais beaucoup moins furieux que deux secondes auparavant. On allait peut-être enfin pouvoir faire quelque chose !

Gibbs – Qu'est-ce que tu veux dire ?
Tony *soulagé* – Juste qu'elle est très attachée à toi.
Gibbs – Attachée dans quel sens ?
Tony – Dans le sens où elle s'inquiète beaucoup pour toi par exemple. Et puis, il y a des signes qui ne trompent pas.
Gibbs – Comme ?
Tony – J'sais pas moi, des regards, des gestes, certains moments où elle a l'air d'espérer plus de toi, enfin des choses comme ça.

Gibbs détourna le regard et se remit à travailler. Se pouvait-il que... ? Mais non, c'était impossible, du moins ça l'aurait beaucoup étonné. Il reprit son ouvrage.
Tony décida d'insister, il voyait bien dans le regard de son boss qu'il y pensait bien, mais ne voulait pas espérer pour être déçu.

Tony – Et puis... enfin je ne sais pas si c'est vrai... mais Ziva m'a raconté un truc qu'elle lui avait dit... En même temps je ne suis pas sûr que ce soit vrai, et je ne préfère pas la trahir.
Gibbs *intrigué* - Quoi ?

Il s'était de nouveau arrêté de travailler, et fixait une nouvelle fois son agent.

Tony *prenant un faux air détaché* – Non, laisse tomber, je pense que ça ne t'intéressera pas
Gibbs – Dit-le quand même.
Tony – Et bien, l'autre jour, on a parlé de votre relation avec Ziva, et elle a laissé entendre que Jen lui avait confié qu'elle avait encore des sentiments pour toi.

Il fut cette fois réellement surpri, et eut beaucoup de mal à le cacher. Encore des sentiments pour lui ? Et si elle n'avait pas totalement joué le pari de Ziva ?
Il fut une fois de plus sorti de ses pensées par Tony. Celui-ci décida de jouer franc-jeu et de lui poser vraiment la question.

Tony – Patron...
Gibbs – Quoi ?
Tony – J'ai une question... et j'aimerais que tu répondes la vérité.

Il croisa le regard de son agent. Il avait un air grave qui ne lui ressemblait pas, et sa question allait sans aucun doute être difficile.

Tony – Es-tu toujours amoureux de Jen ?

L'autre ne répondit pas, détournant simplement le regard. Etre franc hein ? Il n'y avait plus qu'à la savoir, la vérité... Il hésita pendant quelques bonnes minutes, songeant bien sûr à seulement mettre une tape à l'italien. Mais sa question était naturelle, et il n'avait pas envie de mentir, une fois encore à lui-même autant qu'aux autres. Il soupira.

Gibbs – Je n'en sais rien.

Tony su qu'il était totalement sincère. Au moins, son opération avait réussi ! Restait plus qu'à ce qu'il réponde un oui à cette question.
Les yeux de l'ancien marine restèrent dans le vide pendant quelques secondes, puis il se reprit.

Gibbs – Tu fais ce que tu veux mais moi je vais me coucher. La chambre d'amis est à gauche à partir de l'escalier. N'oublie pas d'éteindre la lumière.

Il rangea ses outils et sortit de la salle. Il n'avait pas du tout sommeil, seulement besoin de réfléchir sans un raseur et ses questions idiotes !
L'italien resta dans la cave quelques minutes, puis prit lui aussi la direction de la porte. Il éteignit la lumière. La grande carcasse de bateau froide fut plongée dans l'obscurité, et le calme de la nuit envahit la maison.

Zoyeux n'aniveerssaiire (un peu en retard) j2-gibbs ! Je ne pense pas qu'il y en aura un deuxième, mais si c'est le cas j'espère ne pas le louper avec 11 jours de retard...

Le lendemain, Ziva se leva avec les premiers rayons du soleil. Elle fit sa toilette et mangea un peu, avant de partir pour le NCIS. Contrairement à beaucoup de gens, elle était plutôt heureuse d'aller au travail, et se pressait un peu pour y aller. Ce n'était pas tellement parce que le boulot était cool là-bas, non au contraire, elle voyait beaucoup de choses horribles à cause des enquêtes, et risquait sa vie à chaque instant, pour être payée... une somme modeste. Mais le NCIS était devenu comme sa famille, et elle adorait tout les gens qui y travaillaient. De plus, il fallait bien dire que le charme de son coéquipier ne la rendait pas indifférente, et elle aimait beaucoup le charrier, ou se faire charrier par lui, même si elle continuait de prétendre ostensiblement le contraire.
Arrivée là-bas, elle put voir que celui-ci était déjà là, fait exceptionnel pour lui. Il se précipita sur elle dès qu'il la vit.

Tony – Alors qu'est-ce que ça a donné ???
Ziva – Gibbs est là ?
Tony – Il est parti chercher un café.
Ziva – Alors, réunion de la Conspiration, Abby Ducky et McGee vont être très intéressés par ce qu'elle m'a dit.
Tony – Et ce qui s'est passé pour moi aussi !

Ils appelèrent leur collègue et descendirent par l'ascenseur jusqu'au labo, où la jeune laborantine discutait déjà de leur plan avec Ducky. Les deux agents se rappelèrent que les scientifiques n'étaient pas au courant de ce qu'ils devaient faire la veille. Ils décidèrent de les mettre au parfum immédiatly.

Tony – Réunion de la Conspiration !
Ziva – Immédiate, Gibbs va bientôt revenir.

Abby s'empressa d'éteindre les lumières et d'allumer des bougies, curieuse de savoir ce qu'ils avaient à dire de si important.

Tony – Ziva et moi avons mené deux opérations pour savoir les sentiments respectifs du j2 l'un envers l'autre hier soir. Je te laisse la parole chère consoeur.
Ziva *avec un sourire* – Merci cher confrère. Alors, comme il l'a dit, j'ai mené une opération hier. J'ai pris un café avec Jen pour parler de sa relation avec le patron. Nous nous sommes installées à un bar tranquille du nord de Washington pour parler. A un moment, la discussion s'est tournée, comme je l'avais prévu, sur Gibbs. Vint le moment, où je lui ai dit un mensonge, sur les sentiments de notre patron.

Elle s'interrompit pour faire durer le suspens. Les quatre autres étaient suspendus à ses lèvres ce qui la fit sourire.

Ziva – Et sa réaction était plus que positive !! Elle l'aime encore, ça se voit tout de suite !
Abby – Coooooooooooool ! Génial ! Maintenant on est sûrs que ce qu'on fait est pour la bonne cause !
Tony – Et vous ne savez pas encore tout !
Abby – Comment ça ? Tu as aussi mené une opération ? Mais... elle ne peut pas avoir autant réussi !
Tony – Tu ne crois pas si bien dire !

Et il expliqua ce qui s'était passé dans la cave de l'ancien marine. Il détailla bien le moment où Gibbs avait hésité un long moment avant de lui répondre ce « je n'en sais rien » louche.
Abby était si excité qu'elle faillit en oublier l'opération que Ducky et elle avaient concoctée avant l'arrivée des agents. Ce ne fut que lorsque McGee rappela qu'ils n'en avaient pas fini, qu'elle leur exposa leur nouveau plan. Tony et Ziva n'en crurent d'abord pas leurs oreilles.

Tony – Mais... c'est super risqué !
Abby – Je sais, mais on n'a pas le choix !
Ziva – S'il nous surprend, cette fois on ne s'en sortira pas par une blague...
Tony – Et je connais Gibbs, il risque de nous tirer dessus, avant même qu'on n'aie pu lui donner une explication...
Ziva – Mais moi ça me plaît bien comme plan !
Tony *se tournant vers elle, ébahi* - Quoi ??
Ziva – C'est vrai que c'est super risqué, mais je crois que j'ai fait beaucoup de choses risquées dans ma carrière... Et puis, il faut bien savoir la vérité non ?
Tony – Tu... vous... mais vous êtes tous autant cinglés !!
Abby *souriante* – Si tu ne veux pas y aller Tony, je pense que McGee sera moins trouillard que toi
Tony – Le... bleu ? Moins trouillard que moi ? Non c'est bon j'irais avec Ziva ! Mais je vous préviens si on se fait avoir je dis tout aux patrons !
Abby – Pas de problème !
Ziva – On compte sur vous pour faire la garde !
Tony *sombre* – On dit monter la garde Ziva... En tout cas ne le laissez pas sortir !
McGee – Pas de risques !
Abby – Et pour ce soir tout est organisé ?
Ducky – Oui j'ai prévenu les agents d'entretien de ne pas venir, et je fermerais tout à clé quand ils y seront.
Abby *en battant des mains, toute excitée* - C'est génial je suis certaine que ça va marcher !
Tony – Vous croyez pas qu'une salle d'autopsie pour une déclaration d'amour c'est un peu... macabre ?
Abby – Pourquoi ? McGee m'a bien faite la sienne dans un corbillard... je ne vois pas ce qu'il y a de gênant.
Tony *dévisageant le bleu* - Je vois... bon ok, alors pas de problèmes. Allons y maintenant, je préfère mourir rapidement.

Les agents remontèrent dans l'open space. Gibbs était présent. Ducky engagea la conversation avec lui et lui fit un grand discours sur le fait que Jimmy n'était pas venu travailler et que c'était inadmissible, pendant qu'Abby plaçait discrètement micros et caméras près du bureau. Tony McGee et Ziva, eux, s'assirent à leur bureau.
Lorsqu'elle eut fini, elle fit un signe au médecin légiste, et ils se dirigèrent tout les deux vers l'ascenseur. Elle plaça une dernière caméra dans la machine, puis ils retournèrent au labo.
Pendant ce temps, Tony avait appuyé sur la touche d'appel de son portable, qui sonna. Il fit mine de répondre.

Tony – DiNozzo.
Tony – Quoi ? Non... c'est pas...
Tony – Oh mon dieu...
Tony – J'arrive tout de suite, merci d'avoir appelé.

Il raccrocha.

Tony – Ziva ! Ta s½ur et mon neveu se sont battus au lycée, il faut aller les chercher d'urgence !
Ziva – Quoi ? Non mais c'est pas vrai ! C'est encore ce sale gamin !
Tony – Oui ben s'il y avait pas cette abrutie là on serait bien tranquilles ! Gibbs on peut y aller s'il te plaît ?

L'ancien marine qui avait observé la scène avec un air amusé mais sans rien dire, faillit lui répondre oui, avant de constater qu'il y avait quelque chose qui clochait.

Gibbs – Je ne savais pas que tu avais un neveu Tony. Ni qu'une de vos s½urs était au Etats-Unis Ziva.
Ziva – En fait elle est en voyage scolaire. Ils sont hébergés par un lycée.
Tony – Et moi je ne raconte pas ma vie à tout le monde, normal que tu n'en ais pas entendu parlé.
Gibbs – Et pourquoi n'ont-ils pas appelé Ziva ?
Tony *du tac au tac* – Ils savaient qu'on travaillait ensemble.
Gibbs – C'est bon allez y.

Les deux agents se pressèrent en direction de l'ascenseur en faisant semblant de se chamailler. Une fois dans la machine, ils se regardèrent.

Tony – Tu as été géniale !
Ziva – Toi pas mal du tout.
Tony – Cool le truc du voyage scolaire.
Ziva – C'est bien lui qui nous a dit d'être précis quand on ment.

Ils ne rajoutèrent rien de plus, et se concentrèrent sur la mission qu'ils avaient à remplir.

Happy Halloween ! Dans le bordel actuel de mon blog, j'espère que vous me pardonnerez de ne pas en avoir mis plus.


Lorsque la voiture de l'italien s'arrêta, ils se trouvaient devant une maison que Tony connaissait assez pour y avoir dormi la veille. Ils hésitèrent beaucoup avant de sortir.

Tony – On peut pas retourner et dire qu'on a rien trouvé ?
Ziva – J'aurais peut-être dû prendre McGee finalement.
Tony – Non mais c'est pas ça c'est que... ça me gêne un peu...
Ziva – Tu crois que ça ne me gêne pas moi ?
Tony – C'est pas pareil.
Ziva – Pourquoi parce que je suis une femme ?
Tony – Non, parce que tu ne connais pas Gibbs comme moi !
Ziva *après un rire ironique* - Laisse moi rire ! DUCKY connaît Gibbs. Toi tu es juste... son agent ! Ce n'est pas comme si c'était ton meilleur ami que tu trahissais.
Tony – Oui mais... quand même.

Il s'arrêta et fixa la maison, les yeux dans le vide. La jeune israélienne décida de le faire réagir pour ne pas avoir à fouiller toute seule.

Ziva – À propos tu sais ce qu'il a dit de toi l'autre jour ?
Tony – Non.
Ziva – Il a dit que s'il devait choisir entre toi et McGee pour des conseils sur le sexe, il te choisirait sûrement, mais qu'il ne pouvait pas en dire autant pour les enquêtes.
Tony – Il a dit ça ???
Ziva – Oui. Enfin je ne me rappelle plus vraiment, c'était quelque chose dans ce genre.
Tony - ... BON ON VA FAIRE CETTE FOUILLE ?!

Elle sourit. Son plan avait bien marché. L'italien était si furieux, qu'il aurait pu défoncer la moitié de la maison pour trouver ce qu'ils cherchaient.
Ils se dirigèrent vers celle-ci. La porte n'était, bien évidemment, pas fermée, ils n'eurent donc aucun mal à entrer. Arrivés au salon, Ziva commença à chercher.

Tony – Allez, au boulot ! Y'a pas intérêt à ce qu'on se fasse prendre !

Il commença à fouiller un peu partout, en évitant de mettre sans dessus dessous la maison, autant éviter que leur patron découvre ça.
Leur mission était de découvrir ce qui s'était vraiment passé en 1999 à Paris. Ducky avait raconté le peu qu'il savait sur eux, et Ziva ce que Jen lui avait confié lorsqu'elles s'étaient rencontrées, mais ils n'avaient aucune idée ce qui les avait séparés.
Au bout d'un moment, l'italien en eut marre et changea de salle. Il entra dans la chambre de son patron, pièce qui lui était sûrement totalement interdite.
Après quelques minutes, il appela sa collègue.

Tony – Ziva !

Elle arriva après quelques secondes.

Ziva – Tu as trouvé quelque chose ?

Il ne dit rien, mais se contenta de lui montrer l'armoire ouverte, dans laquelle on pouvait voir un carton. Il n'y avait qu'une inscription dessus, mais elle était assez explicite pour comprendre.

Ziva – « Jen » ? Je me demande ce que ça peut être...
Tony – On ouvre ?
Ziva – Ca dépend... tu préfères te faire tuer par Gibbs ou par Abby ?
Tony – Quel rapport ?
Ziva – Tout. Si on ne l'ouvre pas Abby nous tuera, mais si on l'ouvre c'est Gibbs qui va le faire.
Tony – Ok, autant mourir pour la bonne cause alors.

Il souleva le carton et le déposa sur le lit. Il semblait assez lourd, et quand il rabattit un des côtés, Tony comprit que son patron devait l'ouvrir souvent, car c'était bien usé.
Il finit d'ouvrir, et tomba directement sur une vielle photo.

Ziva – Ils ont l'air... heureux...

En effet, les deux amants qui étaient sur la photo étaient un peu plus jeunes, et souriaient devant la tour Eiffel. Jen tenait Gibbs par la main, et leur patron tirait la langue à l'objectif, tandis que sa « coéquipière » en riait.
Les deux jeunes agents ne se regardèrent pas. C'était assez gênant de les voir plus jeunes, surtout à cette époque. Cette photo sur papier glacé, représentait sûrement tout ce qui restait de leur relation. Elle ne fit que renforcer leurs convictions. Gibbs et Jen méritaient d'être ensembles, ils devaient être heureux.
Tony écarta la photo. En dessous s'en trouvait une bonne dizaine d'autres. Sur toute, les deux amants riaient ensemble, s'embrassaient même, leur bonheur était visible. En dessous, le bel italien trouva une cassette, sur laquelle un marqueur noir avait inscrit : « Eiffel Tower 1999, by William Decker ».

Tony – A ton avis qu'est-ce que ça peut-être ? Qui c'est ce William Decker ?
Ziva – D'après ce que j'ai compris de Jen, c'était leur agent de liaison à Paris...
Tony – Donc ce serait une vidéo de lui...
Ziva – Ou une vidéo faite par lui...

Ils restèrent silencieux plusieurs secondes, de nouveau gênés de s'introduire ainsi dans la vie privée de leurs patrons. Après ce silence, les deux agents décidèrent de ramener discrètement la boîte au NCIS, ils ne pouvaient pas tout regarder chez Gibbs.
Lorsqu'ils arrivèrent aux bâtiments gris, ils prirent la caisse et allèrent directement au sous-sol, la donner à Abby.

Abby – Alors, alors, alors ???
Ziva – On a trouvé ça...
Tony – Mais il y a intérêt à la ramener avant ce soir, je pense que Gibbs la regarde souvent.

La jeune femme prit la caisse, la posa sur la table et commença à rabattre les battants. Ducky et McGee, qui étaient aussi présents, se rapprochèrent La jeune femme s'interrompit en voyant que Ziva et Tony restaient.

Abby – Mais... Gibbs ne va pas s'inquiéter de ne pas vous voir ?
Tony – Gibbs ? S'inquiéter pour nous ? Tu es sûre qu'on parle bien de la même personne ?
Ziva – Il nous croit dans un lycée à essayer de séparer deux gamins. Pas de problème.
Abby – Ah ok...

Elle ouvrit la boîte et tomba sur la même photo qui avait frappé les deux autres. Elle ne dit rien et continua à chercher.

Abby – C'est quoi ça ?

Elle venait de voir la cassette où le « Eiffel Tower, 1999 by William Decker était toujours inscrit.

Tony – On comptait sur toi pour nous la montrer. Tu as un lecteur cassette au moins ?
Abby – Bien sûr tu me prends pour qui ! Je suis au courant que Gibbs ne connais rien aux nouvelles technologies, il faut savoir anticiper.

Elle alla dans l'autre salle, et introduisit la cassette dans un lecteur. Les autres la suivirent après quelques minutes.
Elle prit la télécommande, et alluma la télé se trouvant au dessus du lecteur. La vidéo mit quelques secondes à charger.
L'homme qui apparut à l'écran, Ducky le connaissait bien pour avoir travaillé avec lui, mais le reste de l'équipe ne savait pas qui il était. Coiffé d'une casquette NCIS, la quarantaine et le crâne un peu dégarni, il semblait bien en chair même si l'on ne voyait que son visage qu'un grand sourire barrait. Il avait un air bienveillant et rassurant, l'impression qui s'en dégageait était du bien-être, malgré les cernes qu'il avait sous les yeux.
Il prit la parole en souriant.

Homme – Bonjour, bonjour, je suis William Decker, et voici votre émission quotidienne baptisée en français *il parla un instant cette (merveilleuse) langue* : le couple de l'année. Nous sommes ici pour admirer nos deux chers tourtereaux, Jen et Jethro, plus connus sous les noms de l'agent Gibbs et Shepard. Alors voyons voir ce que font ces agents si sérieux et méthodiques dans leur travail.

Tout en parlant il s'était déplacé, et on pouvait maintenant apercevoir des appartement de style très français en arrière plan. Il fit tourner la caméra, et le plan changea. Elle filmait maintenant un couple enlacé, que les agents n'eurent aucun mal à reconnaître. Jen avait les cheveux au niveau des épaules, dans un carré parfait, et semblait plus jeune. Gibbs était de dos, trop occupé à embrasser sa coéquipière, mais on pouvait voir déjà ses cheveux grisonnants. Derrière eux la tour Eiffel se pâmait, comme une grande dame qu'une simple caméra dérangerait.
Les deux amants se détachèrent à regret, et la jeune femme éclata de rire en voyant la caméra. Son coéquipier se retourna, et ils purent voir à quoi ressemblait le Gibbs de l'époque. Ses cheveux étaient un peu moins gris, son regard plus azur encore, et il avait l'air plus jeune, mais malgré tout ça il dégageait déjà cette impression d'autorité même sur un écran. Il sourit en apercevant son ami.

Jen – William ! Tu es impossible !
Gibbs – Enlève cette machine infernale tout de suite !

L'homme tourna la « machine infernale » pour qu'on le voit, il commenta à voix basse et en souriant les paroles de ses amis.

William – Alors ce qu'il faut savoir tout d'abord sur notre cher couple que j'ai baptisé « j2 », c'est qu'ils ne comprennent pas très bien la technologie. Malgré cela, ils restent de très bons agents, ce qui est un fait assez surprenant pour être souligné. Voyons leur réaction face à cette machine étrange que je porte.

Dans la salle, les agents s'entreregardèrent. Ah tiens, Abby n'était donc pas la première à avoir trouvé ce terme « j2 » qu'elle affectionnait tant. Ils reportèrent très vite leur attention sur l'écran.

# Posté le dimanche 21 septembre 2008 10:09

Modifié le samedi 13 décembre 2008 15:19

La Conspiration du j2 (3)

La Conspiration du j2 (3)
Veuillez excuser l'autrice, elle est en repos, c'est donc nous les membres de la Conspiration qui mettons cette suite... pour les coms, ne vous inquiétez pas si elle ne répond pas, elle s'en occupera mardi =)


La caméra s'était de nouveau tournée vers les deux amants. Jen riait aux éclats, et Gibbs était souriant, mais il tenta d'enlever la chose des mains de Decker.
Celui-ci évita la main en rigolant.

William – Haha, visiblement tu n'es pas prêt de réussir à m'avoir mon cher Jethro !

L'autre sourit, tandis que sa partenaire riait toujours.

Gibbs – Ok, tu fais ce que tu veux Wil, filme nous si ça te chante, moi je continue ce que je faisais avant.

Il se tourna et captura les lèvres de la jeune femme qui ne s'y attendait pas du tout, mais prolongea le baiser.
Decker retourna une nouvelle fois la caméra vers lui, et lui parla.

William – Je rappelle que cet exercice de voyeur est bien sûr interdit au moins de 12 ans et aux chihuahuas, au risque de heurter leur sensibilité.

Il la tourna et filma encore les deux amants qui s'embrassaient passionnément. Jen rompit le contact, au grand regret de son partenaire et regarda la caméra en souriant.

Jen – William, tu devrais poser ce truc de temps en temps. Je te signale qu'on est supposés être sous couverture !
William – Ah, c'est pas ce dont j'avais l'impression en vous voyant !

On ne le voyait pas car il tenait la caméra, mais on pouvait sentir le sourire dans sa voix. La jeune femme leva les yeux au ciel avant de répondre.

Jen – Ca fait parti de la couverture !
William – Et bien, disons que ma caméra aussi !
Gibbs – Laisse ça !
William – Je croyais que ça ne te dérangeait pas ?
Gibbs – Maintenant si, j'aimerais continuer ce qu'on était en train de faire tranquillement.
William – Ok, ok, je vois je suis le gêneur !

La caméra se déplaça légèrement puis il s'éloigna. Quand il fut assez loin des deux amants (qui avaient recommencé leur activité précédente) il tourna la caméra vers lui.

William – Et voila, ça c'était les agents Gibbs et Shepard, mignons n'est-ce pas ? Et dire qu'à eux deux, ils ont dû tuer une centaine de personne... Allez, je pose ma « foutue caméra » maintenant, à plus tard !

La vidéo se finit, et les agents s'entre regardèrent autant gênés que surpris. En effet, les deux amants étaient très mignons ensembles, Tony n'avait sûrement jamais vu son patron aussi heureux, et Ziva trouvait Jen beaucoup plus épanouie que depuis leur rencontre.
Abby prit la cassette sans rien dire, et la reposa dans la caisse. Elle était toute émue. Elle savait que ses « parents » avait été ensembles, mais les voir comme ça, heureux, en train de s'embrasser c'était... trop mignon quoi !
Ducky quant à lui, souriait. Decker était un de ses anciens amis, il exerçait toujours en France, et le voir à l'écran était... troublant. Et puis, même s'il avait connu les deux amants ensembles, les regarder sur cette vidéo était impressionnant même pour lui.

McGee *hésitant* – Ils étaient... très bien ensembles...
Tony – Pour une fois je crois que tu as raison le bleu...
Abby – Je ne sais pas si c'est très bien de fouiller comme ça...
Ziva – De toute façon on a commencé Abby, ça ne changerait rien de s'arrêter.

La jeune gothique se reprit. Ils étaient tous un peu impressionnés par ce qu'ils avaient découvert.
Elle recommença à chercher dans le carton. Il y avait beaucoup de vieilles photos, d'eux, de Paris, de la tour Eiffel, de Decker, et même quelques unes de Ducky.
Lorsqu'ils eurent vu à peu près toutes les photos Abby tomba sur une feuille, pliée en quatre. Elle était blanche, quoiqu'un peu jaunie par le temps, et semblait avoir été ouverte des milliers de fois.
Abby hésita, et confia le papier au jeune italien. Elle ne voulait pas être celle qui l'ouvrirait. Tony hésita à son tour une seconde, et finit par le déplier. Les agents se penchèrent tous, ils étaient si proches pour lire que leurs fronts se touchaient presque. L'écriture fine et penchée de Jen était parfaitement lisible sur le papier.


Le 3 mai 1999

Jethro
Tu dois te demander pourquoi l'appartement est vide, pourquoi mes affaires sont en route pour l'aéroport, et pourquoi tu es en train de lire cette lettre.
Je suppose que tu l'as deviné, c'est une lettre de rupture. Après ce qui s'est passé aujourd'hui, tu ne me feras plus jamais confiance.
Tu dois me détester, autant, voir même plus que ces policiers, alors je ne veux plus t'infliger ma présence.
Je ne supporte plus le froid qu'il y a entre nous depuis quelques jours, tu devais savoir que ça finirait comme ça.
Désolée de te l'annoncer dans cette lettre, j'aurais pu rester et te le dire à ton retour de l'hôpital, mais je ne veux pas que tu me retiennes.
C'est mieux comme ça. Je me suis beaucoup excusée dans cette lettre, je sais que c'est une preuve de faiblesse, mais il se peut que j'ai été faible de croire en toi.
Retourne aux Etats-Unis, essaie de tout arranger avec Diane, et oublies-moi, je ne vaux pas la peine que tu souffres.

Ta Jen qui ne t'oubliera jamais

Ps : Je t'aime

La dernière phrase était écrite en français.
Personne ne rajouta rien, ils avaient tous lu la lettre en même temps. Ziva fut la dernière à finir sa lecture. Ils échangèrent quelques regards embarrassés.
Ils se rendaient progressivement compte de ce qu'ils étaient en train de faire. Mais qui étaient-il pour tenter de remettre ensemble, deux personnes qui n'avaient peut-être aucune envie de l'être ? Qui étaient-il pour essayer de modifier une histoire sur laquelle ils n'avaient aucun contrôle ? Ce n'était pas leur problème, ça ne les regardait même pas. Ils étaient juste leurs patrons. Ils n'avaient pas à les aider s'ils ne voulaient pas s'aider eux-mêmes.
Abby ne dit rien de plus que les autres, elle n'essaya même pas de regarder ce qu'il y avait dans le fond du carton, elle remit simplement la lettre pliée dedans, puis le referma doucement.
Quand enfin, Tony réussit à rompre le silence en posant la question qui occupait leurs esprits à tous, il avait perdu tout humour, et toute imagination de plans.

Tony – Vous croyez que... la Conspiration du j2 est vraiment une bonne chose ?

Personne ne répondit. Après quelques minutes de ce silence pesant, la voix du médecin légiste le rompit fermement.

Ducky – Oui !

Tout le monde se tourna vers lui, surpris de cette réponse, tandis qu'il les affrontait du regard tour à tour, une étrange lueur dans les yeux.

Je crois que ça m'amuse plus de prévenir les gens que de mettre la fic en elle-même... m'enfin bref, voila la suite... (le copier/coller n'a pas été fait par flemme, mais j'aime bien surprendre hihihi... bon, j'avoue, y'avait une petite part de flemme quand même !)

Les quatre autres auraient sans aucun doute donné une réponse négative. Mais il semblait si déterminé... cette lettre ne l'avait donc pas touché ?

McGee – Pourquoi ?
Ducky *les défiant tous du regard* - Croyez moi ou pas les enfants, voir Jen et Jethro de nouveau ensemble serait la plus merveilleuse chose qui puisse arriver. Vous, vous ne les avez pas connus quand ils étaient ensembles. Vous n'avez pas vu cette étincelle dans le regard de Jethro quand il la voyait. Vous n'avez pas vu Jen aussi heureuse que quand elle l'aimait. Vous ne savez pas à quel point ils allaient bien ensembles ! Alors oui, la Conspiration du j2 est géniale si elle arrive à les remettre ensemble, et je vous interdis de penser le contraire !

Les autres ne pipèrent pas un mot, impressionnés par le remontage de bretelle, ou de moral, du médecin légiste. Jusque là il n'avait pas eu un grand rôle, mais il semblait penser un grand bien de leur action, aussi spéciale fut-elle. En tout cas, il avait bien stimulé les quatre agents, qui étaient maintenant remontés à bloc.
Abby lui fit un grand sourire, et un câlin de remerciement.

Abby – Et bien, il n'y a plus qu'à mener l'opération de ce soir !


Lorsque Gibbs arriva au NCIS, bien après que les agents en furent partis, ce soir-là, il prit directement l'ascenseur pour aller à la salle d'autopsie. La machine s'arrêta à mi-parcours, et il fit un sourire en voyant sa supérieure y entrer.

Gibbs – Tu as pu te libérer Jen ?
Jen –Non, j'ai envoyé mon double à la place !
Gibbs *souriant* - Alors il est très réussi !

Elle sourit à son tour, mais ne rajouta rien. Lorsque l'ascenseur s'arrêta, ils en descendirent et entrèrent dans la salle. Curieusement, celle-ci était plongée dans le noir, et totalement déserte.

Jen – C'est étrange, ils devraient être là non ?
Gibbs – On est peut-être en avance.

Elle regarda sa montre.

Jen – Non il est 20 heures. Et Ziva m'a retenue deux minutes tout à l'heure, elle avait l'air étrange mais elle n'aurait pas mis autant de temps pour venir...

Il alluma la lumière et s'avança au milieu de la pièce, désespérément déserte. Il lui semblait entendre des chuchotements, mais il n'aurait pas su déterminer d'où ils venaient. Il n'en était d'ailleurs pas sûr du tout. La jeune femme s'avança à son tour dans la pièce quand tout à coup...

Jen et Gibbs entendirent seulement la porte se fermer, puis un clic informatique prouvant que les deux battants étaient refermés électroniquement, et ils se précipitèrent dessus.
L'ancien marine faillit se déboîter l'épaule en essayant de l'enfoncer, mais après quelques tentatives, ils durent bien se résoudre à ce qu'ils fussent enfermés.

Gibbs – M**de !!
Jen – Pourquoi est-ce que cette porte s'est fermée ??

Il ne répondit pas mais appela le médecin légiste. Personne ne lui répondit, seulement le silence inquiétant de la salle d'autopsie.

Gibbs – Je suppose que tu n'as pas une idée de sortie madame le directeur ?
Jen – Arrête avec ce truc idiot ! Et tu as essayé la sortie de secours ?
Gibbs – Non.

Il se dirigea vers l'escalier qui servait en cas d'incendie. Celui-ci était bien évidemment fermé à double tour. Plus qu'à espérer qu'il n'y aurait pas de feu cette nuit-là.

Jen – Et maintenant on fait quoi ?
Gibbs *souriant* - J'aurais bien quelques idées, mais les tables ne sont pas très confortables pour ça.
Jen – Jethro ! Si tu crois que c'est le moment de faire de l'humour ! Et puis, comment pourrais-tu faire ça sur une table où des gens ont été autopsiés ?
Gibbs - Tu veux que je te montre ?
Jen – Jet' !!
Gibbs *innocemment* - Je parlais seulement de dormir.

Elle sourit mais ne rajouta rien. C'est vrai qu'après tout, faire ce à quoi Gibbs pensait vraiment ne lui aurait pas tellement déplu, mais ça elle ne l'aurait jamais avoué.

Jen – Tu as ton portable ?
Gibbs – Si je l'avais je l'aurais déjà utilisé pour appeler Ducky ! Et le tien ?
Jen – Je l'ai prêté à Abby...
Gibbs – On doit passer la nuit ici...
Jen – Non on va bien trouver une solution !!

Elle se leva et commença à appeler.

Jen – Hé ! Y'a quelqu'un ?! Hé ho !!
Gibbs – Ne t'égosille pas, personne ne passe par ici à part les médecins légistes. La nuit je doute qu'il y ait autre chose que des cadavres.
Jen – Et bien au moins j'essaie, ça vaut mieux que de rester assis à ne rien faire ! Il n'y a pas moyen de faire un rossignol ou un truc comme ça ?
Gibbs – C'est fermé électroniquement Jen. Il faudrait avoir accès au réseau de sécurité de l'agence.
Jen – Je suis la directrice je peux très bien y avoir accès avec un ordinateur ! Où est celui de Ducky ?

L'ancien marine désigna la machine dans un coin de la pièce. Il se leva, intéressé par ce qu'elle allait faire.
Elle s'assit sur la chaise du médecin légiste et alluma l'ordinateur.

Gibbs – Tu sais te servir de ça ?
Jen – Evidemment ! Je ne serais sûrement pas directrice du NCIS sinon.
Gibbs – Vas-y, fais-nous sortir d'ici alors.

Elle tapa quelques codes d'entrées, fit quelques clics avec la souris, et finit par froncer les sourcils, contrariée. Gibbs, qui l'observait, sut que quelque chose ne marchait pas comme elle voulait.

Gibbs – Qu'est-ce qui se passe ?
Jen – C'est étrange, on dirait que quelqu'un a changé tous les codes...
Gibbs – Un pirate ?
Jen – Non c'est quelqu'un du NCIS. Et... il y a eut accès avec mon ordinateur.
Gibbs – Ce ne serait pas toi qui as changé les codes ?
Jen – Je ne suis pas encore folle Jethro ! Je m'en souviendrais quand même !
Gibbs *pas convaincu* - Mouais...
Jen – De toute façon Ducky a dû verrouiller le réseau informatique parce que son ordinateur n'y est pas connecté. Il faudrait savoir l'adresse IP de mon ordinateur pour...

L'autre la regarda avec de grands yeux, et elle sourit. C'est vrai, il ne connaissait rien à ça, autant lui parler chinois il aurait plus de facilité à l'écouter.

Jen – En clair on ne peut pas sortir d'ici.
Gibbs – Ton adresse IP est 90.32.142.42.
Jen *surprise* - Que... comment tu... où as-tu eu ça ?
Gibbs *souriant* - McGee l'avait sur son ordinateur quand il a dû... enfin peu importe, tu peux faire quelque chose maintenant ?
Jen – Quand il a dû quoi ?? Jethro, ne me dis pas que tu l'as obligé à me pirater ?
Gibbs – Moi ? Non ! Je ne ferais jamais ça, tu me connais Jen.
Jen – Justement ! Redonne lui cet ordre et je te vire ! Même avec l'adresse IP de toute façon je ne peux rien faire. Il me faut tous les codes qui vont avec.
Gibbs – Et tu ne peux pas te pirater toi-même ?
Jen – Non ! Je ne suis pas informaticienne comme McGee ! De toute façon ça me prendrait toute la nuit.
Gibbs – Et bien je crois qu'on est condamnés à passer la nuit ensemble.

Il s'éloigna et s'assit sur une des tables d'autopsie. La jeune femme éteignit l'ordinateur et le rejoignit. Elle préféra rester debout.


Dites, ça s'éternise quand même un peu là, non ?

Gibbs – Dis-moi ça faisait combien de temps ?
Jen – Quoi ?
Gibbs – Une nuit ensemble, ça fait combien de temps qu'on n'en a pas passées ?
Jen – Jethro ! Tu es exaspérant !
Gibbs – Quoi, c'était juste une question !
Jen – Idiote !
Gibbs *avec un sourire craquant* - Il en faut bien.
Jen – En plus tu sais très bien la réponse.
Gibbs – Il se peut que ma mémoire vieillisse elle aussi.

Elle leva les yeux au ciel, avant d'ajouter :

Jen – Cette nuit va sûrement être moins bien que celles qu'on passait à Paris...

Elle rougit quand elle se rendit compte de ce qu'elle venait de dire. Lui, sourit un nouvelle fois en la dévisageant. C'était peut-être le moment pour appliquer ce que lui avait dit Abby. La plaquer contre le mur hein ? Pas sûr que ça lui plairait... Il préféra l'ironie.

Gibbs – A qui la faute ?
Jen – Jethro...

Elle baissa les yeux, un peu confuse. Evidemment c'était de sa faute, mais de toute façon il l'avait provoquée.

Gibbs – Quoi ?
Jen – Laisse tomber.

Elle alla s'asseoir sur la table qui se situait en face de celle de Gibbs, et fixa son ancien amant.

Gibbs – Au fait... désolé pour le pari.
Jen – Pourquoi ? J'en ai aussi fait un avec Ziva, c'est la même chose.
Gibbs – Sauf que moi je suis allé jusqu'au bout.
Jen – Quoi, tu aurais préféré que je le fasse aussi ?
Gibbs – Je n'ai pas dit ça. Mais maintenant que tu le demandes...

Il se leva, la fixant toujours. Elle l'affronta du regard en souriant.

Jen – Si ça te tiens tellement à c½ur, ça peut toujours s'arranger !

Elle se leva à son tour. Ils se rapprochèrent. Le c½ur de la jeune femme commença à battre anormalement fort, et elle se demanda si elle n'allait pas avoir une crise cardiaque avant d'avoir pu embrasser celui qu'elle aimait.

Gibbs *chuchotant penché vers elle* - Ca me tient sûrement beaucoup plus à c½ur que tu ne le crois.

Elle combla la distance qui séparait leurs lèvres et l'embrassa, enfin. Cette fois-là, aucuns paris, ni combats stupides ne devaient les déranger. Seulement, après ce qui leur sembla quelques secondes, un petit cri les sépara. Gibbs se recula et observa la pièce.

Jen – Qu'est-ce que c'était ?
Gibbs – Je n'en sais rien... on dirait que c'était dans la pièce.

Il s'avança prudemment, et eut soudainement une illumination. C'était évident, pourquoi n'y avait-il pas pensé plus tôt ?
Il s'avança doucement vers la porte fermée du vestiaire de Ducky et l'ouvrit d'un grand coup. La vision qu'il eut le stupéfia sur place, ainsi que sa directrice. Mais les plus surpris, furent sûrement les cinq agents se trouvant à l'intérieur. Ils semblaient très à l'étroit dans la petite cabine.
Tony arborait un sourire bêta, rivalisant bien avec celui de McGee et Ziva détournait les yeux, très gênée. Quand aux deux scientifiques, ils semblaient passifs, bien qu'Abby ait l'air toute excitée.

Tony – Euh... on va tout vous expliquer...
Ziva – Oui euh... c'est compliqué...
Gibbs – Vous avez intérêt à me donner une explication valable !

Son air furieux, et ses yeux bleus qui avaient presque virés au noir n'encourageaient pas vraiment ses agents à dire la vérité. Aussi Abby tenta de commencer un mensonge sans grande conviction.

Abby – Et bien... je crois qu'on ne vous avait pas mis au courant que c'était... euh... ici que se passait la fête ! C'est une sorte de surprise party, très à la mode en ce moment de faire ça dans un vestiaire !

Gibbs la foudroya du regard, avant de tourner celui-ci vers la porte. De l'intérieur, on pouvait voir une vitre parfaitement claire d'où le mur était parfaitement visible, et de l'autre côté, une peinture métallique la recouvrait, comme une sorte de salle d'interrogatoire.

Jen – Je vois, et c'est pour ça que les battants se sont fermés, que vous n'êtes pas sortis nous prévenir et que la porte est une vitre teintée ?

Tout en parlant elle avait posé une main sur l'épaule de Gibbs pour le calmer. Tony et Ziva échangèrent un regard. Au moins ils avaient réussi l'opération c'était déjà ça...

Ziva – Bon euh... je crois qu'on va devoir vous expliquer...
Tony - C'est pas tout ça mais moi j'ai un match de... de foot à regarder ! Donc je vais devoir...
Gibbs – Tu restes DiNozzo !

L'agent qui avait amorcé un pas vers la sortie stoppa net.

Abby – En fait... je dois d'abord vous expliquer ce qui s'est passé ce soir...

Au fait j'ai envie d'une nouvelle fic avec des vampires... qu'est-ce que vous en pensez ?
Bon, beh pour les vampires je dois avouer qu'il y a plus de pour que de contre... De toute façon vous devrez attendre la fin de cette fic et celle de plusieurs autres =) (pour savoir lesquelles rendez vous ici



« Flash

Tony – Vous êtes sûrs qu'on peut VRAIMENT faire ça ??

Les trois agents de l'équipe de Gibbs se trouvaient sur le parking du NCIS. Après avoir rapporté discrètement la boîte chez leur patron, ils étaient revenus aux bureaux finir ce qu'ils avaient à faire pour repartir quelques minutes plus tard. Abby les avait tous convoqués pour 19 heures, aussi ils arrivaient tout droit de chez eux, et s'étaient croisés sur le parking.

Ziva*levant les yeux au ciel* - Si tu es trop trouillard, tu n'avais qu'à ne pas venir Tony !
Tony – Non c'est pas ça... mais juste que c'est hyper risqué !
McGee – Va le dire à Abby ! Elle s'est mise dans la tête que laisser Gibbs et Jen seuls dans une salle pendant une nuit sous notre surveillance ça les mettra ensemble...
Tony – Pourquoi tu n'en es pas convaincu le bleu ? C'est pas bien ça, je devrais peut-être prévenir ta petite amie !
McGee – T'es saoulant Tony !

Ils continuèrent à se disputer, jusqu'à arriver au labo de la jeune laborantine gothique. Celle-ci était en pleine préparation de divers instruments étranges, dont ils se demandèrent la signification. Elle les vit et se précipita vers eux.

Abby – McGee, Tony, Ziva !!! Je suis super contente que vous soyez là c'est génial !
Tony – Euh c'est gentil...

Elle serra chacun d'entre eux quelques secondes avant de se retourner vers son établi et vers les choses étranges qu'elle était en train de faire.

Abby – Je vous présente barre de fer, barre de fer junior et rossignol ! Ce seront nos alliés durant la durée de cette opération !

Les trois autres échangèrent des regards craintifs. Cette fois-ci Abby avait complètement pété les plombs. Cette impression ne les quitta pas lorsqu'elle haussa soudainement la voix et s'adressa à Tim.

Abby – Agent McGee !
McGee *craintif* - Heu... oui ?
Abby – Oui MADAME ! Je serais le commandant de cette opération, et à ce titre je me dois d'être respectée par mes agents !

Nouveaux regards étranges. Il faudrait peut-être appeler l'asile non ?

Abby – Bien, alors, agent McGee j'ai un ordre officiel pour vous !
McGee *de plus en plus hésitant* – Euh... qui est ?
Abby – Vous devez pirater le système informatique du NCIS et rentrer dans l'ordinateur de la directrice sans que celle-ci s'en rende compte. L'agent spécial Summer se tient prête à entrer les codes directement sur l'écran de sa patronne. Vous êtes prié de l'appeler dès que vous aurez fini votre mission.

Elle parlait bien sûr de Cynthia, et tous se demandèrent comment elle avait réussi à convaincre la jeune secrétaire à les aider.
Elle se retourna. Tony mit son index sur sa tempe et le tourna, en signe de folie. Les deux autres acquiescèrent silencieusement, elle avait sûrement pété une durite là !

Abby – Agent DiNozzo, Agent David !

Elle venait de crier ces deux noms, et ils sursautèrent avant de se mettre presque au garde à vous. La jeune femme avait quelque chose de Gibbs de temps en temps...

Tony & Ziva – Oui... madame...
Abby – Vous êtes chargés de la surveillance de l'entrée, si vous voyez Gibbs arriver, ou Jen, retenez les jusqu'à ce que l'autre arrive. Mais d'abord, vous allez aider l'homme que voici à refaire la peinture de la salle d'autopsie !

Tandis qu'elle parlait, Ducky était sorti de l'autre pièce annexée au labo et se tenait silencieusement derrière elle. Ah, se dirent les autres, il participait aussi à son délire ? Peut-être qu'ils avaient un peu trop abusé sur le champagne... ça ne serait pas étonnant.
Elle reprit la parole brusquement, provoquant un nouveau sursaut.

Abby – Je veux que TOUT soit parfait pour 20 heures c'est compris ? L'opération de ce soir n'est pas un exercice, et vous avez intérêt à la réussir !

Et c'est ainsi que Tony, McGee et Ziva se retrouvèrent chacun confrontés à leurs propres taches, aussi simples soient-elles.

A 19 heures 45, ils se trouvaient tous dans la salle d'autopsie. Seule Ziva, chargée de retenir Jen ou Gibbs et de les prévenir de leur arrivée n'était pas présente.
Cynthia n'était pas venue, préférant ne pas risquer sa vie, mais elle avait fait solennellement promettre à la jeune gothique de tout lui raconter une fois l'opération finie.
Tony était assis, ou plutôt avachi sur une des tables, Ducky et McGee debout, tandis qu'Abby sautillait comme une folle, toute excitée. L'italien soupira :

Tony – Rappelle moi pourquoi on ne peut pas simplement placer des caméras dans la salle d'autopsie ?
Abby – Roooh, mais voyons Tony, et si elles tombent en panne de batterie ? Et puis vu l'expérience de Gibbs, il aurait tôt fait de les repérer...
Tony *grommelant* - Parce que c'est sûr que nous, il ne risque pas de nous repérer...

Il se tut car sa collègue israélienne qui les avait rejoint après un sprint dans les escaliers, leur annonça que leurs patrons étaient tout les deux dans l'ascenseur. Les agents s'engouffrèrent dans le vestiaire dont la porte venait d'être fraîchement changée puis repeinte pour qu'on ne voie pas que c'était en vérité une vitre.
Après quelques minutes, quand ils eurent réussi à tous se caser dedans, et à refermer la porte, leurs deux patrons arrivèrent. La vue de la salle d'autopsie, à l'intérieur était parfaite.
Gibbs entra le premier, surpris de ne voir personne. Apparemment la peinture cachait bien les agents.

Abby - Prêt à cliquer sur le bouton de fermeture de la porte Tim ?
McGee – Prêt !

En effet, le jeune agent avait dans sa main une télécommande, permettant de fermer à distance les portes de la salle d'autopsie électroniquement.

Tony – Fermez la je crois qu'ils vous entendent !

En effet, Gibbs s'était arrêté et tendait l'oreille. Jen s'avança dans la pièce.

Abby – C'est le moment !!

Le probie appuya sur un bouton, et un déclic se fit entendre. Gibbs et Jen se précipitèrent sur la porte, et il leur sembla entendre l'épaule de leur chef craquer.

Abby – Coool ça a marché !

Ils entendaient les deux anciens amants parler, la conversation commença par un « M**de » de Gibbs et Jen qui posait une question. Il appela le médecin légiste, qui ne lui répondit évidemment pas, puis se tourna vers la directrice.

Gibbs – Je suppose que tu n'as pas une idée de sortie madame la directrice ?
Jen – Arrête avec ce truc idiot ! Et tu as essayé la sortie de secours ?

Abby s'agita, soudainement inquiète. Et s'ils arrivaient à sortir ? Mince ce serait vraiment trop bête !

Abby – Quelqu'un a pensé à la sortie de secours ?
Tony – Oui moi. Toujours anticiper !
Abby – Ouff !
McGee – Mais...imaginez qu'il y ait un incendie...
Tony – Il n'y en aura pas.

Ils écoutèrent de nouveau la conversation de leurs patrons, qui était subitement devenue très intéressante.

Gibbs ... quelques idées, mais les tables ne sont pas très confortables pour ça.
Jen – Jethro ! Si tu crois que c'est le moment de faire de l'humour ! Et puis, comment pourrais-tu faire ça sur une table où des gens ont été autopsiés ?
Gibbs - Tu veux que je te montre ?
Jen – Jet' !!
Gibbs *innocemment* - Je parlais seulement de dormir.

Dans la cabine, c'était l'euphorie pour la jeune gothique. Elle tapait presque des mains parce que son interprétation de la conversation divergeait complètement de celle de Tony. S'ils disaient ça c'était forcément parce qu'ils envisageaient de se remettre ensemble hein ??
Elle se calma quand Ducky lui rappela qu'il ne fallait sûrement pas qu'ils se fassent entendre sous peine de mort immédiate. Elle fit des petits cris de joie très bas pendant quelques minutes, et faillit même entonner un chant de victoire, jusqu'à ce que Tony lui mette la main sur la bouche pour la calmer.

Tony – Spiacente Abby, mais on ne peut pas se permettre de se faire repérer.

Lorsqu'il retira sa main, elle s'était enfin calmée. Jen était maintenant assise devant l'ordinateur de Ducky, et faisait quelques manipulations.

Abby *inquiète* – Tu es sûr de tes codes de protection Tim ?
McGee – A 100%. Tu les a même vérifiés, elle ne pourra rien faire, à moins d'avoir eu encore plus de formation que moi, et d'essayer toute la nuit.
Abby – Mais... et si Cynthia s'était trompée...

Personne ne répondit, mais elle fut rassurée quand Jen quitta le poste pour s'asseoir sur une des tables. Ils écoutèrent en silence la conversation qui suivit, mais à la réplique “Cette nuit va sûrement être moins bien que celles qu'on passait à Paris... », la jeune laborantine faillit exploser de joie. C'était sûr, ils allaient bientôt s'embrasser. Mais elle redescendit bien vite sur terre.

Gibbs – A qui la faute ?
Jen – Jethro...

Elle baissa les yeux.
Abby, cette fois, ressentait plutôt de la colère envers son patron. Maiiis noooon !! Quel idiot ! C'était pas ça qu'il fallait lui dire voyons ! Et il attendait quoi pour appliquer ce qu'elle lui avait appris hein ??

Abby – Quel abruti !!

Les autres agents ne répondirent pas, car ils étaient plus gênés que fâchés. Evidemment, ils n'ignoraient pas à qui était due la séparation des deux amants, mais ils n'auraient jamais dû le découvrir.
Alors, ils reportèrent leur attention sur les deux anciens amants.

Gibbs – Au fait, désolé pour le pari.

Gibbs avait dit qu'il était désolé !!!! Abby hallucina. Si ça c'était pas une preuve d'amour, alors elle, elle était une hippie des années 80 conduisant un camion plein de fleurs (non pas que ça lui aurait déplu... au contraire). Du coup elle reprit le fil de la conversation deux répliques plus tard.

Jen - ... tu aurais préféré que je le fasse aussi ?
Gibbs – Je n'ai pas dit ça. Mais maintenant que tu le demandes...

Elle ne comprenait pas vraiment. De quoi parlaient-ils ? Ses amis avaient des sourires étranges, et fixaient les deux amants en sachant parfaitement ce qui se passait.

Abby – Faire quoi ?
Tony – Chut écoute !!

Elle ne dit plus rien, presque vexée.

Jen – Si ça te tient tellement à c½ur, ça peut toujours s'arranger !

Rrrraaaaaaa, c'était rageant de ne pas savoir ce qui se passait ! Elle continua à écouter quand même, ne voulant pas « déranger » l'italien, puisqu'il n'avait pas envie de lui répondre !

Ils s'étaient tout les deux levés, et s'étaient rapprochés. Se pourrait-il que... ? Mais, non ne pas trop espérer non plus. Elle ne comprit pas ce que Gibbs chuchota à l'oreille de sa directrice. Soudain, sans qu'elle ne s'y attende le moins du monde, ils s'embrassèrent. Wouaw ! C'était tellement stupéfiant qu'elle ne fit rien pendant une bonne minute. Puis, sans vraiment le vouloir, elle poussa un petit cri. Tony lui plaqua une nouvelle fois la main sur sa bouche.

Tony – Mais t'es cinglée ou quoi ? Ils sont en train de s'embrasser et toi tu cries !
Abby *s'étant dégagée* - Mais ils... ils... j'aurais dû amener mon appareil photo !
Tony – Si tu n'avais pas crié tu aurais pu faire beaucoup d'autres photos d'eux !
Ducky – Trop tard...

La porte s'ouvrit brusquement, et ils se retrouvèrent devant leurs deux patrons, et surtout un Gibbs en colère.
Fin du flash »

La fin approche et mes suites sont de plus en plus longues... j'espère que vous appréciez
Wouhouuu j'ai dépassé les 4000 coms sans pub ! Merci les gens =D


Tony – Et voila toute l'histoire.

Il avait dû terminer à la place de sa collègue aidé de Ziva, car la jeune laborantine ne tenait plus en place, et parlait au moins à 200 à l'heure, ce qui faisait qu'ils ne comprenaient que dalle. Ils avaient commencé par la formation de la Conspiration, puis les différentes opérations qu'ils avaient menée, pour terminer par cette dernière mission réussite. Bien sûr ils n'avaient parlé ni de la fouille de la maison de Gibbs, ni de leur découverte dans cette boîte en carton, ni de la participation de Cynthia.
Jen et Gibbs n'étaient plus tellement fâchés, mais plutôt impressionnés par les forces que les agents avaient employées pour les remettre ensembles. Tony en voyant cela, se dit que c'était gagné, et qu'ils étaient fiers d'eux.

Tony – Ah, mais bien sûr ce n'est pas la peine de nous remercier hein, c'est tout naturel de vouloir mettre de l'ambiance au NCIS !

Gibbs le regarda une bonne minute, une lueur indéfinissable dans les yeux, avant de lui foutre une taloche à l'arrière du crâne.

Gibbs – Si tu employais autant d'énergie à faire tes rapports, Jen en aurait sûrement plus sur son bureau !
Abby *avec un grand sourire* - Alors vous êtes remis ensembles ??

Les deux « anciens » amants échangèrent un regard.

Gibbs & Jen *en même temps* - On ne sait pas encore

Rebelote pour un regard... presque complice ! Abby sourit, et s'esquiva avec McGee, prétextant qu'ils avaient encore des choses à faire. Elle demanda aux autres de venir avec elle, obligeant presque Tony à sortir de la salle, il ne comprenait pas pourquoi il devait s'en aller.
En sortant, elle se pencha vers Gibbs et lui chuchota une remarque sans que les autres ne puissent l'entendre.

Abby – N'oublie pas d'appliquer ce que je t'ai appris !

Il sourit et la regarda partir. Elle s'empressa de rejoindre les autres.
Les deux amants, restés seuls, eurent un petit moment de gêne, ils se demandaient tout les deux ce qui se serait passé si Abby n'avait pas crié.

Jen – On va peut-être... devoir y aller.
Gibbs *pensif* - Oui.

Ils sortirent de la salle et prirent l'ascenseur. Le silence était tellement pesant, qu'au bout d'un moment l'ancien sniper arrêta la machine et se tourna vers sa directrice.

Gibbs – Je ne vais pas te laisser partir comme ça.
Jen – Quoi ?
Gibbs – Il faut qu'on parle.

Elle ne dit rien, mais lui non plus, se contentant de la fixer. La jeune femme ne put s'empêcher de se perdre dans ses yeux tellement bleus. A croire qu'un océan s'y reflétait.

Jen *souriante* – Généralement quand quelqu'un dit ça, c'est qu'après il rajoute autre chose.
Gibbs – Je suis sérieux Jen. Pour toi, ce qui s'est passé n'était peut-être qu'un jeu organisé par mon équipe dont on était les pions, mais...

Il laissa sa phrase en suspens. Dire ses sentiments... merde, il n'avait jamais fait ça de sa vie ! Pourquoi est-ce qu'il commencerait maintenant ? Parce que cette femme magnifique qu'il avait en face de lui le fixait de ses yeux d'un vert émeraude ? Raison suffisante sûrement...

Jen - Mais... ?
Gibbs – Je... Ecoute je ne veux plus que ce soit un jeu. Je veux la vérité. Est-ce que... ce baiser tout à l'heure n'a rien représenté pour toi ou...

Il ne termina encore pas. Ca lui ressemblait tellement peu. Mais il attendait une réponse. Elle hésita beaucoup. Comment pouvait-il croire qu'elle apparentait ça à un jeu ? Evidemment, elle l'aimait, mais comment être sûre que lui pouvait l'envisager ? Elle détourna le regard.

Jen – Jethro... tu sais que j'ai toujours détesté ce genre de conversations...
Gibbs – Cette fois elle est nécessaire.
Jen – Et toi ? Est-ce que tu considérais ça comme un jeu ?
Gibbs – Je ne... réponds moi d'abord !
Jen – Je ne te répondrais pas tant que tu ne l'auras pas fait.
Gibbs – Moi non plus !
Jen – Très bien !

Elle croisa les bras et se retourna vers la porte, tandis que Gibbs redémarrait la machine. La conversation, très sérieuse quelques secondes auparavant, venait de prendre un tournant d'école primaire.
Gibbs se rendit compte qu'il était encore en train de perdre une occasion de savoir si elle l'aimait. Et puis merde ! On ne vit qu'une fois !

Il appuya sur le bouton d'arrêt, et se retourna vers la jeune femme. Elle fit de même, le défiant du regard.

Jen – Qu'est-ce que tu fais maintenant ?

Elle pensait avoir gagné, qu'il allait lui dire la vérité maintenant. Qu'est-ce qu'il pouvait faire d'autre après tout. Mais elle fut totalement stupéfiée par la suite.
Il se décida à tenir la promesse qu'il avait faite à Abby. Ses conseils n'allaient pas rester inappliqués. Quitte à se prendre une baffe, de toute façon il n'en serait pas à sa première.
Il s'avança d'un pas. Un seul. Mais il était maintenant tout proche d'elle. Elle pouvait sentir son souffle sur son visage. Elle frémit. Il avait un sourire, craquant, qui signifiait toujours qu'il avait une idée derrière la tête.

Jen – Jethro... qu'est-ce que tu...

Elle ne put pas terminer sa phrase car il prit les mains de la jeune femme et plaqua celle-ci contre le mur métallique. Elle ne fit rien au début, ne comprenant pas vraiment, mais finit par prolonger le baiser tant attendu. Au bout de quelques secondes pourtant, elle le repoussa, sans qu'il ne comprenne. Et ce fut bien une nouvelle claque qu'il se reçut en réponse. Finalement elle avait peut-être bien autant de poigne que Diane.

Jen *furieuse* – Tu n'as pas intérêt à refaire ça c'est compris ?!
Gibbs – Ca n'avait pas l'air de te déplaire pourtant.
Jen – Non mais tu crois quoi ? Qu'il suffit que tu me plaques contre le mur après que tes satanés agents aient tout fait pour qu'on se remette ensemble pour qu'on le soit ??

Il hésita une seconde, la regarda droit dans les yeux, et finit par sourire. Il avait toujours su lire en elle, et savoir ce qu'elle voulait. La réponse ne se fit donc pas attendre, malgré l'air offensé de la jeune directrice.

Gibbs – Oui.


D'accord, c'est un peu (un peu ?) du n'importe quoi cette fic, m'enfin, je vous avais prévenus au début hein, venez pas vous plaindre !


Elle commença à s'offusquer, mais il ne l'écoutait même plus. Il se contentait de fixer ses lèvres qui bougeaient, ayant seulement envie de les capturer. Lorsqu'elle s'en rendit compte, elle arrêta de lui crier dessus.

Jen – Non Jethro. Tu... n'as pas intérêt à faire ça !

Il s'approcha une nouvelle fois, et elle recula tout à fait contre la paroi.

Jen – Jethro... arrête ça tout de suite.

Il ne l'écouta pas, il se contenta de l'embrasser. Elle s'esquiva (après en avoir bien profité quand même).

Jen – J'ai dit NON !! Tu ne sais pas t'arrêter ou quoi ?
Gibbs *avec un petit sourire* - Tu en as autant envie que moi.

Elle le fixa. M**de, mais comment faisait-il ?? C'était à croire qu'il était télépathe ! Mais elle ne voulait pas le laisser faire, zut quoi, c'était bien elle la directrice !

Jen – Recommence et je crie !!
Gibbs – Il n'y a plus personne.

Il s'avança encore vers elle. La paroi métallique était froide, et le visage de son ancien amant tout près du sien. Elle ne pouvait pas s'empêcher de vouloir la même chose que lui, mais elle ne pouvait pas le laisser faire.

Jen *faiblement* - Non... s'il te plaît...

Il approcha son visage du sien. Elle cédait. Mais tout à coup elle tenta de le repousser quand même.

Jen – Arrête ! Ce serait... ce serait du viol !

Il stoppa net. Elle avait longtemps hésité avant de lui lancer cet argument, mais pas le choix, elle ne pouvait pas le laisser faire ça ! Il semblait un peu blessé.

Jen – Jethro tu... tu ne peux pas attendre ? Je ne veux pas, tu le comprends ça ?
Gibbs *déçu* – Tu n'as jamais su mentir Jen.
Jen – Ce n'est plus un jeu.
Gibbs – Ca n'en a jamais été un pour moi.
Jen – C'est ça, et le pari bien sûr c'était sérieux.
Gibbs – Le pari n'était qu'un prétexte.
Jen – Pour quoi ?
Gibbs *hésitant* – Pour... pour... parce que... Jen je... je t'aime ! Voila c'est dit, t'es contente ? Maintenant si tu permets, je vais aller me saouler au bourbon pour t'oublier !

Il semblait plus furieux qu'autre chose d'avoir dû l'avouer. Il tapa sur le bouton de remontée de la machine, qui s'ébranla et commença à monter. La jeune femme resta interloquée, bloquée sur les dernières paroles de son agent. Cet homme qui ne montrait jamais, au grand jamais ses sentiments, venait de lui dire... qu'il l'aimait ? Elle ne pouvait pas y croire. L'appareil s'arrêta, et il en sortit, toujours autant fâché apparemment.
Lorsqu'elle se rendit compte que si jamais elle le laissait sortir du bâtiment, cette fois elle le perdrait à jamais, elle se précipita et le rattrapa dans le hall. Les gardiens les regardaient bizarrement, mais elle s'en fichait, il n'y avait que lui qui comptait.

Jen – Jethro !! Jethro reviens ici !

Il s'arrêta et se retourna. Ses yeux avaient presque virés au noir, signe qu'il était particulièrement furax.

Gibbs – Quoi ??? Qu'est-ce que tu veux ? Si c'est pour m'enfoncer encore plus ça va, ce n'est pas la peine Jenny !

Elle s'arrêta à son tour à quelques mètres de lui.

Jen – Non ! Je ne veux pas... t'enfoncer !
Gibbs – Vas t'en Jen, vas avec ces putins de sénateurs dont tu fais la lèche botte, trouves en toi un bien et pars avec lui ! Puisque c'est ce que tu as l'air de vouloir vas-y !

Elle était blessée par ce qu'il venait de lui dire. Ses pics lui étaient allés droit au c½ur, et ça faisait mal. Bien plus que ce qu'elle pouvait ressentir, même en l'ayant vu avec Hollis, ou avec cette rousse mystérieuse. C'était comme si un froid intérieur l'envahissait. Alors c'était comme ça qu'il la voyait ? Comme une sorte de lèche-botte aux sénateurs ? Une directrice égoïste et faible qui ne pouvait pas assumer ce poste parce qu'elle était une femme ?
Elle avait un mal de c½ur inexplicable. Il avait raison, elle avait joué avec lui durant presque un an, mais maintenant... c'était différent.
Elle fut tirée de ses pensées par un vigile, un nouveau sûrement, car il n'avait pas l'air de savoir qui était l'agent senior.

Vigile – Il y a un problème madame ?
Jen – Je... non aucun. Retournez à votre poste.

Il partit. Gibbs la regarda pendant une bonne minute, d'un regard presque haineux, qu'elle n'arrivait pas à comprendre, puis tourna les talons. Elle eut tôt fait de le rattraper. Elle se posta devant lui, et le fixa dans les yeux.

Jen – Comment est-ce que tu peux dire ça ? Comment tu peux penser ça ? Je ne te comprends plus Jethro ! Tu tentes de m'embrasser, tu me dis que tu m'aimes, et pour finir tu m'envoies ces piques... qu'est-ce qui te prend ??
Gibbs – Ce qui me prend ? Rien ! Rien du tout ! Et puis, laisse tomber tout ce que je t'ai dit, je préfère garder cette relation agent/directeur avec toi ! Puisque c'est ce que tu veux !

Il se détourna une nouvelle fois, mais elle le rattrapa.

Jen – Jethro... ce n'est pas ce que je veux, et tu le sais très bien.
Gibbs – Non je ne le sais pas Jen. Je ne suis ni voyant, ni télépathe, bien que tu aies l'air de penser le contraire.
Jen – J'aurais dû... te laisser faire tout à l'heure.

Il la regarda en face. Il ne semblait plus tellement en colère, seulement déçu.

Gibbs – Il est trop tard pour ça Jennyfer.
Jen – Non !

Il la regarda, surpris. Des larmes brillaient dans ses yeux, mais aussi une détermination farouche, c'était elle maintenant qui ne pouvait pas le perdre. Elle hésita et se plongea dans son regard azur, avant de lui rappeler une conversation qu'ils avaient eue, neuf ans auparavant.

Jen – Tu te souviens ? Il y a longtemps tu m'as dit... tu m'as promis... que tu ne me ferais jamais de mal... tu t'en souviens ?

Elle avait pris un ton presque suppliant. Une larme coula sur sa joue, et elle ne chercha même pas à l'essuyer.

Gibbs *calme* – Jen...
Jen – Non ! Réponds moi ! C'est tout ce que je te demande
Gibbs – Je m'en souviens...
Jen *doucement* – Et maintenant Jethro ? En serais-tu capable ?

Il ne répondit pas. Il leva seulement son pouce et écrasa la larme solitaire qui avait roulé sur sa joue. Elle prit sa main et la retira. Elle ne pleurait plus.

Jen – J'ai rompu cette même promesse le jour où je suis partie... mais toi ?
Gibbs – Je ne te ferais jamais de mal Jenny.

Il s'avança. Son c½ur battait à tout rompre, et Jen n'était, encore une fois, pas loin de l'infarctus. Elle captura ses lèvres, enfin.
Il leur sembla que ce baiser dura quelques secondes, pourtant au moment où ils se séparèrent, ils s'étaient embrassés pendant une éternité. Gibbs la regarda, surpris. Il ne réalisait pas tellement. Il avait espéré ce moment pendant des jours et des jours, et maintenant qu'il arrivait, il ne savait pas quoi dire.

Jen *souriante* – Qu'est-ce que tu attends pour me plaquer contre le mur ?

Il fut décontenancé, une nouvelle fois, ce qui agrandit encore plus le sourire de Jen.

Jen – J'ai aussi été voir Abby Jethro ! Et puisque tu ne te décides pas à le faire...

Elle s'avança, et il ne comprit pas vraiment comment il se retrouva plaqué contre le mur par sa directrice. Les gardiens échangeaient des regards surpris, mais Jen s'en fichait. Elle était trop occupée à passer ses mains sous le tee-shirt de son ancien amant (histoire de voir si ses plaquettes de chocolat étaient toujours les même), tout en l'embrassant. Au bout d'un moment, Gibbs la prit carrément dans ses bras et la porta. Jen lui dit d'arrêter tout en éclatant de rire, et après avoir confirmé aux agents de sécurité qu'elle ne se faisait pas enlever ils sortirent.
Il la porta jusqu'à sa voiture, où il l'installa sur la banquette arrière. Et là, je vous laisse imaginer qu'ils ne purent même pas attendre d'être chez l'un ou chez l'autre...

Voili voilou, cette fic est finie ! N'hésitez pas à me dire ce que vous en avez pensé, même si vous avez pas aimé...
Ah, si, il reste l'épilogue... Alors pour l'épilogue je vais avoir un léger problème (enfin ce n'est pas vraiment un problème). Il fait plus de 10 pages sur word, donc je vous propose un truc : Soit je vous le met en entier et il va falloir attendre encore une semaine pour l'avoir, soit je le met en deux partie, une la semaine prochaine je sais pas quand, et l'autre samedi prochain.
C'est comme vous voulez, moi ça me revient au même.
En tout cas je vous PROMET qu'il sera à la mesure de cette grande fic délirante ininteromptus, imaginez Gibbs et Jen vivant ensembles...



Epilogue


- M'man ! Kate veut pas me laisser la salle de bain !
- Ferme la sale morpionne ! C'est prouvé scientifiquement, plus on grandit plus on a besoin d'une salle de bain, donc tais-toi et attends !
- Maieuuuh ! J'dois aller à l'école moi !
- Je m'en fous complètement !
- M'maaaan Kate elle fait que de dire des gros mots !!

Sa mère arriva dans le couloir qui jouxtait la salle de bain. La petite fille en train de tambouriner à la porte, s'arrêta tout de suite et prit un air angélique.

- Kate, tu veux bien laisser la salle de bain à ta s½ur tout de suite s'il te plaît ?
- Non jveux pas ! Pi dit pas s'il te plaît, ça se dit que pour les grandes occasions !
- Sors de là Caitlin ! Et arrête d'écouter ton père !
- Nananaaa j'entends rien, j'écoute Damien Saez à fooond !!

La femme rousse leva les yeux au ciel, avant d'indiquer à la petite d'aller dans la salle de bain de ses parents. Puis elle se tourna une nouvelle fois vers la porte.

- Je dois aller au boulot, donc tu sors de là ou je t'envoie en pensionnat !
- J'enteeends riiieeeen ! Je suis devenue complètement sourde à cause des émissions de mon mp3 !!

Le père de cette charmante jeune fille, arriva dans ce même couloir, et sourit en découvrant sa femme bouillonnante devant la porte.

- Qu'est-ce qui se passe ? demanda t'il
- Ta fille ne veut pas me laisser entrer !
- Laisse moi faire.

Il se mit en face de la porte et frappa trois petits coups.

- Caitlin ?
- Y'a persooonne !
- Il y a ton copain gothique, je ne sais plus son nom, devant la maison. Il a dit qu'il voulait te voir.
- QUOI ???

Une jeune fille très rousse avec des yeux immensément bleus sortit de la salle de bain en vitesse. Elle bouscula ses parents et partit vers le salon.
Sa mère sourit à son mari, avant de le remercier :

- Merci beaucoup ! Elle est impossible ces temps-ci je ne sais pas ce qui lui prend.
- Crise d'adolescence, fit-il en souriant.

La rousse s'enferma à son tour dans la salle de bain, fermant à double tour pour que sa fille ne rentre pas.
Quant à son mari, il se dirigea vers le salon, et trouva Kate toute excitée qui cherchait en vain son ami par la fenêtre.

- Il est oùùùùùùù ????
- Qui ton ami ? Chez lui je pense pourquoi ?
- QUOI ?? Mais tu as dit que...
- Il fallait bien que ta mère aille travailler.

L'adolescente partit en flèche vers la salle de bain, et rugit en la trouvant fermée. Elle revint après quelques secondes, furax.

- JE TE HAIS PAPA !!
- Merci ma chérie, moi aussi je t'aime.

Elle partit dans la cuisine, furieuse. L'homme fit un nouveau sourire mystérieux, et revint à la salle de bain.

- Chérie ? Ta fille est levée au fait ?
- Bien sûr, ça ne se voit pas assez peut-être ?
- Je parle de l'autre.
- Je ne sais pas. La dernière fois que je l'ai vue elle tapait avec un marteau sur son réveil, et elle m'a envoyé un coussin à la figure. Donc si tu veux la réveiller fais le tout seul, c'est pas pour moi la troisième guerre mondiale !

Il partit vers la chambre de sa cadette. Il frappa doucement à la porte, et eut une sorte de grognement pour réponse. Il ouvrit. La chambre était plongée dans le noir, et d'après la vague forme qu'on pouvait voir sur le lit, la jeune fille ne devait pas être levée.

- Hey Jessica ? Je te signale que tu dois être au collège dans dix minutes.

L'effet de cette phrase fut immédiat. La forme noire se leva immédiatement et émit un rugissement (décidément !), avant de se précipiter dans la salle de bain en bousculant sa mère qui venait d'en sortir. Celle-ci s'avança vers son mari avant de dire :

- Et ben, je ne sais pas ce qu'elles ont aujourd'hui, mais ça doit être grave !

Il ne dit rien mais l'embrassa. La petite fille débarqua et fit une moue.

- Beuuurk ! C'est dé-goû-tant ! Pourquoi les adultes y font ça ??

Son père se recula et la regarda en souriant.

- Tu verras ça quand tu seras plus grande Abby.
- Et ben jveux pas grandir na !

Elle lui tira la langue et rejoignit sa s½ur dans la cuisine. Au bout de quelques minutes, les deux frangines arrivèrent. La petite avait son cartable sur le dos, et la grande un sac en bandoulière. Mais à part ce détail et leur taille, elles étaient presque semblables. Toutes les deux rousses, avec de magnifiques yeux bleus, et un caractère de cochon. La plus grande fit, avec un air boudeur :

- On est prêtes.
- Où est Jessica ? lui demanda sa mère.
- J'en sais rien moi, j'suis pas devin !

Sa s½ur apparut et elle ne rajouta rien. La jeune fille était très différente de ses deux s½urs. D'ailleurs, en la mettant côte à côte avec l'une d'elle, personne n'aurait pu deviner qu'elles étaient de la même famille. Blonde aux jolis yeux verts, elle avait l'air d'un chaton tombé du lit. Elle fit un sourire à son père, c'était sûrement celle qui lui ressemblait le plus de caractère, elle était discrète et mystérieuse, mais il ne fallait pas trop la chercher.

- Bon on y va ? fit-elle
- On attendait plus que toi patate, la rembarra son aînée
- Patate toi-même espèce de courgette !
- On se calme les filles !

Cet ordre donné par leur père, les arrêta, mais elles se tirèrent quand même la langue, histoire de.
La petite famille s'engouffra bruyamment dans la voiture noire aux airs d'agent secret. A l'intérieur c'était un chahut pas possible. Les trois filles se disputaient, et leurs parents essayaient de les calmer, tout en conduisant pour leur père.
Quand ils arrivèrent enfin devant un petit collège du nord de Washington, la voiture s'arrêta, et Jessica en descendit.

- Bonne journée ma puce, lui cria sa mère par la fenêtre.
- MAIS M'APPELLE PAS COMME CA !!!
- Moi aussi je t'aime, rigola t'elle en réponse.

Ils redémarrèrent, et déposèrent la plus grande quelques mètres plus loin, à côté d'un grand lycée. Celle-ci descendit et fit un signe de la main à ses parents. Mais elle revint et se pencha par la fenêtre.

- Au fait p'pa... Ne martyrise pas trop ce pauvre Tim, Shelley m'a dit qu'il était rentré furax hier.

Il lui fit un sourire, et elle s'éloigna. La voiture redémarra, puis s'arrêta à une école primaire juste à côté. La petite fille commença à supplier ses parents.

- Vous pouvez m'accompagner ??
- Non ma chérie, on doit aller travailler.
- Si te plaîîîîît !

Elle leur fit des yeux de caniche mouillé, mais ils ne cédèrent pas.

- Juste aujourd'hui !
- Tu dis ça tous les matins ! Tu es grande maintenant, tu peux très bien aller toute seule à l'école !
- Mais non je suis pas grande j'ai que 10 ans
- Abby !
- Mais c'est pour que mes copines elles me traitent plus de menteuse !
- Pourquoi, elles te traitent de menteuse tes copines ?
- Oui parce que j'ai dit que j'avais un papa et une maman super beaux, mais elles croivent pas que vous êtes plus beaux que les autres !

Les époux échangèrent un regard souriant, puis décidèrent de l'accompagner.

- Bon d'accord mais juste pour cette fois, céda son père.

Ils descendirent de la voiture, et chacun prit une main de la petite fille, ravie.

- Dit papa, ce soir je pourrais venir à ton travail et à celui de maman ??
- Si tu veux, mais fait attention en traversant

L'école primaire se trouvait en effet juste en face des locaux du NCIS. Les deux parents traversèrent la cour de l'école, et avaient l'impression que tous les regards des petites filles se tournaient vers eux. D'ailleurs, Abby fit une grimace à plusieurs d'entre elle. Ils confièrent la fillette à sa maîtresse, puis retournèrent dans leur voiture, qu'ils garèrent sur le parking du NCIS.

- Bonjour patron ! Directrice, leur lança Tony quand il les vit.
- 'jour DiNozzo.
- Vous êtes en retard.
- Abby nous a forcés à l'accompagner, répondit la directrice.
- Ah ok, je comprends. Au fait, vous savez que Kate sort avec James ?
- QUOI ???

Jen et Gibbs s'étaient immédiatement immobilisés et regardaient leur subordonné avec de grands yeux.

- Euh oui... je pensais que vous le saviez... fit Tony.

L'ancien marine se tourna vers sa femme, affolé.

- Il va vraiment falloir lui parler là !
- Calme toi Jethro, c'est de son âge.
- Ca excuse le fait qu'elle sorte avec des garçons, mais pas avec le fils de Tony !!!
- Je te rappelle que c'est aussi celui de Ziva.
- Justement ! Il faudrait...
- On en parlera ce soir, pour l'instant au boulot, ou je te colle des heures supplémentaires.
- Essaie seulement !

Elle sourit et partit vers son bureau. Gibbs fit de même vers le sien. Il savait très bien qu'elle n'allait jamais lui faire faire des heures supplémentaires, pour la simple et bonne raison qu'il fallait être cinglé pour essayer de garder toute seule leurs trois filles.
La journée fut assez ennuyeuse, ponctuée par des tapes sur la tête données à Tony, des interventions d'Abby (la laborantine cette fois) et une enquête assez simple sur la mort d'un officier.
Mais à cinq heures, une petite fille rousse débarqua au NCIS, que Ziva, Tony et McGee reconnurent tout de suite. Leur patron était parti se chercher un café, aussi ils l'accueillirent.

- Bonjour Abby, ton père est parti se chercher un café, mais fait comme chez toi, lui dit en souriant Tony.
- Salut Tony, salut Ziva, salut Tim !
- Hello Abby, firent en c½ur les deux autres agents.

La petite fille s'assit sur le fauteuil de son paternel. Au bout de quelques minutes, celui-ci revint avec un café et la vit.

- J'ai encore quelques trucs à faire Abby, tu veux bien aller voir ta mère ? demanda t'il
- Tu me donnes un soda ?
- Non Abby !
- Ste plaîîît !
- Abby !
- Alors tu me fais goûter à ton café ?
- C'est pas pour les petites filles !
- Alors je reste là, na !

L'ancien marine lança un regard noir à ses agents, qui avaient tous un sourire ironique aux lèvres, et ceux-ci se remirent tout de suite au boulot. Puis il se tourna vers la petite.

- D'accord, tu veux goûter alors vas-y.

Il lui tendit la boisson. Elle hésita, surprise que son père accepte aussi facilement. Elle prit le gobelet, et trempa ses lèvres dedans, buvant une gorgée. Elle fit une moue dégoûtée.

- BEUUUUUURK !!! C'est pas bon ! Comment tu peux boire ça ?

Elle recracha le breuvage dans la poubelle et s'essuya les lèvres avec la main. Son père sourit, avant de reprendre.

- Tu vas voir ta mère maintenant ?
- ... jpeux pas aller voir Abby ?
- Si tu veux, je viendrais te chercher.

La petite sauta de joie, avant de se précipiter dans l'ascenseur.
A peine une heure plus tard, Jen et Gibbs descendirent dans le labo, et trouvèrent les deux Abbys en train de discuter en faisant le poirier. Leur fille leur sourit, avant de dire :

- Regardez c'est Abby qui m'a appris ça !

La jeune femme se releva, et s'adressa à ses patrons.

- Oh j'ai pas eu besoin de lui expliquer longtemps. Elle est très intelligente !
- Elle va nous faire ça toute la soirée maintenant... c'est malin ! fit sa mère en souriant.
- Oups, désolée j'y avais pas pensé, s'excusa la jeune gothique, confuse.
- Ce n'est pas grave Abby, la rassura son patron avec un sourire

Les deux époux prirent la petite, et partirent du NCIS. Ils passèrent prendre leurs deux autres filles, et rentrèrent chez eux, en essayant de retenir Abby qui voulait faire le poirier dans la voiture, et de réguler Jessica, qui essayait de taper sur sa s½ur.
Quand ils arrivèrent enfin tant bien que mal chez eux, chacune des filles partirent faire leur activité habituelle, seule Kate fut retenue par ses parents.

- Viens ici, on doit te parler, grogna son père.

Jen se tourna vers lui, exaspérée.

- On avait dit qu'on la laissait faire ce qu'elle veut !
- On n'avait rien dit du tout Jen !
- En tout cas je préfère qu'on en discute avant que tu l'engueules juste à cause de ses fréquentations.
- Ses fréquentations ? D'après Tony c'est beaucoup plus que ça, fit-il d'un ton qui montait.

La jeune fille qui les écoutait toujours regarda son père avec des yeux ronds en comprenant ce qu'il avait.

- C'est à cause de James que vous vous disputez ?
- Non ! fit sa mère.
- Oui ! la reprit son père.

Kate sourit en les voyant échanger un regard assassin.

- Va falloir se mettre d'accord.
- Il n'y a pas de raison de se disputer, tu fais ce que tu veux je pense que tu es assez grande, s'exclama Jen tout en foudroyant du regard son mari.
- Tu fais ce que tu veux, mais pas avec qui tu veux ! Enfin Jen, tu te rends compte que ce garçon est le fils de l'homme le plus dragueur de la terre ?
- Je m'en rends parfaitement compte, puisque si tu ne l'avais pas remarqué il s'est calmé !
- Peut-être mais il y a des gênes qui se transmettent ! aboya t'il
- J'espère que tes gênes à toi n'ont pas atterris chez tes filles en tout cas, ce serait une catastrophe nucléaire ! gronda la directrice
- Je peux... commença Kate.
- NON ! crièrent-ils en se retournant vers elle.

Sous les regards meurtriers de ses deux parents, elle s'écrasa pour ne pas avoir à se faire tuer. Même si ce qu'elle avait à dire pouvait finir la dispute.

- Ok...
- Donc je disais que si jamais tu continues à voir ce James, je...
- Tu rien du tout Jethro ! Il n'est pas question que tu interviennes dans la vie de tes filles, il faut bien qu'elles apprennent à se débrouiller sans toi !
- A se débrouiller je ne suis pas contre, mais sortir avec le fils de Tony...
- Le fils de Ziva ! Elle, elle a assez de bons gênes ou ça ne te convient pas ??
- Le fils d'un italien coureur de jupons, et d'une israélienne sadique pouvant tuer du regard ! Et c'est ça que tu veux avoir comme beau-fils ??
- Qui t'a parlé de beau-fils Jethro ?? C'est son petit ami, et ça ne risque pas de devenir son mari ou quoi que ce soit d'autre !
- J'espère bien que non ! Rien que d'imaginer qu'elle soit avec ce gars ça me file le bourdon !
- Ce serait quelqu'un d'autre ce serait pareil, tu fais fuir tous ses petits amis, et ce ne sont pas tous les fils de Ziva et Tony à ce que je sache !
- Parce qu'elle a le don de les choisir complètement abrutis, et je te signale que...
- Bon cette fois ça suffit, le coupa Kate.

Elle mit une main sur la bouche de chacun de ses parents pour pouvoir en placer une. Mais étrangement, elle avait un sourire ironique. Elle commença d'un ton calme :

- D'une, au cas où vous ne le sauriez pas encore, les enfants n'aiment pas quand leurs parents se disputent.

Elle désigna du regard Abby et Jessica, qui les regardaient de la porte du salon. La petite semblait effrayée, et était serrée dans les bras de sa grande s½ur. Kate reprit :

- De deux, les enfants n'aiment pas quand on se dispute à cause d'eux.

Elle se désigna elle-même en baissant les yeux.

- Et de trois, Tony devrait changer d'informateurs, je ne suis plus avec James depuis une bonne semaine.

Elle fit un sourire provocateur à son père, avant d'enlever ses mains pour qu'ils puissent parler.

- Alors... tu ne vas pas...
- Me marier avec le fils d'un italien coureur de jupons et d'une israélienne sadique pouvant tuer d'un seul regard ? Non.

Elle leur fit un nouveau smiley, puis se détourna pour rejoindre ses s½urs, et rassurer surtout la petite effrayée.
Jen et Jethro restés seuls, se sentirent soudain un peu honteux.

- Heu... je crois que je te dois des excuses mais... tu sais ce que c'est, fit l'ancien marine.
- Un signe de faiblesse, bien sûr. Tu es pardonné quand même, de justesse !

Elle l'embrassa passionnément, preuve qu'ils étaient totalement réconciliés. Lorsque Gibbs se détacha, il ne put pas s'empêcher de demander :

- C'est vrai ce que tu as dit ?
- Quoi ?
- Que si elles avaient mes gênes ce serait une catastrophe nucléaire ?

Elle rigola et lui tapa dans l'épaule avant de l'embrasser à nouveau.
Et oui, malgré leurs disputes passagères, ils étaient très heureux, et s'ils n'avaient pas été protégés souvent par une dizaine de gardes du corps lorsqu'il y avait un risque, on aurait presque pu les considérer comme une famille normale !

De leur côté, Abby et McGee filaient l'amour parfait avec leurs deux jumelles, Shelley et Anna. Quant à Ziva et Tony, vous aurez compris qu'ils avaient un fils, James, et que leur relation était... explosive !
A vous de voir si James et Kate se sont remis ensembles, si Gibbs a fini par céder à la demande de Jen de ne pas faire fuir les petits amis de ses filles, ou encore si les trois filles ont suivi les voies de leurs parents. Tout cela, je vous laisse l'imaginer tout seuls...


Fin


Et voila, j'espère que vous avez aimé !
Bon maintenant la réponse à la question que vous vous posez tous (et ne me contredisez pas ou je fais du mibbs aussi sur ce blog là !) : A quand ma prochaine fic ?
Et bien, je dois finir une fic pour un concours d'ici mercredi, et comme je n'ai pas d'idée elle devrait être en ligne... lundi ! Ensuite, on verra bien, pour le programme lisez ceci... Quant à ceux qui sont sur le forum j2ncis, et bien... Soit vous relisez, soit vous patientez

# Posté le dimanche 02 novembre 2008 05:01

Modifié le samedi 13 décembre 2008 15:18