Jethro
Tu dois te demander pourquoi l'appartement est vide, pourquoi mes affaires sont en route pour l'aéroport, et pourquoi tu es en train de lire cette lettre.
Je suppose que tu l'as deviné, c'est une lettre de rupture. Après ce qui s'est passé aujourd'hui, tu ne me feras plus jamais confiance.
Tu dois me détester, autant, voir même plus que ces policiers, alors je ne veux plus t'infliger ma présence.
Je ne supporte plus le froid qu'il y a entre nous depuis quelques jours, tu devais savoir que ça finirait comme ça.
Désolée de te l'annoncer dans cette lettre, j'aurais pu rester et te le dire à ton retour de l'hôpital, mais je ne veux pas que tu me retiennes.
C'est mieux comme ça. Je me suis beaucoup excusée dans cette lettre, je sais que c'est une preuve de faiblesse, mais il se peut que j'ai été faible de croire en toi.
Retourne aux Etats-Unis, essaie de tout arranger avec Diane, et oublies-moi, je ne vaux pas la peine que tu souffres.
Ta Jen qui ne t'oubliera jamais
Ps : Je t'aime
La dernière phrase était écrite en français.
Personne ne rajouta rien, ils avaient tous lu la lettre en même temps. Ziva fut la dernière à finir sa lecture. Ils échangèrent quelques regards embarrassés.
Ils se rendaient progressivement compte de ce qu'ils étaient en train de faire. Mais qui étaient-il pour tenter de remettre ensemble, deux personnes qui n'avaient peut-être aucune envie de l'être ? Qui étaient-il pour essayer de modifier une histoire sur laquelle ils n'avaient aucun contrôle ? Ce n'était pas leur problème, ça ne les regardait même pas. Ils étaient juste leurs patrons. Ils n'avaient pas à les aider s'ils ne voulaient pas s'aider eux-mêmes.
Abby ne dit rien de plus que les autres, elle n'essaya même pas de regarder ce qu'il y avait dans le fond du carton, elle remit simplement la lettre pliée dedans, puis le referma doucement.
Quand enfin, Tony réussit à rompre le silence en posant la question qui occupait leurs esprits à tous, il avait perdu tout humour, et toute imagination de plans.
Tony – Vous croyez que... la Conspiration du j2 est vraiment une bonne chose ?
Personne ne répondit. Après quelques minutes de ce silence pesant, la voix du médecin légiste le rompit fermement.
Ducky – Oui !
Tout le monde se tourna vers lui, surpris de cette réponse, tandis qu'il les affrontait du regard tour à tour, une étrange lueur dans les yeux.
Je crois que ça m'amuse plus de prévenir les gens que de mettre la fic en elle-même... m'enfin bref, voila la suite... (le copier/coller n'a pas été fait par flemme, mais j'aime bien surprendre hihihi... bon, j'avoue, y'avait une petite part de flemme quand même !)Les quatre autres auraient sans aucun doute donné une réponse négative. Mais il semblait si déterminé... cette lettre ne l'avait donc pas touché ?
McGee – Pourquoi ?
Ducky *les défiant tous du regard* - Croyez moi ou pas les enfants, voir Jen et Jethro de nouveau ensemble serait la plus merveilleuse chose qui puisse arriver. Vous, vous ne les avez pas connus quand ils étaient ensembles. Vous n'avez pas vu cette étincelle dans le regard de Jethro quand il la voyait. Vous n'avez pas vu Jen aussi heureuse que quand elle l'aimait. Vous ne savez pas à quel point ils allaient bien ensembles ! Alors oui, la Conspiration du j2 est géniale si elle arrive à les remettre ensemble, et je vous interdis de penser le contraire !
Les autres ne pipèrent pas un mot, impressionnés par le remontage de bretelle, ou de moral, du médecin légiste. Jusque là il n'avait pas eu un grand rôle, mais il semblait penser un grand bien de leur action, aussi spéciale fut-elle. En tout cas, il avait bien stimulé les quatre agents, qui étaient maintenant remontés à bloc.
Abby lui fit un grand sourire, et un câlin de remerciement.
Abby – Et bien, il n'y a plus qu'à mener l'opération de ce soir !
Lorsque Gibbs arriva au NCIS, bien après que les agents en furent partis, ce soir-là, il prit directement l'ascenseur pour aller à la salle d'autopsie. La machine s'arrêta à mi-parcours, et il fit un sourire en voyant sa supérieure y entrer.
Gibbs – Tu as pu te libérer Jen ?
Jen –Non, j'ai envoyé mon double à la place !
Gibbs *souriant* - Alors il est très réussi !
Elle sourit à son tour, mais ne rajouta rien. Lorsque l'ascenseur s'arrêta, ils en descendirent et entrèrent dans la salle. Curieusement, celle-ci était plongée dans le noir, et totalement déserte.
Jen – C'est étrange, ils devraient être là non ?
Gibbs – On est peut-être en avance.
Elle regarda sa montre.
Jen – Non il est 20 heures. Et Ziva m'a retenue deux minutes tout à l'heure, elle avait l'air étrange mais elle n'aurait pas mis autant de temps pour venir...
Il alluma la lumière et s'avança au milieu de la pièce, désespérément déserte. Il lui semblait entendre des chuchotements, mais il n'aurait pas su déterminer d'où ils venaient. Il n'en était d'ailleurs pas sûr du tout. La jeune femme s'avança à son tour dans la pièce quand tout à coup...
Jen et Gibbs entendirent seulement la porte se fermer, puis un clic informatique prouvant que les deux battants étaient refermés électroniquement, et ils se précipitèrent dessus.
L'ancien marine faillit se déboîter l'épaule en essayant de l'enfoncer, mais après quelques tentatives, ils durent bien se résoudre à ce qu'ils fussent enfermés.
Gibbs – M**de !!
Jen – Pourquoi est-ce que cette porte s'est fermée ??
Il ne répondit pas mais appela le médecin légiste. Personne ne lui répondit, seulement le silence inquiétant de la salle d'autopsie.
Gibbs – Je suppose que tu n'as pas une idée de sortie madame le directeur ?
Jen – Arrête avec ce truc idiot ! Et tu as essayé la sortie de secours ?
Gibbs – Non.
Il se dirigea vers l'escalier qui servait en cas d'incendie. Celui-ci était bien évidemment fermé à double tour. Plus qu'à espérer qu'il n'y aurait pas de feu cette nuit-là.
Jen – Et maintenant on fait quoi ?
Gibbs *souriant* - J'aurais bien quelques idées, mais les tables ne sont pas très confortables pour ça.
Jen – Jethro ! Si tu crois que c'est le moment de faire de l'humour ! Et puis, comment pourrais-tu faire ça sur une table où des gens ont été autopsiés ?
Gibbs - Tu veux que je te montre ?
Jen – Jet' !!
Gibbs *innocemment* - Je parlais seulement de dormir.
Elle sourit mais ne rajouta rien. C'est vrai qu'après tout, faire ce à quoi Gibbs pensait vraiment ne lui aurait pas tellement déplu, mais ça elle ne l'aurait jamais avoué.
Jen – Tu as ton portable ?
Gibbs – Si je l'avais je l'aurais déjà utilisé pour appeler Ducky ! Et le tien ?
Jen – Je l'ai prêté à Abby...
Gibbs – On doit passer la nuit ici...
Jen – Non on va bien trouver une solution !!
Elle se leva et commença à appeler.
Jen – Hé ! Y'a quelqu'un ?! Hé ho !!
Gibbs – Ne t'égosille pas, personne ne passe par ici à part les médecins légistes. La nuit je doute qu'il y ait autre chose que des cadavres.
Jen – Et bien au moins j'essaie, ça vaut mieux que de rester assis à ne rien faire ! Il n'y a pas moyen de faire un rossignol ou un truc comme ça ?
Gibbs – C'est fermé électroniquement Jen. Il faudrait avoir accès au réseau de sécurité de l'agence.
Jen – Je suis la directrice je peux très bien y avoir accès avec un ordinateur ! Où est celui de Ducky ?
L'ancien marine désigna la machine dans un coin de la pièce. Il se leva, intéressé par ce qu'elle allait faire.
Elle s'assit sur la chaise du médecin légiste et alluma l'ordinateur.
Gibbs – Tu sais te servir de ça ?
Jen – Evidemment ! Je ne serais sûrement pas directrice du NCIS sinon.
Gibbs – Vas-y, fais-nous sortir d'ici alors.
Elle tapa quelques codes d'entrées, fit quelques clics avec la souris, et finit par froncer les sourcils, contrariée. Gibbs, qui l'observait, sut que quelque chose ne marchait pas comme elle voulait.
Gibbs – Qu'est-ce qui se passe ?
Jen – C'est étrange, on dirait que quelqu'un a changé tous les codes...
Gibbs – Un pirate ?
Jen – Non c'est quelqu'un du NCIS. Et... il y a eut accès avec mon ordinateur.
Gibbs – Ce ne serait pas toi qui as changé les codes ?
Jen – Je ne suis pas encore folle Jethro ! Je m'en souviendrais quand même !
Gibbs *pas convaincu* - Mouais...
Jen – De toute façon Ducky a dû verrouiller le réseau informatique parce que son ordinateur n'y est pas connecté. Il faudrait savoir l'adresse IP de mon ordinateur pour...
L'autre la regarda avec de grands yeux, et elle sourit. C'est vrai, il ne connaissait rien à ça, autant lui parler chinois il aurait plus de facilité à l'écouter.
Jen – En clair on ne peut pas sortir d'ici.
Gibbs – Ton adresse IP est 90.32.142.42.
Jen *surprise* - Que... comment tu... où as-tu eu ça ?
Gibbs *souriant* - McGee l'avait sur son ordinateur quand il a dû... enfin peu importe, tu peux faire quelque chose maintenant ?
Jen – Quand il a dû quoi ?? Jethro, ne me dis pas que tu l'as obligé à me pirater ?
Gibbs – Moi ? Non ! Je ne ferais jamais ça, tu me connais Jen.
Jen – Justement ! Redonne lui cet ordre et je te vire ! Même avec l'adresse IP de toute façon je ne peux rien faire. Il me faut tous les codes qui vont avec.
Gibbs – Et tu ne peux pas te pirater toi-même ?
Jen – Non ! Je ne suis pas informaticienne comme McGee ! De toute façon ça me prendrait toute la nuit.
Gibbs – Et bien je crois qu'on est condamnés à passer la nuit ensemble.
Il s'éloigna et s'assit sur une des tables d'autopsie. La jeune femme éteignit l'ordinateur et le rejoignit. Elle préféra rester debout.
Dites, ça s'éternise quand même un peu là, non ?Gibbs – Dis-moi ça faisait combien de temps ?
Jen – Quoi ?
Gibbs – Une nuit ensemble, ça fait combien de temps qu'on n'en a pas passées ?
Jen – Jethro ! Tu es exaspérant !
Gibbs – Quoi, c'était juste une question !
Jen – Idiote !
Gibbs *avec un sourire craquant* - Il en faut bien.
Jen – En plus tu sais très bien la réponse.
Gibbs – Il se peut que ma mémoire vieillisse elle aussi.
Elle leva les yeux au ciel, avant d'ajouter :
Jen – Cette nuit va sûrement être moins bien que celles qu'on passait à Paris...
Elle rougit quand elle se rendit compte de ce qu'elle venait de dire. Lui, sourit un nouvelle fois en la dévisageant. C'était peut-être le moment pour appliquer ce que lui avait dit Abby. La plaquer contre le mur hein ? Pas sûr que ça lui plairait... Il préféra l'ironie.
Gibbs – A qui la faute ?
Jen – Jethro...
Elle baissa les yeux, un peu confuse. Evidemment c'était de sa faute, mais de toute façon il l'avait provoquée.
Gibbs – Quoi ?
Jen – Laisse tomber.
Elle alla s'asseoir sur la table qui se situait en face de celle de Gibbs, et fixa son ancien amant.
Gibbs – Au fait... désolé pour le pari.
Jen – Pourquoi ? J'en ai aussi fait un avec Ziva, c'est la même chose.
Gibbs – Sauf que moi je suis allé jusqu'au bout.
Jen – Quoi, tu aurais préféré que je le fasse aussi ?
Gibbs – Je n'ai pas dit ça. Mais maintenant que tu le demandes...
Il se leva, la fixant toujours. Elle l'affronta du regard en souriant.
Jen – Si ça te tiens tellement à c½ur, ça peut toujours s'arranger !
Elle se leva à son tour. Ils se rapprochèrent. Le c½ur de la jeune femme commença à battre anormalement fort, et elle se demanda si elle n'allait pas avoir une crise cardiaque avant d'avoir pu embrasser celui qu'elle aimait.
Gibbs *chuchotant penché vers elle* - Ca me tient sûrement beaucoup plus à c½ur que tu ne le crois.
Elle combla la distance qui séparait leurs lèvres et l'embrassa, enfin. Cette fois-là, aucuns paris, ni combats stupides ne devaient les déranger. Seulement, après ce qui leur sembla quelques secondes, un petit cri les sépara. Gibbs se recula et observa la pièce.
Jen – Qu'est-ce que c'était ?
Gibbs – Je n'en sais rien... on dirait que c'était dans la pièce.
Il s'avança prudemment, et eut soudainement une illumination. C'était évident, pourquoi n'y avait-il pas pensé plus tôt ?
Il s'avança doucement vers la porte fermée du vestiaire de Ducky et l'ouvrit d'un grand coup. La vision qu'il eut le stupéfia sur place, ainsi que sa directrice. Mais les plus surpris, furent sûrement les cinq agents se trouvant à l'intérieur. Ils semblaient très à l'étroit dans la petite cabine.
Tony arborait un sourire bêta, rivalisant bien avec celui de McGee et Ziva détournait les yeux, très gênée. Quand aux deux scientifiques, ils semblaient passifs, bien qu'Abby ait l'air toute excitée.
Tony – Euh... on va tout vous expliquer...
Ziva – Oui euh... c'est compliqué...
Gibbs – Vous avez intérêt à me donner une explication valable !
Son air furieux, et ses yeux bleus qui avaient presque virés au noir n'encourageaient pas vraiment ses agents à dire la vérité. Aussi Abby tenta de commencer un mensonge sans grande conviction.
Abby – Et bien... je crois qu'on ne vous avait pas mis au courant que c'était... euh... ici que se passait la fête ! C'est une sorte de surprise party, très à la mode en ce moment de faire ça dans un vestiaire !
Gibbs la foudroya du regard, avant de tourner celui-ci vers la porte. De l'intérieur, on pouvait voir une vitre parfaitement claire d'où le mur était parfaitement visible, et de l'autre côté, une peinture métallique la recouvrait, comme une sorte de salle d'interrogatoire.
Jen – Je vois, et c'est pour ça que les battants se sont fermés, que vous n'êtes pas sortis nous prévenir et que la porte est une vitre teintée ?
Tout en parlant elle avait posé une main sur l'épaule de Gibbs pour le calmer. Tony et Ziva échangèrent un regard. Au moins ils avaient réussi l'opération c'était déjà ça...
Ziva – Bon euh... je crois qu'on va devoir vous expliquer...
Tony - C'est pas tout ça mais moi j'ai un match de... de foot à regarder ! Donc je vais devoir...
Gibbs – Tu restes DiNozzo !
L'agent qui avait amorcé un pas vers la sortie stoppa net.
Abby – En fait... je dois d'abord vous expliquer ce qui s'est passé ce soir...
Au fait j'ai envie d'une nouvelle fic avec des vampires... qu'est-ce que vous en pensez ?
Bon, beh pour les vampires je dois avouer qu'il y a plus de pour que de contre... De toute façon vous devrez attendre la fin de cette fic et celle de plusieurs autres =) (pour savoir lesquelles rendez vous ici« Flash
Tony – Vous êtes sûrs qu'on peut VRAIMENT faire ça ??
Les trois agents de l'équipe de Gibbs se trouvaient sur le parking du NCIS. Après avoir rapporté discrètement la boîte chez leur patron, ils étaient revenus aux bureaux finir ce qu'ils avaient à faire pour repartir quelques minutes plus tard. Abby les avait tous convoqués pour 19 heures, aussi ils arrivaient tout droit de chez eux, et s'étaient croisés sur le parking.
Ziva*levant les yeux au ciel* - Si tu es trop trouillard, tu n'avais qu'à ne pas venir Tony !
Tony – Non c'est pas ça... mais juste que c'est hyper risqué !
McGee – Va le dire à Abby ! Elle s'est mise dans la tête que laisser Gibbs et Jen seuls dans une salle pendant une nuit sous notre surveillance ça les mettra ensemble...
Tony – Pourquoi tu n'en es pas convaincu le bleu ? C'est pas bien ça, je devrais peut-être prévenir ta petite amie !
McGee – T'es saoulant Tony !
Ils continuèrent à se disputer, jusqu'à arriver au labo de la jeune laborantine gothique. Celle-ci était en pleine préparation de divers instruments étranges, dont ils se demandèrent la signification. Elle les vit et se précipita vers eux.
Abby – McGee, Tony, Ziva !!! Je suis super contente que vous soyez là c'est génial !
Tony – Euh c'est gentil...
Elle serra chacun d'entre eux quelques secondes avant de se retourner vers son établi et vers les choses étranges qu'elle était en train de faire.
Abby – Je vous présente barre de fer, barre de fer junior et rossignol ! Ce seront nos alliés durant la durée de cette opération !
Les trois autres échangèrent des regards craintifs. Cette fois-ci Abby avait complètement pété les plombs. Cette impression ne les quitta pas lorsqu'elle haussa soudainement la voix et s'adressa à Tim.
Abby – Agent McGee !
McGee *craintif* - Heu... oui ?
Abby – Oui MADAME ! Je serais le commandant de cette opération, et à ce titre je me dois d'être respectée par mes agents !
Nouveaux regards étranges. Il faudrait peut-être appeler l'asile non ?
Abby – Bien, alors, agent McGee j'ai un ordre officiel pour vous !
McGee *de plus en plus hésitant* – Euh... qui est ?
Abby – Vous devez pirater le système informatique du NCIS et rentrer dans l'ordinateur de la directrice sans que celle-ci s'en rende compte. L'agent spécial Summer se tient prête à entrer les codes directement sur l'écran de sa patronne. Vous êtes prié de l'appeler dès que vous aurez fini votre mission.
Elle parlait bien sûr de Cynthia, et tous se demandèrent comment elle avait réussi à convaincre la jeune secrétaire à les aider.
Elle se retourna. Tony mit son index sur sa tempe et le tourna, en signe de folie. Les deux autres acquiescèrent silencieusement, elle avait sûrement pété une durite là !
Abby – Agent DiNozzo, Agent David !
Elle venait de crier ces deux noms, et ils sursautèrent avant de se mettre presque au garde à vous. La jeune femme avait quelque chose de Gibbs de temps en temps...
Tony & Ziva – Oui... madame...
Abby – Vous êtes chargés de la surveillance de l'entrée, si vous voyez Gibbs arriver, ou Jen, retenez les jusqu'à ce que l'autre arrive. Mais d'abord, vous allez aider l'homme que voici à refaire la peinture de la salle d'autopsie !
Tandis qu'elle parlait, Ducky était sorti de l'autre pièce annexée au labo et se tenait silencieusement derrière elle. Ah, se dirent les autres, il participait aussi à son délire ? Peut-être qu'ils avaient un peu trop abusé sur le champagne... ça ne serait pas étonnant.
Elle reprit la parole brusquement, provoquant un nouveau sursaut.
Abby – Je veux que TOUT soit parfait pour 20 heures c'est compris ? L'opération de ce soir n'est pas un exercice, et vous avez intérêt à la réussir !
Et c'est ainsi que Tony, McGee et Ziva se retrouvèrent chacun confrontés à leurs propres taches, aussi simples soient-elles.
A 19 heures 45, ils se trouvaient tous dans la salle d'autopsie. Seule Ziva, chargée de retenir Jen ou Gibbs et de les prévenir de leur arrivée n'était pas présente.
Cynthia n'était pas venue, préférant ne pas risquer sa vie, mais elle avait fait solennellement promettre à la jeune gothique de tout lui raconter une fois l'opération finie.
Tony était assis, ou plutôt avachi sur une des tables, Ducky et McGee debout, tandis qu'Abby sautillait comme une folle, toute excitée. L'italien soupira :
Tony – Rappelle moi pourquoi on ne peut pas simplement placer des caméras dans la salle d'autopsie ?
Abby – Roooh, mais voyons Tony, et si elles tombent en panne de batterie ? Et puis vu l'expérience de Gibbs, il aurait tôt fait de les repérer...
Tony *grommelant* - Parce que c'est sûr que nous, il ne risque pas de nous repérer...
Il se tut car sa collègue israélienne qui les avait rejoint après un sprint dans les escaliers, leur annonça que leurs patrons étaient tout les deux dans l'ascenseur. Les agents s'engouffrèrent dans le vestiaire dont la porte venait d'être fraîchement changée puis repeinte pour qu'on ne voie pas que c'était en vérité une vitre.
Après quelques minutes, quand ils eurent réussi à tous se caser dedans, et à refermer la porte, leurs deux patrons arrivèrent. La vue de la salle d'autopsie, à l'intérieur était parfaite.
Gibbs entra le premier, surpris de ne voir personne. Apparemment la peinture cachait bien les agents.
Abby - Prêt à cliquer sur le bouton de fermeture de la porte Tim ?
McGee – Prêt !
En effet, le jeune agent avait dans sa main une télécommande, permettant de fermer à distance les portes de la salle d'autopsie électroniquement.
Tony – Fermez la je crois qu'ils vous entendent !
En effet, Gibbs s'était arrêté et tendait l'oreille. Jen s'avança dans la pièce.
Abby – C'est le moment !!
Le probie appuya sur un bouton, et un déclic se fit entendre. Gibbs et Jen se précipitèrent sur la porte, et il leur sembla entendre l'épaule de leur chef craquer.
Abby – Coool ça a marché !
Ils entendaient les deux anciens amants parler, la conversation commença par un « M**de » de Gibbs et Jen qui posait une question. Il appela le médecin légiste, qui ne lui répondit évidemment pas, puis se tourna vers la directrice.
Gibbs – Je suppose que tu n'as pas une idée de sortie madame la directrice ?
Jen – Arrête avec ce truc idiot ! Et tu as essayé la sortie de secours ?
Abby s'agita, soudainement inquiète. Et s'ils arrivaient à sortir ? Mince ce serait vraiment trop bête !
Abby – Quelqu'un a pensé à la sortie de secours ?
Tony – Oui moi. Toujours anticiper !
Abby – Ouff !
McGee – Mais...imaginez qu'il y ait un incendie...
Tony – Il n'y en aura pas.
Ils écoutèrent de nouveau la conversation de leurs patrons, qui était subitement devenue très intéressante.
Gibbs ... quelques idées, mais les tables ne sont pas très confortables pour ça.
Jen – Jethro ! Si tu crois que c'est le moment de faire de l'humour ! Et puis, comment pourrais-tu faire ça sur une table où des gens ont été autopsiés ?
Gibbs - Tu veux que je te montre ?
Jen – Jet' !!
Gibbs *innocemment* - Je parlais seulement de dormir.
Dans la cabine, c'était l'euphorie pour la jeune gothique. Elle tapait presque des mains parce que son interprétation de la conversation divergeait complètement de celle de Tony. S'ils disaient ça c'était forcément parce qu'ils envisageaient de se remettre ensemble hein ??
Elle se calma quand Ducky lui rappela qu'il ne fallait sûrement pas qu'ils se fassent entendre sous peine de mort immédiate. Elle fit des petits cris de joie très bas pendant quelques minutes, et faillit même entonner un chant de victoire, jusqu'à ce que Tony lui mette la main sur la bouche pour la calmer.
Tony – Spiacente Abby, mais on ne peut pas se permettre de se faire repérer.
Lorsqu'il retira sa main, elle s'était enfin calmée. Jen était maintenant assise devant l'ordinateur de Ducky, et faisait quelques manipulations.
Abby *inquiète* – Tu es sûr de tes codes de protection Tim ?
McGee – A 100%. Tu les a même vérifiés, elle ne pourra rien faire, à moins d'avoir eu encore plus de formation que moi, et d'essayer toute la nuit.
Abby – Mais... et si Cynthia s'était trompée...
Personne ne répondit, mais elle fut rassurée quand Jen quitta le poste pour s'asseoir sur une des tables. Ils écoutèrent en silence la conversation qui suivit, mais à la réplique “Cette nuit va sûrement être moins bien que celles qu'on passait à Paris... », la jeune laborantine faillit exploser de joie. C'était sûr, ils allaient bientôt s'embrasser. Mais elle redescendit bien vite sur terre.
Gibbs – A qui la faute ?
Jen – Jethro...
Elle baissa les yeux.
Abby, cette fois, ressentait plutôt de la colère envers son patron. Maiiis noooon !! Quel idiot ! C'était pas ça qu'il fallait lui dire voyons ! Et il attendait quoi pour appliquer ce qu'elle lui avait appris hein ??
Abby – Quel abruti !!
Les autres agents ne répondirent pas, car ils étaient plus gênés que fâchés. Evidemment, ils n'ignoraient pas à qui était due la séparation des deux amants, mais ils n'auraient jamais dû le découvrir.
Alors, ils reportèrent leur attention sur les deux anciens amants.
Gibbs – Au fait, désolé pour le pari.
Gibbs avait dit qu'il était désolé !!!! Abby hallucina. Si ça c'était pas une preuve d'amour, alors elle, elle était une hippie des années 80 conduisant un camion plein de fleurs (non pas que ça lui aurait déplu... au contraire). Du coup elle reprit le fil de la conversation deux répliques plus tard.
Jen - ... tu aurais préféré que je le fasse aussi ?
Gibbs – Je n'ai pas dit ça. Mais maintenant que tu le demandes...
Elle ne comprenait pas vraiment. De quoi parlaient-ils ? Ses amis avaient des sourires étranges, et fixaient les deux amants en sachant parfaitement ce qui se passait.
Abby – Faire quoi ?
Tony – Chut écoute !!
Elle ne dit plus rien, presque vexée.
Jen – Si ça te tient tellement à c½ur, ça peut toujours s'arranger !
Rrrraaaaaaa, c'était rageant de ne pas savoir ce qui se passait ! Elle continua à écouter quand même, ne voulant pas « déranger » l'italien, puisqu'il n'avait pas envie de lui répondre !
Ils s'étaient tout les deux levés, et s'étaient rapprochés. Se pourrait-il que... ? Mais, non ne pas trop espérer non plus. Elle ne comprit pas ce que Gibbs chuchota à l'oreille de sa directrice. Soudain, sans qu'elle ne s'y attende le moins du monde, ils s'embrassèrent. Wouaw ! C'était tellement stupéfiant qu'elle ne fit rien pendant une bonne minute. Puis, sans vraiment le vouloir, elle poussa un petit cri. Tony lui plaqua une nouvelle fois la main sur sa bouche.
Tony – Mais t'es cinglée ou quoi ? Ils sont en train de s'embrasser et toi tu cries !
Abby *s'étant dégagée* - Mais ils... ils... j'aurais dû amener mon appareil photo !
Tony – Si tu n'avais pas crié tu aurais pu faire beaucoup d'autres photos d'eux !
Ducky – Trop tard...
La porte s'ouvrit brusquement, et ils se retrouvèrent devant leurs deux patrons, et surtout un Gibbs en colère.
Fin du flash »
La fin approche et mes suites sont de plus en plus longues... j'espère que vous appréciez
Wouhouuu j'ai dépassé les 4000 coms sans pub ! Merci les gens =DTony – Et voila toute l'histoire.
Il avait dû terminer à la place de sa collègue aidé de Ziva, car la jeune laborantine ne tenait plus en place, et parlait au moins à 200 à l'heure, ce qui faisait qu'ils ne comprenaient que dalle. Ils avaient commencé par la formation de la Conspiration, puis les différentes opérations qu'ils avaient menée, pour terminer par cette dernière mission réussite. Bien sûr ils n'avaient parlé ni de la fouille de la maison de Gibbs, ni de leur découverte dans cette boîte en carton, ni de la participation de Cynthia.
Jen et Gibbs n'étaient plus tellement fâchés, mais plutôt impressionnés par les forces que les agents avaient employées pour les remettre ensembles. Tony en voyant cela, se dit que c'était gagné, et qu'ils étaient fiers d'eux.
Tony – Ah, mais bien sûr ce n'est pas la peine de nous remercier hein, c'est tout naturel de vouloir mettre de l'ambiance au NCIS !
Gibbs le regarda une bonne minute, une lueur indéfinissable dans les yeux, avant de lui foutre une taloche à l'arrière du crâne.
Gibbs – Si tu employais autant d'énergie à faire tes rapports, Jen en aurait sûrement plus sur son bureau !
Abby *avec un grand sourire* - Alors vous êtes remis ensembles ??
Les deux « anciens » amants échangèrent un regard.
Gibbs & Jen *en même temps* - On ne sait pas encore
Rebelote pour un regard... presque complice ! Abby sourit, et s'esquiva avec McGee, prétextant qu'ils avaient encore des choses à faire. Elle demanda aux autres de venir avec elle, obligeant presque Tony à sortir de la salle, il ne comprenait pas pourquoi il devait s'en aller.
En sortant, elle se pencha vers Gibbs et lui chuchota une remarque sans que les autres ne puissent l'entendre.
Abby – N'oublie pas d'appliquer ce que je t'ai appris !
Il sourit et la regarda partir. Elle s'empressa de rejoindre les autres.
Les deux amants, restés seuls, eurent un petit moment de gêne, ils se demandaient tout les deux ce qui se serait passé si Abby n'avait pas crié.
Jen – On va peut-être... devoir y aller.
Gibbs *pensif* - Oui.
Ils sortirent de la salle et prirent l'ascenseur. Le silence était tellement pesant, qu'au bout d'un moment l'ancien sniper arrêta la machine et se tourna vers sa directrice.
Gibbs – Je ne vais pas te laisser partir comme ça.
Jen – Quoi ?
Gibbs – Il faut qu'on parle.
Elle ne dit rien, mais lui non plus, se contentant de la fixer. La jeune femme ne put s'empêcher de se perdre dans ses yeux tellement bleus. A croire qu'un océan s'y reflétait.
Jen *souriante* – Généralement quand quelqu'un dit ça, c'est qu'après il rajoute autre chose.
Gibbs – Je suis sérieux Jen. Pour toi, ce qui s'est passé n'était peut-être qu'un jeu organisé par mon équipe dont on était les pions, mais...
Il laissa sa phrase en suspens. Dire ses sentiments... merde, il n'avait jamais fait ça de sa vie ! Pourquoi est-ce qu'il commencerait maintenant ? Parce que cette femme magnifique qu'il avait en face de lui le fixait de ses yeux d'un vert émeraude ? Raison suffisante sûrement...
Jen - Mais... ?
Gibbs – Je... Ecoute je ne veux plus que ce soit un jeu. Je veux la vérité. Est-ce que... ce baiser tout à l'heure n'a rien représenté pour toi ou...
Il ne termina encore pas. Ca lui ressemblait tellement peu. Mais il attendait une réponse. Elle hésita beaucoup. Comment pouvait-il croire qu'elle apparentait ça à un jeu ? Evidemment, elle l'aimait, mais comment être sûre que lui pouvait l'envisager ? Elle détourna le regard.
Jen – Jethro... tu sais que j'ai toujours détesté ce genre de conversations...
Gibbs – Cette fois elle est nécessaire.
Jen – Et toi ? Est-ce que tu considérais ça comme un jeu ?
Gibbs – Je ne... réponds moi d'abord !
Jen – Je ne te répondrais pas tant que tu ne l'auras pas fait.
Gibbs – Moi non plus !
Jen – Très bien !
Elle croisa les bras et se retourna vers la porte, tandis que Gibbs redémarrait la machine. La conversation, très sérieuse quelques secondes auparavant, venait de prendre un tournant d'école primaire.
Gibbs se rendit compte qu'il était encore en train de perdre une occasion de savoir si elle l'aimait. Et puis merde ! On ne vit qu'une fois !
Il appuya sur le bouton d'arrêt, et se retourna vers la jeune femme. Elle fit de même, le défiant du regard.
Jen – Qu'est-ce que tu fais maintenant ?
Elle pensait avoir gagné, qu'il allait lui dire la vérité maintenant. Qu'est-ce qu'il pouvait faire d'autre après tout. Mais elle fut totalement stupéfiée par la suite.
Il se décida à tenir la promesse qu'il avait faite à Abby. Ses conseils n'allaient pas rester inappliqués. Quitte à se prendre une baffe, de toute façon il n'en serait pas à sa première.
Il s'avança d'un pas. Un seul. Mais il était maintenant tout proche d'elle. Elle pouvait sentir son souffle sur son visage. Elle frémit. Il avait un sourire, craquant, qui signifiait toujours qu'il avait une idée derrière la tête.
Jen – Jethro... qu'est-ce que tu...
Elle ne put pas terminer sa phrase car il prit les mains de la jeune femme et plaqua celle-ci contre le mur métallique. Elle ne fit rien au début, ne comprenant pas vraiment, mais finit par prolonger le baiser tant attendu. Au bout de quelques secondes pourtant, elle le repoussa, sans qu'il ne comprenne. Et ce fut bien une nouvelle claque qu'il se reçut en réponse. Finalement elle avait peut-être bien autant de poigne que Diane.
Jen *furieuse* – Tu n'as pas intérêt à refaire ça c'est compris ?!
Gibbs – Ca n'avait pas l'air de te déplaire pourtant.
Jen – Non mais tu crois quoi ? Qu'il suffit que tu me plaques contre le mur après que tes satanés agents aient tout fait pour qu'on se remette ensemble pour qu'on le soit ??
Il hésita une seconde, la regarda droit dans les yeux, et finit par sourire. Il avait toujours su lire en elle, et savoir ce qu'elle voulait. La réponse ne se fit donc pas attendre, malgré l'air offensé de la jeune directrice.
Gibbs – Oui.
D'accord, c'est un peu (un peu ?) du n'importe quoi cette fic, m'enfin, je vous avais prévenus au début hein, venez pas vous plaindre !Elle commença à s'offusquer, mais il ne l'écoutait même plus. Il se contentait de fixer ses lèvres qui bougeaient, ayant seulement envie de les capturer. Lorsqu'elle s'en rendit compte, elle arrêta de lui crier dessus.
Jen – Non Jethro. Tu... n'as pas intérêt à faire ça !
Il s'approcha une nouvelle fois, et elle recula tout à fait contre la paroi.
Jen – Jethro... arrête ça tout de suite.
Il ne l'écouta pas, il se contenta de l'embrasser. Elle s'esquiva (après en avoir bien profité quand même).
Jen – J'ai dit NON !! Tu ne sais pas t'arrêter ou quoi ?
Gibbs *avec un petit sourire* - Tu en as autant envie que moi.
Elle le fixa. M**de, mais comment faisait-il ?? C'était à croire qu'il était télépathe ! Mais elle ne voulait pas le laisser faire, zut quoi, c'était bien elle la directrice !
Jen – Recommence et je crie !!
Gibbs – Il n'y a plus personne.
Il s'avança encore vers elle. La paroi métallique était froide, et le visage de son ancien amant tout près du sien. Elle ne pouvait pas s'empêcher de vouloir la même chose que lui, mais elle ne pouvait pas le laisser faire.
Jen *faiblement* - Non... s'il te plaît...
Il approcha son visage du sien. Elle cédait. Mais tout à coup elle tenta de le repousser quand même.
Jen – Arrête ! Ce serait... ce serait du viol !
Il stoppa net. Elle avait longtemps hésité avant de lui lancer cet argument, mais pas le choix, elle ne pouvait pas le laisser faire ça ! Il semblait un peu blessé.
Jen – Jethro tu... tu ne peux pas attendre ? Je ne veux pas, tu le comprends ça ?
Gibbs *déçu* – Tu n'as jamais su mentir Jen.
Jen – Ce n'est plus un jeu.
Gibbs – Ca n'en a jamais été un pour moi.
Jen – C'est ça, et le pari bien sûr c'était sérieux.
Gibbs – Le pari n'était qu'un prétexte.
Jen – Pour quoi ?
Gibbs *hésitant* – Pour... pour... parce que... Jen je... je t'aime ! Voila c'est dit, t'es contente ? Maintenant si tu permets, je vais aller me saouler au bourbon pour t'oublier !
Il semblait plus furieux qu'autre chose d'avoir dû l'avouer. Il tapa sur le bouton de remontée de la machine, qui s'ébranla et commença à monter. La jeune femme resta interloquée, bloquée sur les dernières paroles de son agent. Cet homme qui ne montrait jamais, au grand jamais ses sentiments, venait de lui dire... qu'il l'aimait ? Elle ne pouvait pas y croire. L'appareil s'arrêta, et il en sortit, toujours autant fâché apparemment.
Lorsqu'elle se rendit compte que si jamais elle le laissait sortir du bâtiment, cette fois elle le perdrait à jamais, elle se précipita et le rattrapa dans le hall. Les gardiens les regardaient bizarrement, mais elle s'en fichait, il n'y avait que lui qui comptait.
Jen – Jethro !! Jethro reviens ici !
Il s'arrêta et se retourna. Ses yeux avaient presque virés au noir, signe qu'il était particulièrement furax.
Gibbs – Quoi ??? Qu'est-ce que tu veux ? Si c'est pour m'enfoncer encore plus ça va, ce n'est pas la peine Jenny !
Elle s'arrêta à son tour à quelques mètres de lui.
Jen – Non ! Je ne veux pas... t'enfoncer !
Gibbs – Vas t'en Jen, vas avec ces putins de sénateurs dont tu fais la lèche botte, trouves en toi un bien et pars avec lui ! Puisque c'est ce que tu as l'air de vouloir vas-y !
Elle était blessée par ce qu'il venait de lui dire. Ses pics lui étaient allés droit au c½ur, et ça faisait mal. Bien plus que ce qu'elle pouvait ressentir, même en l'ayant vu avec Hollis, ou avec cette rousse mystérieuse. C'était comme si un froid intérieur l'envahissait. Alors c'était comme ça qu'il la voyait ? Comme une sorte de lèche-botte aux sénateurs ? Une directrice égoïste et faible qui ne pouvait pas assumer ce poste parce qu'elle était une femme ?
Elle avait un mal de c½ur inexplicable. Il avait raison, elle avait joué avec lui durant presque un an, mais maintenant... c'était différent.
Elle fut tirée de ses pensées par un vigile, un nouveau sûrement, car il n'avait pas l'air de savoir qui était l'agent senior.
Vigile – Il y a un problème madame ?
Jen – Je... non aucun. Retournez à votre poste.
Il partit. Gibbs la regarda pendant une bonne minute, d'un regard presque haineux, qu'elle n'arrivait pas à comprendre, puis tourna les talons. Elle eut tôt fait de le rattraper. Elle se posta devant lui, et le fixa dans les yeux.
Jen – Comment est-ce que tu peux dire ça ? Comment tu peux penser ça ? Je ne te comprends plus Jethro ! Tu tentes de m'embrasser, tu me dis que tu m'aimes, et pour finir tu m'envoies ces piques... qu'est-ce qui te prend ??
Gibbs – Ce qui me prend ? Rien ! Rien du tout ! Et puis, laisse tomber tout ce que je t'ai dit, je préfère garder cette relation agent/directeur avec toi ! Puisque c'est ce que tu veux !
Il se détourna une nouvelle fois, mais elle le rattrapa.
Jen – Jethro... ce n'est pas ce que je veux, et tu le sais très bien.
Gibbs – Non je ne le sais pas Jen. Je ne suis ni voyant, ni télépathe, bien que tu aies l'air de penser le contraire.
Jen – J'aurais dû... te laisser faire tout à l'heure.
Il la regarda en face. Il ne semblait plus tellement en colère, seulement déçu.
Gibbs – Il est trop tard pour ça Jennyfer.
Jen – Non !
Il la regarda, surpris. Des larmes brillaient dans ses yeux, mais aussi une détermination farouche, c'était elle maintenant qui ne pouvait pas le perdre. Elle hésita et se plongea dans son regard azur, avant de lui rappeler une conversation qu'ils avaient eue, neuf ans auparavant.
Jen – Tu te souviens ? Il y a longtemps tu m'as dit... tu m'as promis... que tu ne me ferais jamais de mal... tu t'en souviens ?
Elle avait pris un ton presque suppliant. Une larme coula sur sa joue, et elle ne chercha même pas à l'essuyer.
Gibbs *calme* – Jen...
Jen – Non ! Réponds moi ! C'est tout ce que je te demande
Gibbs – Je m'en souviens...
Jen *doucement* – Et maintenant Jethro ? En serais-tu capable ?
Il ne répondit pas. Il leva seulement son pouce et écrasa la larme solitaire qui avait roulé sur sa joue. Elle prit sa main et la retira. Elle ne pleurait plus.
Jen – J'ai rompu cette même promesse le jour où je suis partie... mais toi ?
Gibbs – Je ne te ferais jamais de mal Jenny.
Il s'avança. Son c½ur battait à tout rompre, et Jen n'était, encore une fois, pas loin de l'infarctus. Elle captura ses lèvres, enfin.
Il leur sembla que ce baiser dura quelques secondes, pourtant au moment où ils se séparèrent, ils s'étaient embrassés pendant une éternité. Gibbs la regarda, surpris. Il ne réalisait pas tellement. Il avait espéré ce moment pendant des jours et des jours, et maintenant qu'il arrivait, il ne savait pas quoi dire.
Jen *souriante* – Qu'est-ce que tu attends pour me plaquer contre le mur ?
Il fut décontenancé, une nouvelle fois, ce qui agrandit encore plus le sourire de Jen.
Jen – J'ai aussi été voir Abby Jethro ! Et puisque tu ne te décides pas à le faire...
Elle s'avança, et il ne comprit pas vraiment comment il se retrouva plaqué contre le mur par sa directrice. Les gardiens échangeaient des regards surpris, mais Jen s'en fichait. Elle était trop occupée à passer ses mains sous le tee-shirt de son ancien amant (histoire de voir si ses plaquettes de chocolat étaient toujours les même), tout en l'embrassant. Au bout d'un moment, Gibbs la prit carrément dans ses bras et la porta. Jen lui dit d'arrêter tout en éclatant de rire, et après avoir confirmé aux agents de sécurité qu'elle ne se faisait pas enlever ils sortirent.
Il la porta jusqu'à sa voiture, où il l'installa sur la banquette arrière. Et là, je vous laisse imaginer qu'ils ne purent même pas attendre d'être chez l'un ou chez l'autre...
Voili voilou, cette fic est finie ! N'hésitez pas à me dire ce que vous en avez pensé, même si vous avez pas aimé...
Ah, si, il reste l'épilogue... Alors pour l'épilogue je vais avoir un léger problème (enfin ce n'est pas vraiment un problème). Il fait plus de 10 pages sur word, donc je vous propose un truc : Soit je vous le met en entier et il va falloir attendre encore une semaine pour l'avoir, soit je le met en deux partie, une la semaine prochaine je sais pas quand, et l'autre samedi prochain.
C'est comme vous voulez, moi ça me revient au même.
En tout cas je vous PROMET qu'il sera à la mesure de cette grande fic délirante ininteromptus, imaginez Gibbs et Jen vivant ensembles...
Epilogue- M'man ! Kate veut pas me laisser la salle de bain !
- Ferme la sale morpionne ! C'est prouvé scientifiquement, plus on grandit plus on a besoin d'une salle de bain, donc tais-toi et attends !
- Maieuuuh ! J'dois aller à l'école moi !
- Je m'en fous complètement !
- M'maaaan Kate elle fait que de dire des gros mots !!
Sa mère arriva dans le couloir qui jouxtait la salle de bain. La petite fille en train de tambouriner à la porte, s'arrêta tout de suite et prit un air angélique.
- Kate, tu veux bien laisser la salle de bain à ta s½ur tout de suite s'il te plaît ?
- Non jveux pas ! Pi dit pas s'il te plaît, ça se dit que pour les grandes occasions !
- Sors de là Caitlin ! Et arrête d'écouter ton père !
- Nananaaa j'entends rien, j'écoute Damien Saez à fooond !!
La femme rousse leva les yeux au ciel, avant d'indiquer à la petite d'aller dans la salle de bain de ses parents. Puis elle se tourna une nouvelle fois vers la porte.
- Je dois aller au boulot, donc tu sors de là ou je t'envoie en pensionnat !
- J'enteeends riiieeeen ! Je suis devenue complètement sourde à cause des émissions de mon mp3 !!
Le père de cette charmante jeune fille, arriva dans ce même couloir, et sourit en découvrant sa femme bouillonnante devant la porte.
- Qu'est-ce qui se passe ? demanda t'il
- Ta fille ne veut pas me laisser entrer !
- Laisse moi faire.
Il se mit en face de la porte et frappa trois petits coups.
- Caitlin ?
- Y'a persooonne !
- Il y a ton copain gothique, je ne sais plus son nom, devant la maison. Il a dit qu'il voulait te voir.
- QUOI ???
Une jeune fille très rousse avec des yeux immensément bleus sortit de la salle de bain en vitesse. Elle bouscula ses parents et partit vers le salon.
Sa mère sourit à son mari, avant de le remercier :
- Merci beaucoup ! Elle est impossible ces temps-ci je ne sais pas ce qui lui prend.
- Crise d'adolescence, fit-il en souriant.
La rousse s'enferma à son tour dans la salle de bain, fermant à double tour pour que sa fille ne rentre pas.
Quant à son mari, il se dirigea vers le salon, et trouva Kate toute excitée qui cherchait en vain son ami par la fenêtre.
- Il est oùùùùùùù ????
- Qui ton ami ? Chez lui je pense pourquoi ?
- QUOI ?? Mais tu as dit que...
- Il fallait bien que ta mère aille travailler.
L'adolescente partit en flèche vers la salle de bain, et rugit en la trouvant fermée. Elle revint après quelques secondes, furax.
- JE TE HAIS PAPA !!
- Merci ma chérie, moi aussi je t'aime.
Elle partit dans la cuisine, furieuse. L'homme fit un nouveau sourire mystérieux, et revint à la salle de bain.
- Chérie ? Ta fille est levée au fait ?
- Bien sûr, ça ne se voit pas assez peut-être ?
- Je parle de l'autre.
- Je ne sais pas. La dernière fois que je l'ai vue elle tapait avec un marteau sur son réveil, et elle m'a envoyé un coussin à la figure. Donc si tu veux la réveiller fais le tout seul, c'est pas pour moi la troisième guerre mondiale !
Il partit vers la chambre de sa cadette. Il frappa doucement à la porte, et eut une sorte de grognement pour réponse. Il ouvrit. La chambre était plongée dans le noir, et d'après la vague forme qu'on pouvait voir sur le lit, la jeune fille ne devait pas être levée.
- Hey Jessica ? Je te signale que tu dois être au collège dans dix minutes.
L'effet de cette phrase fut immédiat. La forme noire se leva immédiatement et émit un rugissement (décidément !), avant de se précipiter dans la salle de bain en bousculant sa mère qui venait d'en sortir. Celle-ci s'avança vers son mari avant de dire :
- Et ben, je ne sais pas ce qu'elles ont aujourd'hui, mais ça doit être grave !
Il ne dit rien mais l'embrassa. La petite fille débarqua et fit une moue.
- Beuuurk ! C'est dé-goû-tant ! Pourquoi les adultes y font ça ??
Son père se recula et la regarda en souriant.
- Tu verras ça quand tu seras plus grande Abby.
- Et ben jveux pas grandir na !
Elle lui tira la langue et rejoignit sa s½ur dans la cuisine. Au bout de quelques minutes, les deux frangines arrivèrent. La petite avait son cartable sur le dos, et la grande un sac en bandoulière. Mais à part ce détail et leur taille, elles étaient presque semblables. Toutes les deux rousses, avec de magnifiques yeux bleus, et un caractère de cochon. La plus grande fit, avec un air boudeur :
- On est prêtes.
- Où est Jessica ? lui demanda sa mère.
- J'en sais rien moi, j'suis pas devin !
Sa s½ur apparut et elle ne rajouta rien. La jeune fille était très différente de ses deux s½urs. D'ailleurs, en la mettant côte à côte avec l'une d'elle, personne n'aurait pu deviner qu'elles étaient de la même famille. Blonde aux jolis yeux verts, elle avait l'air d'un chaton tombé du lit. Elle fit un sourire à son père, c'était sûrement celle qui lui ressemblait le plus de caractère, elle était discrète et mystérieuse, mais il ne fallait pas trop la chercher.
- Bon on y va ? fit-elle
- On attendait plus que toi patate, la rembarra son aînée
- Patate toi-même espèce de courgette !
- On se calme les filles !
Cet ordre donné par leur père, les arrêta, mais elles se tirèrent quand même la langue, histoire de.
La petite famille s'engouffra bruyamment dans la voiture noire aux airs d'agent secret. A l'intérieur c'était un chahut pas possible. Les trois filles se disputaient, et leurs parents essayaient de les calmer, tout en conduisant pour leur père.
Quand ils arrivèrent enfin devant un petit collège du nord de Washington, la voiture s'arrêta, et Jessica en descendit.
- Bonne journée ma puce, lui cria sa mère par la fenêtre.
- MAIS M'APPELLE PAS COMME CA !!!
- Moi aussi je t'aime, rigola t'elle en réponse.
Ils redémarrèrent, et déposèrent la plus grande quelques mètres plus loin, à côté d'un grand lycée. Celle-ci descendit et fit un signe de la main à ses parents. Mais elle revint et se pencha par la fenêtre.
- Au fait p'pa... Ne martyrise pas trop ce pauvre Tim, Shelley m'a dit qu'il était rentré furax hier.
Il lui fit un sourire, et elle s'éloigna. La voiture redémarra, puis s'arrêta à une école primaire juste à côté. La petite fille commença à supplier ses parents.
- Vous pouvez m'accompagner ??
- Non ma chérie, on doit aller travailler.
- Si te plaîîîîît !
Elle leur fit des yeux de caniche mouillé, mais ils ne cédèrent pas.
- Juste aujourd'hui !
- Tu dis ça tous les matins ! Tu es grande maintenant, tu peux très bien aller toute seule à l'école !
- Mais non je suis pas grande j'ai que 10 ans
- Abby !
- Mais c'est pour que mes copines elles me traitent plus de menteuse !
- Pourquoi, elles te traitent de menteuse tes copines ?
- Oui parce que j'ai dit que j'avais un papa et une maman super beaux, mais elles croivent pas que vous êtes plus beaux que les autres !
Les époux échangèrent un regard souriant, puis décidèrent de l'accompagner.
- Bon d'accord mais juste pour cette fois, céda son père.
Ils descendirent de la voiture, et chacun prit une main de la petite fille, ravie.
- Dit papa, ce soir je pourrais venir à ton travail et à celui de maman ??
- Si tu veux, mais fait attention en traversant
L'école primaire se trouvait en effet juste en face des locaux du NCIS. Les deux parents traversèrent la cour de l'école, et avaient l'impression que tous les regards des petites filles se tournaient vers eux. D'ailleurs, Abby fit une grimace à plusieurs d'entre elle. Ils confièrent la fillette à sa maîtresse, puis retournèrent dans leur voiture, qu'ils garèrent sur le parking du NCIS.
- Bonjour patron ! Directrice, leur lança Tony quand il les vit.
- 'jour DiNozzo.
- Vous êtes en retard.
- Abby nous a forcés à l'accompagner, répondit la directrice.
- Ah ok, je comprends. Au fait, vous savez que Kate sort avec James ?
- QUOI ???
Jen et Gibbs s'étaient immédiatement immobilisés et regardaient leur subordonné avec de grands yeux.
- Euh oui... je pensais que vous le saviez... fit Tony.
L'ancien marine se tourna vers sa femme, affolé.
- Il va vraiment falloir lui parler là !
- Calme toi Jethro, c'est de son âge.
- Ca excuse le fait qu'elle sorte avec des garçons, mais pas avec le fils de Tony !!!
- Je te rappelle que c'est aussi celui de Ziva.
- Justement ! Il faudrait...
- On en parlera ce soir, pour l'instant au boulot, ou je te colle des heures supplémentaires.
- Essaie seulement !
Elle sourit et partit vers son bureau. Gibbs fit de même vers le sien. Il savait très bien qu'elle n'allait jamais lui faire faire des heures supplémentaires, pour la simple et bonne raison qu'il fallait être cinglé pour essayer de garder toute seule leurs trois filles.
La journée fut assez ennuyeuse, ponctuée par des tapes sur la tête données à Tony, des interventions d'Abby (la laborantine cette fois) et une enquête assez simple sur la mort d'un officier.
Mais à cinq heures, une petite fille rousse débarqua au NCIS, que Ziva, Tony et McGee reconnurent tout de suite. Leur patron était parti se chercher un café, aussi ils l'accueillirent.
- Bonjour Abby, ton père est parti se chercher un café, mais fait comme chez toi, lui dit en souriant Tony.
- Salut Tony, salut Ziva, salut Tim !
- Hello Abby, firent en c½ur les deux autres agents.
La petite fille s'assit sur le fauteuil de son paternel. Au bout de quelques minutes, celui-ci revint avec un café et la vit.
- J'ai encore quelques trucs à faire Abby, tu veux bien aller voir ta mère ? demanda t'il
- Tu me donnes un soda ?
- Non Abby !
- Ste plaîîît !
- Abby !
- Alors tu me fais goûter à ton café ?
- C'est pas pour les petites filles !
- Alors je reste là, na !
L'ancien marine lança un regard noir à ses agents, qui avaient tous un sourire ironique aux lèvres, et ceux-ci se remirent tout de suite au boulot. Puis il se tourna vers la petite.
- D'accord, tu veux goûter alors vas-y.
Il lui tendit la boisson. Elle hésita, surprise que son père accepte aussi facilement. Elle prit le gobelet, et trempa ses lèvres dedans, buvant une gorgée. Elle fit une moue dégoûtée.
- BEUUUUUURK !!! C'est pas bon ! Comment tu peux boire ça ?
Elle recracha le breuvage dans la poubelle et s'essuya les lèvres avec la main. Son père sourit, avant de reprendre.
- Tu vas voir ta mère maintenant ?
- ... jpeux pas aller voir Abby ?
- Si tu veux, je viendrais te chercher.
La petite sauta de joie, avant de se précipiter dans l'ascenseur.
A peine une heure plus tard, Jen et Gibbs descendirent dans le labo, et trouvèrent les deux Abbys en train de discuter en faisant le poirier. Leur fille leur sourit, avant de dire :
- Regardez c'est Abby qui m'a appris ça !
La jeune femme se releva, et s'adressa à ses patrons.
- Oh j'ai pas eu besoin de lui expliquer longtemps. Elle est très intelligente !
- Elle va nous faire ça toute la soirée maintenant... c'est malin ! fit sa mère en souriant.
- Oups, désolée j'y avais pas pensé, s'excusa la jeune gothique, confuse.
- Ce n'est pas grave Abby, la rassura son patron avec un sourire
Les deux époux prirent la petite, et partirent du NCIS. Ils passèrent prendre leurs deux autres filles, et rentrèrent chez eux, en essayant de retenir Abby qui voulait faire le poirier dans la voiture, et de réguler Jessica, qui essayait de taper sur sa s½ur.
Quand ils arrivèrent enfin tant bien que mal chez eux, chacune des filles partirent faire leur activité habituelle, seule Kate fut retenue par ses parents.
- Viens ici, on doit te parler, grogna son père.
Jen se tourna vers lui, exaspérée.
- On avait dit qu'on la laissait faire ce qu'elle veut !
- On n'avait rien dit du tout Jen !
- En tout cas je préfère qu'on en discute avant que tu l'engueules juste à cause de ses fréquentations.
- Ses fréquentations ? D'après Tony c'est beaucoup plus que ça, fit-il d'un ton qui montait.
La jeune fille qui les écoutait toujours regarda son père avec des yeux ronds en comprenant ce qu'il avait.
- C'est à cause de James que vous vous disputez ?
- Non ! fit sa mère.
- Oui ! la reprit son père.
Kate sourit en les voyant échanger un regard assassin.
- Va falloir se mettre d'accord.
- Il n'y a pas de raison de se disputer, tu fais ce que tu veux je pense que tu es assez grande, s'exclama Jen tout en foudroyant du regard son mari.
- Tu fais ce que tu veux, mais pas avec qui tu veux ! Enfin Jen, tu te rends compte que ce garçon est le fils de l'homme le plus dragueur de la terre ?
- Je m'en rends parfaitement compte, puisque si tu ne l'avais pas remarqué il s'est calmé !
- Peut-être mais il y a des gênes qui se transmettent ! aboya t'il
- J'espère que tes gênes à toi n'ont pas atterris chez tes filles en tout cas, ce serait une catastrophe nucléaire ! gronda la directrice
- Je peux... commença Kate.
- NON ! crièrent-ils en se retournant vers elle.
Sous les regards meurtriers de ses deux parents, elle s'écrasa pour ne pas avoir à se faire tuer. Même si ce qu'elle avait à dire pouvait finir la dispute.
- Ok...
- Donc je disais que si jamais tu continues à voir ce James, je...
- Tu rien du tout Jethro ! Il n'est pas question que tu interviennes dans la vie de tes filles, il faut bien qu'elles apprennent à se débrouiller sans toi !
- A se débrouiller je ne suis pas contre, mais sortir avec le fils de Tony...
- Le fils de Ziva ! Elle, elle a assez de bons gênes ou ça ne te convient pas ??
- Le fils d'un italien coureur de jupons, et d'une israélienne sadique pouvant tuer du regard ! Et c'est ça que tu veux avoir comme beau-fils ??
- Qui t'a parlé de beau-fils Jethro ?? C'est son petit ami, et ça ne risque pas de devenir son mari ou quoi que ce soit d'autre !
- J'espère bien que non ! Rien que d'imaginer qu'elle soit avec ce gars ça me file le bourdon !
- Ce serait quelqu'un d'autre ce serait pareil, tu fais fuir tous ses petits amis, et ce ne sont pas tous les fils de Ziva et Tony à ce que je sache !
- Parce qu'elle a le don de les choisir complètement abrutis, et je te signale que...
- Bon cette fois ça suffit, le coupa Kate.
Elle mit une main sur la bouche de chacun de ses parents pour pouvoir en placer une. Mais étrangement, elle avait un sourire ironique. Elle commença d'un ton calme :
- D'une, au cas où vous ne le sauriez pas encore, les enfants n'aiment pas quand leurs parents se disputent.
Elle désigna du regard Abby et Jessica, qui les regardaient de la porte du salon. La petite semblait effrayée, et était serrée dans les bras de sa grande s½ur. Kate reprit :
- De deux, les enfants n'aiment pas quand on se dispute à cause d'eux.
Elle se désigna elle-même en baissant les yeux.
- Et de trois, Tony devrait changer d'informateurs, je ne suis plus avec James depuis une bonne semaine.
Elle fit un sourire provocateur à son père, avant d'enlever ses mains pour qu'ils puissent parler.
- Alors... tu ne vas pas...
- Me marier avec le fils d'un italien coureur de jupons et d'une israélienne sadique pouvant tuer d'un seul regard ? Non.
Elle leur fit un nouveau smiley, puis se détourna pour rejoindre ses s½urs, et rassurer surtout la petite effrayée.
Jen et Jethro restés seuls, se sentirent soudain un peu honteux.
- Heu... je crois que je te dois des excuses mais... tu sais ce que c'est, fit l'ancien marine.
- Un signe de faiblesse, bien sûr. Tu es pardonné quand même, de justesse !
Elle l'embrassa passionnément, preuve qu'ils étaient totalement réconciliés. Lorsque Gibbs se détacha, il ne put pas s'empêcher de demander :
- C'est vrai ce que tu as dit ?
- Quoi ?
- Que si elles avaient mes gênes ce serait une catastrophe nucléaire ?
Elle rigola et lui tapa dans l'épaule avant de l'embrasser à nouveau.
Et oui, malgré leurs disputes passagères, ils étaient très heureux, et s'ils n'avaient pas été protégés souvent par une dizaine de gardes du corps lorsqu'il y avait un risque, on aurait presque pu les considérer comme une famille normale !
De leur côté, Abby et McGee filaient l'amour parfait avec leurs deux jumelles, Shelley et Anna. Quant à Ziva et Tony, vous aurez compris qu'ils avaient un fils, James, et que leur relation était... explosive !
A vous de voir si James et Kate se sont remis ensembles, si Gibbs a fini par céder à la demande de Jen de ne pas faire fuir les petits amis de ses filles, ou encore si les trois filles ont suivi les voies de leurs parents. Tout cela, je vous laisse l'imaginer tout seuls...
FinEt voila, j'espère que vous avez aimé !
Bon maintenant la réponse à la question que vous vous posez tous (et ne me contredisez pas ou je fais du mibbs aussi sur ce blog là !) : A quand ma prochaine fic ?
Et bien, je dois finir une fic pour un concours d'ici mercredi, et comme je n'ai pas d'idée elle devrait être en ligne... lundi ! Ensuite, on verra bien, pour le programme lisez ceci... Quant à ceux qui sont sur le forum j2ncis, et bien... Soit vous relisez, soit vous patientez