Tags

Tags
Et non ce n'est pas encore les news tant attendue (euh... moment de solitude)
J'ai été taguée (je dirais pas malheureusement parce que ça me fait plaisir quand même) par :
elle, elle, elle, et enfin elle
Je suis même pas sûre des liens, donc si ces personnes passent qu'elles me disent if jme suis trompée lol

Donc :
Règles A Suivre:

- Mettre Le Lien De La Personne Qui Vous A Tagué.
(fait)
- Mettre Le Règlement Du Tag Sur Votre Blog. (ben... c'est ça non ?)
- Mentionner 6 Choses,Tics......Sur Vous Même. (ui ui deux secondes jsuis pas spider woman !)
- Taguer 6 Personnes Et Mettre Leurs Nom A La Fin De L'article. (les pauvres héhé)
- Prévenir ces personnes..... (oups d'ailleurs désolée pour ceux qui voulaient copier le réglement, j'ai un ptit peu rajouté des commentaires)

6 choses sur moi :

Ca ça va être plus dur si jveux pas vous faire peur
- je suis hyper hyper hyper hyper hyper
(voire même plus) timide en dehors d'internet (ben oui parce que internet jvous vois pas donc j'ai pas peur héhé)
- j'ai en tout et pour tout environ 5 amis réél (parce que des virtuels jdois en voir une bonne centaine...)
- je fais des jeux en lignes débiles, surtout un ici (si vous vous inscrivez mettez Liliiiii comme marraine mdr)
- j'ai un correcteur orthographique à la place du cerveau (mais des fois il déconne un peu)
- j'ai beaucoup beaucoup beaucoup beaucoup beaucoup beaucoup beaucoup d'imagination... voir même beaucoup plus
- et en 6 j'adore le rock, ncis (NOOOONNN ??? C'est pas vrai ??? on avait pas remarqué !), les vampires, les couchers de soleil, l'espagne, l'angleterre, les états unis, les jeux débiles sur internet, les profs (et ouais jvous avais dit que jfaisais peur) par contre je déteste beaucoup de choses héhé

6 personnes à taguer
ben ça je sais vraiment pas qui mettre, tout le monde a déja été tagué, donc jpense qu'en fait jvais tout simplement pas le faire, pas envie de saouler des tas dgens, déja que de lire cet article sur ma vie ça doit être... endormant XD
Mais si vous avez pas encore été tagué hésitez pas à mle dire, comme ça jpourrais le faire niark niark niark

Au fait, l'image c'est moi... Ben oui jressemble à ça héhé, mais bon c'est pas une photo, faut pas croire (des fois que...) c'est en perso de south park vous pouvez en faire ici

# Posté le lundi 09 juin 2008 13:50

Modifié le mercredi 28 janvier 2009 11:52

j2ncis

j2ncis
Je fais cet article pour vous parler d'un fléau, touchant de très près à notre petit monde de shippeuse...
Car quelque part dans l'univers de NCIS, se cache un asile plein de folles, tellement fans de Gibbs qu'elle se prendraient une balle juste pour pouvoir le photographier dans sa douche
Elles pourraient vous envoyer des escadrons de snipers commandées par Booth et notre Gibbsounet juste pour faire dévier votre fic de son droit chemin...
Ce sont les seules à pouvoir vous faire aimer le vert et le jaune en deux jours maxi
C'est un univers, que j'appellerai : j2ncis.forumsactifs.com
Au départ, ce forum était tout à fait normal et sérieux, juste créé par des gens très gentils, qui voulaient seulement quelque chose où les fans de NCIS pourraient parler de leur passion, jusqu'à ce qu'arrivent... les folles !
Sur ce forum, elles sont tellement fans du j2 qu'elles voudraient toutes enterrer Hollis vivante personnellement, avant de lapider ses fans, même si certains font partis de leur communauté
Sur ce forum, elles font des fanfictions, et des créations devant lesquels on bave presque de jalousie
Sur ce forum, elles font fondre des shtroumphs innocents avec des chamalows et des fraises tagada
Sur ce forum, on devient très rapidement accro à NCIS même si on ne l'était pas avant
Sur ce forum, il faut presque fermer les yeux pour ne pas avoir de spoilers
Et enfin sur ce forum, vous pouvez très vite devenir rat de labo ou agent du NCIS sans même vous en rendre compte...

J2ncis : Engagez vous

(l'un des avantages de votre inscription, c'est que vous pourrez lire mes fics et ceux de beaucoup d'autres en avance... et en plus y'a souvent des liens vers les nouveaux épisode de NCIS... c'est tit pas magnifique tout ça ?

ps : tout ça est à prendre au second degré.. enfin second degré, c'est peu dire
pps : si vous vous inscrivez n'hésitez pas à réagir sur les sujet, après tout on va pas vous manger... quoique y'en a qui mordent aussi
ppps : mais nooon je déconne, y'a pas que des folles... y'a aussi des gens sérieux ! Genre moi par exemple...
pppps : je tiens à remercier les modérateur, déjà d'avoir créé ce forum géniallissime, et ensuite de ne pas m'avoir virée après cinq messages... mouahahahaha
ppppps : le montage ci dessus est celui qui ouvre le forum, il a été fait par l'une de celle devant les créations de laquelle je bave... Polly, déesse des montages, qui est aussi la designer du forum... oui, le vert c'est elle
pppppps : pratique les ps non ?

# Posté le mardi 24 juin 2008 13:08

Modifié le samedi 01 novembre 2008 16:42

Suicide Sunday

Suicide Sunday
Fic inspirée d'une chanson de Déportivo, que vous pouvez écouter ici, si vous connaissez pas (et même si vous connaissez), je vous conseille de l'écouter en lisant cette fic
Que pensez vous du montage ?



Suicide Sunday


Il monta. Elle l'avait fait appelé. Pour la quatrième fois de la journée. Les trois précédentes, elle s'était contentée de le regarder longuement. Puis elle finissait par lui dire qu'en fait, elle n'aurait pas dû demander à le voir et qu'il pouvait redescendre. Cette fois encore, lorsqu'il rentra dans le bureau, le regard qu'ils échangèrent fut très long.

– J'espère qu'il y a une raison cette fois.
–... je dois te dire quelque chose.

Elle hésita. C'était sûrement la première fois qu'il la voyait aussi étrange, et si timide en sa présence.

- Et bien vas-y.

Mais c'était déjà trop tard. Elle s'était perdue dans ses yeux bleu azur et ne pouvait tout simplement pas faire ça. Lui dire ce qu'elle ressentait était une trop grande épreuve pour elle. Ils ne s'étaient jamais vraiment échangés leurs sentiments, et ce n'était pas là, pas maintenant qu'ils commenceraient. Elle soupira puis murmura :

- Laisse tomber
- Ca fait plus d'un mois que tu me dis ça. Je ne sortirai pas de ce bureau avant que tu m'ais raconté ce qui ne va pas.
- Ce n'est pas la peine.

Elle avait baissé les yeux, son regard perdu et son air triste témoignaient de l'étrangeté de la scène.

- Pourquoi m'as-tu convoqué trois fois si ce n'est pas la peine ? questionna t'il.
- Parce que j'avais... besoin de te voir.
- Tu avais besoin de me voir mais tu ne peux pas dire pourquoi ?
- Non.

Il la fixa. Puis la jeune femme décida à parler, quitte à être déçue. Elle faisait ce qu'elle n'avait jamais fait, et par une simple phrase lui indiqua ce qu'elle ressentait, ce qu'ils ressentaient tous les deux depuis huit années loin l'un de l'autre, sans jamais se l'avouer.

- Tu me manques Jethro.

Il continua de la dévisager,il n'était pas surpris, seulement un peu mal à l'aise. Il soupira avant de lui répondre.

- Nous ne sommes plus à Paris Jen.
- Je sais.

Jen ferma les yeux, pas déçue, elle s'y attendait, mais tout de même un peu triste. Il continuait de la regarder et elle finit par lui dire ce qu'elle avait sur le c½ur.

- Je suis désolée. Je n'arrive pas à t'oublier, c'est comme ça. Je t'aime Jethro, j'espère juste que tu ne m'en veux pas pour ça.

Cette réplique était tellement improbable de sa part, que l'ancien marine se demanda si ce n'était pas encore un de ses rêves. Mais il savait que ce n'en était pas un.

- Tu es ma supérieure, il y a la règle numéro 12 et je suis avec Hollis. On ne peut pas être ensembles, tu le sais bien non ?
- Jethro... j'ai besoin de savoir. Si ces trois problèmes n'existaient pas, est-ce que tu... est-ce que tu m'aimerais ?

Elle releva les yeux vers lui pour pouvoir déceler toute trace de mensonges s'il y en avait. Ses yeux reflétaient l'espoir qu'elle pouvait encore avoir. Il hésita et détourna sa réponse pour ne pas avoir ni à dire de mensonge, ni la vérité.

- Tourne la page Jen.

La jeune femme ne prit pas ça pour ce que c'était : une non-réponse. Elle détourna les yeux et lui ordonna de sortir. Son visage reflétait de la déception, mais aussi une profonde tristesse face à ce qu'elle allait faire. Puisqu'elle savait ce qu'il ressentait, ce n'était plus la peine pour elle de continuer. Lorsqu'il franchit la porte, elle le rappela, tenant tout de même à lui dire une dernière chose.

- Ne m'oublie pas. S'il te plaît.

Il la dévisagea surpris. S'il avait su à cet instant là ce que cette phrase voulait dire, il serait sans aucun doute resté auprès d'elle, et aurait tenté de la dissuader. Mais il ne savait pas, pas plus que vous si je ne continue pas cette histoire. Elle lui fit un sourire triste, et il ne s'interrogea pas plus que ça sur la signification de cette dernière remarque et sortit.
La jeune femme resta pendant quelques minutes debout, seule. Puis elle regarda par la fenêtre. Il faisait noir. Normal à cette période de l'année. L'environnement dehors ressemblait à ce qu'elle ressentait. Son regard glissa jusqu'à son bureau, et surtout jusqu'au tiroir, où elle savait qu'il y avait son arme de service. Elle s'en approcha, l'ouvrit et prit la chose.
Non... pas maintenant... pas ici... pas tout de suite... ça n'en vaut pas la peine.
Elle la reposa et partit avec tristesse en direction du MTAC.


- Vous êtes sûre de votre décision Mrs Shepard ?
- Certaine.

L'homme qui s'affichait sur l'écran géant était le chef des armées. Un bonhomme plutôt bedonnant à l'air toujours inquiet, mais un bon stratège. Il portait toujours son uniforme vert à boutons dorés. Des médailles étaient accrochées en belle vue sur son torse, il y en avait tellement que c'était à se demander comment il tenait encore debout et ne croulait pas sous le poids de l'or.

- Votre motif est compréhensible, mais sachez que vous êtes le meilleur des directeurs d'agence fédérale qu'il puisse y avoir. Le fait que vous soyez une femme était une cause de méfiance de la part de certains, mais la plupart de vos confrères ont été obligés de reconnaître que vous étiez la meilleure pour ce poste. Vous ne devriez pas faire ça.
- Je le sais parfaitement, mais comme je vous l'ai expliqué, je ne peux pas rester.
- Très bien. Vous nous manquerez Jen.

Elle ne répondit pas et partit. Une larme venait de s'échapper de ses pupilles vertes, elle savait que c'était la dernière fois qu'elle quittait cette salle. Après avoir prit ses affaires dans son bureau et donné ses instruction à sa secrétaire, elle sortit du NCIS. Tous les agents étaient déjà rentrés chez eux, elle eut une petite pensée pour son ancien amant qui devait être avec Hollis au même moment. Elle rentra chez elle, enviant la femme qui serait sans doute heureuse jusqu'à la fin de ses jours.


On était maintenant le lundi matin, le week-end avait passé à une vitesse folle pour tout les gens présents dans l'open space, particulièrement pour Gibbs. Mais il savait que ce n'était peut-être pas le cas pour tout le monde, et décida d'aller voir sa directrice pour lui demander comment ça allait. L'étincelle de tristesse qu'il avait vu dans ses yeux verts, et sa dernière phrase l'avait un peu inquiété.
Il arriva dans le bureau et passa comme une flèche devant Cynthia.

- Agent Gibbs vous ne...

Elle s'interrompit car il venait de se déboîter à moitié l'épaule en tentant de rentrer dans le bureau. Le sourire de la jeune femme se dissipa bien vite quand elle se souvint de ce qu'elle avait à faire.

- Elle n'est pas encore arrivée ? demanda t'il

La secrétaire hésita. Sa supérieure ne l'avait donc pas mis au courant, et c'était à elle de le lui dire. Chose très difficile quand on savait à quel point le caractère de Gibbs pouvait l'impressionner.

- Elle ne viendra pas monsieur...

Il la fixa. Puis la questionna du regard avant de le faire par la voix.

- Vous pouvez développer ?
- Elle est partie.
- Quoi ?
- Je... elle a laissé ça pour vous...

Cynthia lui tendit une feuille pliée en quatre, trop soigneusement, il sut d'ors et déjà que son ancienne maîtresse devait avoir hésité un long moment, avant de la plier et de la confier à sa secrétaire. Il dévisagea celle-ci comme s'il ne comprenait pas. Elle se décida alors à lui dire ce qui allait sûrement le mettre en colère.

- Elle a démissionné. Quand vous êtes sorti, hier elle a été annoncer son départ au chef des armées puis elle est partie.
- Où ?
- Je ne sais pas monsieur.

Il se pencha vers elle d'un air menaçant. Les émotions diverses qu'il ressentait ne l'encourageaient pas à être gentil avec la jeune femme qui lui annonçait le départ de sa directrice préférée.

- Vous savez quelque chose et vous avez intérêt à me le dire immédiatement.
- Je... je sais juste qu'elle m'a demandé de lui prendre un aller simple pour la France dans le vol de samedi matin.
- Pourquoi est-elle partie ?
- Je n'en sais rien !

Il la fusilla une nouvelle fois du regard mais elle ne ploya pas.

- Je vous jure que je ne sais pas, mais je viens de vous donner une lettre d'elle, il y a peut-être des explications !

Il ne baissa pas son regard mais prit le papier puis partit. Il ouvrit la lettre en hésitant, ayant un peu peur de ce qu'il allait découvrir. En voyant l'écriture penchée de la jeune femme, il comprit qu'elle était réellement partie. C'était toujours en voyant ça qu'il réalisait vraiment.

Jethro
J'espère que tu ne m'en voudras pas pour cette lettre cette fois. Je n'ai jamais été très douée pour annoncer mon départ autrement comme tu le sais.
Il y a beaucoup de choses que je voudrais te dire, mais c'est trop tard. Je ne reviendrai jamais, je ne viendrai plus essayer de bousculer ta vie. Je sais que tu es heureux, c'est tout ce qui compte pour moi, Hollis est une femme bien j'espère que tu seras plus comblé avec elle que tu ne l'as été avec moi.
Cynthia a déjà dû te dire où j'allais, c'est vrai qu'elle n'a jamais pu te résister, d'ailleurs qui le pourrait ? Ne dis pas aux autres ce qui s'est passé, ils me prendraient pour une lâche et je ne le voudrais pas.
Je ne veux pas que tu sois triste, alors ne tente pas de me retrouver, ce serait une grosse erreur, tu es bien là où tu es.
Je ne te demande qu'une seule chose : que tu ne m'oublies pas. De là ou je serai, je penserai souvent à toi.
Je vais là où tout a commencé et là où tout finira.

Jen.

ps : je t'aime, ne m'en veux pas.



Une larme tacha l'encre sèche et le dernier mot fut dilué. Les yeux bleus qui avaient fait tellement craquer l'auteure de la lettre étaient remplis d'eau salée, mais ce fut la seule qui tomba.

- Je ne t'en veux pas Jen... murmura t'il.

Le seul à qui il pouvait faire des reproches c'était à lui-même. Et il en faisait beaucoup. C'était maintenant, après la lecture de cette lettre qu'il se rendait compte qu'il l'aimait. Après qu'elle eut démissionnée, qu'elle soit retournée en France, il comprenait enfin qu'il s'était trompé. Non ce n'était pas avec Hollis qu'il voulait passer le reste de ses jours. Non, il ne l'oublierait pas, même si elle lui avait dit qu'elle le détestait. Non, il ne serait jamais comblé sans elle. Il était trop tard et il ne se le pardonnerait jamais.
L'ancien marine sortit sans un regard vers la jeune secrétaire, sachant que la prochaine fois qu'il franchirait les portes du bureau, tout serait différent. Il l'avait laissée partir, encore.
Il se dirigea vers la sortie et partit du NCIS. Le reste de la journée, il la passa à essayer de noyer son chagrin dans l'alcool, ignorant le téléphone qui sonnait et les coups de sonnettes de ses agents. Mais il ne put pas oublier. Pas assez.
De l'autre côté de l'océan, le même problème se posait à une femme rousse, installée pour la soirée dans une chambre d'hôtel. Ce fut finalement une employée qui la retrouva inconsciente.

Ce soir-là, il n'y aurait pas de miracles, pas de retrouvailles joyeuses à l'aéroport seulement le même grand vide chez un homme accoudé à une carcasse de bateau, mélangeant du bourbon et des médicaments sans retenue, et chez une femme allongée sur un lit dans un petit hôpital parisien, hospitalisée parce qu'on l'avait trouvée avec les veines taillées.
Ce soir-là fut le dernier pour deux êtres qui avaient fait l'erreur de ne pas reconnaître à temps leur amour.


Fin...

On monday you're all alone, You quit your job on tuesday
Oh well darling you don't say
Oh dear You will never stop to pray
I will
On suicide sunday

You say you hate the bombers, hate the bombs
You bought a gun on thursday
Or did you imagine it that way ?!

Oh dear You will never stop to pray
I will
On suicide sunday

So far it's desaster
But from my roof you know,
it's just a branch in a bonfire.
See you later...

# Posté le samedi 28 juin 2008 12:54

Modifié le dimanche 18 janvier 2009 12:17

Fic mauren

Fic mauren
Petite fic sur un ship légèrement spécial, que je ne tiens d'ailleurs pas à voir ensembles, vous allez sûrement comprendre pourquoi en lisant cette fic =)
ps : non non, je ne suis toujours pas folle


- Tu es sûre de vouloir partir Lauren ?
- Mark... tu sais que j'adore ce tournage mais... il y a mes enfants.

Il lui fit un regard de chien battu. Le tournage du quatrième épisode de la saison 6 venait d'être achevé, et il n'y aurait plus de flash-back sur la mort du personnage de Jen qu'interprétait l'actrice.
Ainsi, Lauren Holly quittait définitivement les studios de la série.
Les adieux avec ses collègues avaient été tristes, voir même déchirants pour Pauley, mais elle redoutait ceux avec Mark.
L'acteur la raccompagnait en voiture chez elle une dernière fois, ce voyage semblait bien trop court.

- Les fans sont désespérés, reprit-il.
- Je suis au courant, Pauley a bien insisté pour que je lise les messages des forums ou sites sur NCIS.
- Tu vas nous manquer Lauren.

Elle ne répondit pas et fit un petit sourire triste en détournant les yeux.

- Bon allez, je t'emmène boire un café ? Une dernière fois...
- Bonne idée, répondit-elle.

Tout en discutant de ce qui allait se passer maintenant que la directrice rousse ne ferait plus son apparition dans la série, ils arrivèrent dans un petit bar sympathique où ils avaient l'habitude de prendre une ou deux doses de caféine après chaque tournage.
Ils y entrèrent, commandèrent deux cafés noirs, puis s'assirent à une table, face à face.

- Alors qu'est-ce que tu vas faire maintenant ? questionna Mark avec un petit sourire à la Gibbs qu'elle ne manqua pas de remarquer.
- M'occuper de mes enfants surtout. Et pour les films... on verra les propositions plus tard.
- C'est quand même dommage pour la série, dit-il avec regret.

Elle lui sourit avant de lui répondre :

- Heureusement que les scénaristes comptent faire revenir Tony, Ziva et McGee, je pense que les fans péteraient un plomb sinon.
- Mais Jen va manquer... surtout à Gibbs.
- A mon avis vous finirez tous par vous y habituer. Comme pour la mort de Kate en somme, fit-elle avec un demi-sourire.
- Et Lauren manquera à Mark, finit-il.

Il sourit doucement, très différemment de ce dont il était capable « transformé » en Gibbs. C'est vrai que Mark ressemblait très peu au personnage inventé par Donald P. Bellisario, pensa-t'elle furtivement. Il était beaucoup plus doux qu'il ne le laissait paraître à l'écran.
Elle fut de nouveau captivée par le bleu de ses yeux, atout de séduction dont le charme avait frappé autant Lauren que Jen dans la série. Ils restèrent à se regarder dans les yeux plusieurs minutes, quand elle réussit à s'en détacher elle finit par lui répondre avec un sourire :

- C'est encore quelque chose pour que je reste ?

Il sourit à son tour

- Peut-être.
- On se reverra Mark, ce n'est pas comme si j'avais subi le même sort que Jenny.
- Non c'est vrai.

Sa réponse sonnait faux, et il y avait beaucoup de tristesse et de déception dans le son de sa voix.
L'acteur connaissait Lauren depuis de nombreuses années. Il l'avait d'abord appréciée pour ses talents d'actrices, puis c'était devenu une très bonne amie. S'il n'y avait pas eu leurs deux familles respectives, il était vrai que ç'aurait pu être plus. Ils l'avaient tous les deux envisagé sans s'en parler, chacun croyant que le pincement au c½ur qu'ils ressentaient en voyant l'autre n'était pas réciproque.
La jeune femme eut un nouveau sourire triste, avant de couper le silence.

- Bon et bien... il est peut-être temps que je rentre...
- Oui, répondit-il sans y penser.

Elle se leva, et il la suivit. Mark réalisa soudainement qu'il ne voulait pas qu'elle parte, et tenta une nouvelle de l'en dissuader.

- Lauren... ne part pas...

Elle baissa les yeux. Ils se trouvaient maintenant debout face à face. Il s'approcha d'elle, et dit un mot que ni lui, ni Gibbs n'avaient l'habitude de prononcer.

- S'il te plaît...
- C'est trop tard Mark...

Il fit un seul pas, et était à quelques centimètres d'elle. La jeune femme leva timidement des yeux pleins d'espoirs.

- Peut-être pas, fit-il.

Les c½urs des deux acteurs battaient à l'unisson, leurs lèvres si proches finirent par rentrer en contact et ce fut une explosion de sensations qui apparurent dans leurs poitrines. Des sentiments jusque là enfouis remontèrent à la surface. Lorsque Mark se retira, sa collègue le dévisagea avant de rajouter :

- Non peut-être pas...

Weekly News 17/06/2008
« Faits divers, le divorce de l'acteur Mark Harmon et de son épouse Pam Dawber a été confirmé par l'acteur hier en fin de journée.
« Nous nous sommes bien séparés » a déclaré Pam lorsque l'un de nos reporters a enté de l'interviewer. Cette décision aurait-elle un rapport avec le retour de l'actrice Lauren Holly en tant que directrice dans la série NCIS et son divorce avec son mari ? Nous n'avons pas pu en savoir plus, mais prochainement une interview des deux acteurs sera publiée... »

# Posté le mercredi 02 juillet 2008 05:07

Modifié le samedi 01 novembre 2008 16:43

Philtre d'amour

Philtre d'amour
Voilà une fic, ni longue ni courte, dont l'idée m'a été donnée (littéralement) par elle, que je remercie grandement d'ailleurs, et son but est surtout... l'humour ! A prendre au 2000éme degré !
Bref, elle est en quatre parties, toutes plutôt longue (enfin je crois) et c'est du j2




L'agent spécial Leroy Jethro Gibbs monta en direction du bureau de sa supérieure, un café à la main. La jeune femme ne l'avait pas fait appeler, mais il n'était pas inhabituel de le voir gravir les marches qui le séparaient d'elle sans raison.
Il entra sans frapper, malgré les protestations de la secrétaire ayant encore essayé de prévenir la directrice de son arrivée sans succès. Il la trouva assise à son bureau, penchée sur un dossier. Elle redressa la tête en l'entendant entrer, tandis qu'il fermait la porte.

Jen – Cynthia n'est pas là pour faire joli Jethro, tu es au courant ?
Gibbs – Oui !
Jen – Qu'est-ce que tu veux cette fois ?
Gibbs – Te demander si nos amis du FBI ne comptent pas encore passer aujourd'hui !

Elle se leva prête à affronter son agent une nouvelle fois. En effet, la veille, une enquête avait mené l'équipe de l'ancien marine jusqu'au « territoire » des agents de Fornell. Ils avaient demandé à enquêter avec le NCIS, requête que la directrice avait bien évidemment accepté après une engueulade monumentale avec son subordonné.

Jen – Tu sais très bien que je ne pouvais pas faire autrement !

Il se contenta de la fixer sans répondre d'un regard noir, tandis qu'elle contournait son bureau et se plaçait devant lui.

Jen – Fornell était sur cette enquête depuis longtemps avant vous, il avait donc le droit de récupérer vos recherches

Il continua de la dévisager.

Jen – Ne me fixe pas comme ça, je ne suis pas un de tes agents, tu sais très bien que ce regard ne marche pas avec moi !
Gibbs – Ah oui ?

Il s'avança vers elle, alors qu'elle reculait, redoutant autant qu'espérant ce qu'il allait faire.

Jen – Non Jethro... tu ferais mieux d'arrêter ça tout de suite.

Elle s'aperçut qu'elle était dos au mur, et qu'il continuait de se rapprocher. Elle tenta une dernière fois, sans conviction de le dissuader.

Jen – Nous... ne sommes plus à Paris...

Son visage n'était plus qu'à quelques centimètres du sien, ses yeux étaient plongés dans ceux de la directrice, et le regard de la jeune femme hésitait entre sa bouche et ses pupilles.

Jen *dans un souffle* – Jethro...

Il approcha sa bouche, mais au lieu du baiser escompté, il glissa vers l'oreille de la jeune femme et lui murmura :

- Non en effet... nous ne sommes plus à Paris.

Il se retira, continuant de la regarder mais s'éloignant d'elle. Sa supérieure le fixait, totalement déboussolée, ses yeux élargis reflétant l'espoir qu'il lui avait donné.
L'ancien marine recula en la contemplant puis lui tourna le dos et sortit du bureau en fermant la porte. Il la savait surprise et furieuse, autant parce qu'il n'était pas allé jusqu'au bout, que parce qu'elle l'avait laissé faire. Le bruit d'un gobelet de café, posé précédemment sur le bureau, allant s'écraser contre la porte en bois le lui confirma.


Tony arriva en sifflotant au bureau, un café à la main et l'air assez fier de lui. Sa collègue israélienne le regarda s'asseoir à son bureau et s'adressa à lui.

Ziva – Je rêve ou tu n'es pas en retard Tony ?
Tony – Non tu ne rêves pas ma chère Ziva, ou sinon c'est un rêve très drôle.

Il dévissa le haut du gobelet avec précaution, tandis qu'elle le regardait faire. Il sortit un sorte de sachet de sa poche puis but une petite gorgée du café. La jeune femme se leva, intriguée.

Ziva – Qu'est-ce que c'est ce sachet ? De la drogue ?
Tony – Non ma chère Ziva !

Tout en parlant, il versa le contenu de la chose en question dans le récipient en plastique.

Ziva – Alors qu'est-ce que c'est ?
Tony – Un philtre d'amour !
Ziva – Un quoi ?
Tony – Tu sais ces petits médicaments que les américains utilisent pour...
Ziva – Booster leur libido ? Oui je suis au courant.
Tony – Et bien voila c'est ça !
Ziva – Aurais-tu quelques problèmes de sexe Tony ?
Tony – Oh mais ce n'est pas pour moi.
Ziva – Pour qui alors ?

Il désigna du regard leur jeune collègue qui arrivait, lui aussi à l'heure et se dirigea vers son bureau, tandis que Ziva pouffait de rire en comprenant ce qu'il allait faire.

Tony – Bonjour le bleu ! Je t'ai pris un café tu en veux ?
McGee – Heu... bonjour Tony... tu n'es pas en retard et tu m'offres un café... ça ne te ressemble pas.
Tony – C'est ma journée de BA aujourd'hui ! Bon tu le prends ou je le donne à Ziva !

Le jeune probie prit le café et s'assit à son bureau où il le posa en allumant son ordi.

Tony – Tu ne le bois pas ?
McGee – Oh heu non je viens juste d'en avoir un.
Ziva *venant au secours de son collègue* - Tony va être vexé McGee, tu devrais le boire.
McGee – Bon si ça peut te faire plaisir.

Et il prit une gorgée de la boisson, tandis que ses collègues échangeaient un regard amusé.

McGee – Beurk il est infâme ton café Tony ! Je ne sais pas ce que t'as mis dedans mais on dirait pas du café !

Il se leva.

Tony – Hé où tu vas ?? Tu l'as pas fini !
McGee – Voir Abby !

Et il partit.

Ziva – On dirait que la blague a raté.
Tony – Il en a but un peu au moins... pff on lui offre un café et regarde ça ! Il ne le prend même pas ! C'est très impoli ça !

Il le posa sur son bureau et, prétextant une envie pressante, partit aux toilettes. Il croisa son patron qui revenait de chez la directrice. L'ancien marine était assez furieux contre lui-même, de n'avoir pas été jusqu'au bout, ou d'avoir fait ça, aussi lorsqu'il vit un café sur le bureau de son agent, il le prit pour se remonter le moral. L'israélienne, voyant ça, tenta de le stopper.

Ziva – Vous ne devriez pas...
Gibbs *la coupant* - Il y a un problème ?
Ziva – C'est que c'est le café de...
Gibbs – Et alors ?
Ziva – Heu...

Elle n'eut pas le temps de formuler sa phrase qu'il avait déjà bu le café. Il reposa le gobelet vide sur le bureau de l'italien et s'assit au sien. La jeune femme hésita un instant à lui dire ce qu'il y avait dans la boisson, mais décida de laisser ça à Tony, après tout c'était lui qui l'avait mis. Quand le jeune italien revint il trouva le gobelet vide et regarda Ziva d'un air soupçonneux. Il vit son patron et articula sans les dire les mots : « c'est toi ? ».
La jeune femme fit non de la tête et montra son patron des yeux. Tony le regarda avec de grands yeux.

Tony – Patron tu... as bu mon café ?
Gibbs – Ca te pose un problème DiNozzo ?
Tony – Heu non c'est que...

Il ne finit pas sa phrase et continua à fixer son supérieur qui finit par le regarder.

Gibbs – Tu attends quoi ? Des excuses ?
Tony – Non mais heu... non rien.

Il retourna s'asseoir et une discussion silencieuse s'installa entre Ziva et Tony. Ils articulaient les mots sans les prononcer.

Tony – Pourquoi tu l'as laissé faire ?
Ziva – Il a pas voulu m'écouter !
Tony – Fallait lui dire !
Ziva – C'est pas moi qui ai fait ça !

Pendant cette conversation étrange, l'effet du « médicament » commençait déjà à faire effet sur leur patron. L'ancien marine avait de plus en plus chaud. Il enleva sa veste devant les yeux horriblement gênés des deux autres. Le jeune italien se leva, se mit en face de Ziva et se pencha.

Tony *chuchotant* - Tu ferais mieux de partir... ce truc est très efficace, si ça continue Gibbs risque de sauter sur tout ce qui bouge.

Ziva se leva d'un bond et contourna son bureau.

Ziva *à Gibbs* - Je vais... me chercher un café.
Gibbs – Depuis quand vous aimez les cafés Ziva ?
Ziva – Oh heu depuis ce matin !

Après son départ, Gibbs lançait des regards étranges à l'étage supérieur et à l'escalier, ce que son agent ne manqua pas de remarquer. L'ancien sniper semblait avoir très chaud et était presque en sueur. Il ne comprenait pas ce qui lui arrivait.
« Bon dieu Jethro, contrôle toi ! Mais qu'est-ce qu'il a mis dans son café cet abruti ! J'arrête pas de penser à Jen... Et dire que si je m'étais simplement avancé de quelques centimètres, on serait sans doute en train de renouer avec le passé sur son canapé. Pff et qu'est-ce que j'ai à faire des phrases idiotes qui veulent juste dire que je serais en train de lui faire l'amour dans son bureau. Du calme. J'ai terriblement envie d'aller la voir. Qu'est-ce que j'ai à la fin ? »
Il sortit un mouchoir de sa poche pour s'éponger le front. Tony s'approcha prudemment de lui et se posta devant son bureau.

Tony – Ca va boss ?
Gibbs – Si tu ne te remets pas au boulot non !

L'autre hésita, puis retourna à son bureau. Alors que Gibbs était encore en train de débattre avec lui-même, celle à qui il pensait précisément à cet instant sortit de son bureau et ordonna :

Jen – Agent Gibbs ! Dans mon bureau immédiatement !

Il la regarda. Elle avait l'air furieuse. L'agent italien voyant que ça risquait de se compliquer, essaya de l'empêcher de convoquer Gibbs, sachant très bien d'après la nature de la chose qu'il avait mis dans le café, que ça allait se terminer soit sur le canapé, soit par une baffe bien sentie.

Tony – Heu madame... il vaudrait mieux que...
Jen – Il me semble que j'ai dis Gibbs pas DiNozzo !
Tony - ... Ok

Il décida de ne rien rajouter, parce qu'elle ne l'aurait pas écouté, mais aussi un peu par vengeance. Après tout si elle ne voulait pas l'entendre tant pis pour elle. Le patron de l'italien monta les escaliers, soulagé mais en même temps inquiet qu'elle l'appelle. Elle l'attendait accoudée au bureau, il ferma la porte.


Gibbs – Qu'est-ce que je peux pour vous... madame le directeur.
Jen – Si tu m'appelles encore une fois comme ça je te fait mettre aux arrêts c'est compris ?
Gibbs – Tu en serais capable ?
Jen – Oui !
Gibbs – Pourquoi est-ce que tu m'as appelé ?
Jen – Parce que tu... je peux savoir ce que tu fais ?

Il s'était en effet beaucoup rapproché et la regardait avec une lueur étrange dans les yeux. Cette lumière, Jen la reconnut tout de suite. C'était celle qu'il avait à Paris, en 99, avant de l'embrasser et de la porter jusqu'au lit. Elle vit qu'il continuait de la fixer et ne répondait pas, et s'en inquiéta.

Jen – Hey Jethro ? Ca ne va pas ?
Gibbs – Ca va très bien au contraire.

Il s'approcha encore. Ils se trouvaient dans la même situation que quelques instants auparavant, seulement cette fois Jen était contre le bureau.

Jen – Non stop ! Pas cette fois je ne me laisserais pas avoir ! Tu arrêtes ça tout de suite parce que sinon...
Gibbs – J'ai envie de toi.

Elle se figea. La probabilité qu'il dise ça, était très réduite, mais il l'avait dit, et la jeune femme se demandait si elle n'avait pas rêvé. De toute évidence non, puisque l'ancien marine la fixait en attendant sa réponse.

Jen – Quoi ? Qu'est-ce que tu...

Il n'attendit pas qu'elle finisse sa phrase et captura ses lèvres, ne pouvant plus s'en empêcher. Tout en l'embrassant, il commença à défaire les boutons qui attachaient le chemisier de la jeune femme. Mais elle l'en empêcha et se déroba.

Jen – Mais qu'est-ce qui te prend ça ne va pas ??
Gibbs – Je te le dis j'ai envie de toi.
Jen *le fixant en comprenant progressivement* - Non Jethro... tu n'as pas envie de moi tu en as envie tout cours !
Gibbs – Peut-être...

Il se rapprocha encore une fois et posa ses mains sur ses hanches.

Gibbs – Mais toi aussi.
Jen – Lâche moi !

Il fit plutôt le contraire et essaya de l'embrasser une nouvelle fois. Elle tourna la tête pour l'en empêcher.

Gibbs – Dit moi que tu n'en as pas envie et je partirais.

Elle ne répondit pas, et il commença à l'embrasser dans le cou.

Jen – Ce n'est... pas une bonne idée. Jethro... tu n'es pas dans ton état normal et je...

Il la fit taire en capturant encore ses lèvres. Puis il se détacha et défit cette fois pour de bon les boutons du chemisier.

Jen – J'ai... des choses à faire...

Il ne répondit pas. Pas la peine, il se souvenait très bien comment la faire craquer, ce qu'il fit de suite d'ailleurs

Jen – Non pas ça ... Jethro... Jethrooooooo

Le nom de son amant se prolongea de moins en moins fort jusqu'à ce qu'il s'éteigne totalement. Il l'avait fait craquer.


Ziva – Ou est-il passé ?
Tony – Qui ça ?
Ziva – Gibbs bien sûr !

La jeune israélienne était revenue un peu après le départ de Gibbs. Elle s'était figée en voyant le bureau de son patron vide, et son collègue toujours à son rapport.

Tony – Heu... hum... c'est-à-dire que... il est...
Ziva – Quoi ?
Tony – Chez... la directrice
Ziva – QUOI ?
Tony – Chez la directrice.
Ziva – J'avais entendu c'est pas ça le problème espèce de triple idiot complètement crétin qui ne sait même pas avouer une mauvaise action !
Tony – Héé c'est pas ma faute ! Elle a rien voulu entendre et lui non plus !
Ziva – Parce que je suppose que tu leur a clairement énoncé que tu avais mis ça dans son café ?
Tony – Et bien... j'ai tenté...
Ziva – Tu as tenté ? Je te signale que Jen ne va sûrement pas apprécier s'il se met à... enfin je préfère pas imaginer.
Tony – Fallait pas le convoquer aussi !
Ziva – Tu vas venir avec moi !

Elle lui prit le bras et l'obligea à se lever.

Tony – Hé ! Mais où est-ce que...
Ziva – Tu vas aller avouer tes crimes avant qu'il ne soit trop tard.

Il tenta de protester, mais elle l'entraîna jusqu'au bureau directorial.

Pendant ce temps, deux étages plus bas, une curieuse scène se passait. Etrangement chez le jeune probie, le produit avait mis plus de temps pour agir, peut-être parce qu'il en avait bu beaucoup moins, ou peut-être parce que l'agent était très différent de son patron, toujours était-il que Timothy McGee commençait seulement à regarder sa collègue étrangement.
Celle-ci s'en aperçu très vite.

Abby – Ca ne va pas Timmy ?
McGee – Si si... c'est juste que... j'ai un peu chaud.

Il enleva sa veste et se tourna pour ne plus la voir. Wouaw qu'est-ce qu'elle était sexy n'empêche ! Il se reprit : « Allons Tim, tu es habitué à la voir calme-toi... oui mais j'ai envie de... oho »
Il se retourna brusquement. La jeune laborantine était de dos. Il posa ses mains sur ses hanches, et elle se retourna.

Abby – Hé ! Ca va pas ?

Il ne répondit pas et posa ses lèvres sur les siennes...


Lorsque Cynthia avait eut un appel de la directrice, lui ordonnant de ne laisser entrer personne, la jeune femme s'était doutée de quelque chose. La voix de sa patronne était essoufflée, comme si elle avait couru un 500 mètres, et des bruits étranges se faisaient entendre derrière. De plus, Gibbs était entré quelques minutes auparavant, et avait fermé la porte du bureau, chose déjà presque exceptionnelle.
Alors quand les deux agents DiNozzo et David se présentèrent devant elle en exigeant de voir la directrice, l'une tirant l'autre par le bras, elle leur refusa l'entrée.

Cynthia – La directrice est occupée avec l'agent Gibbs, elle a ordonné que personne ne rentre.
Tony – Avec l'agent Gibbs ? Oho...
Ziva – Oups...
Tony – Oui verry oups...
Cynthia – Qu'est-ce qui se passe ?
Tony – Oh rien c'est juste que l'occupation en question doit être vraiment... chaude aie !

Il venait de se recevoir une claque sur la tête de la part de sa collègue qu'il regarda d'un air indigné.

Tony – Héé !
Ziva – Gibbs est pas là, il faut bien que quelqu'un le fasse à sa place. Bon et maintenant qu'est-ce qu'on fait, génie des gaffes ?
Tony – Et bien... soit on rentre au risque de voir la directrice et le patron en train de faire des choses sur le canapé et de se faire virer tout les deux pour ça après avoir été traumatisés soit... on attend.
Ziva – Je crois que je préfère la seconde solution.
Tony – Bien d'accord avec toi !

Ils redescendirent à l'open space.

Tony – Hey McGee est toujours pas remonté... tu crois qu'il...
Ziva – Arrête avec tes idées idiotes, il n'en a presque pas bu.
Tony – Si un peu quand même ! Et si on allait voir où il est ?
Ziva – Pas question tu as fait assez de dégâts pour aujourd'hui !
Tony – Mais j'y pense ! Il a dit qu'il allait voir Abby !
Ziva – Non... je ne pense pas qu'elle...
Tony – La pauvre ! Tu es sûre de ne pas vouloir y aller ?
Ziva – Je... c'est juste pour vérifier hein ?
Tony *levant les yeux au ciel* – Bien sûr

Il se dirigèrent vers l'ascenseur et le prirent. Arrivés en bas, la première chose qu'ils remarquèrent fut la musique, le volume était encore plus fort que d'habitude. Puis en s'approchants ils entendirent des bruits étranges.

Tony – Je crois qu'on ne devrait pas entrer... juste jeter un coup d'½il.
Ziva – D'accord avec toi.
Tony – Je vais me sacrifier, pour... satisfaire nos deux curiosités !
Ziva – Pas question ! C'est moi qui regarde, je ne tiens pas à ce que ce pauvre McGee en entende parler jusqu'à la fin de ses jours !
Tony – Mouais.

Ils s'avancèrent mais Ziva fut la seule à regarder. Elle passa la tête dans l'entrebâillement de la porte, puis se retira très vite. Son teint avait rosi, et son coéquipier sut qu'il y avait plus que deux collègues qui travaillaient dans cette pièce.

Ziva – Je crois qu'on ferait mieux de remonter.
Tony – Hé mais attends ! Raconte au moins !
Ziva – Pas question !

Elle allait déjà vers l'ascenseur, mais Tony passa à son tour la tête pour voir ce qui se passait. Il partit aussi très vite.

Tony – Wouaw ! Ben on s'en douterait pas comme ça mais il sait s'y faire le bleu !
Ziva *à mi-voix* – Tony !

Elle l'attrapa par le bras, l'attira vers la machine et le força à y rentrer.

Tony – Hé !
Ziva – Il n'est pas question que je te laisse à cet étage...
Tony – Tu préfères que je regarde les patrons ?
Ziva – Au moins tu n'aurais pas l'occasion de les marier !
Tony – Les marier ? Tu veux peut-être dire les charrier ?
Ziva – Oui un truc du genre !

Elle appuya sur le bouton qui les mènerait à l'étage des bureaux, malgré les protestations énergiques de Tony. Quand ils arrivèrent à l'open space ils s'assirent tout les deux à leurs bureaux respectifs. N'ayant plus rien à faire, ils jetaient des regards répétitifs vers l'étage du dessus, puis l'ascenseur.

Tony – Dis donc Ziva...
Ziva – QUOI encore ?
Tony – On est les seuls qui ne soient pas en train de faire ce que je pense dans l'équipe.
Ziva – N'y comptes même pas Tony !
Tony – Je disais ça comme ça c'est tout...

La jeune femme ne répondit pas et continua à regarder l'étage en espérant que Gibbs et Jen en sorte bientôt.


Quelques heures plus tard...

Jen – Je ne sais pas ce qui t'a pris en tout cas c'était... wouaw.

Ils étaient tout les deux allongés cote à cote sur le canapé.

Gibbs – Tu veux peut-être recommencer ?
Jen – Jethro !
Gibbs – Ben quoi ?
Jen – C'était déjà une grosse erreur ! D'ailleurs j'aimerais bien savoir pourquoi tu as fait ça !
Gibbs – Je ne sais pas trop... j'en avais envie
Jen – Ca j'avais remarqué ! Mais pourquoi maintenant ?
Gibbs – Aucune idée. Ca m'a pris comme ça.
Jen – Subitement ?
Gibbs – Oui d'ailleurs... d'ailleurs c'est bizarre...
Jen – Tu devrais arrêter la caféine.
Gibbs – Pourquoi ?
Jen – Il paraît que ça augmente... tout ça.
Gibbs – Il n'est pas question que j'arrête le...

Il s'interrompit et semblait soudain très pensif comme s'il venait d'avoir une idée. Jen s'étonna qu'il ne finisse pas sa phrase.

Jen – Jethro ? Tu es toujours avec moi ?
Gibbs - ... c'est pas vrai.
Jen – Quoi ?
Gibbs – Le café... Tony ! Il va me le payer !
Jen – Qu'est-ce que...
Gibbs – Il a mis quelque chose dans le café !
Jen – Tu veux dire... un de ces produits pour...

Mais elle ne finit pas sa phrase car il s'était levé et s'habillait en vitesse. Elle fit de même pour voir ce qu'il allait faire. Il sortit du bureau en coup de vent et elle le suivit.


Pendant ce temps, deux étages plus bas :

Abby – Gibbs va nous tuer s'il nous voit !
McGee – Oui ça va je sais !
Abby – J'aimerais bien savoir ce qui t'a pris !

La jeune gothique était en train de se rhabiller très vite, et son amant le faisait aussi. Ils avaient passé les deux dernières heures à faire la même chose que leurs patrons.

McGee – J'aimerais bien le savoir aussi !
Abby *prise soudainement d'un gros doute* – Qu'est-ce que tu as bu ce matin Tim ?
McGee – Juste du café.
Abby – Ne me dis pas que Tony t'en a offert un et que tu l'as bu !
McGee – Et bien... si... enfin j'ai juste pris une gorgée.
Abby – C'est pas vrai !!!
McGee – Qu'est-ce qu'il y a ?
Abby – Je lui avais conseillé un philtre d'amour, il m'a demandé un truc qu'on puisse mettre dans un liquide comme un café par exemple sans qu'il perde de son effet !
McGee – Et tu crois qu'il...
Abby – J'en suis sûre !



Tony, en voyant descendre son patron en furie suivi de la directrice eut soudain l'envie pressante de se retrouver très loin du NCIS. En Europe par exemple. Ou même en Australie, c'est vrai quoi en Australie il y aurait très peu de chance que Gibbs le retrouve. Envie qui ne s'améliora pas quand il vit McGee accompagné de la jeune laborantine sortir de l'ascenseur, presque rouge tellement il était furieux.
Le jeune italien se recroquevilla sur sa chaise.

Gibbs – DINOZZO !!
McGee – TONY !!
Tony *d'une toute petite voix* - Ouii ?

Les deux agents se plantèrent devant son bureau, mais le jeune probie laissa son patron parler le premier (pas suicidaire !). Les yeux bleus de l'ancien marine étaient presque noirs à force de lancer des éclairs.

Gibbs – QU'EST-CE QUE TU AS MIS DANS CE PU**N DE CAFE ??!!
Tony – Qui ça ? Moi ? Quel café ? C'est quoi un café ? Mettre quoi ? Un sucre ? Non jamais !
Gibbs – JE NE SAIS PAS CE QUI ME RETIENT DE T'ENVOYER À L'ANPE !!!
Tony – Heu... le fait que je sois ton meilleur agent ?
Gibbs – MEILLEUR AGENT DE LA CONNERIE OUI !!

Tony se fit encore plus petit. Cette fois il avait vraiment réussi à mettre son boss en pétard. Quant au jeune agent à côté de lui, il ne disait rien mais n'était pas loin de son état. Ce qui rassurait l'agent italien était la présence d'Abby et Jen qui, contre toute attente souriaient presque. Et sa collègue israélienne était, elle, morte de rire.

Tony - Mais euh... j'ai essayé de te prévenir mais...
Gibbs – Je vais te mettre aux arrêts !
Tony – Ziva y est pour quelque chose aussi ! Elle ne t'en a pas empêché !
Gibbs – JE CROIS QUE TU N'ES PAS EN POSITION DE NEGOCIER !

Il foudroyait son agent du regard et celui-ci commençait tout juste à avoir peur. Il ne préféra rien ajouter pour ne pas avoir plus de problèmes.

Gibbs – Je devrais te virer !!
Tony – Heu... oui peut-être.
Gibbs – Tu as de la chance que l'équipe ait besoin de toi !!
Tony - ... je prends ça comme un compliment...
Gibbs – Je vais me chercher un café !!

Il partit d'un pas aussi furieux qu'il était arrivé. La directrice le suivit après un dernier regard amusé à Tony. Celui-ci soupira, soulagé, mais qui fut de courte durée quand il vit son collègue qui avait un air menaçant. McGee sortit son arme de sa poche, et la plaqua sur le bureau du jeune italien, sans la lâcher. Elle était pointée vers son « ami ».

McGee *d'une voix tout à fait calme* - Tony...
Tony – Heu... tu ne comptes pas te servir de ça...
McGee – Je ne sais pas encore.
Tony – Mais... tu sais que... c'est très... enfin tu irais en prison.
McGee – C'est pour ça que j'hésite.
Tony – Oh...

Tim se pencha vers lui et le fixa de très près, de sorte que les deux autres jeunes femmes assistants à la scène ne pouvaient rien entendre de ce qu'il lui disait.

McGee *toujours étrangement calme* – Depuis que je suis ici tu n'as pas arrêté de me faire des blagues stupides. Tu ferais n'importe quoi juste pour me ridiculiser. Jusque là je n'ai rien dit. Mais la prochaine fois que tu fais quelque chose de ce genre, crois moi tu le regretteras. Je n'hésiterais plus à me servir de ça cette fois-là.

Il se retira et remit son arme dans sa poche puis partit dans la même direction que son patron précédemment. Pour la première fois il avait réussi à impressionner l'italien.


Jen – Allez Jethro c'est Tony, tu sais bien qu'il ne peut pas s'en empêcher.
Gibbs – Je devrais le virer !
Jen – Tu n'en as pas le pouvoir de toute façon.

Il la foudroya du regard en se tournant de moitié vers elle, et elle, qui n'était jamais impressionnée par l'ancien marine eut un peu peur.
Ils se trouvaient devant la machine à café, à laquelle Gibbs avait asséné plusieurs coups non mérités pour calmer sa rage. La jeune femme rectifia le tir en voyant son air menaçant.

Jen – Mais... c'est vrai que tu peux avoir qui tu veux dans ton équipe.

A son grand soulagement, il se retourna vers la machine et n'ajouta rien.

Jen –Moi je ne suis pas fâchée contre lui. En fait je lui serais même reconnaissante.

Surpris, il se retourna carrément vers elle en la regardant avec des yeux interrogateurs. Elle sourit.

Jen – Finalement on a passé un bon moment... même si... ce n'était pas une bonne idée.
Gibbs – Y'en a eu moins une de contente c'est déjà ça !
Jen – Abby n'avait pas l'air en colère non plus.
Gibbs – Abby ? Mais qu'est-ce que Abby viendrait faire dans cette histoire ?
Jen – Tu ne crois tout de même pas que Tony avait préparé ce truc pour toi ?
Gibbs – Non il n'aurait pas assez de cran. Toi tu l'aurais mais pas lui.
Jen – Ne me tente pas Jethro.
Gibbs – Et tu crois que McGee en a bu ?
Jen – J'en suis sure ! Mais tu étais tellement en colère que tu n'as pas remarqué qu'il l'était aussi. A mon avis il a déjà dû réduire DiNozzo en petit morceau à l'heure qu'il est.
Gibbs – Et Abby...
Jen – Ils ont dû faire la même chose que nous.
Gibbs – Je vais finir par croire que cette fichue règle 12 ne sert à rien !
Jen – Tu devrais la supprimer.
Gibbs – Pourquoi ?
Jen – Premièrement parce qu'après cet... incident, elle n'aura plus aucune crédibilité, deuxièmement parce que je pense que McGee et Abby vont se mettre ensemble, et troisièmement à cause de Ziva...
Gibbs – Ziva ?
Jen – Elle... non il ne vaut mieux pas que tu le saches.
Gibbs – Que je sache quoi ?
Jen – Rien.
Gibbs – Tu sais comme je suis quand je veux savoir quelque chose, alors dis-le moi tout de suite si tu veux éviter de faire comme il y a 8 ans.
Jen – Tu n'es plus mon supérieur, tu ne peux plus rien me faire.
Gibbs – Tu crois ça ?

Elle recula car il s'était avancé, puis finit par céder afin d'éviter un autre incident.

Jen – Ziva est amoureuse de Tony.
Gibbs – Quoi ?
Jen – Il va peut-être falloir qu'on t'achète un sonotone.
Gibbs – Jen !
Jen – Tu as très bien entendu non ?
Gibbs – Tu n'es pas sérieuse ?
Jen – Quand je te dis qu'on va t'acheter un sonotone ou par le fait que Ziva soit amoureuse de Tony ?
Gibbs – Jen !
Jen – Pourquoi est-ce que je ne serais pas sérieuse ?

Il se retourna et prit le café qui venait de déborder dans la machine. Finalement ça ne l'étonnait pas trop, étant donné la réaction de l'israélienne quand il y avait eu Jane, il fallait bien que ça arrive un jour. Plus qu'à voir quand cet abruti de DiNozzo s'en rendrait compte.


Lorsque le jeune probie sortit de l'open space pour aller se calmer ailleurs, la jeune gothique le suivit. Elle n'avait pas entendu ce qu'il avait dit à l'italien, mais étant donné son air presque apeuré, elle en avait déduit que son Tim ne s'était pas laissé faire cette fois-là. L'ascenseur était prêt à se refermer lorsque le jeune femme le bloqua d'une main puis rentra dedans. Elle appuya presque aussitôt sur le bouton qui permettait de l'immobiliser.

Abby – Tim... tu sais Tony est comme ça... il faut pas lui en vouloir.
McGee – Dommage parce que c'est le cas !
Abby – Hé ! M'agresse pas moi j'ai rien fait !
McGee – Sauf... non rien.
Abby – De toute façon ça n'a pas fait grand-chose... je veux dire à part le fait que nous avons couché ensembles...
McGee – Tu appelle ça juste coucher ensemble ?
Abby – Etant donné que tu étais sous l'effet de ce truc... mais attends... si Gibbs en a pris aussi...

Elle sembla soudain très songeuse pendant quelques minutes. Puis elle se tourna brusquement vers lui en le faisant sursauter.

Abby – Tu en as bu beaucoup ?
McGee – Quoi ?
Abby – Du café ! Tu en as bu à peu près quelle dose ?
McGee – Je sais pas moi... une gorgée.
Abby – Une gorgée ? Mais ça n'aurait pas eu d'effet !
McGee – Comment ça ?
Abby – Le philtre d'amour que j'ai conseillé à Tony est supposé avoir de l'effet seulement si on en boit une grosse quantité. Or toi tu n'en as bu qu'une gorgée, donc ça aurait dû avoir pour effet seulement une impression de chaud. Mais pas... ça !
McGee – Tu veux dire que... je n'ai pas fait ça parce que j'avais avalé le produit ?
Abby – Non !
McGee – Ah... oh... mince...
Abby – Mince ?
McGee – Heu... oui... du coup je n'ai plus d'excuse.
Abby – Pourquoi tu aurais besoin d'une excuse ?
McGee – Et bien parce que j'ai... enfin je t'ai...
Abby – McGee ! Abrèges !

Elle fit soudain ce qu'elle n'aurait pas osé faire quelques heures auparavant. Elle embrassa subitement l'agent spécial. Puisqu'il n'oserait plus le faire autant que ce soit elle qui refasse le premier pas. Quand elle se retira, elle rougissait comme une petite fille. McGee n'avait toujours aucune réaction, très surpris, il ne s'y attendait pas.

Abby – Alors ? Qu'est-ce que tu en penses ?
McGee – Ce que j'en pense ?

Il lui sourit et captura ses lèvres pour la seconde fois de la journée. Les deux amoureux étaient tellement enlacés qu'ils ne virent même pas, ou entendirent, la machine se remettre en route et descendre au rez-de-chaussée. Les portes s'ouvrirent et ce fut seulement en comprenant ce qui se passait qu'ils se séparèrent. Leurs deux patrons se trouvaient devant la porte, Gibbs tenant un gobelet à la main. Curieusement il n'avait pas l'air surpris, pas plus que sa supérieure, qui elle, souriait.

Gibbs – J'espère que vous avez une excuse ou dois-je envoyer McGee au NCIS situé en Alaska ?
Jen – Jethro !

Mais avant qu'elle ne puisse rajouter autre chose la jeune gothique lui coupa la parole.

Abby –Nous n'avons aucune excuse à part le fait qu'on s'aime et si c'est un problème je démissionne et tu le regretteras ! Et j'en ai rien à faire de ta fichue règle 12 c'est compris ?

McGee et la directrice restèrent bouche bée. Abby avoir dit ça à Gibbs ? Non c'était de la science-fiction ! Même l'ancien marine parut décontenancé (pendant une fraction de seconde en tout cas).

Gibbs – Tu as fini ?
Abby – Si j'avais pas fini j'aurais continué de parler. Question idiote, réponse idiote Gibbs.
Gibbs *souriant* - La « fichue règle 12 » comme tu dis a été supprimée !

Ce fut au tour de la jeune laborantine d'être surprise. Et surtout elle avait l'impression d'avoir l'air idiote.

Abby – Euh... désolée... enfin merci.

L'ancien marine sourit puis rentra dans l'ascenseur, suivi de peu par sa directrice qui adressa un sourire à Abby.
Quand ils remontèrent, aucun commentaire ne fut fait à Tony. Celui-ci s'était fait tout petit sur sa chaise par peur de nouvelles représailles, mais personne ne fit rien. Jen retourna dans son bureau et Abby dans son labo, suivie de près par McGee. Lorsque Gibbs s'assit à son bureau, Ziva vint se planter devant. Il releva les yeux vers elle quand il vit qu'elle ne se décidait pas à parler.

Gibbs – Oui ?
Ziva – Tony et moi avons... fini nos rapports. Donc je me disais qu'étant donné qu'on n'a pas eut d'enquêtes et qu'il fait presque nuit... on a le droit de rentrer chez nous ?

L'ancien marine remarqua qu'elle était très prudente. Sans doute avait-elle peur après le « gueulage » de l'après midi qu'il se mette à rechuter et à lui crier dessus. Il sourit à cette pensée.

Gibbs – Tony va peut-être rester encore un peu, mais vous, vous pouvez y aller.

La jeune femme prit ses affaires, fit un sourire d'encouragement à son collègue et partit. Celui-ci mal à l'aise, ne savait pas quoi faire et au bout d'une dizaine de minutes il alla voir Gibbs. Avec beaucoup de crainte, voir même de la peur je dois l'avouer.

Tony – Heu boss... tu n'as pas dit pourquoi je dois... rester...

Son patron ne dédaigna même pas à lever les yeux vers lui.

Gibbs – Et alors ?
Tony – Et alors... je n'ai rien à faire...
Gibbs – Il me semble que tu as pas mal de rapports en retard.

L'italien fut surpris. En effet il avait une bonne cinquantaine de rapports en retard, mais ça aurait prit des heures pour tous les finir. Il pensa d'abord que Gibbs plaisantait.

Tony – Tu... rigoles là...

Son interlocuteur leva enfin les yeux vers lui. La colère qui s'y lisait n'était pas très bonne pour le jeune agent, et celui-ci battit en retraite.

Tony – Ok je vais... les finir.

A peine deux minutes plus tard, Gibbs prit ses affaires et partit en direction ce l'ascenseur. Tony soupira, soulagé, croyant pouvoir échapper à la corvée, mais après quelques secondes, il vit revenir son boss.

Gibbs – DiNozzo, tu restes là jusqu'à ce que tu ais fini tes rapports. Ou jusqu'à ce que tu crèves d'épuisement, ça me ferait plaisir aussi.
Tony – Mais... Boss t'es pas sérieux ? Je peux pas finir tout ces rapports ! Boss ? Boooss ?

Mais il était déjà partit sans un regard pour le pauvre italien qui se mit au boulot. Lorsque les portes de l'ascenseur s'ouvrirent, le regard azur de l'ancien marine se posa sur une chevelure rousse, puis ce qui allait inévitablement avec. Il rentra dans la petite pièce métallique.

Gibbs – Tu retournes chez toi jen ?
Jen – Non je vais travailler.
Gibbs – Ah.
Jen – C'était ironique Jethro !
Gibbs *avec son petit sourire craquant* - Je sais.

Elle se tourna vers lui, puis arrêta l'ascenseur. Elle avait décidé qu'elle allait lui parler, quoi qu'il lui en coûte. L'ancien marine se tourna alors vers elle, et en voyant ses yeux, les mots qu'elle était si décidée à prononcer se coincèrent dans sa gorge. Elle resta donc silencieuse et son ex-amant la dévisagea, ce qui eut pour effet de l'intimider encore plus.

Jen – Jethro...
Gibbs – Jen...

Ils avaient prononcé le nom de l'autre en même temps. Ils sourirent. Décidemment ils étaient toujours sur la même longueur d'ondes.

Jen – Commence.
Gibbs - Non.
Jen – Pourquoi ?
Gibbs – Pourquoi toi tu ne veux pas commencer ?
Jen – Arrêtes de répondre par des questions !
Gibbs – Ca te dérange ?
Jen – Jethro !

Jethro sourit. Ca l'avait toujours énervé qu'il fasse ça.

Jen – D'accord je vais commencer alors.

Elle détourna le regard pour ne pas être déconcentrée.

Jen – Je sais que c'était à cause de ce produit que tu as fait ça mais... je voulais que tu saches que...

Gibbs la coupa en l'embrassant. Elle était surprise et déconcertée, et ne réagit pas tout de suite. Quand il se retira, elle le regarda avec de grands yeux. Lui sourit une nouvelle fois.

Gibbs – Pas la peine de me faire des grands discours Jen.
Jen – Tu... Tony t'en a encore donné ?
Gibbs – Quoi ?
Jen – Tu as pris de ce philtre et c'est pour ça que...

Il leva les yeux au ciel et captura une nouvelle fois ses lèvres, l'empêchant de parler. Cette fois elle ferma les yeux, profitant de ce baiser au maximum. Puis il la fit reculer jusqu'au mur du fond et commença à l'embrasser dans le cou.

Gibbs – Tu crois toujours que j'ai pris ça ?
Jen – Plus que jamais !

Il prit ses mains dans les siennes et les plaqua contre le métal tout en l'embrassant, puis n'en laissa qu'une pour pouvoir déboutonner le chemisier de Jen.

Je vous laisse imaginer la suite, tout comme je vous laisse imaginer que lorsque Tony eut enfin fini la cinquantaine de rapports, il dû se farcir 30 marches en plus parce que l'ascenseur était visiblement « inutilisable ».
Ce soir là, deux anciens amants renouant avec le passé ne rentrèrent pas dormir chez eux.
Ce soir-là, ce fut aussi le cas pour deux autres agents du NCIS qui passèrent la nuit dans un laboratoire scientifique.
Et lorsque Ziva arriva le lendemain matin, elle ne trouva personne dans l'open space, jusqu'à ce que ses deux patrons sortent de l'ascenseur, main dans la main et à ce que McGee remonte avec la chemise à l'envers. Curieusement, ils avaient tout les trois le même sourire heureux sur le visage.

Fin

# Posté le lundi 07 juillet 2008 11:23

Modifié le mardi 24 février 2009 11:22