Jade, the human vampire

Jade, the human vampire
Certains personnages de cette fic n'ont pas été inventés par moi, mais sont tirés d'une folle (au sens littéral du terme) qui m'a beaucoup inspiré à une époque. D'ailleurs, si vous voulez en savoir plus sur les créatures que je décris et sur Jade, voici son blog
Je préviens au cas où, âmes sensibles s'abstenir, il est possible que cette fic fasse légèrement peur... même si y'a bien pire, évitez de faire lire ceci à vos petits frères ou s½urs.
Le montage est de moi (on s'en doutait pas hein ?) alors dites moi ce que vous en pensez...



La jeune femme sortit du grand bâtiment et ferma la porte de l'agence à clé. Elle frémit au contact de l'air glacé. La nuit avait quelque chose de lugubre ce soir là. Mis à part des chiens qui hurlaient dans le lointain, il n'y avait aucun bruits, seulement le vent dans les vieux sapins qui entouraient l'édifice. On les avait placés là pour "égayer" un peu les murs en pierre gris, disait-on. C'est vrai que ce n'est jamais très joyeux une agence de recrutement de marines.
"Tu parles ! pensa t'elle, la seule chose que ça rend joyeux c'est les corbeaux ! Il y en a tellement qu'on ne peut même pas voir les aiguilles de ces arbres !"
Etrange d'ailleurs, il n'y avait aucun de ces oiseaux macabres ce soir là, contrairement aux autres soirs. Pas un seul animal n'était présent comme si toutes les bêtes avaient subitement disparues du quartier. La jeune femme frissonna une nouvelle fois et se dirigea vers sa voiture. Elle l'ouvrit et s'arrêta quelques secondes. Les chiens avaient arrêté de hurler, le vent lui-même était silencieux, plus aucun son ne filtrait. Les réverbères étaient éteints, comme toujours, ils avaient bien envoyé une pétition à la mairie pour les réparer, mais personne n'en avait tenu compte. L'air glacé sembla soudain prendre une consistance solide tout était immobile sauf elle, seule dans le noir intense et le froid pénétrant. Elle sentit une présence derrière elle et se retourna en un sursaut, la terreur se lisant sur son visage.

- Vous... m'avez fait peur...

Une femme assez jeune, dont elle pensa d'abord qu'elle avait aux alentours de 20 ans se tenait devant elle. Très pâle dans le noir environnant et habillée tout en noir elle semblait sortie d'une fête d'halloween. De longs cheveux sombres lui retombaient en cascades sur ses épaules d'apparence frêles et fragiles. Ses grands yeux d'encres brillaient dans le noir d'une lueur peu commune, de la haine et de l'avidité non dissimulée dans le même regard.
Elle était très belle mais son expression de cupidité étrange était un peu dérangeante sur son visage fin. Après quelques instants elle répondit enfin :

- Je sais... c'est souvent l'effet que je fais.

Sa voix paraissait douce et ferme à la fois. Envoûtante et lisse, claire comme le bruit d'un ruisseau coulant, elle était aussi autoritaire. Mais la jeune femme ne voyait pas les lèvres de cette fille bouger. C'était comme en décalé comme dans un film mal cadré.
Elle la fixait, mais ne prononçait aucune parole.
Sans s'en rendre vraiment compte, comme si son esprit ne savait pas ce qu'il faisait, la jeune recruteuse se mit à penser à l'homme qu'elle aimait en secret malgré le fait qu'il était marié et qu'elle n'était pas son genre. Cette fille étrange lui aurait plue. Elle, elle n'avait malheureusement jamais eu aucune chance, il préférait les brunes, elle était rousse.
Elle sortit de ses pensées et se reprit, voyant que la jeune femme en face d'elle, plutôt une adolescente constata t'elle en la distinguant un peu mieux, la fixait toujours intensément.

- Vous... cherchez quelque chose peut-être ?
- Oui, vous, lui murmura t'elle de sa voix très étrange.

Une terreur inexpliquée s'empara de la recruteuse, sans qu'elle ne sache pourquoi, une peur intense de celle que l'on ressent lorsque votre meilleur ami meurt dans vos bras, ou que vous vous rendez compte qu'un mort-vivant est tout près de vous. Une frayeur comme l'on en voit que dans les livres ou dans les films d'horreur. Elle tenta malgré tout de l'ignorer et demanda :

- Alors... qu'est-ce que je peux faire pour vous ?
- M'obéir.

Deux ailes apparurent dans le dos de celle que la femme avait cru être une jeune fille, elle entrouvrit la bouche dévoilant deux canines pointues comme des poignards bien aiguisés et son regard devint hypnotique.
Malgré le fait que la vampire (car c'en était une) avançait à pas lent vers elle, se rapprochant de plus en plus, la jeune recruteuse terrorisée ne parvenait pas à détacher son regard de ces deux yeux noirs, bouger lui était impossible, elle avait l'impression de ne plus savoir marcher. Elle restait en place, comme scotchée au sol, terrifiée autant que fascinée par ces yeux hypnotiques.

- La fin est là, humaine, ne t'inquiète plus ce sera bientôt terminé.

Ces quelques mots prononcées dans un souffle, la rassurèrent immédiatement. Elle avait maintenant l'impression d'attendre ce moment depuis toujours, depuis trop longtemps, et qu'enfin il arrivait. Elle dévoila son cou à la créature qui y plongea ses deux canines. L'esprit de la jeune humaine devint embrumé elle livra son sang à la créature se délivrant de tous ses problèmes, oubliant jusqu'à l'homme qui lui avait brisé le c½ur, mourant, enfin.



Jen se réveilla à moitié, ouvrit une paupière et vit son agent préféré penché sur elle. Elle ouvrit instantanément les yeux en grand, cette vision l'ayant tout a fait éveillée. Elle se demanda d'abord ce qu'il faisait là, puis constatant qu'elle n'était pas dans sa chambre, quel était l'endroit où elle se trouvait. Elle referma les yeux deux secondes croyant rêver, avant de se souvenir des événements de la veille qui l'avait conduite dans cette chambre.

*Elle se trouvait à son bureau, quand Gibbs entra subitement à sa manière, sans frapper.

Gibbs - Nous n'avons pas eu d'enquête. J'ai renvoyé mes agents chez eux.
Jen - Je sais.
Gibbs - Ça fait une semaine qu'on n'en a pas eut qu'est ce qui se passe ??
Jen *se levant en évitant son regard* - J'ai... trouvé que vous étiez fatigués, j'ai donc dérivé vos enquêtes sur l'équipe de Cassidy.
Gibbs - Quoi ? Mais...
Jen - Oh ça va je fais ce que je veux je suis la directrice je te rappelle !
Gibbs - Ça ne te donne pas le droit de nous enlever les enquêtes ! Bon sang qu'est-ce qui t'as pris ?!

Il la fixa mais elle ne répondit pas, détournant juste le regard. Et lorsqu'il comprit enfin, la colère dans ses yeux s'intensifia.

Gibbs – Je vois, je suppose que c'est encore pour donner du temps libre à Tony pour ton "enquête" personnelle ??
Jen - Occupe toi de tes affaires Jethro !
Gibbs - Pas quand elles concernent un de mes agents ! Cette fois je veux des réponses !

Il se rapprocha très énervé.

Jen - Il n'en est pas question ça ne concerne que moi et Tony.
Gibbs - Et la grenouille tu oublies !
Jen - Quoi ? Mais comment...
Gibbs - J'ai aussi mes informateurs personnels.

Il continua à crier sur sa directrice qui subitement n'entendit plus rien de ce que disait son agent. Elle regardait fixement ses lèvres qui bougeaient. Il se tut en voyant ce qu'elle faisait. Jen combla soudainement l'espace qui séparaient leurs lèvres et embrassa l'ancien marine, un peu déboussolé.*


Jethro - Ça va Jen ?

Il souriait. Elle se rappela ce qu'ils avaient fait de la nuit, passants d'une dispute au lit. Comme à Paris il y avait si longtemps...

Jen - Tu es réveillé depuis longtemps ?
Jethro - Assez pour voir que tu es encore plus belle quand tu dors

Elle ne dit rien, regarda autour d'elle et se rendit compte de ce qu'ils avaient fait. Les "haut gradés" n'accepteraient jamais qu'une directrice d'une agence fédérale soit avec un de ses agents. C'était impossible. La jeune femme rousse eut le c½ur serré quand elle se décida à dire ce qu'elle avait à dire. C'était inévitable de toute façon, et il le savait.

Jen - Jethro...
Jethro - Nous aurions mieux fait de ne pas faire ça.
Jen - On ne peut pas rester ensembles...
Jethro - C'est aussi ce que je pense.

Jen fut soulagée que son amant d'une nuit soit aussi compréhensif, bien qu'elle ait mal au c½ur de ne pas pouvoir être avec lui. Elle l'aimait, même si elle refusait de se l'avouer, depuis huit ans elle espérait cette nuit, et maintenant qu'elle arrivait enfin il ne pouvait pas y en avoir d'autres.
Jethro, lui, pensa avec un sourire qu'elle était décidément plus belle quand elle dormait. Ou au moins elle ne disait rien. Il se leva et se dirigea vers la salle de bain

Jethro - Il vaut mieux que nous allions séparément au bureau. Je ne préfère pas que mes agents se doute de quelque chose.
Jen - Jethro...
Jethro - Quoi ?
Jen - Tu... regrettes cette nuit ?
Jethro - Non. Et toi ?
Jen - Même si ça ne mène à rien je ne la regrette pas.

Ils ne rajoutèrent rien, il n'y avait rien à dire ils s'étaient parfaitement compris, et l'ancien marine partit prendre sa douche.


Lorsque Tony arriva au Ncis, Ziva et McGee étaient déjà là, mais Gibbs n'était pas à son bureau, ayant sûrement été cherché un café. La jeune israélienne, penchée sur un dossier remarqua très vite que son collègue sifflotait quand il fut à la hauteur de son bureau. Elle leva la tête, déjà exaspérée par sa bonne humeur dès le matin, qui signifiait qu'il allait ENCORE lui parler d'une de ses conquêtes. Et elle avait raison, car il avait le sourire aux lèvres et un air béatement satisfait.

Tony - Alors Ziva, passé une bonne nuit ?
Ziva- Oui merci. Je ne te renvoie pas la question ça te ferait trop plaisir.
Tony - Et bien moi j'ai passé une excellente nuit !
Ziva[ - Je suppose qu'elle a un nom ?
Tony - Maeva !
Ziva - Grande blonde et 95B ?
Tony - Tu généralises Zee-vah... j'aime aussi les brunes !
Ziva - Et un grand vide entre les deux oreilles aussi ?
Tony - Hé ça c'est pas vrai ! Elle m'a raconté des blagues excellentes sur les brunes parce qu'elle en a marre des blagues de blondes. Tiens par exemple tu sais pourquoi les brunes sont fières de leurs cheveux ?
Ziva - Je n'en sais rien et je ne veux rien en savoir Tony !
Tony - Parce qu'ils vont bien avec leur moustaches !

Il éclata de rire tandis que la jeune israélienne levait les yeux au ciel. Il ne changerait vraiment pas, toujours aussi immature, imbécile et adolescent !

Tony - Elle m'en a aussi raconté des trop drôles sur les rousse *voyant son patron arriver et se souvenant soudain qu'il préférait les femmes rousse* mais... je crois que je te les raconterais plus tard.
Gibbs - Raconter quoi Dinozzo ?
Tony - L'enquête passionnante qu'on a faite hier.
Gibbs - Il n'y a pas eut d'enquête hier.
Tony - Enfin avant-hier.
McGee - Avant hier c'était dimanche.
Tony - La dernière enquête quoi !
Gibbs - Prenez vos affaires.
Tony - Qu'est ce qu'on a patron ?
Gibbs - Une recruteuse morte à Norfolk.
Tony - Je sens que ça va encore être joyeux.

Gibbs se dirigea vers l'ascenseur et Tony se pencha sur Ziva après avoir pris ses affaires.

Tony - En tout cas lui il a l'air d'avoir passé une bonne nuit ! Il ne m'a pas foutu une seule taloche !

Les deux agents se précipitèrent vers l'ascenseur qui se refermait sur Gibbs et McGee, et se glissèrent à l'intérieur.

Gibbs - Tu ne sais pas à quel point Dinozzo.

Tout en disant cela il lui mit une tape derrière la tête et l'ascenseur se referma sur le jeune agent qui se frottait la tête et Ziva morte de rire.


Gibbs - Heure de la mort Ducky ?
Ducky - Je viens juste d'arriver Gibbs ! Mais d'après la température du corps je dirais entre 18 heures et minuit hier soir. Par contre la cause est simple je peux te la donner
Gibbs - Et c'est quoi ?
Ducky - Hémorragie, elle est morte parce que son sang ne circulait plus. Plus précisément parce qu'elle s'était vidée de tous ses globules rouges, il reste à peine 10 cl de sang dans ses veines. Mort étrange n'est-ce pas ? Ça me rappelle l'histoire d'un homme qui avait tué sa femme en pratiquant une incision dans une artère à la base du cou. Ensuite il avait crié au vampire et...
Gibbs - Merci Ducky
McGee - Quel sorte de dingue pourrait vider sa victime de son sang pour la tuer ? C'est plutôt horrible
Tony - Un militant pour les dons du sang peut-être ?
Ziva - Très drôle Tony

Elle prenait des photos pendant que ses deux collègues cherchaient des indices. Leur patron s'approcha et fit remarquer à l'agent italien.

Gibbs - Au lieu de dire des âneries tu veux peut-être lui raconter tes blagues Dinozzo ? Je suis sûr qu'elle trouverait ça drôle puisqu'elle est rousse.

Il partit en direction d'un homme qui se disputait avec Palmer pour venir voir ce qui se passait. Ziva partait de nouveau d'un grand éclat de rire, et Tony avait un air éberlué.

Palmer - Désolé monsieur vous ne pouvez pas venir il y eu un meurtre c'est interdit aux civils
Homme - Je travaille ici ! Laissez moi passer !
Gibbs - Laissez le Palmer.
Palmer - Très bien.

Il s'écarta tandis que l'homme rejoignait Gibbs pour avancer vers la scène du crime.

Homme - Qu'est ce qui se passe ici ?
Gibbs - Il y a eut un meurtre.
Homme - Un meurtre... oh mon dieu...

Il venait de voir le corps, et s'arrêta net en palissant.

Gibbs - Vous la connaissiez ?
Homme - C'est ma... collègue elle travaille avec moi...
Gibbs - Venez.

Il l'amena un peu plus loin pour l'éloigner de cette vision qui le terrifiait apparemment, et s'assit avec lui sur le bord du trottoir pour qu'il s'en remette. Il semblait bouleversé.

Gibbs - Comment s'appelait elle ?
Homme - Jessie Turner. Elle travaillait avec moi pour recruter des marines dans l'agence que vous voyez là bas... Ce n'est pas un métier à risque, elle n'avait sûrement pas d'ennemis de ce côté là. Pour la vie privée je sais seulement qu'elle est célibataire. Le reste elle n'en parlait pas vraiment. Je ne comprend pas qui a pu... c'est... horrible...
Gibbs - Merci. Vous pouvez rentrer chez vous, donnez seulement vos coordonnées à l'agent qui est là bas on vous appellera si on a d'autres questions.

Un peu plus loin Ziva prenait toujours des photos. McGee et Tony étaient trop occupés à se disputer pas rapport à un mégot qu'il faudrait emballer ou pas. Elle s'agenouilla tout à coup près du cadavre, intriguée par deux points rouges étranges.

Ziva - Ducky ! Venez voir ça.
Ducky - Qu'y a t'il ma chère ?
Ziva - Regardez il y a des marques étranges ici

Elle désigna les deux petits trous sur la peau, à deux centimètres l'un de l'autre et à la base du cou. Autour d'eux il y avait une auréole rouge de marque et de sang séché. Ils se situaient sur une veine.. Le médecin légiste les examina, et conclut avec une mine sinistre, tandis que Tony et McGee s'approchaient, intrigués.

Ducky – Je crois, ma chère, que vous avez trouvé l'endroit par lequel elle a été vidée de son sang.
Tony - Si Abby était là elle dirait que c'est très glauque.
Ducky – Il me semble nous avons affaire là à un cas de vampirisme.
Ziva - Brrrrrrr

Elle prit une photo des deux marques rouges en frissonnant et se demandant quel malade pourrait se prendre pour un vampire.


Tony - Jessie Turner 38 ans, elle a servi dans les marines pendant quatre ans avant de se recycler comme recruteuse. Pas de petit ami, une s½ur qui habite en Californie, on l'a appelée.
Ziva - Pas de vrai problème, elle vivait seule avec son chat, elle n'avait pas de casier judiciaire. Elle a été mariée une fois avec un marine, mort au combat.
Gibbs - C'est tout ce que vous avez ?
Tony - J'ai mieux patron !

Ziva le foudroya du regard, parce qu'il ne lui avait encore pas communiqué ce qu'il avait trouvé. Il lui fit un sourire en réponse et alluma la télévision. A l'écran une journaliste parlait devant des agents du FBI et de la CIA qui s'activaient sur une scène de crime entourée du ruban jaune et noir.

"Ici Laura Shelley, en direct de Norfolk où un nouveau crime vient d'être découvert. On ne connaît pas encore l'identité de la victime, nous savons juste qu'elle travaillait dans ce collège du nord de Washington. Comme vous le savez depuis quelques semaine une vague de crime s'est emparé de la région, des personnes sont retrouvés mortes, le seul indice laissé par le ou les meurtriers est une marque à la base du cou. En effet il y a deux trous rouges sanguinolents par lesquels les victimes sont vidées de leur sang, ce qui serait peut-être la cause du décès. La rumeur fantastique coure déjà, on aurait aperçu une créature ressemblant à un vampire près des lieux des crimes. Agent Fornell vous pouvez nous en dire plus sur ces crimes étranges ?

Tobias Fornell apparut sur l'écran apparemment en colère, et ayant l'air d'avoir été traîné de force devant les caméras. Il se dégagea sans dire un mot et commença à insulter les journalistes en leur disant d'arrêter ces "foutus engins". Gibbs fit un sourire en coin et se tourna vers ses agents.

Gibbs - Et qu'est ce que vous attendez vous deux ?

Ses deux agents se précipitèrent vers leurs bureaux respectifs.

Ziva - Je vais appeler mes contacts du FBI et de la CIA pour tenter d'en savoir plus.
Gibbs - Tony...
Tony - Je cherche les éventuels liens entre les victimes.

Gibbs se dirigea vers l'ascenseur, satisfait, tandis que Ziva commençait déjà à taper un numéro sur le téléphone et que Tony s'installait devant son ordinateur. Il descendit au sous sol et se rendit dans la salle d'autopsie où Ducky finissait d'examiner le corps. En le voyant, le médecin légiste enleva ses gants et alla se laver les mains.

Ducky - Ah Jethro, tu tombes bien je viens de finir l'autopsie. Ce que j'ai trouvé est très inquietant.
Gibbs - Qu'est-ce que tu as trouvé ?
Ducky - Cette jeune femme est bien morte d'hémorragie, bien que nous ne sachions toujours pas où est passé le sang. La chose inquiétante c'est que j'ai trouvé de l'émail dentaire sur les parois des trous. J'ai prélevé ce qu'il y avait et je l'ai envoyé à Abby, mais je doute qu'elle trouve quelque chose avec ça. Mais elle trouvera sans doute plus avec le sang qu'il y avait sur la joue de la victime, car il n'avait pas l'air d'être le même que celui de la victime.
Gibbs - Heure de la mort ?
Ducky - Elle est morte hier vers 22 h 30. Ah oui, un autre fait étrange, c'est qu'elle ne s'est pas débattue lorsqu'on la vidait de son sang.
Gibbs - Elle n'en a peut-être pas eu l'occasion.
Ducky - Je n'ai trouvé aucune trace de coups qui prouverait qu'on la assommée. Les deux seules hypothèses sont aussi inexplicables l'un que l'autre, soit elle dormait, soit elle s'est laissée faire. Or je n'ai trouvé aucun indice qui pourrait montrer qu'elle a pris de la drogue, mais pour ça je pense que Abby pourra t'en dire plus.
Gibbs - Merci Ducky.
Ducky - A propos, si tu vois le jeune Mr Palmer pourras-tu lui dire que je me suis encore débrouillé tout seul pour l'autopsie et qu'il ferait bien de rappliquer vite fait ?
Gibbs - Ne t'inquiète pas je lui dirais.

Il quitta la pièce silencieuse, et se dirigea vers le labo de la deuxième scientifique à son service.

Abby - Non ! Mais c'est pas possible ! Ça ne se peut pas, ça ne doit pas être ça ! Saleté de machine tu t'es encore trompée, il faut que je revérifie !
McGee - Abby ça fait cinq fois que tu vérifies !

La jeune gothique s'approcha de lui avec un air exaspéré. Il la regarda et décela aussi de l'inquiétude dans son regard, ce qui n'était pas vraiment commun.

Abby - Mais tu ne comprend pas ! Ce que ça signifie tout ça, ça veut dire que tout est remis en cause ! Ce n'est pas possible c'est tout !
McGee - Je sais Abby, mais il faut se rendre à l'évidence.
Abby - Non. Non je revérifie. Ce serait trop anormal. Et puis Gibbs ne me croirait pas.

Elle se tourna vers son ordinateur et entra quelques données. La machine se remit en marche et commença à chercher ce que la laborantine avait demandé. Elle se retourna vers le jeune agent, sa jupe tournoyant en même temps que ses mouvements.

Abby - McGee je suis complètement divisée ! Mon esprit rigoureusement scientifique m'ordonne de trouver une explication plausible à cette... trouvaille et de ne pas y croire, mais mon esprit gothique et imaginaire me dit progressivement que ça existe, qu'il faut l'admettre... mais ce serait trop glauque comme hypothèse !
Gibbs - Qu'est-ce qui serait trop glauque Abby ?
Abby - Gibbs !

Elle se retourna vers son ordinateur pour voir ce qu'il avait trouvé et reprit une mine inquiète mais en même temps surexcitée, et prononça un « Oh oh » qui n'annonçait généralement rien de bon.
Elle échangea un regard inquiet avec le jeune probie, ne sachant pas comment annoncer tout ça à son patron.

Abby - Dis lui toi !
McGee - Pas question. C'est toi qui as trouvé.
Abby - Mais c'est toi qui m'a dit de ne pas revérifier !
McGee - Et tu l'as fait quand même ça ne change rien
Gibbs - Me dire quoi vous deux ?!

Ils échangèrent encore un regard, ni l'un ni l'autre n'osaient avouer ce qu'ils avaient trouvé. Finalement Abby prit une grande inspiration en même temps qu'un peu de courage. Il n'allait pas aimer.

Abby - Et bien...
McGee - Ça concerne le sang qui a été trouvé sur la victime. Ducky avait raison ce n'est pas le sien mais...
Abby - Ce sang contient du plasma avec trop de substance protéique, l'albumine n'est pas normalement constitué, les globules blancs sont aussi nombreux que les globules rouges, les plaquettes et les érythrocytes sont répartis de sorte que l'imperméabilité est parfaite, ils ne peuvent pas former de thrombus et...
Gibbs - Abby !

Elle fit une petite grimace gênée, tous ce charabia servant seulement à retarder la nouvelle qu'elle devait lui annoncer.

Abby - En bref... aucuns problèmes de santé ne peuvent atteindre son porteur, en un mot il est parfait. Ce sang n'est ni humain ni animal, il ne peut pas exister pas.

Gibbs regarda Abby quelques minutes sans qu'aucune émotion de surprise ou même de simple étonnement ne passe sur son visage, malgré le fait qu'intérieurement, il commençait à admettre cette théorie fantastique. Puis il émit une sorte de grondement, fit signe à McGee de l'accompagner, et se dirigea vers la sortie. Elle le regarda partir, aussi déboussolée qu'elle pouvait l'être. Elle venait de lui apprendre qu'elle avait une preuve de l'existence des vampires, et lui il s'en allait sans rien dire ?

Abby - Mais... et moi je fais quoi Gibbs ?
Gibbs - Analyse l'émail dentaire Abby !

Il sortit enfin de la pièce, suivit de près par son agent.
Quand ils arrivèrent dans l'open space, Tony cessa d'envoyer des boulettes de papiers à sa collègue rouge de fureur et qui s'apprêtait manifestement à venir lui dire ce qu'elle pensait de ses jeux. Ils se levèrent et commencèrent à faire leur rapport.

Tony - J'ai cherché les relations qu'il pouvait y avoir entre les victimes, et justement il n'y en a aucune, à part le fait qu'ils soient pour la plupart roux, mais comme ils ne le sont pas tous, j'ai pensé que ça n'était pas un rapport. En fait il n'y a que la méthode qu'on a utilisé pour les tuer qui est la même.
Ziva - Mes contacts de la CIA et du FBI m'ont appris que la plupart des affaires avaient été résolues étrangement, dans la plupart des cas les meurtriers avouent presque tout de suite, ou se rendent à la police. Certains agents en ont conclu qu'ils protégeaient tous un tueur en séries, car personne n'avait vraiment de mobile, et les heures des meurtres ne correspondent pas à celles où ils sont présents sur les scènes de crime. Seulement il n'y a aucune preuve de cette théorie et aucune raison de protéger un tueur en série.
Tony - Ce n'est pas tout patron ! D'après les proches des victimes, ils avaient tous un problème de coeur.
Gibbs - Un problème de coeur ?
Tony - Oui... heu... un problème de coeur... comme par exemple quelqu'un qu'ils aimaient et qui ne les aimaient pas, ou un amant qui les trompaient, enfin des chose de ce...
Gibbs *le coupant sèchement* - Je sais ce qu'est un problème de coeur Dinozzo ! Est-ce que notre victime en avait un aussi ?
Tony - Et bien... en fait je n'en sais rien nous n'avons pas pu interroger un de ses proches...

Son patron le fixa avec un regard noir, et l'agent italien se précipita à son bureau.

Tony – Je vais le faire patron !
Gibbs - Ziva vous cherchez à qui peut profiter tous ces meurtres, McGee...

Il hésita. Pas parce qu'il avait peur de ce que le jeune agent pouvait découvrir, mais plutôt parce qu'en donnant cet ordre, il admettait que l'impossible soit possible, et il ne voulait pas commencer à faire paniquer ses agents.

Gibbs - Vous redescendez voir Abby et vous cherchez le maximum d'information sur les vampires.

Ziva releva la tête du dossier qu'elle venait d'ouvrir et Tony se figea, le téléphone toujours sur son oreille, sonnant dans le vide. Si Gibbs sentait que la théorie qu'ils avaient tous imaginé sans se l'avouer, était vraie c'est qu'elle l'était, et si elle l'était... ils ne pouvaient pas en imaginer les conséquences pour l'humanité.

McGee - Patron vous... vous pensez que... que ça pourrait...
Gibbs - Je ne pense rien McGee, nous avons peut-être affaire à un malade mental qui se prend pour une de ces créatures, autant nous renseigner sur ça !
McGee - Mais... ce qu'a trouvé Abby...
Gibbs - Ce que Abby a trouvé ne prouve rien, on peut très bien avoir falsifié ce sang.

L'ancien marine sentant le regard peu convaincu de ses agents, qui voyaient bien que leur chef essayait plus de se convaincre lui même qu'eux, leur ordonna de se remettre au boulot s'ils ne voulaient pas se retrouver à l'ANPE, puis il monta les escaliers en direction de la direction comptant informer sa directrice de l'étrangeté de cette enquête. C'était aussi un bon prétexte pour la voir, mais ça il ne voulait pas se l'avouer.
Lorsque qu'il entra sans frapper dans la pièce, il trouva Jen, assise à son bureau, les yeux rouges et un mouchoir à la main qu'elle s'empressa de dissimuler quand elle le vit entrer. Elle esquissa un sourire peu convaincant, et prononça d'une voix faible et sans conviction :

Jen - Je me demande si je ne ferais mieux pas d'enlever cette porte.
Gibbs - Est-ce que ça va Jen ?
Jen - Oui bien sûr.

Il la fixa, réalisant pleinement qu'elle venait de pleurer. Elle soutint son regard quelques secondes puis détourna les yeux, soudain gênée d'être passée aux rayons X par ses yeux bleus, sachant qu'il savait. Elle essaya de trouver une bonne excuse, mais une nouvelle fois ce tic qu'il connaissait si bien la trahit.

Jen - Une... poussière dans l'oeil ce n'est pas très grave.

Il continua de la regarder fixement, comme s'il essayait de lire dans ses pensées, et elle tenta vainement de reprendre son statut de directrice.

Jen - Qu'est-ce que tu veux ?
Gibbs - Tu es sûre que ça va ?
Jen - Agent Gibbs ! Qu'est ce que vous me vouliez ?
Gibbs - C'est à cause de la Grenouille ?
Jen *commençant à s'énerver* - Soit vous me dites ce que vous vouliez soit vous sortez !
Gibbs - Ou bien c'est cette nuit ?

Touché ! Elle se leva d'un bond et l'ancien marine sentit qu'il avait été trop loin en touchant un point sensible. Il comprit par l'attitude de Jen que c'était bien à cause de cela qu'elle avait pleuré, et se sentit légèrement coupable, sans raison aparente. Après tout c'était elle qui avait commencé à refuser de continuer.

Jen - Sors d'ici Jethro !
Gibbs - Très bien Madame la directrice ! Je venais juste vous informer que l'enquête risquait d'être plus complexe que ce qu'on avait cru, mais je vois que vous avez des problèmes plus graves à régler !
Jen - OUI EN EFFET !

Il sortit du bureau, furax que la jeune femme ne veuille pas se confier à lui, et aussi fâché de la courte dispute qui venait d'avoir lieu.
A ce moment-là, une expression lui traversa l'esprit, mais sur le moment il ne s'en préoccupa pas. « Un problème de c½ur ». Ce ne serait que bien plus tard qu'il comprendrait ce qui l'avait poussé a faire ce rapprochement.


Ziva était plongée dans différents dossiers du FBI et de la CIA que ses « contacts » lui avaient apportés et Tony avait déjà appelé trois ou quatre personnes sans succès quand une jeune femme blonde, plutôt jolie brisa leur concentration. Ce fut l'italien qui la remarqua en premier, évidemment.

Femme – Excusez moi... j'ai été appelée pour le meurtre de ma s½ur Jessie Turner
Tony – Je m'en occupe Ziva

Il se leva et prit un air séducteur tandis que sa collègue faisait la moue et levait les yeux au ciel, sachant très bien ce qu'il allait faire. Il prit sa voix la plus charmeuse et se mit en position de « chasse ».

Tony - Alors vous êtes la s½ur de Jessie Turner ?
Femme – Oui je m'appelle Elisabeth Turner.
Tony – Moi je suis l'agent DiNozzo... mais vous pouvez m'appeler Tony bien sûr.

Il lui fit un clin d'½il alors que Ziva, qui était derrière la jeune femme et que Tony pouvait donc voir, faisait semblant de vomir. Elisabeth fit un sourire à l'italien

Elisabeth – Tony... vous allez m'interroger ?
Tony – Si cela ne vous dérange pas trop bien sûr
Elisabeth – Ecoutez... vous feriez mieux d'abandonner cette enquête

Il sourit, encore très charmeur malgré l'étrangeté de cette fille.

Tony – Et pourquoi ça ?
Elisabeth – Je dois vous avouer quelque chose... c'est moi qui ait tué ma s½ur.

Elle baissa les yeux et le jeune agent resta bouche bée. C'était sûrement le premier interrogatoire qu'il menait où le suspect avouait sans qu'il n'ait à poser aucune question. Plus efficace tu t'appelais superman !

Quand Gibbs redescendit, son agent passait les menottes à une femme, ressemblant étrangement au cadavre que Ducky était au même moment en train de découper dans sa salle d'autopsie, totalement soumise et qui n'opposait aucune résistance à l'arrestation.
Il finit de dévaler les escaliers, et son agent le remarqua.

Tony – Ah patron ! Voici... et bien notre meurtrière
Gibbs – Qu'est-ce qui te le prouve DiNozzo ?
Tony – Elle vient d'avouer et elle m'a remis l'arme du crime

Il lui montra une simple épingle à cheveux aux deux bouts pointus recourbés tachés de sang séché. Son patron la regarda, peu crédule qu'un petit instrument comme ça puisse tuer.

Gibbs – Vraiment ?

Il s'approcha de la femme qui ne bougeait pas, attendant toujours qu'on l'arrête. Il la scruta, cherchant toute preuve qu'elle couvre quelqu'un.

Gibbs – Vous l'avez tuée ?
Elisabeth – Oui.

Il fut frappé par l'absence de mensonge dans sa voix, et déstabilisé quand il constata que ses yeux ne mentaient pas. Elle avait l'air de n'éprouver aucun sentiment de tristesse ou même de regret. C'était le cas de beaucoup de meurtriers, mais elle, avait simplement une expression passive, comme si elle ne venait pas d'avouer un crime.

Elisabeth – Depuis que je suis toute petite elle a tout eu à ma place. Les amis, les petits amis, les diplômes, les boulots et encore beaucoup de choses. Elle a toujours été mieux que moi, tout le monde la préférait, c'est vrai, elle était tellement plus belle, gentille intelligente. Hier nous nous sommes disputées, elle m'a mise hors de moi, alors j'ai pris ce que j'avais à ma portée et je la lui ai planté dans le cou. Je ne pensais pas que je l'avais tuée mais je ne le regrette pas.
Gibbs – Embarque la Dinozzo.

Le jeune agent finit de la menotter et alla la remettre aux agents de sécurité. Gibbs s'assit à son bureau, pensif. La jeune femme ne mentait pas, cependant elle parlait comme un automate. Elle avait l'air d'avoir appris son texte par c½ur, comme si ce n'était pas elle qui parlait mais quelqu'un d'autre à sa place. On aurait dit un mauvais doublage d'un film français. Mais il n'avait pas le choix, elle avait l'arme du crime, du moins l'épingle à cheveux y ressemblait beaucoup, et un mobile bien qu'il fût assez étrange. Il était plongé dans ses pensées depuis quelques minutes quand Abby débarqua en courant, toute excitée.

Abby – Gibbs Gibbs ! On a trouvé une empreinte sur le corps qu'on avait pas vue avant c'est celle de...
Gibbs – Elisabeth Turner ?
Abby – Comment t'as deviné ? Je vais vraiment finir par croire que tu lis dans mes pensées toi !
Tony *revenant à son bureau* - On vient de l'embarquer elle a avoué être l'auteur du crime
Abby – Mais... c'est trop simple !
Gibbs – Oui.

Il sembla réfléchir un instant sans faire attention à elle, et finit par se lever devant les yeux interrogateurs de la jeune gothique, pour aller se chercher un café.

Tony – Heu patron... puisque l'enquête est bouclée on peut rentrer chez nous ?
Gibbs – Si tu veux Tony !

Il partit et Tony commença à ranger ses affaires. Il vit que la jeune laborantine était toujours plantée devant le bureau de Gibbs, déconcertée et un doigt sur son menton, comme si elle réfléchissait.

Tony – Ca va Abby ?
Abby – Je... je dois vérifier... C'est trop simple tout ça c'est pas normal !

Elle n'ajouta rien de plus et partit en direction de son labo. Tony la regarda partir, habitué au comportement étrange d'Abby mais un peu étonné quand même, finit par hausser les épaules et sortit du NCIS. Ziva et McGee l'imitèrent quelques minutes plus tard.

Lorsque Gibbs revint, l'open space était donc vide. Il commençait à faire un peu noir dehors et la nuit tombait, il décida donc à son tour de rentrer chez lui.
Il entra dans l'ascenseur, mais avant que la machine ne se referme, une main se glissa entre les deux portes. Son c½ur fit un bond quand il vit sa supérieure hésiter en le voyant, puis pénétrer dans la petite pièce métallique. Il restèrent silencieux quelques instants, puis à mi-parcours Jen se décida à prendre la parole. Il fit un petit sourire en coin en voyant sa formalité.

Jen – Vous avez fini par boucler l'enquête agent Gibbs ?
Gibbs - Oui... madame
Jen – Qui était le coupable ?

Il se tourna vers elle et la fixa, l'air de dire que ça ne la regardait pas.

Gibbs – Pourquoi poses-tu toutes ces questions Jen ?
Jen – J'ai quand même le droit de savoir ce qui se passe dans mon agence Jethro !
Gibbs – C'était la s½ur de la victime

Elle se tourna à son tour vers lui. Ils se fixaient maintenant droit dans les yeux.

Jen – Tu n'as pas l'air convaincu ?
Gibbs – Non... mais il y a des preuves et elle a avoué...
Jen – Que te dit ton instinct ?
Gibbs – Qu'elle est innocente
Jen – Peut-être qu'elle protège quelqu'un
Gibbs – Peut-être...

L'ascenseur s'ouvrit, ils sortirent, se souhaitèrent une bonne nuit sans conviction, et s'en allèrent chacun de son côté. Gibbs passa la soirée, qui se prolongea en fait bien plus tard, sur son bateau à essayer d'oublier la nuit précédente avec du bourbon, tandis que Jen faisait une découverte surprenante qui allait sans doute changer sa vie, et celle de l'homme qu'elle aimait.

# Posté le samedi 02 février 2008 15:58

Modifié le mercredi 03 décembre 2008 10:18

Jade the human vampire (2)

Jade the human vampire (2)
Le lendemain vers neuf heures, Gibbs n'avait reçu aucun appel signalant de cadavre, et ses agents étaient tous occupés à rédiger leurs rapports, lorsque trois femmes arrivèrent et se précipitèrent dans l'open-space. Elles étaient toutes les trois assez jeunes, la vingtaine, et se ressemblaient beaucoup, toutes blondes aux yeux bleus.
Elles se dirigèrent vers Tony, pensant que c'était le chef, ce qui ne lui déplut pas tellement jusqu'à ce qu'elles se mettent à parler toutes ensembles dans une sorte de cacophonie.
Le jeune agent ne comprenait rien à ce qu'elles tentaient de lui dire, il capta juste au passage quelques mots comme « innocente », « en prison », « vidéo ». Au bout d'un moment il en eut assez et tenta de calmer les trois femmes, affolées.

Tony – Mesdames calmez vous s'il vous plaît ! Dites moi clairement ce que vous voulez !

Elles échangèrent toutes les trois un regard avant que l'une d'elle se décide à parler, suivie des deux autres.

Première femme – Voila on a appris ce matin que notre amie Elisabeth avait été mise en prison...
Deuxième femme – Alors quand on a su toute l'affaire on est venues immédiatement parce que...
Troisième femme – Elisabeth n'a pas pu commettre ce meurtre étant donné qu'elle était avec nous lorsque sa s½ur a été tuée

Gibbs se leva, intrigué et s'approcha du bureau pour voir ce que son agent allait faire. Celui-ci échangea un rapide regard avec lui, et voyant qu'il n'avait aucune envie de s'en occuper, posa ses yeux sur chacune des trois femmes angoissées.

Tony – Et bien... si vous êtes des témoins... d'abord qui êtes vous toutes les trois ?
Première femme – Moi je m'appelle Sandy
Deuxième femme – Moi c'est Kathy
Troisième femme – Et moi Shelley, nous sommes triplées
Tony – Et vous dites qu'Elisabeth était avec vous le soir du meurtre ?
Sandy – Oui elle nous aidait à préparer notre anniversaire...
Kathy – On devait faire une grande fête hier pour nos 26 ans...
Shelley – Et on est restée toutes les trois avec Elisabeth, Betty et Anna jusqu'à au moins trois heures du matin
Tony – D'accord et vous...
- Agent Gibbs !

La directrice venait d'apparaître dans l'escalier en coupant Tony. Elle donnait l'impression de ne pas avoir dormi de la nuit.

Jen – Dans mon bureau.

Elle repartit et Gibbs monta, un peu énervé que la directrice l'interrompe en pleine enquête. Il entra sans frapper dans son bureau, la porte étant déjà à moitié ouverte. Jen le regarda avec un air gêné et son interlocuteur remarqua qu'elle avait de grandes cernes sous les yeux.

Gibbs – Qu'est ce que tu veux Jen ?
Jen – Ferme la porte s'il te plaît.
Gibbs – Je ne peux pas rester longtemps
Jen – Il faut que je te parle !
Gibbs – Je suis pressé
Jen – Ferme cette porte Jethro !
Gibbs – On est en pleine enquête Jen ça ne peut pas attendre ??
Jen – Et moi je suis enceinte !

Gibbs qui s'apprêtait à répliquer se figea, bouche bée. Il se décida à fermer la porte en se demandant si ce n'était pas un rêve.
Elle, de son côté, elle essaya de calmer son c½ur qui n'avait pas apprécié l'échange précédent et la révélation qu'elle avait dû faire pour qu'il l'écoute.

Gibbs – Tu peux répéter ?
Jen – Je crois que tu as très bien compris ! Je comptais te l'annoncer autrement mais tu ne m'as pas laissé le choix.
Gibbs – De qui est-ce que...
Jen – A ton avis Jethro ?

Il ne répondit pas mais se rendit entièrement compte de ce qu'ils avaient fait. Il la regarda fixement, la passant encore une fois aux rayons X. Elle détourna les yeux, et fixa le mur, gênée d'être encore détaillée comme ça.

Jen – On a fait une grosse bourde là !
Gibbs – Qu'est-ce que tu comptes faire ?
Jen – Je... ne sais pas encore
Gibbs – Tu vas le garder ?
Jen – Je n'en sais rien je te dis !

Elle était énervée. Surtout anxieuse. Il pouvait sentir son appréhension. Elle s'adossa à son bureau, et le fixa, attendant qu'il dise quelque chose. Mais qu'aurait-il pu dire ? Oui, ils avaient fait sûrement la plus grosse bourde de leur vie, et il n'y avait aucun moyen de réparer ça. Enfin si... il y en avait un, mais elle lui avait bien dit que c'était impossible.

Gibbs – Si tu veux... que j'assume mes responsabilités je...
Jen – Non, je ne te le demanderai pas.

Au moins ça, c'était clair. Il se rapprocha d'elle dangereusement, mais elle ne parut pas le remarquer.

Jen – Jethro, si quelqu'un a commis une erreur ici c'est moi, je... Mais qu'est-ce que tu fais ?

Cette fois au moins elle l'avait vu. Il était un peu trop proche, à son goût, mais il n'en tint pas compte et continua à avancer. Elle aurait dû bouger, mais étrangement elle en était incapable. Elle sentait déjà son souffle sur sa peau, et cette étrange impression que tout ça n'était pas réel l'envahit. Quand il l'embrassa, enfin, elle se laissa faire,comme hypnotisée par cet homme. Ils se séparèrent un instant, et elle murmura :

Jen – Qu'est-ce qu'on est en train de faire ?
Gibbs – Ce que je rêve de faire depuis huit ans.

Il sourit et l'embrassa encore, mieux que jamais. Elle, elle ne pouvait même pas le repousser, elle avait trop envie de lui pour ça. Son désir montait en flèche à chaque secondes passées contre son corps, c'était la même chose pour lui. Elle essaya quand même de résister faiblement, mais il fit craquer toutes ses défenses. Il entreprit de déboutonner son chemisier, et elle gémit légèrement quand il commença à l'embrasser dans le cou, en passant une main dans son dos. Ses mains à elle étaient passée en dessous de la chemise de son agent, et plaquées contre son torse. Elle glissa une jambe entre celles de son amant, en frémissant.
Alors qu'elle commençait enfin à craquer avec plaisir, quelqu'un les interrompit en frappant à la porte. Elle réagit plus vite que lui et le repoussa au loin en le propulsant avec ses mains. Il se retrouva soudainement contre le mur, trop loin d'elle, sans vraiment savoir ce qui se passait. Il la fixa, et elle le regarda en reboutonnant son chemisier, une lueur de défi dans ses yeux si verts.

Jen – Mais ce n'est qu'un rêve Jethro.

Il inspira une grande bouffée d'air, comme s'il s'était empêcher de respirer jusqu'à cet instant. Sa directrice sembla passer à autre chose immédiatement, et lança un « Entrez » froid à celui qui les avait interrompus. En vérité elle essayait de calmer son c½ur et son esprit, pour se ressaisir et ne plus craquer. Elle devait une fière chandelle à celui qui les avait interrompus.

Tony pénétra lentement dans la pièce, comme s'il se doutait qu'il les avait dérangés. Il regarda Jen qui semblait un peu en colère, et son patron déboussolé, avant de bredouiller :

Tony – Euuh... boss... les trois filles ont une preuve qu'Elisabeth n'était pas sur la scène du crime au moment du meurtre. On a arrêté la mauvaise personne

Il le dévisagea comme s'il ne comprenait pas, lança un regard à son ancienne maîtresse qui, elle, ne lui accorda même pas ça, et essaya de reprendre contenance.

Tony – Euuh... patron... les trois filles ont une preuve qu'Elisabeth n'était pas sur la scène du crime au moment du meurtre. On a arrêté la mauvaise personne

Il le dévisagea comme s'il ne comprenait pas, lança un regard à son ancienne maîtresse qui, elle, ne lui accorda même pas ça, et essaya de reprendre contenance.

Gibbs – On reparlera de ça plus tard Jen

Il sortit du bureau suivi de son agent, laissant la jeune femme seule. Dès qu'ils furent sortis, elle s'appuya au bureau, un vertige la prenant. Quelques minutes de plus et... elle ne cautionnait pas ce qui se serait passé. Et la lueur dans les yeux de son amant quand elle l'avait repoussé... C'était si... déroutant de devoir refouler un homme qui l'attirait.


Gibbs – J'espère pour toi que c'est une bonne preuve Dinozzo !
Tony *glups* - Euh oui

Ils descendirent et rejoignirent l'open space où les triplées les attendaient en parlant avec Ziva. Elles s'arrêtèrent en les voyant redescendre, et l'italien prit un caméscope sur son bureau qu'il lui tendit.

Tony – Voila Gibbs regarde ça

Sur le petit écran on pouvait voir Elisabeth et quelques autres filles dont une des triplées en train d'accrocher des ballons. Elles se mirent à rire quand elles virent la caméra.

Sandy – Cette vidéo a été faite le soir du meurtre...
Kathy – Vous pouvez le voir grâce à la date en haut à droite...
Shelley – Et si vous voulez vérifier on suppose que vous en avez les moyens
Gibbs – Est-ce que vous connaissez la raison qui l'a poussée à avouer un meurtre qu'elle n'a pas commis ?
Sandy – Je n'en sais rien mais en tout cas...
Kathy – Elle adorait sa s½ur et...
Shelley – Elle ne l'aurait jamais tuée
Gibbs – Tony tu continues de les interroger, McGee prenez le caméscope et venez.

Quand les deux agents descendirent au labo, ils y trouvèrent Abby en train de dormir sur le clavier de son ordinateur. L'écran affichait une série de données incompréhensibles pour l'ancien marine mais son agent lui, eut l'air effrayé quand il comprit ce qui était marqué.
Il réveilla doucement la laborantine.

McGee - Abby...

La jeune gothique se réveilla en sursaut. Elle regarda les yeux écarquillés McGee, puis son patron tenant un caf'pow/

Gibbs – Tu es restée à toute la nuit Abby ?
Abby – Je... oh mon dieu je me suis endormie ! Arg c'est pas possible mais pourquoi tu m'as pas réveillée McGee ???
McGee – Euh... je n'étais pas là...
Abby – Tu aurais dû ! Gibbs...

Elle s'arrêta un instant et se retourna vers son ordinateur affichant toujours les mêmes données

Abby – J'ai trouvé des tas de choses intéressantes mais... tu ne vas pas aimer
Gibbs – Dis toujours
Abby – Bon très bien alors voila : j'avais remarqué que l'empreinte relevée était beaucoup trop parfaite, comme si la tueuse avait appuyé son doigt exprès à cet endroit pour la laisser et de plus, l'endroit où elle était c'était sur la jambe, or je ne vois pas pourquoi elle aurait mis sa main sur la jambe de la victime, donc j'en suis arrivée à la conclusion que quelqu'un avait relevé ses empreinte avec une matière spécialisée, et avait ensuite appuyé cette empreinte sur la jambe, j'ai vérifié et mon hypothèse est bonne car il reste de la matière sur la peau. Ensuite l'arme du crime ne pouvait pas être l'épingle à cheveux, d'abord parce que les trous étaient trop épais et trop éloignés pour que ce soit ça et ensuite il y a toujours le mystère de l'émail dentaire. D'ailleurs à propos d'email dentaire, l'ADN relevé dans celui-ci n'appartient à aucun américain dans les fichiers, civils ou militaires, donc soit le tueur est d'origine étrangère, et n'a jamais commis aucune infraction, soit il n'existe pas. Si je n'étais pas scientifique je dirais que la deuxième hypothèse est la plus probable parce que l'ADN n'est pas non plus dans les fichiers des réfugiés aux Etats-Unis et aussi à cause du sang.

Elle reprit sa respiration avant de reprendre, essoufflée par ce long rapport pendant lequel elle s'était déplacée à travers la pièce pour montrer aux deux agents ce qu'elle avait trouvé. Elle désigna son écran.

Abby – Et là j'étais en train de vérifier si le sang relevé sur l'épingle était le même que celui de Jessie, mais à ce que je vois non. Par contre c'est le même que celui prélevé sur la victime. En conclusion Elisabeth n'est pas coupable. Je peux avoir mon caf'pow mon général ?
Gibbs *lui tendant la boisson* - Mon général ?
Abby – Quoi ça ne te plaît pas ton nouveau surnom ?

Il leva les yeux au ciel, amusé autant qu'exaspéré par la jeune gothique qui sirotait la boisson énergétique bine méritée. Elle avait fait du bon travail.

Abby – Je peux me reposer maintenant ?
Gibbs – Oui, mais je veux que tu vérifies la date où cette vidéo a été créée et ensuite tu chercheras le maximum d'information sur les vampires. McGee vous l'aidez, ça te laissera le temps de te reposer.

Il sortit du labo laissant son agent et la jeune laborantine travailler

Tony interrogea les triplées pendant quelques minutes, puis constatant qu'elles ne savaient pas grand-chose de plus, il les renvoya chez elle en leur disant qu'il les rappellerait s'il avait besoin de plus de renseignements. Après avoir donné sa carte où était inscrit son numéro personnel à l'une des trois, il s'assit à son bureau et s'amusa à saouler Ziva en lui racontant des histoires sur les brunes que lui avait raconté son actuelle petite amie Gibbs revint et lui mit une tape sur la tête

Tony – Aieu ! Alors patron ?
Gibbs – Alors tu vas chercher Elisabeth !
Tony – Elle est inocente ?
Gibbs – Toujours suspecte tant qu'on n'a pas prouvé le contraire.
Tony – Ok

Il partit. L'ancien marine savait très bien qu'Abby avait réussi à prouver qu'elle n'était pas coupable, même bien plus, mais il ne tenait pas à affoler ses agents avant l'heure. Si elle était innocente, ils n'avaient rien et devaient reprendre à zéro. Si on exceptait bien sûr l'émail dentaire et le sang.

Ziva – Qu'est-ce que je dois faire ?
Gibbs – Vous continuez à enquêter sur les autres meurtres.
- Excusez moi...

L'ancien marine se retourna, il n'avait pas entendu arriver la personne qui l'avait interpellé, et se retrouva nez à nez avec une jeune fille étrange. Elle avait l'air plutôt jeune mais ses yeux d'un noir d'encre révélaient un regard profond que seul quelqu'un ayant vécu assez longtemps pouvait avoir. Son visage pâle ne laissait transparaître aucune émotion. Elle était très belle mais avait quelque chose de dérangeant, qui mettait mal à l'aise tout ceux qui la croisaient, quelque chose que Gibbs n'arrivait pas à définir. De longs cheveux bruns tombaient en cascade dans son dos. Elle était vêtue d'un pantalon noir moulant, apparemment en cuir, et d'un tee-shirt aussi sombre, qui révélait des bras fins d'un blanc à faire mourir d'envie Michael Jackson.
Malgré son jeune âge apparent, elle semblait très mature, mais aussi très fragile, comme si un coup de vent pouvait l'emporter. Evidement ce n'était qu'une apparence, mais les deux agents présents ne le sauraient que bien plus tard. Elle dévisagea l'homme devant elle.

- Agent Gibbs. Je peux vous parler en privé ?

Jethro sentit tout de suite, au son de sa voix, que cette fille était beaucoup plus dangereuse qu'elle n'en avait l'air. Elle semblait le passer aux rayons X de ses yeux froids, d'un autre âge que son visage, comme ce qu'il faisait lui-même, seulement elle, avait plutôt l'air de vouloir lire dans ses pensées que de l'impressionner.
Il avait su dès qu'il l'avait vue qu'il n'aimerait pas cette fille

Gibbs – Bien sûr...

Il se dirigea vers l'ascenseur et elle le suivit, comme si elle savait parfaitement que c'était l'endroit qu'il préférait pour parler. Comme à chaque fois, il arrêta la machine à mi-parcours, et se tourna vers elle.

Gibbs - Qu'est-ce que je peux faire pour vous ?
- Je veux que vous arrêtiez les recherches sur le meurtre de Jessie Turner
Gibbs – Et en quel honneur ?
- Parce que c'est moi qui l'ai tuée.

Gibbs se figea quelques instants. Décidément tout le monde voulait avoir commis ce meurtre. Il s'y était attendu dès qu'il avait vu cette « fille » mais c'était tout de même un peu surprenant. Elle le dévisagea encore d'un regard froid, attendant la suite.

Gibbs – Dans ce cas je vais devoir...
Inconnue *l'interrompant* - M'arrêter ? Laissez moi rire vous arrêteriez un courant d'air ?
Gibbs – Ca dépend quelle forme a ce courant d'air
Inconnue – Evidemment. Et si ce courant d'air avait la forme d'un mythe en lequel vous ne croyez pas ?
Gibbs – S'il existe j'y croirais

La jeune fille étrange souffla, tapa du pied sur le sol métallisé et leva les yeux au ciel avec un air exaspéré.

Inconnue – Les humains ont une de ces logiques ! Comme dirait Ingrid les deux seules choses qu'on ne comprendra jamais sont l'univers et l'esprit humain ! Laissez tomber de toute façon vous finirez bien par y croire.

Elle appuya sur le bouton de remontée mais son interlocuteur arrêta une nouvelle fois la machine. Il décida d'être direct.

Gibbs – Qu'êtes vous exactement ?
Inconnue – Bonne question ! Le dernier flic que j'ai croisé, qu'il repose en paix d'ailleurs, a mis à peu près deux jours à me la poser. Vous êtes plus intelligent apparemment.

Elle le regarda dans les yeux et ceux-ci étaient devenus totalement noirs. Il sentit une sorte de pression désagréable sur son esprit qu'il essaya de repousser en vain.

Inconnue – Quoique c'est idiot puisque vous savez déjà la réponse

Son regard totalement noir s'intensifia, elle continuait à le dévisager. Il sut ce qu'elle faisait, bien que cela révérait de la science-fiction et qu'en tant que marine il ne pouvait pas y croire. Seulement ça faisait longtemps que Gibbs s'était résolu à ce que tout fût possible, il avait vu tellement d'horreur dans sa carrière que même une télépathe ne pouvait pas l'étonner. Il eut soudain très mal à la tête et tenta de repousser une nouvelle fois la pression.
« NE TENTEZ PAS DE RESISTER ! »
Ce cri, ou plutôt ce rugissement lui était parvenu sans que son interlocutrice ne bouge les lèvres, et il résonnait dans sa tête comme un gong. Puis il réagit, elle n'avait pas le droit de s'insinuer dans ses pensées et il le savait très bien. Une image s'imposa dans son esprit, celle de Jen, et cette soudaine vision lui redonna la force de contrer la pression. Il se concentra et lutta mentalement de toutes ses forces. Le visage fin de la jeune fille était crispé et agacé. Au bout de quelques minutes cet affrontement silencieux se termina car la pression s'était retirée.
La « télépathe » le regarda d'un air impénétrable qui masquait entièrement ses pensées. L'ancien marine ne savait pas si elle était furieuse, amusée ou étonnée. Après quelques longues secondes de silence elle le rompit.

- Impressionnant. Très impressionnant même. Vous êtes conscient que très peu d'humains peuvent prétendre faire ce que vous venez de faire ? Je n'ai pas mis toute la sauce et j'ai quand même perçu quelques bribes de pensée mais tout de même... Dites moi vous avez reçu une formation ?
Gibbs – Je ne suis pas là pour parler de ce que je suis capable de faire mais d'un meurtre !
Inconnue – Oh très bien puisque vous le prenez comme ça ! Je m'appelle Jade et comme vous le saviez déjà je suis une vampire et...
Gibbs - Qu'est-ce qui me le prouve ?

Il venait de la couper, et elle le dévisagea d'un air interloqué et furieux. Ce « petit humain » osait l'interrompre ?

Jade - A votre place je ne m'interromprait pas, parce que non seulement c'est malpoli mais en plus c'est la première fois qu'un humain le fait sans mourir automatiquement deux secondes après et...
Gibbs *la coupant une nouvelle fois* - Mais vous n'êtes pas à ma place.

Elle sourit ironiquement en pensant à ce que feraient d'autre de son espèce à sa place. Mais enfin, il commençait à lui plaire cet humanoïde.

Jade - Vous avez de la chance que je vous aime bien. N'empêche que vous êtes courageux c'est la première fois qu'un humain ne se barre pas en courant quand il sait ce que je suis.
Gibbs – À mes yeux vous êtes plutôt une gamine.
Jade *vexée* - Ah oui ?? Et ça *elle montra tout à coup les crocs (les canines) * ce des dents de lait peut-être ?
Gibbs – Une gamine un peu plus dangereuse que les autres peut-être.
Jade – Vous vous payez ma tête.

Ce n'était pas une offuscation ni un soupçon, juste une remarque faite d'un ton un peu incrédule. La jeune femme n'était pas vexée juste surprise et quelques peu contrarié que cet humain n'ait pas peur d'elle. Elle n'avait pas l'habitude de ce genre d'attitude en sa présence et n'aurait jamais pensé que son entretien avec le chef d'équipe se passerait comme ça.
Après quelques secondes de silence elle releva la tête et afficha un sourire machiavélique.

Jade – Oui c'est bien ça décidément vous n'avez pas froid aux yeux. Enfin je suppose que vous ne réagiriez pas comme ça si c'était un de vos amis, agent ou... autre à lequel je m'étais prise.

Il ne répondit pas et se contenta de la fixer attendant de voir ce qu'elle allait dire par la suite pour réagir. Elle sourit. C'était un test bien sûr, mais il ne le saurait pas.

Jade - C'est vrai, si je m'en prenais à cet agent Dinozzo que vous semblez bien aimer, à cette Ziva qui a l'air si sûre d'elle, ou encore à la si jeune laborantine Abby que vous considérez presque comme votre fille.

L'ancien marine n'eut toujours aucune réaction, sachant parfaitement que ce que voulait la vampire était qu'il en ait une. Alors celle-ci s'approcha de lui et lui chuchota d'un ton dangereux et menaçant :

Jade – Ou alors je pourrais m'en prendre à votre chère directrice, Jen que vous aimez passionnément en cachette d'elle, des autres et de vous-même...

Cette fois ç'en était trop. Il la plaqua contre le mur de l'ascenseur et serra sa main sur son cou menaçant. Ses yeux étaient deux brasiers bleus flamboyants.

Gibbs – Touchez à un seul cheveu de Jen et je vous jure qu'il n'y aura aucun endroit sur Terre ou ailleurs où votre pauvre cadavre pourra reposer !

Jade le regarda sans être le moins du monde gênée par sa position en souriant méchamment. Il ne lui faisait pas peur, mais c'était aussi la première fois que quelqu'un de cette espèce osait la plaquer contre un mur en la menaçant.

Jade – Aurais-je touché un point sensible ? Désolée pour vous, mais vous n'êtes pas le seul à m'en vouloir et je n'aurais déjà aucun endroit où reposer après ma mort que ce soit sur Terre ou dans un autre monde. Et pour votre dulcinée c'est déjà trop tard !
Gibbs *resserrant sa prise* - Qu'est-ce que vous voulez dire ??
Jade – Juste que vous avez intérêt à la protéger un peu plus si vous voulez la garder en vie.

Il la relâcha, furieux. La jeune vampire plongea dans ses yeux bleus marines accédant cette fois très facilement à ses pensées. Il était paniqué même s'il essayait de le cacher et ne pouvait donc pas se concentrer pour tenter de la repousser. Elle sentit de nombreuses émotions dissimulées derrière le masque de l'ancien marine. Des émotions, des pensées, des sensations si étranges et si humaines qu'elle-même était un peu émue. Elle avait violé pas mal de pensées d'humains mais celles de cet homme étaient sûrement les plus étranges de toutes. Elle se dégagea ne voulant pas en voir plus, ne souriant plus du tout. Elle voulait maintenant le rassurer et se sentait très troublée par ces étranges sensations.

Jade – Ecoutez je... je suis... mais non ! Pourquoi est-ce que je le serais ? Vous n'êtes qu'un humain et...

Pour la première fois depuis bien longtemps, Jade hésitait. La vampire qui avait défié bien des gouvernement allant jusqu'à tuer ses semblables pour survivre hésitait devant une de ses proies. Tout à coup elle appuya, ou plutôt frappa carrément, sur le bouton de marche de l'ascenseur. Elle ne dit plus rien, furieuse contre elle-même d'avoir eu des pensées indignes d'un vampire. Et puis, elle ne faisait rien de mal de toute façon. Mais Gibbs lui n'en avait pas fini avec elle.

Gibbs – Pourquoi est-ce que je devrais protéger Jen ?
Jade – Parce que je compte la tuer ça vous va ??
Gibbs – Mais...
Jade – C'est exactement le genre de victime qu'un vampire peut rechercher ! Non seulement j'ai le droit de la tuer, quoique ça n'aurait pas été un problème si je ne l'avais pas eu, mais en plus elle est rousse !

L'ascenseur s'arrêta et ils descendirent.

Gibbs – Je ferais tout pour la protéger.
Jade – Vous croyez vraiment pouvoir résister à une vampire ?

Ils arrivèrent dans l'open-space et Gibbs ne répondit pas. Tony était revenu avec Elisabeth qui lui criait dessus pour le convaincre que c'était elle la meurtrière.

Elisabeth – Je vous dis que c'est moi qui l'ai tuée !!
Jade - Je l'avais presque oubliée celle là

Elle s'approcha et prononça quelque chose en une langue inconnue de tous, même de Ziva, et la jeune femme s'évanouit.

Jade – Quand elle reprendra conscience elle ne se souviendra de rien.

Les deux jeunes agents regardèrent leur patron d'un air interrogatif ne sachant pas qui était cette fille et de quoi ils avaient bien pu parler dans l'ascenseur.

Gibbs – DiNozzo tu la coffres !
Jade – À votre place je n'essayerais pas.

Tony observa tour à tour son patron puis la fille étrange. Il hésita un court instant, s'approcha d'elle, sortit des menottes et essaya de lui les passer. En moins de trois mouvements il se retrouva à terre, sur le dos plein de futures courbatures. La jeune fille avait à peine bougé. Elle lui lança un regard foudroyant.

Jade – Réessayez et je vous brise la nuque.

Ziva se leva, très intriguée. Elle savait que Tony n'avait pas son niveau ou celui de Gibbs en matière de combat mais il n'était tout de même pas du genre à se laisser battre en moins de trente secondes, par une gamine en plus. Elle s'approcha de Gibbs pour lui demander des explications discrètement.

Ziva – Qui est cette fille ?
Gibbs – Une vampire.
Ziva – Que... quoi ? Mais... vous en êtes sûr ?
Gibbs – Je ne vous l'aurais pas dit si je n'en étais pas sûr
Jade – Bon c'est pas que j'ai d'autres humains à mordre mais un peu quand même
Gibbs – Vous devez rester ici tant que...
Jade – C'est ça.

Elle partit en direction de l'ascenseur sous les yeux ébahis des agents, et particulièrement de Ziva, qui ne comprenaient pas pourquoi leur patron ne faisait rien pour la retenir.

Ziva – Mais... vous la laissez... Attendez c'est pas...

La jeune israélienne s'interrompit quand elle vit l'air impuissant et désappointé de Gibbs, elle sut que quelque chose le retenait, une chose que cette fille lui avait dite et contre lequel il ne pouvait rien faire. Alors elle se décida à agir. Elle se précipita vers la machine où la jeune fille était entrée, y rentra alors qu'il allait se refermer et l'arrêta, bien décidée à dire deux mots à cette soi disant vampire.

Ziva – Non mais vous vous prenez pour qui ??
Jade – Laissez moi réfléchir... hum... pour une vampire peut-être ?
Ziva – Vous pourriez être un elfe, un centaure une fée ou un poisson rouge ça me ferait le même effet ! Qu'est-ce que vous avez dit à Gibbs ?
Jade – Je ne crois pas que ça vous regarde.

Elle la regarda droit dans les yeux, la défiant et lui tenant tête pour la déstabiliser. Et vu la

Ziva – Vous ne me faites pas peur. Maintenant vous avez intérêt à me dire ce que je vous demande parce que sinon...
Jade *la coupant* - Sinon quoi ?

L'officier du Mossad s'approcha encore plus, une lueur de défi dans le regard.

Ziva – Je ne suis pas une créature bizarre susceptible de vous battre mais croyez moi ou pas je peux vous résister beaucoup mieux que Tony.
Jade – Vous tenez vraiment à mourir ?
Ziva – Allez-y !

Elle dévoila son cou à la vampire surprise, avant de reprendre d'un ton farouche.

Ziva - Mordez moi ! Qu'est-ce que vous voulez que ça me fasse ? Je suis prête à mourir depuis que j'ai neuf ans alors tuez moi ! Que ce soit maintenant ou plus tard ça ne changera rien !

Jade fut cette fois vraiment stupéfaite. Elle ne comprenait plus rien à la philosophie de cette race, alors qu'elle les avait étudié pendant si longtemps, cette femme venait en à peine une minute de lui prouver tout le contraire. D'habitude les humains avaient peur de mourir mais, elle, n'en avait pas peur. La vampire était si surprise qu'elle ne pensa même pas à lire les pensées de la jeune israélienne.

Ziva – Alors ? Qu'est-ce que vous attendez ?
Jade *détournant les yeux et abandonnant* - J'ai simplement... menacé légèrement sa directrice.
Ziva – Je... quoi ?
Jade – Vous avez très bien entendu.
Ziva – C'est que... il avait l'air vraiment impuissant et paniqué...
Jade – Evidement ! Vous auriez aussi cet air si je m'en prenais à votre cher Tony.
Ziva – Qu'est-ce que vous insinuez ?
Jade – Vous pouvez le cacher à tout le monde mais pas à une vampire. Maintenant que vous avez vos explications je peux peut-être y aller ?
Ziva – Non ! Qu'est-ce que vous allez faire à Jen ?
Jade – Ce que je fais généralement aux humains.
Ziva – Mais pourquoi elle justement ?
Jade – Pourquoi pas elle ?
Ziva – Parce qu'elle est protégée par une armée d'agents et que c'est plutôt dangereux
Jade – Un point pour vous.
Ziva – Pourquoi ?
Jade – J'ai le droit de la tuer.
Ziva – Quoi ?
Jade – Arrêtez avec vos quoi ! Elle est désespérée. Nous autres vampires nous sommes autorisés à tuer seulement les humains susceptibles de se tuer eux-mêmes bientôt. D'une certaine manière on épargne beaucoup de souffrances. Et de plus génétiquement parlant son sang doit être délicieux parce qu'elle est rousse.
Ziva - ... Jen... n'est pas désespérée.
Jade – Les humains sont vraiment aveugles.
Ziva – Mais je ne comprend pas. Envers quoi vous avez ce droit ?
Jade – Je ne suis pas la seule vampire. Nous sommes des milliers rien que sur Terre. S'il n'y avait pas de règles ce serait l'anarchie complète. C'est pour ça qu'on a instauré un gouvernement commun à celui des elfes... même si on ne l'a pas vraiment choisi.
Ziva – Ah parce que les elfes existent aussi ?
Jade – Bien sûr ! Ainsi que les sorciers les nains les enchanteurs les fées les lutins les loups garous et encore beaucoup d'autres races.
Ziva – Comment se fait-il qu'on ne sache rien ?
Jade – Les humains vous voulez dire ? Je ne vais pas vous résumer trois millions d'années en quelques minutes mais en bref le gouvernement cache la vérité aux humains depuis qu'ils ont failli détruire trois monde il y a plus de 5000 ans. Nous falsifions leurs mémoires et nous nous cachons d'eux pour qu'ils ne sachent rien.
Ziva – Mais...
Jade – Vous en savez déjà trop et vos questions m'énervent à la fin ! Cette fois je vais y aller !

Elle redémarra l'ascenseur. Ziva ne fit rien pour l'en empêcher, essayant d'assimiler tout ce qu'elle avait appris. Lorsqu'elle l'eut laissée partir, elle remonta aux bureaux. Les deux agents l'attendaient toujours dans l'open-space. Elle leur résuma brièvement ce que lui avait appris la jeune vampire, en passant certains passages sous silence. Gibbs partit immédiatement voir sa directrice pour lui annoncer qu'une créature venant de nulle part allait tenter de la mordre et la convaincre de prendre une protection rapprochée. Quand son patron fut parti, le jeune italien murmura :

Tony - Je sens qu'ils vont encore nous refaire un aperçu de la troisième guerre mondiale.

# Posté le jeudi 21 février 2008 11:25

Modifié le mercredi 03 décembre 2008 10:19

Jade the human vampire (3)

Jade the human vampire (3)
L'ancien marine monta directement dans le bureau de sa directrice. Il entra, comme à son habitude, sans frapper, ce qui lui valut un soupir de la part de l'intéressée. Elle détourna un regard gêné dès qu'elle l'aperçut, le souvenir de la dernière scène entre eux encore présent dans son esprit.

Jen – Tu ne pourrais pas frapper de temps en temps ?
Gibbs – Jen est-ce que... est-ce que ça va ?

Elle remarqua qu'il avait un air inquiet qu'elle ne lui avait jamais vu, et se leva, s'en étonnant. Elle crut d'abord que c'était à cause du bébé, mais dans ce cas là qu'est-ce que ça allait être à sept mois ! Et puis, ils n'étaient pas mariés à ce qu'elle savait !

Jen – Bien sûr qu'est-ce que...
Gibbs – Jade n'est pas venue ?
Jen – Qui ? Qu'est-ce qu'il y a Jethro je ne t'ai jamais vu comme ça !
Gibbs – Ecoute tu dois prendre une protection rapprochée.
Jen – Quoi ? Mais pourquoi...
Gibbs – Une vampire va sans doute essayer de te mordre.
Jen – D'abord tu arrêtes de me couper la parole et ensuite... tu plaisantes là ?
Gibbs – Non.
Jen – Ca ne va pas ?
Gibbs – Si... enfin non... Je t'envoie Ziva pour qu'elle te protège.
Jen – Il n'en est pas question !
Gibbs – Tu n'as pas le choix.
Jen – Je te rappelle que c'est moi la boss maintenant alors tu m'obéis.
Gibbs – Là c'est moi qui décide ça s'appelle un cas de force majeur !
Jen – Obéissez agent Gibbs ! Vous retournez à votre travail ou je vous vire !
Gibbs – Jen...

Il avait dit son prénom sur un ton presque suppliant, fatigué de se battre qui ne lui ressemblait pas. Son ancienne maîtresse en resta estomaquée. Gibbs qui abandonnait aussi vite ce n'était pas commun.

Gibbs – Si tu ne le fais pas pour toi... fais le au moins pour moi. Je ne supporterais pas de te perdre une deuxième fois.

Elle se perdit dans ses yeux bleus, qui n'étaient pas froids comme d'habitude, mais inquiets et suppliant. Elle frémit devant la déclaration de son agent préféré qui lui ressemblait si peu.

Jen – Dis moi au moins ce que...
Gibbs – Je n'ai pas le temps. Promet moi que tu n'essayeras pas de laisser Ziva et que tu lui obéiras.
Jen - ... Très bien. Mais...
Gibbs – Ziva t'expliquera.

Il sortit du bureau sans lui laisser le temps de répondre.

Tony – Moi je dis qu'on devrait appeler Buffy.
Ziva – Qui ?
Tony – Buffy ! Quoi tu ne connais pas Buffy contre les vampires ? Elle est géniale cette série !

Ziva leva les yeux au ciel et retourna à son bureau.

Ziva – Je te signale qu'une vampire compte attaquer Jen et que Gibbs est en train de la convaincre, du moins d'essayer, de prendre une protection rapprochée donc c'est pas le moment de faire de l'humour !
Tony *comme s'il n'avait pas entendu la jeune israélienne* - En plus l'actrice qui joue la tueuse est super canon et les vampires là dedans sont...
Gibbs *l'interrompant d'une tape sur la tête* - Ziva vous allez protéger la directrice.
Ziva – Compris.

Elle prit son arme et monta très vite dans le bureau de son amie. L'italien se tourna vers son patron en se frottant la tête.

Tony – T'as réussi à la convaincre sans provoquer une guerre des tranchées finalement ?
Gibbs - Je suppose que tu as fini ton rapport DiNozzo ?
Tony – Heu... je... presque

Gibbs partit en direction du sous sol tandis que son agent se précipitait sur son bureau pour finir son rapport en retard.
Quand il arriva au labo d'Abby il se figea devant la vision qu'il avait de ses deux agents enlacés, s'embrassant avec fougue. Ils ne s'étaient pas aperçus de sa présence, comme souvent, parce que Gibbs était arrivé en silence.

L'ancien marine pensa d'abord leur envoyer la règle 12 à la figure mais en se souvenant de Jen il choisit de ne rien faire.

Gibbs – McGee !

Le jeune agent se détacha de sa bien aimé et se tourna vers son patron en rougissant. Abby fit de même.

Abby – Gibbs je veux que tu saches que c'est moi qui...
Gibbs *la coupant* - J'ai besoin de vous McGee vous m'accompagnez.

Il sortit de la salle alors que les deux tourtereaux échangeaient un dernier regard ébahi, surpris que leur patron ne les ait pas virés tout les deux sur le champ. Après quelques secondes, le jeune probie le suivit en courant presque pour le rattraper.
Lorsqu'ils arrivèrent dans l'open space, le jeune italien finissait son rapport. Il leva la tête en voyant son patron arriver, mais la baissa bien vite pour faire croire qu'il travaillait. Gibbs s'assit à son bureau et regarda Tim en ayant l'air de le passer aux rayons X

Gibbs – Qu'avez-vous trouvé sur les vampires ?
McGee – Et bien heu... d'après divers pages Internet, les vampires sont des créatures de la nuit, ils dorment le jour et partent en chasse la nuit. Pour se nourrir, ils boivent le sang des humains, ils sont morts et immortels et...
Gibbs *le coupant* - Je sais ce que sont les vampire McGee ! Je veux savoir comment les tuer, comment les empêcher de tuer tout ce qui pourrait nous servir !
McGee – Ah euh oui... alors d'après toutes les informations qu'on a, on peut tuer les vampire en leur plantant un pieu en bois dans le c½ur en leur coupant la tête, en les brûlant, avec des couteaux en argent ou encore on peut les exposer au soleil et...
Tony – Dans le cas de notre vampire elle n'avait pas vraiment l'air d'être dérangée par le soleil.

L'ancien sniper le foudroya du regard, et son agent se reprit :

Tony – Mais... bien sûr tu le savais.
Gibbs – Continuez McGee !
McGee – Et bien ils se brûlent à l'eau bénite et s'ils touchent des crucifix, et ils sont dérangés par l'odeur de l'ail et par l'hostie. Pour les repérer il suffit de regarder dans un miroir, s'ils n'ont pas de reflet c'est que ce sont des vampires.
Gibbs – Bon boulot. Tony avec moi !
Tony *prenant ses affaires* - Où on va ?
Gibbs – Chercher des bouts de bois, des croix, des couteaux et de l'ail !
Tony – Dit comme ça, ça fait très cuisine patron

Deux secondes plus tard on entendit un grand « AIE » venant de l'ascenseur et ayant sûrement été poussé par DiNozzo dont le crâne venait sans doutes d'être martyrisé une nouvelle fois.

Jen – Ziva tu n'es pas obligée de rester plantée là !
Ziva – Désolée mais c'est un ordre de mon patron, je dois te protéger.
Jen – C'est pas une raison
Ziva – Pour moi c'en est une suffisante.
Jen – Je vais tuer Gibbs.
Ziva – Tu as de la chance il aurait pu te coller Tony.
Jen – Oui c'est sûr

Après être montée Ziva avait tout expliqué et dit à Jen de ne pas faire attention à elle et de continuer son boulot comme d'habitude. Mais la rousse n'avait pu s'empêcher au bout d'une dizaine de minutes, d'essayer de convaincre l'israélienne de s'en aller.

Jen – Tu ne veux pas...
Ziva *la coupant* – Ecoute Jen, je suis chargée de te protéger parce que tu coures un grand risque, et que tu le veuilles ou non tu ne pourras pas te défendre toute seule si cette... « chose » t'attaque. Je l'ai vue moi-même, elle est tout à fait normale de l'extérieur mais c'est plus qu'un monstre et ça te dépasse complètement. Alors n'essaye pas de me convaincre de redescendre, tu n'y arriveras pas !
Jen *avec un sourire* – Je voulais juste te demander si tu ne voulais pas qu'on fasse une petite pause et qu'on descende boire un café.

Ziva sourit à son tour, confuse. Elle accepta et les deux jeunes femmes descendirent en rigolant du bureau. Elles s'apprêtaient à monter dans l'ascenseur, mais lorsque celui-ci s'ouvrit, elles y trouvèrent Gibbs et Tony, les bras chargés de ce qui semblait être bouts de bois, des croix en fer, et des oignons dans des sacs formés de fils.
Elles ouvrirent de grands yeux sur tout cet attirail.

Jen et Gibbs en même temps – Qu'est-ce que vous faites là ?

Ils sourirent mais l'ancien marine se dépêcha de prendre la parole avant sa directrice.

Gibbs – Toi d'abord !
Jen - Je ne crois pas que tu m'ais interdit d'aller boire un café en compagnie de mon garde du corps alors... voila. Et on peut savoir ce que vous faites avec ces... enfin ces trucs quoi. Je te préviens je t'interdit de construire un bateau au NCIS !
Gibbs *souriant* - Je n'en avais pas l'intention. En fait ces « trucs » comme tu dis vont avoir la même fonction que ton garde du corps. Te protéger.

La jeune rousse resta figée un instant puis éclata de rire. Quand elle put enfin se maîtriser avec peine, elle regarda son ancien amant et se rendit compte qu'il ne plaisantait pas, malgré ce sourire qui la faisait toujours autant craquer.

Jen – Attend tu... tu rigoles là !
Gibbs – Non je n'ai jamais été aussi sérieux. Sauf peut-être la fois où je t'ai demandé en mariage et où tu as refusé.

Tout le monde se figea. Surtout Tony, éberlué par une telle information sur la vie privée de ses patrons. La directrice commença déjà à s'énerver, sachant qu'il ne dirait jamais que c'était de sa faute.

Jen – Tu étais déjà marié !
Gibbs – J'étais en instance de divorce.
Jen – Je n'ai pas...

Elle perçu une nouvelle fois qu'il souriait, et su qu'il s'amusait de voir comment la jeune femme réagissait. Elle savait aussi que s'ils commençaient à débattre, ils en auraient pour des heures, et ça se terminerait en engueulade.

Jen – Je ne vais pas tenter de rediscuter là-dessus une nouvelle fois. Surtout que ça se finit souvent très mal.
Tony *se ressaisissant* - Attendez vous voulez dire que vous avez...
Gibbs – Ce n'est pas le moment Dinozzo. Jenny, je veux que tu retournes chez toi, que tu accroches tout cet ail à tes fenêtres, et que tu gardes à portée de main les crucifix, les pieux et les couteaux en argent.
Jen – Jethro... tu es sûr que ça va ?
Gibbs – Rentre chez toi !
Jen – Mais... et l'agence ?
Gibbs – Elle ne va pas s'écrouler pour quelques heures.
Jen – Tu ne...
Gibbs – Vas-y !

Et il la poussa dans l'ascenseur en ordonnant à Ziva de la protéger toute la nuit sans dormir s'il le fallait, à quoi l'israélienne répondit qu'elle la collerait comme une des ex-femmes de l'ancien marine réclamant sa pension alimentaire, ce qui les fit tous sourire.
Les deux jeune femme passèrent donc le reste de l'après midi à prendre des cafés en installant des gousses d'ail sur les fenêtres de la directrice, situation plutôt comique, mais nécessaire, selon Gibbs.

Vous décrire en détail ce qu'à fait le reste de l'équipe alors que les deux autres étaient parties serait fastidieux et ennuyant, et comme je ne tiens pas à perdre le reste de mes lecteurs je vais seulement faire un résumé de six ligne.
Gibbs et Tony ont d'abord mit en place de l'ail dans le bureau directorial, puis ce qui restait de l'équipe a passé son temps sur les ordinateurs ; sauf Gibbs bien sûr, qui, comme vous le savez déjà, ne supporte pas ces boîtes pleines de choses auxquelles il ne comprenait rien. Ils cherchaient des informations sur les vampires de la région. Tony a fait bien sûr pas mal de blagues idiotes, ce qui lui valut une forte augmentation de la bosse à l'arrière de sa boite crânienne et McGee quelques gaffes sans grande importance.

Bref le soir, quand ils rentrèrent chez eux, Gibbs passa chez Jen pour savoir si elle allait bien, laquelle le rassura puis il passa la nuit sur son bateau.


Leroy Jethro Gibbs roulait à toute vitesse vers la maison de son ancienne maîtresse. Elle n'était pas arrivée au NCIS, alors qu'il était huit heures et demi, et quand Cynthia avait appelé sur son fixe comme sur son portable, elle était tombée sur le répondeur. Ziva avait aussi disparu, fait très étrange de la part des deux jeunes femmes. Il arriva à la maison qu'il connaissait si bien, pour y avoir dormi. Il sonna, personne ne répondit puis rentra par la porte qui n'était pas fermée à clé. Il appela mais rien ne bougeait dans la maison. Lorsque enfin il monta en haut, la vision qu'il eut était des plus sanglante. La jeune israélienne était allongée par terre, dans une mare de son propre sang, écorchée vive. Il se retint de vomir et rentra dans la chambre de celle qu'il aimait. Il la trouva étendue sur le lit, deux marques sanglantes lui barraient le cou et un message au mur lui indiquait qu'il n'aurait jamais dû se mettre sur le chemin d'un vampire.

L'ancien marine se réveilla en sursaut. Il était allongé sur une plaque de bois dur... son bateau. Un cauchemar. Ce n'était qu'un cauchemar. Il se leva et se prépara, supportant des courbatures dues à son « lit ». Un rêve peut-être, mais son intuition lui disait que ce n'était peut-être pas que ça. Peut-être une sorte de prémonition.

Lorsque Gibbs arriva , à peine une demi heure après s'être réveillé, il trouva Ziva dans l'open space. Elle n'avait pas l'air d'aller bien, de grandes cernes barraient son visage et ses yeux rouges montraient qu'elle avait pleuré. Dès qu'elle aperçu l'ancien marine, elle se précipita vers lui.

Ziva – Gibbs... j'ai... je n'ai pas été assez forte... je n'ai pas pu l'en empêcher...
Gibbs – Du calme Ziva. Qu'est-ce qui t'arrive ?
Ziva – C'est Jen... elle... la vampire... elle a réussi à...

Elle ne termina pas sa phrase, incapable de continuer. Son interlocuteur eut soudain un très mauvais pressentiment, et voyant qu'il ne tirerait rien de plus de la jeune femme, il monta quatre par quatre les marches qui le séparaient du bureau directorial, en le fixant comme s'il essayait de voir à travers. Il trouva Jen, debout, dos à la porte, regardant par la grande baie vitrée. Il n'avait pas fait plus de bruit que d'habitude, et la porte était totalement silencieuse mais malgré cela, elle se retourna comme si elle l'avait entendu.

Gibbs – Est-ce que ça va ?

Elle ne répondit pas et le fixa. Il constata qu'elle était très pâle, mais toute trace de fatigue avait disparue de son visage. Elle portait un pull avec un col dissimulant sa gorge, mais elle dévoila son cou à l'ancien marine, sans un mot. Deux minuscules trous rouges étaient comme imprimés sur sa peau. Son cauchemar était devenu presque réel. Gibbs eut l'impression que le monde s'écroulait. Il n'avait pas su la protéger, il n'en avait pas été capable.

Gibbs – Jen...
Jen – Je n'en suis pas encore une. Apparemment elle ne veut plus me tuer mais faire de moi une... vampire.
Gibbs – Comment est-ce que...
Jen – Je ne sais pas. Je me suis couché hier soir, Ziva a voulu veiller à la porte, mais quand je me suis réveillée elle était inconsciente et moi j'avais ces... trucs sur la peau. Et mes canines sont plus pointue qu'hier, ça j'en suis sûre.
Gibbs - ... Qu'est-ce qu'on fait ?
Jen – Comment tu veux que je le sache ? Je ne suis pas supposée savoir comment on fait pour ne pas devenir vampire. !

Il l'observa. Elle était beaucoup plus froide que d'habitude, semblait moins humaine. Et d'ailleurs elle ne semblait pas en vouloir à la vampire, ou même être inquiète. Comme si devenir une créature de la nuit ne la dérangeait pas tellement. Il essaya de la tester, avec méfiance.

Gibbs – On ne sait pas encore si c'est ça...
Jen – Et qu'est-ce que tu veux que ce soit d'autre ? En plus j'ai l'impression d'être beaucoup plus forte que d'habitude. D'avoir des sens plus développés quoi.

Il lui lança un regard inquiet. Elle semblait vouloir que ce soit ça. Comme si ça ne lui déplairait pas tant que ça.

Gibbs – Mais tu ne veux pas les garder n'est-ce pas ?
Jen - ... Non. Bien sûr que non... même si... enfin non.
Gibbs – Viens avec moi.

Il se dirigea vers la porte, puis vers l'ascenseur dans lequel elle le suivit. Son hésitation lorsqu'elle avait parlé ne lui avait pas échappé, et l'inquiétait plus même que ces marques. Ils descendirent en silence à la morgue de Ducky. L'ancien marine était soudain presque intimidé de la froideur de son ex maîtresse. Lorsqu'ils arrivèrent à la salle où le médecin légiste finissait l'autopsie de la victime, le médecin légiste vit tout de suite que Jen avait un problème.

Gibbs – On a besoin de toi Duck.
Ducky – Qu'est-ce que je peux faire pour vous ?
Gibbs – Fais des analyses du sang de Jen et donne les à Abby.
Ducky – Pour trouver quoi ?
Gibbs – Je ne sais pas encore.

Il partit, laissant la jeune femme, qui n'avait toujours pas dit un mot, aux mains de son vieil ami.

L'ancien marine remonta aux bureaux, et vit que quelque chose clochait. Tony n'était pas à son bureau, mais devant celui de Ziva, et, à son air il n'avait pas l'air de la charrier comme il en avait l'habitude. En se rapprochant, Gibbs comprit qu'il essayait de la rassurer. Lorsqu'elle le vit pourtant, elle se leva ne faisant plus attention à son collègue.

Ziva – Comment va t'elle ?
Gibbs – A votre avis Ziva ? Elle est en train de se transformer en vampire et elle devrait aller bien ?
Ziva – Je suis...
Gibbs – Ne le soyez pas, ça ne réparera rien. Racontez moi ce qui s'est passé.
Ziva – Je ne sais pas grand-chose. Elle est entrée alors qu'on avait tout fermé à clé, et elle m'a hypnotisée. Je n'ai rien pu faire.
Gibbs – Vous auriez dû !

Le jeune italien s'insurgea devant la manière qu'avait Gibbs de l'accuser, alors qu'il savait que la jeune israélienne n'y était pour rien et qu'elle était totalement désespérée.

Tony – Gibbs ! Tu sais très bien que même si elle avait pu faire quelque chose ça n'aurait rien changé ! Alors arrête de la culpabiliser !

Son patron lui fit un regard Gibbsien, mais ça ne changea rien à ce qu'il pensait. Il n'avait aucun droit de lui en vouloir.

Tony – Ne me regarde pas comme ça, je dis la vérité.
Gibbs – Vous venez avec moi.
Tony – Où on va ?
Gibbs – Chez Abby !

Ils descendirent tous en silence au labo. Lorsqu'ils y arrivèrent, Abby se précipita vers l'ancien marine et le prit dans ses bras. McGee était aussi présent. Il n'y avait pas de musique cette fois, et toute l'équipe sut, par ce détail, que quelque chose n'allait pas.

Abby – Gibbs... c'est... c'est... la directrice est-ce qu'elle... je veux dire elle...
Gibbs *la coupant* - Elle va bien. Pour l'instant.
Abby *se retirant* - C'est déjà ça. On a cherché des moyens pour faire redevenir humain quelqu'un qui serait devenu un vampire sur internet.
Gibbs – Et ?
Abby *avec une grimace gênée* - Et bien... d'après tout les sites que j'ai pu visiter... il n'y en a pas. Dès que quelqu'un se fait mordre il faut lui planter un pieu dans le c½ur.

Le silence se fit dans la petite pièce. Personne ne dit rien et Gibbs dévisageait la laborantine gothique sans qu'aucun des sentiments de panique et d'horreur qu'il éprouvait ne passe sur son visage.

Gibbs – Internet ne dit peut-être pas la vérité... tout ce qu'on en a tiré jusqu'à maintenant n'a pas servi à grand-chose.
Abby – Oui bien sûr... et il doit y avoir un moyen c'est évident.

Tandis que le silence retombait, des pas se firent entendre, ou plutôt des talons claquants sur le sol. La jeune femme à qui appartenaient ces talons et à qui tous pensaient à ce moment, apparut dans l'entrée du labo, et paraissait étrangement sereine.

Jen – Quel silence macabre. Il y a un problème ?
Gibbs – Qu'est-ce que tu fais là Jen ?
Jen *levant la fiole qu'elle avait à la main* - J'ai mes analyses de sang !

L'ancien marine prit l'échantillon et le remit à Abby, tandis que toute l'équipe continuait de fixer leur directrice. Celle-ci ne semblait pas désespérée, ou quoi que ce soit d'autre, non, elle était presque même souriante.

Jen – Vous n'avez pas l'air contents de me voir apparemment. Je tombe peut-être à un mauvais moment ?
Gibbs – Abby tu m'analyses ce sang et tu regardes s'il y a du poison.
Abby – Ca ne prendra que quelques minutes.

Elle se dirigea vers son spectromètre de masse et glissa la fiole dans la machine, puis retourna à son ordinateur. Personne n'avait encore dit un mot, mais Jen et Gibbs se rapprochèrent de l'ordinateur pour voir ce que la jeune gothique faisait.

Abby – Voila alors il n'y a pas grand-chose d'anormal à part... oh oh...
Gibbs – J'espère que c'est un bon oh oh Abby.

Il regarda l'écran, tentant de comprendre ce que tous les chiffres placés sur l'espèce de diagramme voulaient dire mais ne parvint pas plus que Jen à savoir ce que Abby voulait dire.

Abby – Il y a... une sorte de poison... c'est très étrange.
Jen – Un poison ?
Abby – Oui quelque chose qui semble détruire des nerfs, mais en même temps il ajoute des globules blanc dans le sang et dissous certains trucs importants. Il provoque certaines métamorphoses mais il me faudrait plus de temps je n'en suis pas sûre.
Jen – Vous ne pouvez pas savoir à quel stade est la transformation ?
Abby – Et bien... d'après certains sites il y a des tests pour savoir...
Gibbs – Quels tests ?
McGee – Oh euh des sortes de tests sur les sentiments mais... je doute qu'on puisse en faire Abby.
Abby – Je crois qu'il y a peut-être un moyen...
Gibbs – Lequel ?
Abby – Euh... c'est que c'est pas très... enfin je suppose que j'ai pas le choix mais...

La jeune gothique avait tout à coup rougi et regardait ses pieds comme une petite fille n'osant pas dire quelque chose de gênant. Jen lui fit un sourire rassurant pour l'encourager. Elle n'avait pas du tout l'air de quelqu'un qui sait qu'il va se transformer en monstre de films d'horreur.

Jen - Explique.
Abby – Non.
Gibbs – Pourquoi ?
Abby - Je veux dire... il faut que ce soit fait par surprise et qu'on voie votre réaction... madame
Jen – Ah et bien... faites !
Abby – Non.
Gibb – Abby !
Abby – Euh... je ne suis pas sûre que ça marche et puis... je ne préfère pas.
Ziva – Si ça peut nous aider il vaut mieux que tu le fasses. Et au pire si ça ne marche pas tu auras au moins essayé.
Abby *relevant la tête* – J'ai une idée ! Tu n'as qu'à le faire à ma place Ziva !
Ziva *levant les yeux au ciel* - Bon si ça peut aider Jen.
Abby – Je vais t'expliquer.

Elles partirent dans la pièce adjacente au labo. Le reste de l'équipe observa Abby expliquer à la jeune israélienne ce qui fallait faire, puis ils virent les yeux de Ziva s'agrandir de surprise et entendirent un « CA VA PAS ?? » crié par la jeune israélienne. Deux secondes plus tard elle sortit de la pièce et s'adressa aux autres. Elle pressa un index contre sa tempe, et le tourna en signe de folie.

Ziva – Cette fois Abby est devenue complètement cinglée !
Abby – Puisque je te dis que c'est le seul moyen !
Ziva – En tout cas moi je ne le ferais pas
Abby – J'ai plus qu'à le faire moi-même alors... j'ai toujours pensé que je le ferais un jour.

Elle se tourna vers Gibbs puis McGee et prit une grande inspiration.

Abby – Tim je suis désolée, Gibbs... pareil.
Gibbs – Tu sais ce que je pense des excuses Abby.
Abby – Oui mais il y a certains cas où c'est nécessaire. Et celui-là en fait parti.

Elle s'approcha de l'ancien marine et reprit une autre inspiration dans le silence total. Aucun des agents présents dans la salle, sauf Ziva puisqu'elle lui avait expliqué, ne s'attendaient à voir la scène qui suivit. Abby Sciuto embrassa soudainement son patron devant les yeux des autres agents, et surtout de Jen. Lui, se laissa faire, non pas parce qu'il avait compris ce que faisait la jeune femme, mais plutôt parce que ne s'y attendant pas du tout, il était encore plus surpris que tout le reste de l'équipe.
Lorsqu'elle se retira, Gibbs avait les yeux grands ouverts, et le silence du labo était si intense qu'on aurait pu entendre un moustique se poser. Tout les regards était tournés vers Abby, mais celle-ci ne se laissa pas décontenancer, et fixait sa directrice, observant les moindres attitudes de la jeune femme. Quant à Jen, elle n'avait pas encore réagi, avait un étrange regard et semblait comme paralysée.

Abby – Alors ?

Gibbs, n'ayant regardé que Abby, se tourna vers sa directrice et s'aperçut enfin que les yeux de Jen n'étaient plus verts, mais noirs, totalement noirs, et, bien qu'elle n'ait dit aucun mot, elle était très étrange. L'expression de haine qui s'affichait progressivement sur son visage était très inquiétante.

Gibbs – Jen ?

La jeune femme ne répondit pas. Elle se contenta de fixer la jeune laborantine et s'avança vers elle. Le regard qu'elle avait et son expression, faisait penser à tout le monde qu'elle allait tuer la jeune laborantine, ou au moins la blesser. Elle se rapprocha d'elle et soudain lui mit une claque retentissante. Puis elle sortit de la salle en courant presque, tandis qu'Abby se tenait la joue avec une expression de douleur. Sa peau était ensanglantée comme si on y avait frotté un couteau au lieu de mettre une simple baffe. Son petit ami se précipita vers elle.

McGee – Abby, ça va ?
Abby – Non pas vraiment. Gibbs... va la voir vite. J'ai lu qu'un sentiment de ce genre chez un vampire ça peut être désastreux.
Gibbs – Un sentiment ?
Abby – La jalousie bien sûr ! Dépêche toi !

Il ne réfléchit pas à sa dernière phrase et sortit en trombe. Il parvint à stopper l'ascenseur alors que les portes étaient presque refermées et rentra dedans. La jeune femme à l'intérieur avait une couleur d'yeux normale et son visage avait repris une expression impassible. Par contre elle avait l'air totalement renfermée sur elle-même, et il sut qu'il allait avoir du mal à lui parler.
Il arrêta la machine.

Gibbs – Qu'est-ce qui t'a pris Jen ?

Elle ne répondit pas et se contenta de fixer le mur devant elle.

Gibbs – Abby a la joue pleine de sang. Il n'y a pas que tes sens qui sont plus développés.

En guise de réponse il n'eut qu'un nouveau silence. Le mutisme de Jen inquiétait l'ancien marine, aussi il décida de la faire réagir.

Gibbs – Tu étais jalouse ?

Cette fois, pendant une fraction de seconde le regard de la jeune femme s'était tourné vers lui, mais elle n'avait toujours pas répondu. Il décida de poser la question qui allait sûrement lui redonner la parole.

Gibbs – Jen... est-ce que tu m'aimes encore ?
Jen – Non !!

Elle avait employé un ton très dur et s'était retourné violemment vers lui, le fixant droit dans les yeux. Mais malgré le fait qu'elle devenait une vampire, certaines choses, elles, ne changeaient pas, et le tic nerveux de son ½il gauche quand elle mentait n'avait pas disparu, ce qui n'échappa pas à Gibbs. Il décida de ne pas en parler, préférant éviter de se prendre une baffe.

Gibbs – Alors pourquoi tu as fait ça ?
Jen – Je n'ai pas besoin de te répondre !
Gibbs – Tu as frappé Abby parce qu'elle venait de m'embrasser ?
Jen – Je l'ai frappée parce que c'est une petite peste qui se prend pour quelqu'un qu'elle n'est pas et qui avait bien besoin qu'on lui remette les idées en place !

Ses yeux avaient viré au vert très foncé mais la transformation s'arrêta là, elle reprit bien vite un regard normal bien que décontenancé. Ce qu'elle venait de dire la déconcerta elle-même, et lui ressemblait tellement peu que Gibbs eut l'impression que ça avait été dit par quelqu'un d'autre. Elle le regarda d'un air presque honteux, ses pupilles agrandies par la surprise.

Jen – Je... je ne voulais pas dire ça...
Gibbs – Je sais.
Jen – Je ne sais pas ce qui m'a pris...
Gibbs – Pour la baffe ou pour la remarque ?
Jen – Les deux... Jethro... je... tu dois...

Elle ne finit pas sa phrase et détourna le regard de son ancien amant. Elle voulait lui dire quelque chose mais ne pouvait pas franchir le pas. Elle se refermait à chaque fois qu'il s'agissait de lui demander de l'aide.

Gibbs – Jen... je dois te reposer la question. M'aimes-tu encore ?

Elle le regarda à nouveau, n'osant pas répondre, mais sous l'intensité des yeux de Gibbs elle préféra esquiver.

Jen – Ca changerait quelque chose ?
Gibbs – Je n'en sais rien.
Jen – Toi est-ce que tu m'aimes ?
Gibbs - Il ne s'agit pas de moi.
Jen – Peut-être que si.

Elle lui adressa un regard si suppliant qu'il pensa répondre la vérité, mais il ne pouvait pas. Pas encore.

Gibbs – Pourquoi as-tu frappé Abby ?
Jen – Je ne sais pas !

Il décida de la faire réagir. Le ton commença donc à monter.

Gibbs – Tu devrais savoir !
Jen – Ce n'est pas ma faute !
Gibbs – C'est bien ta main qui est aller s'écraser sur sa joue non ?
Jen – Elle n'aurait jamais dû t'embrasser cette espèce d'idiote !!
Gibbs – Elle n'est pas idiote et tu le sais !
Jen – Ah oui ? Alors pourquoi cette abrutie a-t-elle embrassé un homme dont une vampire est amoureuse ???

Gibbs ne répondit pas et la fixa une nouvelle fois tandis qu'elle détournait le regard, ayant encore laissé échapper une phrase qu'elle ne voulait pas dire.

Jen – Oublie ce que je viens de dire.
Gibbs – Je ne vais pas oublier.
Jen – Je ne voulais pas dire ça encore une fois !
Gibbs – Alors pourquoi l'as-tu dit ?
Jen – Je ne sais pas.
Gibbs – Tu es toujours amoureuse de moi ?

Jen le frappa au visage, de la même façon mais avec moins d'intensité qu'Abby, pourtant assez fort pour qu'il ait mal. Ses yeux avaient de nouveau virés au noir et l'expression de haine intense réapparaissait sur son visage. Quand elle parla sa voix avait changé, il y avait tant de ressentiments, de ranc½ur et de cruauté, que Gibbs prit ses paroles comme une claque beaucoup plus forte que celle qu'elle lui avait donné.

JenNe pose plus jamais cette question tu as compris ??

Il la fixa et elle changea à nouveau, redevenant la Jen qu'il connaissait. Elle regarda sa main en ne comprenant pas, elle ne savait plus ce qu'elle faisait et ne voulait pas avoir fait ça.

Jen – Je ne... je suis... je ne voulais pas...

Elle avait un regard suppliant et des larmes plein les yeux, comme si elle voulait qu'il lui pardonne, ce qu'il avait fait à l'instant même où elle était redevenue elle-même. Il lui attrapa les mains et les serra dans les siennes, en la regardant droit dans les yeux.

Gibbs – Je sais.

Elle soutint son regard, même si le sien était perdu. Une goutte perlée roula sur sa joue et son ancien amant l'écrasa avec son pouce en la fixant toujours. Soudain des taches violettes dansèrent devant ses yeux, elle se sentit épuisée comme si cette dernière phrase avait pris toutes ses forces. Elle dévisagea une dernière fois son ancien amant puis se résolu à lui dire la phrase qu'elle avait espéré ne jamais prononcer, tandis qu'elle s'enfonçait dans un brouillard noir.

Jen - Jethro... aide moi

Elle s'évanouit et tomba dans ses bras après ces dernières paroles suppliantes.


Je me réveille. Je suis allongée sur un lit très froid... non ce n'est pas un lit c'est... une table je crois. Une table glacée. Je suis dans une pièce blanche, elle est illuminée, je déteste ça, je hais la lumière. Elle me fait cligner des yeux. Il y a un homme, il se penche sur moi. Il est vieux, porte des lunettes et un masque sur les cheveux, mais il a un air gentil. Je ne le reconnais pas. Il dit quelque chose à quelqu'un d'autre que je ne comprends pas.
Cette salle a une odeur étrange, je n'aime pas ça. Mais je sens autre chose... une odeur de mort... de sang. Ce sang réveille en moi une envie profonde, l'envie de... tuer. C'est ça tuer. Je veux tuer.
Je déploie mes canines, quelqu'un va mourir et je boirais de son sang.
Je me lève de la table, il y a plusieurs personnes. Une d'elle attire mon attention, un homme. Il est jeune, a les cheveux marrons et des yeux noisettes. Je décide d'attaquer, il dit quelque chose, à propos de mes yeux je crois mais je ne comprends pas. Je me précipite vers lui mais... quelqu'un s'interpose.
Un autre humain. Il a les cheveux blancs et des yeux bleus... si bleus...
Il est... beau... Ces yeux... j'ai l'impression de tomber dedans je ne veux plus bouger, je veux seulement le regarder. Il dit quelque chose, mon nom, Jen, je m'appelle Jen.
Je n'ai plus envie de tuer, j'ai seulement besoin de me précipiter dans ses bras. Mes canines se rétractent. J'ai une étrange sensation. Quelque chose dans ma poitrine me fait mal, je crois que c'est... mon c½ur...
Celui qui s'était penché sur moi lui parle, il dit une phrase puis Son nom, il s'appelle Jethro.
Mais des images défilent tout à coup devant mes yeux. Cet homme embrassant une autre fille, brune, elle ressemble un peu à quelqu'un de ma nouvelle race et porte une blouse blanche. Lui, me disant qu'on ne peut pas être ensembles, lui, me criant dessus, et encore lui, avec une autre femme rousse, je ne peux plus le supporter.
Je ne le regarde plus, je vais tuer, mais pas lui, pas eux je ne veux pas lui faire de mal. Je sors en courant de la pièce étrange, il y a moins de lumière dans le couloir, je sais ce que j'ai à faire. Je rentre dans une autre salle métallique, beaucoup plus petite, il y a des chiffres au mur, j'hésite avant d'appuyer sur le 0.
Mais avant que les cloisons ne se referment, une main se met entre les deux, je déploie mes canines, prête à mordre s'il le faut. C'est Lui qui rentre dans la pièce. Il me dit quelque chose, je ne l'entends même pas, je me contente de fixer ses lèvres qui bougent.
Je sais ce que je veux. Alors je me rapproche de lui, et dépose ma bouche sur la sienne. C'est très étrange comme sensation, très doux, j'aime bien. Il se laisse faire. Je voudrais prolonger ça, seulement les portes s'ouvrent, je dois partir. Je me retire. Il me regarde, je fais de même. Encore ces yeux, je ne veux pas les quitter, mais je n'ai pas le choix. Il prononce mon nom, Jen. Je mets mon doigt sur sa bouche pour le faire taire. Je veux faire de même. « Jethro ». J'ai bien détaché les deux syllabes, c'est un prénom si facile à dire et si étrange... Il me dévisage comme s'il ne comprenait pas. Je l'admire, une dernière fois, puis je sors de cette pièce métallique. Je cours dans l'entrée, sans me retourner, je ne veux pas être tentée. Enfin je trouve la sortie.

# Posté le mardi 08 avril 2008 14:51

Modifié le mercredi 03 décembre 2008 10:25

Jade the human vampire (4)

Jade the human vampire (4)
L'ancien marine resta figé quelques instants. Il n'essaya pas de la rattraper, elle ne le voulait pas. Dans ce baiser il avait senti beaucoup d'amour, mais elle avait tenté de lui dire quelque chose. Comme si elle ne voulait pas s'en aller mais qu'elle n'avait pas le choix. Il ne fallait pas qu'il la suive. Il avait senti son c½ur battre si fort et la sensation qu'il avait tenté d'oublier pendant huit ans avait refait surface. Seulement c'était trop tard.
Il sortit de l'ascenseur, elle devait être déjà trop loin. Ses trois agents déboulèrent de l'escalier, essoufflés, ils parlèrent tous en même temps, mais l'ancien sniper ne les entendait même pas. Il pensait à Jen. Encore et toujours.
Le jeune italien s'aperçut que son patron avait un air extrêmement pensif et ne les écoutait pas. Il ordonna aux autres de se taire et agita une main devant ses yeux.

Tony – Gibbs ? Est-ce que ça va ?

Il tourna ses yeux vers lui mais ne répondit pas. C'était comme s'il avait perdu l'usage de la parole après son dernier mot, le prénom de la femme qu'il aimait.

Tony – Elle t'a fait quelque chose ?

Pour toute réponse Gibbs se mit dos contre le mur et ferma les yeux, essayant de se rappeler de la sensation si forte qu'il avait éprouvé en la sentant contre lui. Il prononça encore une fois son nom, ce qui inquiéta fortement ses agents.
Puis après quelques minutes il les rouvrit. Elle lui avait demandé de l'aide, il n'avait pas le droit de l'abandonner, il fallait qu'il continue les recherches, qu'il trouve cette vampire qui lui avait prit sa Jenny et qu'il la tue.
Il se détacha du mur et se tourna vers son équipe.

Gibbs – McGee, je veux que vous recherchiez le signal du portable de Jen, Tony, lance un avis de recherche sur elle et sur cette Jade, Ziva, avec moi on va fouiller son bureau. Trouvez la moi !

Les trois agents, soulagés de voir qu'il se reprenait, remontèrent par l'ascenseur pour se remettre au boulot.
Arrivés à la hauteur des bureaux, ils constatèrent qu'Abby les attendait en pressant un sac plein de glaçons sur sa joue. Elle se précipita vers eux en les voyant.

Gibbs – Est-ce que ça va Abby ?
Abby – Oui ma joue s'en remettra. Mais il faut que je te dise quelque chose.
Gibbs – Quoi ?
Abby – J'ai découvert autre chose dans le sang de Jen... mais viens je ne préfère pas dire ça devant tout le monde !

Ils s'éloignèrent tout les deux et la jeune femme révéla enfin ce qu'elle avait à lui dire.

Abby – J'avais découvert ça tout de suite mais j'ai pensé qu'elle n'aurait pas voulu que je le dise à toute l'équipe et...
Gibbs – Viens en au fait !
Abby – La directrice est... enceinte.

L'ancien marine n'eut pas l'air aussi surpris qu'Abby l'avait imaginé, il détourna juste les yeux, un peu contrarié qu'elle l'ait découverts. L'hypothèse qu'elle avait formulée en elle-même se confirmait par sa réaction, et elle ouvrit de grands yeux.

Gibbs – J'avais presque oublié...
Abby – Ca veut dire que tu savais ?? Gibbs ne me dis pas que... c'est toi le père ?
Gibbs – Ca ne te concerne pas. Tu ferais mieux d'oublier cette découverte.
Abby *toute excitée* - Oui bien sûr ! C'est... wouaw ! Félicitation ! Enfin je veux dire... j'oublie, j'oublie... je vais avoir un ptit frère ou une ptite s½ur !
Gibbs – Abby !
Abby – J'arrête, j'arrête... mais c'est trop génial !

Elle commença à partir mais Gibbs la retint par le bras. Il avait un petit sourire Gibbsien.

Gibbs – Et Abby... ce baiser...
Abby – Oh heu... c'était juste un test... mais c'était une idée idiote je sais... enfin au moins on sais où elle en est.
Gibbs – L'idée était la plus stupide que tu ais jamais eue mais... McGee a de la chance.

Il partit avec le sourire aux lèvres, tandis que la jeune gothique le regardait totalement estomaquée.

Il prit un café au distributeur, puis monta. Ziva était déjà dans le bureau quand il y arriva, et commençait à fouiller.

Gibbs – Cynthia vous a permis d'entrer ?
Ziva – Je ne lui ai pas laissé le choix.

Il se contenta de sourire et commença les recherches. Mais quand il vit que la jeune israélienne le fixait étrangement, il se tourna vers elle.

Gibbs – Quelque chose vous dérange Ziva ?
Ziva – J'ai... trouvé ceci dans son bureau.

Elle lui tendit un papier, qui se révéla être une photo. Dessus on pouvait voir l'agent et sa directrice devant la tour Eiffel, heureux. Jethro était assis sur un muret, et sa maîtresse l'entourait de ses bras en riant. Gibbs sourit en se remémorant le jour de cette photo.

Ziva – Vous devriez regarder derrière.

Il fixa la jeune femme, qui se détourna en voyant son regard noir et continua à fouiller. Puis il retourna la photographie. Elle n'avait pas menti. Au dos en effet se trouvait une inscription au stylo noir qu'il relut plusieurs fois pour être sûr que c'était bien ça.
« Jethro, I love you forever ».
L'encre était sèche depuis longtemps et les mots assez anciens. Les yeux de l'ancien marine se remplirent de larmes, qu'il sécha bien vite en se rappelant qu'il n'était pas seul, et que Ziva continuait de lui jeter des regards inquiets. La porte s'ouvrit soudainement, et la secrétaire apparut dans l'encadrement de la porte.

Cynthia – Agent Gibbs !
Gibbs – Quoi ?
Cynthia - On demande à parler au dirigeant le plus gradé de cette agence au MTAC. Qu'est-ce que je fais ?
Gibbs – Dites leur qu'on a autre chose à faire !
Cynthia – Je leur ai dit, mais apparemment c'est une affaire très importante.

Gibbs jura, puis il sortit en bousculant la secrétaire et en ordonnant à Ziva de continuer à chercher. Lorsqu'il fut dans la pièce bourrée d'informatique, il vit la scène la plus étrange qu'il ait jamais vue. Une jeune femme intensément belle, faisait les cents pas sur l'écran en face de lui. Elle était blonde, ses cheveux relevés dans une tresse impeccable, vêtue d'habits moyenâgeux qui virevoltaient au rythme de ses pas. La salle dans laquelle elle se trouvait était décorée de signes étranges, et de tapis rouge sang ou noirs. Par la grande fenêtre située sur le côté on pouvait apercevoir une sorte de ville dans des arbres, composée de cabanes bizarres. L'immense porte était qu'on voyait au fond de la salle était encadrée des deux côtés par deux hommes en tenue de garde. L'ensemble formait un tableau à faire pâlir d'envie J.R.R Tolkien.
Elle s'arrêta en voyant l'ancien marine la regarder, et il put détailler encore plus cette « femme ». Il releva d'abord ses oreilles comme taillées en pointe. Puis son regard. Ses yeux étaient noirs et la lueur qui y était présente était indescriptible.
Elle n'était pas simplement belle, on l'aurait dit faite en cristal elle semblait trop parfaite, mais Gibbs ne se laissa pas impressionner. Après avoir échangé un regard avec elle, il annonça la couleur :

Gibbs – Vous avez deux minutes.
– Vous êtes direct pour un humain. Très bien je me présente, Ingrid, reine des deux peuple, impératrice d'Indret et aînée des Trois S½urs.

Elle avait un accent qu'il n'arriva pas à identifier, et une voix claire étrange.

Gibbs – Agent spécial Leroy Jethro Gibbs. J'imagine que vous nous avez contacté pour une raison ?
Ingrid – Vous êtes le directeur de cette agence ?
Gibbs – Non, la directrice est légèrement... indisposée. Je prends les messages à sa place.
Ingrid – Trouvez-la moi. Je ne peux parler qu'à elle.
Gibbs – Il vous reste une minute et elle ne peut pas vous voir.

Ingrid le foudroya du regard, ce qui ne l'impressionna pas.

Ingrid – Savez vous à qui vous parlez agent Gibbs ?
Gibbs – Oui, Ingrid, reine des deux peuple, impératrice d'Indret et aînée des Trois S½urs. Mais je ne connais pas de trois s½urs, d'Indret ou de deux peuples je ne vais donc pas faire de manières.

Elle le dévisagea et se mordit la lèvre inférieure, assez furieuse qu'il lui tienne tête. L'entretien ne se passait pas comme elle l'avait prévu... Puis elle sembla décider, qu'après tout elle pouvait lui parler.

Ingrid – Vous avez de la chance d'être sur Terre. Je vous ai contacté parce que j'ai une vampire hors la loi dans la nature, il paraîtrait qu'elle a contacté votre agence.
Gibbs *redoutant le pire* - Et ?
Ingrid – Vous ne pourrez pas la tuer seuls. Dans moins d'une heure trois Chasseurs se présenteront ici pour vous aider. Quand ils l'auront capturée vous n'aurez aucun souvenir de cet entretien ou de cette vampire. Vous avez des questions ?
Gibbs – Plutôt un autre problème.
Ingrid – Problème ? Vous ne croyez pas que j'ai autre chose à faire que d'écouter les problèmes des humains ? Bon allez y !
Gibbs – Comment dire... votre vampire a... engendré c'est bien le mot ? La directrice de notre agence.

La jeune femme (si c'en était bien une) parut très surprise. L'ancien marine avait bien produit l'effet qu'il voulait chez elle. Elle lui demanda d'attendre une petite seconde et sortit du champ de la caméra. Quand elle revint elle était accompagnée d'une autre femme aux oreilles pointues, légèrement moins belle, mais presque aussi superbe. Celle-ci avait les cheveux marron, relâchés et des yeux de la même couleur. Son visage était, à quelques détails près, le même que celui d'Ingrid. Lorsqu'elle parla, il comprit qu'elle était sûrement moins facile à impressionner que cette dernière.

– J'espère que tu ne m'appelles pas pour rien cette fois Ingrid !
Ingrid – Euh... Gabrielle...

Elle désigna du regard Gibbs qui souriait en voyant l'organisation désastreuse. Il lui adressa un signe de la main.

Gabrielle – Bonjour. *Elle se tourna vers l'autre* Je rêve ou c'est un humain ?
Ingrid – Agent spécial Leroy Jethro Gibbs.
Gabrielle – De quelle agence ?

Ingrid se tourna vers la caméra en faisant un sourire gêné et se rappelant qu'elle n'avait pas pensé à demander ce détail.

Gibbs – NCIS. Service d'investigation criminelle...
Gabrielle *le coupant* - De la marine. Je sais. C'est vous qui avez vu la vampire Jade ?

Elle semblait beaucoup plus compréhensible et moins sur les nerfs que l'autre et allait droit au but.

Gibbs – Oui.
Gabrielle *se tournant vers Ingrid* - Qu'est-ce que tu attends pour envoyer tes chasseurs ?
Ingrid – Tu me prends pour une débutante ou quoi ?
Gabrielle – Franchement oui ! Alors où est le problème ?
Gibbs – Notre directrice a été mordue par cette vampire et a des attitudes... étranges.
Gabrielle – Votre directrice ? Jennifer Shepard c'est ça ?
Gibbs – Sans vouloir être indiscret, vous avez retenu le nom de tous les directeurs d'agences fédérales, madame ?
Gabrielle – Evitez le madame svp. Et oui j'ai retenu tout ce qu'il y avait à savoir sur les humains. Cette directrice est-elle importante ou facilement remplaçable ?
Gibbs – Très importante !

Elle le dévisagea, et il sut qu'elle savait ce qu'il ressentait.

Gabrielle – Je vais modifier ma question. Cette directrice est-elle importante pour le monde des humains, en dehors de vous ?
Gibbs - ... elle est directrice d'une agence fédérale.
Gabrielle – Agent Gibbs... je suis vraiment désolée pour vous mais nous ne nous battons pas pour des sentiments, si elle se transforme totalement elle sera maléfique quoi qu'on puisse faire. Il n'est pas possible d'interrompre le processus, nous devrons la tuer.

Gibbs se contenta de serrer le poing, se retenant d'envoyer son café à travers l'écran, ou de partir en claquant la porte.

Gibbs – Si vous la tuez je m'opposerais.

Les deux jeunes femmes eurent l'air d'avoir avalé un plat de travers. Aucune des deux n'avaient pu imaginer qu'il s'opposerait à elles. Elles se consultèrent du regard, et semblèrent prendre une décision sans même se parler.

Ingrid – Nous serons là dans moins d'une heure. Si elle vous contacte d'ici là, retenez-la et attendez-nous.

L'écran s'éteignit, laissant place à l'habituelle teinte de couleur du MTAC. L'entretien qui venait d'avoir lieu était un des plus étranges qu'avait pu connaître les techniciens qui s'en occupaient. Ils regardaient tous Gibbs, comme pour avoir la confirmation qu'ils n'avaient pas rêvé. Celui-ci avait la même impression, mais haussa les épaules et sortit de la salle sans dire un mot. Il retourna au bureau de Jen, et ordonna à Ziva de le suivre, puis sauta quatre par quatre les marches. Arrivé à l'open space, il cria à ses agents de le suivre. Il descendit au labo d'Abby avec eux, Ducky s'y trouvait déjà ainsi que la jeune gothique qui appuyait toujours un sac de glace sur sa joue meurtrie. L'ancien marine commença à donner ses ordres.

Gibbs – Je veux dix snipers prêts à tirer placés à l'entrée du NCIS, vingt agents devant l'ascenseur et que tout le personnel non armé soit évacué de l'établissement. Quelque chose de très dangereux va arriver d'ici à une heure, nous devons nous préparer à n'importe quelle éventualité. DiNozzo je te charge de trouver les hommes nécessaires, David, vous allez rester dans le hall et évacuer les autres agents. McGee continuez de localiser la directrice mais pas là-haut, vous resterez dans le labo avec Abby.
Tony – Qu'est-ce qui se passe patron ?
Gibbs – Une visite d'elfes ça te va comme réponse ?
Tony – Heu...
Gibbs – On a pas le temps pour les discutions, faites votre boulot !!

Les agents se dépêchèrent d'obéir aux ordres, craignant de devoir affronter leur patron qui semblait très énervé.
Moins d'une demi-heure plus tard, le NCIS était prêt à recevoir n'importe quel escadron terroriste, mais tous supposaient que c'était bien plus grave que ça. Cette impression se confirma lorsque la « chose » qu'ils attendaient arriva. Il s'agissait en fait d'un simple groupe de personnes, dont la plupart étaient assez impressionnés par les armes et les moyens déployés. Seulement qualifier de « personnes » les gens qui entrèrent dans le NCIS serait dérisoire.
En effet la plupart des membres de ce groupe semblaient normaux si l'on ne s'approchait pas trop, mais certains n'avaient même pas l'air humains. Trois d'entre eux n'étaient que des enfants. Mais des enfants auxquels on aurait greffé des oreilles, des moustaches et une queue de chat. Leurs cheveux étaient bleus, violets et verts, et ils avaient un sourire plein de canines. Très mignons en fait, seulement la plupart des snipers n'auraient même pas tenté des les approcher.
Deux autres étaient petits et trapus. Des haches pendaient à leurs ceintures, et leur barbes leur descendaient jusqu'aux pieds. D'autres encore devaient faire plus de deux mètres et moins de 50 kilos, ils avaient la même barbe, mais blanche et dégageaient une grande autorité. Ils semblaient aussi très vieux.
Il y avait aussi deux hommes et deux femmes qui semblaient à peu près normaux, à ceci près qu'ils dégageaient une sensation de puissance intense, et que leurs mains brillaient d'une lueur colorée. Des sortes de choses qu'on aurait pu prendre pour des lucioles voletaient à leurs côtés, mais en s'approchant n'importe qui aurait reconnu des petites femmes brillantes équipés d'ailes. Autant dire, des fées.
Le reste du groupe était composé d'autres gens, ils n'étaient pas aussi « spaces » que les autres, mais avaient, au mieux, des oreilles étrangement taillés ou des canines disproportionnées dépassants de leur bouche.
Tout ce gentil petit monde était équipé de sortes d'épées accrochées à leur ceinture, mais on pouvait aussi deviner quelques poignard et autres joyeuses armes du moyen âge sous leurs vêtements, eux aussi d'un autre siècle.
Trois femmes avançaient en tête de file et semblaient mener la troupe. L'une d'elle était Ingrid, l'autre Gabrielle, et la troisième sans aucun doute possible une vampire. Elle était brune, très sombre, habillée de noir et la lueur qui brillait dans ses yeux laissait supposer que les interrogatoires de Ziva auraient eu l'air d'un jeu par rapport à ses méthodes de torture. Son visage était aussi le même que ceux des deux autres.

Lorsque Tony et Ziva virent arriver la délégation, ils comprirent pourquoi Gibbs avait demandé autant de sécurité. L'elfe à laquelle il avait parlé le salua en le voyant.

Ingrid – Agent Gibbs.

L'intéressé ne répondit même pas. Il se contenta de la fixer non pas parce qu'il était impressionné comme ses agents, mais parce qu'il sentait qu'elle n'avait pas dit ça par politesse.

Ingrid – Vous avez retrouvé la directrice ?
Gibbs – Pas encore.
Ingrid – Je suppose que vous utilisez les méthodes humaines ?
Gibbs – Si par méthodes humaines vous voulez dire la technologie oui.
Ingrid – Si vous utilisiez la magie ça irait beaucoup plus vite.
Gibbs – Je n'en sais rien je ne sais pas ce que c'est.
Ingrid – Ah oui c'est vrai. Vous permettez qu'on aide vos informaticiens ?
Gibbs – Ca s'appelle des scientifiques et ils n'ont pas besoin d'aide.

Ingrid et Gibbs s'affrontèrent du regard. C'était l'affrontement silencieux le plus impressionnant qu'avaient vu la plupart des gens présents dans la salle. Le regard bleu azur foudroyait celui d'un noir d'encre et la tension était presque palpable. Mais en réalité, ce qui se passait réellement n'était pas, comme on pourrait le supposer, une lutte intense entre les deux « chef » mais plutôt une sorte de dialogue. Ingrid avait pleinement intégré les pensées de l'ancien marine qui se laissait faire, ayant ainsi une conversation mentale avec elle. Ils décidèrent ainsi de ce qu'ils allaient faire pour pouvoir collaborer. Tout à coup, la jeune elfe, ou vampire se tourna vers le groupe et ses s½urs (qui elles étaient les seules à savoir ce qu'ils avaient fait) et Gibbs vers ses hommes. Ils commencèrent tout les deux à donner leurs ordres. Ainsi, il fut décidé que deux magiciens allaient aider la laborantine et son petit ami, et que le reste du groupe sauf les trois s½urs retourneraient par là où ils étaient venus.
Un enfant chat et un des très grands vieillards, prirent l'ascenseur pour se rendre au sous sol.
Après que le groupe soit partit, les agents du NCIS ordonnèrent aux snipers de se retirer, mais ne firent pas revenir le personnel. Elles n'étaient peut-être plus que trois, mais sûrement beaucoup plus dangereuse que tout les autres réunis.

Ingrid – Où est-ce qu'on s'installe ?

Gibbs désigna le bureau de Tony sans un mot. Celui-ci essaya de protester vivement, mais en voyant les regards réunis des Trois S½urs et de son patron il battit très vite en retraite. La vampire sombre regarda les revolvers des agents avec un regard intéressé tandis que sa s½ur s'installait sur la chaise. L'italien en voyant ça, sourit et sortit le sien pour l'impressionner.

Tony – Ca c'est une arme à feu qu'on utilise nous les humains vous êtes au courant ?
Vampire – Oui un peu. Mais ça ne servira pas à grand-chose si vous voulez tuer Jade.
Tony – Ben si à lui mettre quelques balles...
Vampire – C'est bien ce que je disais, ça ne servira pas à grand-chose.
Tony – Hey c'est pas ma faute si vous êtes pas encore passés à la poudre, vous les elfes, vampires et je ne sais plus quoi. Faut vivre à son époque un peu.

La jeune femme sourit sarcastiquement et se tourna vers Ingrid.

Vampire – Je lui fais la démonstration ?
Ingrid – Ca m'étonnerait qu'il apprécie Gaby ! Enfin... de toute façon il va bien falloir les équiper.
Gaby – Donc oui.

Elle regarda l'italien avec un sourire (plein de canines) et désigna son arme.

Gaby – Tirez moi dessus.
Tony – Quoi ?
Gaby – Tirez moi dessus je vous dit !
Tony – Mais je ne vais pas... enfin... patron fais quelque chose, elle veut se faire tuer !

Il avait regardé son boss. Celui-ci lui fit un regard l'air de dire « Et alors ? » puis haussa les épaules.

Gibbs – Fais-le, c'est son problème.
Tony – Heu... bon d'accord.

Il prit son arme, visa et tira. Ce qui se produisit lorsque la balle atteint la vampire, aucun des agents n'aurait pu le prévoir. Elle ricocha sur sa peau et retourna vers son tireur, qui fut atteint en plein c½ur. Tony s'écroula. Du sang coulait déjà en abondance.
Ziva se précipita vers lui et s'accroupit et Gibbs ne put que rester figé, dans une expression de stupeur que l'italien aurait sans doute aimé voir. Mais à l'instant présent il était plus préoccupé par l'hémorragie intarissable qui le tuait à petit feu. Seules les trois soeurs semblaient détendues et pas inquiètes du tout pour la santé du jeune agent.

Ziva - Tony !

Elle regarda le trou par lequel était entré la balle. C'aurait été un vrai miracle si elle n'avait pas touché d'organes vitaux. Elle avait perforé l'épaule. Le jeune homme était déjà presque inconscient et regardait sa collègue qui avait des larmes plein les yeux dans un flou étrange.
Gabrielle s'approcha de lui et s'accroupit à son tour.

Gabrielle – Gaby, ça ne se fait vraiment pas, tu devrais apprendre la politesse de temps en temps.

Elle posa sa main sur la blessure de Tony et prononça un mot que l'israélienne ne comprit pas. Une lueur d'une couleur indescriptible brilla tout à coup. Lorsqu'elle se releva, le jeune homme n'avait plus rien sur l'épaule, son tee-shirt taché de sang était le seul témoin de ce qui venait de se passer.
Un téléphone sonna, et son possesseur qui n'était autre que l'ancien marine répondit après avoir regardé l'elfe fixement plusieurs secondes



Abby – Dit donc Tim tu continues comme ça on l'aura pas trouvé avant l'année prochaine !
McGee – Ce n'est pas ma faute si tes ordinateurs sont des vraies tortues !
Abby – Ca c'est pas vrai ! C'est ton logiciel qui ne marche pas !
McGee – MON logiciel ?? C'est toi qui m'as dit de l'installer !
Abby – Mais c'est toi qui l'as installé c'est du pareil au même !
McGee – Non pas du tout !
... - Moi à votre place j'essayerais la version 2.0.4 du logiciel 501 ça marche mieux.

La petite voix qui avait dit ça était en même temps enfantine mais aussi très féline. Une sorte de miaulement d'enfant. Lorsque Abby et McGee se retournèrent pour voir à qui elle appartenait, ils virent une petite fille qui avait un sourire très mignon. Seulement ses oreilles était couvertes de fourrure rousse, placées un peu trop haut pour des oreilles et ne ressemblaient d'ailleurs pas du tout à des oreilles. Enfin si, mais pas humaines. De plus ses cheveux hésitaient entre le bleu et le violet, et l'habit qu'elle portait était une sorte de justaucorps tigré, comme si elle faisait de la gym.
Ils s'entre-regardèrent avant de s'adresser à elle.

Abby – Qu'est-ce que tu fais là toi ? Tu as perdu ton papa et ta maman ?
Petite fille – Oui.
Abby – Ah tu veux qu'on retrouve ta maman ?
Petite fille *avec un sourire malin* - Ca risque pas elle n'est pas ici.
Abby – Elle est où alors ?
Petite fille – Pas très loin, mais mon papa est pas avec elle.
Abby – Et il est où ton papa ?
Petite fille – Partit.
Abby *patiente* - Partit où ?
Petite fille – Dans une tombe.

La jeune femme fut très, très surprise. Elle la dévisagea tandis que l'autre affichait un sourire malicieux, ravie de la faire tourner en bourrique. Tout à coup un autre étrange personnage déboula dans le labo, essoufflé. Il était très âgé d'après les nombreuses rides de son visage et sa longue barbe blanche, grand et maigre. Son visage bienveillant dégageait une impression de sagesse.

Vieil homme – Kyria ! Ce n'est pas vrai où étais-tu encore passée ? Je suis trop vieux pour ce genre de courses et tu le sais très bien espèce de chatal malpolie !

Il sembla tout à coup voir les deux autres qui assistaient à la scène, bouche bée. Il leur fit un sourire poli avant de les saluer.

Vieil homme – Ah vous devez être les deux scientifiques.
McGee *désignant la petite fille* - Heu... vous êtes son grand-père ?
Vieil homme - Je ne crois pas non ! Elle est beaucoup plus âgée que moi, ce serait impossible ! Mais qu'est-ce que tu as encore été leur raconter ??
Kyria – Ben rien j'ai juste dit où étaient mes parents.
Vieil homme – Arrête tes bêtises s'il te plaît ! Tu n'as plus l'âge pour ça et Ingrid nous a chargés d'une mission.

Il se tourna vers les informaticiens toujours éberlués, et tendit la main à McGee, qui la serra éberlué.

Vieil homme – Je me présente Menehould, enchanteur. Et elle c'est Kyrialengosiksendoris, chatal, mais vous pouvez l'appeler Kyria c'est plus court.
McGee - Euh... Agent McGee... et Abby.
Menehould – À voir votre tête vous n'avez pas l'air au courant qu'on a été envoyés ici.
Abby – Héé ne touche pas à ça !

Kyria venait d'allumer le spectromètre de masse et appuyait sur quelques boutons pour voir comment ça marchait. La jeune laborantine éteignit la machine et l'éloigna d'elle.

Menehould – Kyriiaaa !
Kyria – C'est bon je vais pas les casser vos machines ! Dites sinon il faudrait vraiment que vous l'installiez la version 2.0.4 sur votre ordi.
Menehould – Tu pourrais au moins être polie...
Abby *le coupant* - Non la version 2.0.4 a beaucoup d'inconvénients, elle ne convient pas pour des recherches manuelles et la version 2.0.3 est beaucoup moins compliquée.
Kyria – Oui mais si vous considérez que votre base de donnée est peu étendue elle est beaucoup plus pratique pour les recherches de carte bancaire par exemple.
Abby – Je doute qu'une vampire utilise des carte bancaire, et la puce GPS ne peut pas être analysée avec ce logiciel.
Kyria – Sauf si vous introduisez une carte mémoire du logiciel 501.
Abby – Mais la carte mémoire n'est pas compatible avec les autres logiciels.
Kyria – Forcément si vous utilisez les logiciels d'il y a 20 ans vous allez pas y arriver !
Abby – Mes ordinateurs sont à la pointe de la technologie !

Les deux filles commencèrent à se disputer sur des questions informatique. Menehould et McGee décidèrent d'aller parler sérieusement dans l'autre pièce.

McGee – Vous ne nous avez toujours pas dit ce que vous faisiez là.
Menehould – Vos supérieurs ne vous ont pas prévenus ?
McGee – Non. Je n'étais pas au courant que j'allais recevoir la visite d'une espèce de chat et d'un magicien.
Menehould *vexé* - C'est une chatal et moi je suis un enchanteur pas un stupide magicien comme vous le dites !
McGee – Oups pardon mais c'est que... je ne connais pas la différence entre les deux...
Menehould – Un simple magicien est quelqu'un de n'importe quelle race qui pratique la magie, un enchanteur est une race de sages très puissants.
McGee – Ah... et un chatal c'est quoi ?
Menehould – Un enfant chat, comme vous avez pu le constater.
McGee – Ils ne deviennent jamais adultes ?
Menehould – Bien sûr que si, à 200 ans mais ils sont considérés comme trop vieux pour travailler. Bon si on s'occupait de notre vampire ?
McGee – Ah oui... euh, on ?
Menehould – Ingrid nous a chargé de descendre vous aider pour...

Il fut interrompu par la jeune gothique qui rentra subitement dans la pièce, affolée.

Abby – McGee, McGee ! Faut appeler Gibbs, c'est horrible, on doit travailler avec cette chose !

La « chose» rentra à son tour en faisant un sourire félin, elle paraissait bien plus détendue que la laborantine.

McGee – Quoi mais pourquoi...
Abby – Appelle Gibbs je te dis !!

Le jeune agent obéit en voyant qu'elle n'était pas prête à discuter, et alluma la sorte de téléphone sur lequel on pouvait parler à plusieurs.

Gibbs – Qu'est-ce qu'il y a Abby ?
Abby – Tu... tu as vu les trucs qu'ils nous ont envoyés ?? Tu dois absolument leur dire d'envoyer quelque chose d'autre, je sais pas moi un elfe, un vampire, une autre créature bizarre, mais là je pourrais pas supporter cette gamine minable qui s'y connaît autant que toi en informatique !

De l'autre côté de la ligne, Gibbs avait éloigné son oreille de l'appareil pour ne pas devenir sourd à cause des cris de sa laborantine.

Gibbs – Calme toi Abby.
Abby – Ah parce que tu crois que je pourrais me calmer alors qu'on a envoyé cet espèce de chaton mal apprivoisé pour nous AIDER ??
Gibbs – Je crois que je vais te passer celle qui te l'a envoyé.

Il donna le téléphone à Ingrid. Celle-ci n'avait pas compris grand-chose mais le prit quand même. Elle ne fut pas déçue du voyage !

Abby – C'est vous qui avez décidé que cette chose pouvait venir dans mon labo ?
Ingrid – Si vous parlez de Kyria oui...
Abby – Alors j'ai deux mots à vous dire ! D'abord je me débrouille très bien toute seule, enfin avec McGee mais lui il compte pas, ensuite m'envoyer ce demi portion ressemblant vaguement à un enfant ou à un chat était une très mauvaise idée, puis après vous avez intérêt à la renvoyer là d'où elle vient, non seulement elle est insupportable, mais elle raconte n'importe quoi ! Pour finir si vous croyez qu'on a besoin de vous pour retrouver la directrice c'est n'importe quoi, mon renard argenté sait ce qu'il faut faire il n'a pas besoin d'une bande de vampires ou je ne sais quoi pour une enquête !

Ingrid avait éloigné à son tour son oreille, histoire de ne pas se faire massacrer les tympans. Même Tony, qui se trouvait à plusieurs mètres et qui s'était relevé il y avait déjà quelques minutes, entendait la jeune gothique crier à travers l'appareil. Gabrielle et Gaby souriaient en entendant ce qu'elle disait de Kyria.

Ingrid – Vous avez fini ?
Abby – Oui ! Et puis d'abord vous êtes qui vous ?
Ingrid – Kyria est la seule informaticienne qu'on ait pu trouver, ce n'est pas de ma faute si vous avez une technologie aussi peu avancée ! De plus elle fait partie de la famille royale, alors vous feriez mieux de ne pas lui manquer de respect comme ça c'est compris ?
Abby – Famille royale de quoi ? Ca fait longtemps qu'on a plus de rois en Amérique ! Non, en fait on n'en a jamais eu... Et puis c'est qu'une sale gamine qui n'a aucune éducation !
Ingrid – Cette sale gamine qui n'a aucune éducation comme vous dites c'est ma fille espèce d'humaine malpolie !
Abby – Humaine malpolie ? Non mais pour qui vous vous prenez ? Vous aviez qu'à mieux l'éduquer votre fille !
Ingrid – Surveillez vos paroles ou vous finirez comme encas !
Abby – Ah oui ben je préfère finir comme encas que supporter votre fille !
Ingrid – Non mais... elle... elle a raccroché ! Une humaine m'a raccroché au nez à moi !

Elle se retourna. Ses s½urs étaient tellement pliées de rire qu'elles ne pouvaient pas lui répondre. Quand à l'équipe ils n'étaient pas loin des larmes aux yeux. Seul Gibbs essayait de garder un peu son sérieux malgré le sourire rarissime qu'il avait sur le visage.

Ingrid – Qu'est-ce que vous avez tous ?
Gabrielle *un grand sourire sur le visage qui démontrait le contraire de ses paroles* – Hum, bon on reprend son sérieux, Gaby, équipe les.
Gaby *entre deux hoquets de rire* - Ok
Ingrid – Vous ne m'avez pas expliqué ce qu'il y avait de drôle !

La « jeune » vampire prononça un mot (que je n'écrirai pas ici car il est imprononçable, autant qu'impossible à écrire) et quelques armes d'un autre siècle apparurent à ses pieds.
Elle se tourna vers les agents spéciaux.

Gaby – Qui sait se servir d'une épée ?

Les agents s'entre-regardèrent, et Ziva consulta son boss des yeux, comme pour demander la permission. Celui-ci fit un petit signe de « Faites ce que vous voulez j'm'en contrefout » et elle prit la parole.

Ziva – Moi.
Tony – Je crois que je ne veux même pas savoir où tu as appris.
Gibbs – Je sais aussi m'en servir.
Gaby – Très bien, et vous ?
Tony – Euuhh... je n'avais pas de cours sur le moyen age en EPS désolé.
Gaby – Et vous savez au moins vous servir d'un poignard ?
Tony – Mouais... à peu près.
Ziva – Je me ferais un plaisir de t'apprendre Tony !

Gaby fit un sourire en coin, puis distribua à la jeune israélienne et à l'ancien marine deux épées, ainsi que quelques poignards à l'italien.

Tony – Vous êtes sure que je ne peux pas me servir de mon arme plutôt ?
Gaby *avec un regard noir* - La démonstration de tout à l'heure n'a pas été suffisante ?

Tony déglutit et se toucha l'épaule au souvenir de la balle qui l'avait perforée. Il ne rajouta rien, ne voulant pas aggraver son cas.


Abby – Ta mère est une abrutie ou quoi ??
Kyria – Ma mère ? Tu veux dire la reine des vampires, des elfes et une de celle grâce auxquelles les humains ne sont pas tous morts ? Tout à fait d'accord avec toi !
Abby – Au moins on est d'accord sur un point ! Je crois qu'en fait je n'ai pas le choix apparemment, je suis obligée de travailler avec toi. Donc tu ne touches à rien, tu ne fais rien et tu te contentes d'observer compris ?
Kyria – Ca me conviendrait bien mais le problème c'est que si je ne t'aide pas, on sera encore là dans trois semaines. Et j'aimerais bien avoir fini ça très vite, comme ça j'aurais pas à te supporter très longtemps.
Abby – Je peux très bien me débrouiller toute seule ! Je n'ai pas besoin de l'aide d'une gamine !
Kyria – Mouais c'est ça, et c'est pour ça que vous l'avez toujours pas retrouvée ?
Menehould – Dites, je ne voudrais pas vous déranger, mais chaque minute qui passe est l'occasion pour la vampire de faire de nouvelles victimes...
McGee – Il a raison, Abby, tu devrais coopérer...
Abby – Pas question que je me laisse apprendre mon métier par une sale gosse mal éduquée !
Kyria – Tu en aurais bien besoin pourtant.

La laborantine gothique affronta du regard la jeune chatal. Celle-ci le soutint sans dire un mot. C'était assez impressionnant de voir une jeune femme gothique s'opposer par le regard à une enfant aussi étrange. Aussi McGee et Menehould eurent un mouvement de recul en voyant les éclairs foudroyants dans les yeux de leurs amies respectives.

Abby *détachant chaque mots avec précision* – Bien. Tu vas m'aider, mais je te préviens, si ça ne sert à rien je te renvoie d'où tu viens en te tirant par les oreilles !
Kyria – Il faudrait déjà que tu arrives à m'attraper !
Abby – Ce ne serait pas un problème.

Elle se détourna et commença à taper sur le clavier de son ordinateur. La petite fille prit celui d'à côté et fit de même sans demander la permission.

McGee – Euh... on peut peut-être vous aider ?
Abby et Kyria – NON !

Chose tout à fait improbable, elles se tournèrent l'une vers l'autre et firent, ce qui serait peut-être le commencement d'un sourire.

Kyria – Je te propose que ton petit ami m'aide, et toi tu te fais aider par Menehould. Histoire qu'ils ne se sentent pas inutiles.
Abby – J'allais te proposer la même chose. Et les premiers qui trouvent auront le droit de l'annoncer à leur boss.
Kyria – Ok.

Lorsque McGee passa devant elle, Abby le retint par la manche et lui chuchota :

Abby – Retarde-la.

Curieusement, ce fut la même réplique qui fut dite par Kyria lorsque son ami passa devant elle. Les deux hommes levèrent les yeux au ciel.

L'heure suivante fut passée à taper sur des claviers, à faire des manipulations directement par magie, à indiquer certaines astuces très pratiques et finalement, Abby et Kyria se retrouvèrent à converser sur différents sujets, oubliant totalement leurs différents, et les deux autres qui les observaient en souriant.
Lorsque finalement Abby réussit à avoir une localisation, imprécise mais touchant au but, et que Kyria eut finit d'installer plusieurs logiciels qui lui permettaient de trouver immédiatement l'emplacement de la directrice, elles souriaient toute les deux, croyants que la victoire était à leur portée.
Puis, quelques minutes plus tard, les deux filles poussèrent un cri de joie en même temps.

Abby – J'ai trouvé !
Kyria *se levant d'un bond* - Yess !
Abby – Elle est...

Elle s'arrêta et échangea un regard très étrange avec Kyria. Abby n'en croyait pas son ordinateur, et la jeune chatal pensait s'être trompée dans les logiciels, mais de toute évidence elles avaient trouvé la même chose. La phrase suivante fut prononcée presque d'une seule voix, pourtant prononcée par les deux filles, qui avaient les yeux écarquillés dans une expression de surprise étrange.

– Au NCIS !

# Posté le samedi 03 mai 2008 10:14

Modifié le mercredi 03 décembre 2008 10:28

Jade the human vampire (5)

Jade the human vampire (5)
Elles remontèrent en courant dans les couloirs, suivies de leurs coéquipiers respectifs qui les suivaient en peinant. L'ascenseur fut jugé trop lent par Kyria, et ils prirent donc les escaliers quatre à quatre, dans lesquels McGee put se poser une question : comment une chose aussi petite pouvait-elle aller aussi vite ?
Lorsqu'ils débarquèrent tous essoufflés dans l'open space, Tony tentait de draguer Gaby, qui s'amusait beaucoup à le voir faire ça, et Ziva discutait avec Ingrid et Gabrielle, essayant d'en savoir plus sur cet étrange monde.

Abby – Gibbs Gibbs !!!
Kyria – Ingrid on a un gros...
Abby – Problème, on a trouvé...
Kyria – La directrice et la vampire hors la loi...
Abby – Sauf qu'elles ne sont pas là où on croyait...
Kyria – J'ai mis pleins de sort R1, M4...
Abby – J'ai utilisé le logiciel 201 et fait une recherche de...

Ingrid et Gibbs échangèrent un regard, ne comprenant pas plus ce que voulaient dire leurs « subordonnés ».

Gibbs et Ingrid – Abrégez !!

Ce fut au tour des deux filles de se regarder avant de faire leur rapport plus calmement.

Abby – Jade et Jen sont...
Kyria – Au NCIS.
Abby – Mais on ne sait pas exactement où.

A ce moment là on aurait pu entendre une mouche voler dans les bureaux. Puis après quelques minutes de stupeur, les deux chefs se reprirent.

Gibbs – On les cherche ! Il faut plusieurs équipes.
Ingrid – Ok, je vais au sous sol. Agent David vous venez avec moi. Gaby et le beau brun vous les cherchez à cet étage.

Les deux agents fixèrent leur patron qui leur ordonna la même chose (en changeant « le beau brun » par Tony bien sûr).

Gibbs – Abby, tu restes à cet étage avec McGee.
Abby – Très rassurant...
Gibbs *avec un sourire en coin* - Il y aura aussi Kyria et l'autre. Et moi...
Gabrielle – Je vous accompagne en haut.
Ingrid – Les premiers qui les trouvent envoient un signal mental aux autres.

Ingrid et Ziva partirent au sous-sol, Gaby et Tony changèrent de salle. Gibbs commença à monter les escaliers quatre par quatre sans un mot pour sa « coéquipière ».

Gabrielle – Hé ! Vous pourriez au moins m'attendre.

Il s'arrêta au milieu des escaliers et attendit qu'elle le rejoigne.

Gabrielle – Si ça vous dérangeait de faire équipe avec moi il fallait le dire !

Il émit une sorte de grognement et continua à monter les marches.

Gabrielle – Bon ok, je crois qu'il vaut mieux qu'on se sépare.

Il ne dit rien de plus, et rentra dans le bureau de la secrétaire, vide. Elle prit ça comme un oui et partit dans la direction opposée. L'ancien marine soupira, soulagé. Il avait été désagréable et distant avec elle, parce qu'il savait qu'elle partirait. Et c'était exactement ce qu'il voulait.
Il savait exactement où trouver la jeune femme, par instinct, et autre chose qu'il n'arrivait pas à définir, mais savait aussi qu'il devait la trouver seul. Le but de l'elfe n'était pas de sauver Jen, mais de tuer Jade.

Il rentra dans le bureau. Son intuition ne l'avait pas trompé. La jeune femme se trouvait là, devant la grande baie vitrée brisée en mille morceaux sur le sol. La vue qu'il avait avait un air d'apocalypse. S'il n'avait pas su que c'était elle, il ne l'aurait pas reconnue. Elle était méconnaissable. Il eut un coup au c½ur en la voyant, de nouveau l'impression d'avoir échoué à la protéger était présente.
Ses yeux habituellement verts, étaient d'un noir d'encre profond, et beaucoup plus grand que d'habitude. Ils étaient soulignés de grandes cernes contrastants avec la pâleur de son teint. Elle n'était plus rousse, mais presque brune, seules quelques mèches orangées montraient qu'elle l'avait été un jour.
Pour finir, l'expression de haine qui apparut sur son visage quand elle se retourna et le vit était significative de ce qu'elle était devenue.

Jen – Je t'attendais.

Sa voix n'était pas non plus la même. Une nuance de souffrance s'y décelait, mais il y avait surtout de la haine. Elle avait prononcé cette phrase comme un texte appris par c½ur, comme un automate. Il se souvint d'Elisabeth, et une peur imprononçable s'écoula dans ses veines.

Gibbs – Jenny...

Il n'avait regardé qu'elle, et lorsqu'il sentit que quelqu'un prenait quelque chose à sa ceinture, il sursauta presque.

... - Vous n'aurez plus besoin de ça.

Jade apparut devant lui, l'épée qu'il avait quelques minutes plus tôt à la main. « Et merde ! Je l'avais presque oubliée celle-là ! »

Gibbs – Rendez moi ça !
Jade – Quoi, pour que vous me l'enfonciez dans le c½ur ? Non merci.

Il observa la jeune vampire. Elle avait aussi l'air fatiguée, presque épuisée, mais la provocation habituelle de sa voix et de son visage n'avait pas disparu. Elle était toujours aussi défiante.
Tout à coup, alors que son attention se reportait sur Jen, la porte s'ouvrit une nouvelle fois.
Gabrielle entra, mais ne parut pas surprise en voyant la scène.

Gabrielle – Vous auriez dû me prévenir Gibbs. Heureusement que j'ai eu un moment de lucidité
Jade – Bonjour Gabrielle.
Gabrielle – Antalëy Jade.

Elles semblaient se saluer comme deux vielles amies qui se retrouvent après une longue période de séparation, mais pas comme une elfe et une vampire qui se détestent.

Jade – Alors, heureuse de m'avoir retrouvée ?
Gabrielle – Surtout de pouvoir t'arrêter.
Jade – Ah oui, tiens c'est vrai. Qu'est-ce qui m'est reproché déjà ?
Gabrielle - Double meurtre, incendie criminel, crime de lèse-majesté, preuve interdite sur humains, fuite, aide a un criminel, crime humanitaire sur une bonne centaine d'hommes, enfin je ne te fais pas la liste complète ce serait trop long.
Jade – Pas mal tout ce que vous m'avez mis sur le dos. Faut avouer que le crime de lèse majesté c'est parce que j'ai insulté Merlin et Ingrid, c'est vrai que c'était pas très malin.
Gabrielle – Je l'ai prévenue, ainsi que Gaby, tu ne t'en sortiras pas comme ça.
Jade – Oh mais elles ne pourront pas ouvrir la porte. C'est bête hein ?
Gabrielle – Et si on passait aux choses sérieuses ?
Jade – Bonne idée.

Une lueur bleutée jaillit des mains de la jeune vampire, et une autre verte de celles de Gabrielle. Elles commencèrent à se battre par magie, c'était assez impressionnant et le bruit que tout ça produisait résonnait contre les murs du bureau.
Gibbs décida que puisqu'elles avaient décidé de refaire un remix de la guerre des étoiles entre elles, il pouvait essayer d'approcher Jen. Il s'avança vers la jeune femme qui regardait la scène avec un air de curiosité étrange sur le visage.

Gibbs – Jenny...

Elle se tourna vers lui, et l'expression de haine intense réapparut. Il lui attrapa le bras, et elle se dégagea avec force.

Jen – Lâche moi !!
Gibbs – Jenny...
Jen – Tais toi ! Ne prononce plus jamais mon nom tu as compris ?!

Il eut très mal au c½ur. Sa Jen le détestait et le repoussait. Il ne dit rien et se contenta de la fixer comme il en avait l'habitude. Elle était encore plus étrange de près, les signes de fatigues étaient apparents, et ses yeux noirs lui donnaient un air méchant, mais malgré tout ça, il la trouvait toujours très belle. Même en vampire il ne pouvait pas s'empêcher de l'aimer.

Jen – Va t'en.
Gibbs – Quoi ?
Jen – Va t'en ou je te tue !
Gibbs – Je ne partirais pas avant de t'avoir retrouvée.
Jen – Je ne suis plus la même. J'ai des pouvoirs maintenant alors tu ferais mieux de t'en aller !
... - Elle veut que vous partiez au cas ou vous ne l'auriez pas remarqué.

Il se retourna. Le combat était finit. Gabrielle gisait à terre inconsciente ou... il ne voulait pas y penser. Jade se tenait de nouveau devant lui, une grande balafre sur la joue mais tout aussi insolente. Jen détourna les yeux, étrangement elle semblait soumise à la jeune vampire.
Un grand bruit résonna dans le couloir comme si on essayait d'enfoncer la porte. La voix d'Ingrid se fit entendre à travers la porte.

Ingrid – Sahagog c'est pas vrai qu'est-ce qu'elle fout !

Un autre « boum » se fit entendre. Jade sourit ironiquement une nouvelle fois.

Jade – Alors que faites-vous ?
Gibbs – Faites la redevenir humaine !
Jade – Ca je n'en ai pas le pouvoir. La seule chose que je pourrais faire est la tuer, mais je vous laisse le plaisir de le faire.

Gibbs sortit son arme et la pointa sur Jade. Celle-ci sourit et s'avança vers lui. Les coups contre la porte résonnaient toujours, prouvant que les deux s½urs de Gabrielle essayaient d'entrer.

Jade – Allez y tirez. Je suppose que les trois s½urs ont dû vous faire la démonstration non ?
Gibbs – En effet...
Jade – Oh, par contre elle, elle n'est pas encore immunisée. Vous pouvez la tuer en lui tirant dessus.
Gibbs – Il n'en est pas question.
Jade – Vous devrez bien le faire pourtant. Jennyfer...

A la mention de son nom, la jeune femme s'avança.

Jade – Tue le.

Elle s'éloigna et Jen se posta devant Gibbs. Elle le défia de son regard noir.

Jen – Le moment que j'attendais est enfin arrivé. Je vais te tuer Jethro.
Gibbs – Quoi ?
Jen – Je te l'ai dit, je suis devenue une vampire. Ma dernière faiblesse c'est toi. Je t'ai aimé pendant huit années de ma vie, et je n'ai jamais pu t'oublier. Mais maintenant je te hais, et je vais enfin t'éliminer définitivement de ma vie. Je vais pouvoir cesser d'éprouver cette faiblesse.

Le sang de l'ancien marine se figea dans ses veines. Il avait l'impression qu'on venait de lui glisser un glaçon dans le dos. Son ancienne maîtresse voulait vraiment le tuer.
Les bruits résonnaient toujours dans le couloir, il y eut même des éclats montrant que quelqu'un essayait de défoncer la serrure avec un flingue.
Jen s'approcha de lui. Il tenait toujours son arme à la main et la pointa en sa direction. C'aurait été la meilleure solution. La tuer pour qu'elle ne devienne pas vampire.

Jade – Faites le. Elle n'a pas de protection contre les balles je vous l'ai dit. C'est la seule solution.

Jen le regardait toujours droit dans les yeux. Elle déploya ses canines et sembla encore plus terrifiante. Il tremblait. Il aimait Jen et devait la tuer. Elle s'avança prête à le mordre.

Jade – Vous n'avez pas le choix.

Il enleva le cran de sûreté puis mis le doigt sur la détente. Au dernier moment il croisa le regard de sa directrice, si froid et si glacial. Son c½ur manqua un battement. La vraie Jen était derrière ce masque, elle semblait lui supplier de ne pas la tuer tandis que l'autre le défiait.
Il comprit qu'il n'arriverait pas à appuyer.
L'ancien sniper abaissa son arme. Celui qui avait tué des dizaines de personne n'était pas capable de tuer cette femme en face de lui.

Gibbs – Je ne peux pas.

Jade avait un sourire triomphant sur le visage et la jeune femme rousse s'avança plus près, encore plus près.
Finalement c'était peut-être elle qui avait raison. L'amour était une faiblesse, à cause de laquelle il allait mourir. Mais rien ne pouvait être autrement. Tuer Jen était inconcevable pour lui. Elle acheva de glisser sur les derniers mètres qui les séparaient jusqu'à lui et entrouvrit la bouche prête à mordre.

Gibbs – Je t'aime Jen.

Quitte à mourir pour elle, autant lui dire ce qu'il ressentait. Pourtant, même si elle n'avait pas été dite pour cela, cette phrase eut un étrange effet. La jeune femme referma les lèvres, ses canines se rétractèrent et lorsqu'elle parla, sa voix, très faible, était devenue celle d'une petite fille posant une question qu'elle n'osait pas poser. Elle semblait stupéfaite, ne comprenant pas vraiment.

Jen – Quoi ?

Ses yeux viraient au vert foncé. Surpris, l'ancien marine hésita avant de répéter.

Gibbs – Je... je t'aime.

Cette fois le choc fut immédiat. Elle avait le regard brouillé, dans le vide, et de plus en plus vert. Ses cheveux redevinrent roux et son teint moins blanc.

Gibbs – Jen ?
Jen – Tu... c'est... vrai ?

Elle hésitait beaucoup et se plongea dans les yeux de son ancien amant. Elle avait oublié à quel point ils étaient bleus. Des souvenirs revenaient par vagues, des bribes de flash back d'eux, à Paris, à Marseille, à Washington, dans une chambre d'hôtel, devant la tour Eiffel, dans sa cave, tout les endroits où il lui avait dit « Je t'aime » et regardé dans les yeux lui revenait.
Lui, hésita avant de s'avancer. Il déposa ses lèvres sur les siennes, comme elle l'avait fait dans l'ascenseur. Ce baiser était un des plus doux qu'ils aient échangés, et la jeune femme resta les yeux fermés plusieurs secondes après qu'il l'ait embrassé.
Puis elle les ouvrit, sourit faiblement et murmura un « merci » presque inaudible à son intention. Pour finir ses paupières se refermèrent et elle s'évanouit. Il la rattrapa de justesse avant qu'elle ne touche le sol.

Gibbs – Jen !

Il la déposa doucement et s'accroupit auprès d'elle. Elle avait reprit sa couleur de cheveux naturels et semblait maintenant endormie, comme une petite fille qui se sent protégée.

Gibbs – Jen réveille toi !
... - Elle vivra.

Il se releva en entendant la voix de la jeune vampire qu'il avait, à vrai dire complètement oublié.

Gibbs – Touchez à un seul de ses cheveux et vous le paierez très cher !
Jade - Je ne la tuerai pas.

Il se rendit compte qu'elle souriait. Un sourire bien différent de celui qu'elle avait fait lorsqu'il n'avait pas pu la tuer. Beaucoup plus doux et satisfait.

Gibbs – Ni la transformer en vampire ?
Jade – Promis.
Gibbs – Pourquoi ?

Elle ne répondit pas, se contentant de regarder la jeune femme endormie, avec un air presque attendri sur le visage.

Gibbs – Ce n'était pas contre nous que vous avez fait ça n'est-ce pas ?
Jade – Si je n'étais pas intervenue elle serait morte. Deux jours après avoir appris qu'elle était enceinte vous auriez démissionné, puis elle se serait suicidée en se jetant du George Washington Bridge.
Gibbs – Vous ne faites pas le mal.

Elle eut un sourire triste.

Jade – Je suis une créature de la nuit, quelle différence.

Gibbs se rendit compte qu'il s'était complètement trompé sur cette fille. Elle n'était ni maléfique, ni une horrible tueuse sans pitié. C'était une vampire, mais une de celle qui ½uvre pour le bien.

Gibbs – Qu'est-ce que vous allez faire maintenant ?
Jade – Ce que je fais toujours. Me cacher, m'enfuir, et essayer de sauver d'autres humains.
Gibbs – Pourquoi est-ce que vous ne vous rendez pas au Trois S½urs ?
Jade – Parce que je serais morte. Elles détestent qu'on leur désobéisse. Je disparaîtrais comme tout ceux qui ont osé contredire leurs lois. Je ne fais peut-être pas le mal, mais elles ne font pas le bien.

Il la fixa. Elle semblait assez amère. Elle croisa son regard, et il put voir ce qui l'avait frappé la première fois, une profonde tristesse enfouie et dissimulée sous son masque de vampire. Elle se détourna et désigna la jeune femme toujours évanouie.

Jade – Prenez soin d'elle agent Gibbs. J'ai eu beaucoup de mal à la faire douter de vous, elle vous aime vraiment. Je ne sais pas vraiment ce que ça signifie, mais en tout cas faites en sorte que je n'ai pas fait tout ça pour rien.

Des ailes apparurent sur son dos et elle les déploya, prête à s'en aller par la vitre brisée.

Gibbs – Jade...

La jeune vampire se retourna et le fixa.

Gibbs – Merci.

Sa seule réponse fut un sourire mystérieux. Puis elle s'envola. Ce fut la dernière fois qu'il vit cette étrange jeune fille grâce à laquelle il serait enfin heureux.
Moins de deux secondes plus tard la porte fut défoncée et une grande lueur bleue et rouge apparut.

Ingrid – Elle est où cette POMPAPRUNE ?!
Gibbs *souriant* - Partie. Je n'ai rien pu faire.

L'autre le regarda, il crut un instant qu'elle savait, mais elle ne fit rien. Lorsqu'elle aperçu sa s½ur à terre elle se précipita vers elle et s'accroupit.

Ingrid – Pongo !! Gabrielle ?

Une lueur bleutée jaillit de ses mains. Gaby s'approcha à son tour et rajouta une rouge.

Gaby – Ca va elle est pas morte.

Gabrielle se releva après quelques secondes. Elle avait l'air un peu sonnée mais vivante. Puis l'elfe et la vampire s'occupèrent de Jen. Un nouveau mélange de bleu et rouge se forma au dessus de son visage mais elle ne se réveilla pas.

Gaby - ... c'est étrange... ce n'est pas une vampire...
Gibbs – C'est vrai ? Jade a dû se tromper sur la dose de poison alors.
Ingrid – Elle a de la chance votre directrice.

Ces deux là au moins semblaient convaincue. Mais Gabrielle, elle, n'avait pas l'air d'être dupe, et le regarda avec un petit sourire « elfique ». Tony arriva dans la salle, après s'être assuré qu'il n'y avait aucune trace de danger. Personne ne fit attention à lui.

Gaby – Je crois qu'il va falloir se servir de vos méthodes humaines, on ne peut pas lui redonner de l'énergie et elle a utilisé la magie apparemment.
Tony - Qu'est-ce que ça peut faire vous le faites bien vous ?
Gaby – Oui mais nous on est des gens par définition magiques. Et elle c'est une humaine, elle est pas supposée l'utiliser.
Gibbs – Appelle une ambulance au lieu de poser des questions idiotes DiNozzo.

L'italien s'empressa de descendre téléphoner, laissant derrière lui les Trois S½urs et son patron. Lorsqu'il arriva, il annonça la bonne nouvelle à la jeune gothique et à son petit ami à qui elle sauta au cou.


Epilogue

Les Trois S½urs et les autres créatures magiques repartirent un jour plus tard, lorsqu'elles furent sûres qu'il n'y avait plus rien de magique. Gibbs leur demanda de ne pas effacer leurs mémoires, requête soutenue par Gabrielle, qu'elles acceptèrent.
Tony donna son numéro à Gaby, qui sourit avant de lui dire son véritable âge, après quoi le jeune homme perdit totalement son sourire charmeur.
Les adieux furent déchirants pour Kyria et Abby. Elles étaient devenues de grandes amies, et passèrent l'après midi du départ de la chatal à faire du shopping dans des magasins gothique.
Enfin Gabrielle indiqua à l'ancien marine par certains signes, qu'elle n'était pas totalement inconsciente lors du dialogue entre Jade et lui, mais ne fit aucun commentaire devant ses s½urs.
Ils eurent beaucoup de mal à expliquer l'absence de la jeune directrice, la grande baie brisée et le bordel qui résidait dans le NCIS, mais purent s'en sortir grâce à une intervention « étrange » dans les différents rapports.
Jen resta endormie plus d'une semaine. Lorsqu'elle se réveilla la première chose qu'elle vit fut un visage flou penché sur elle. Sa vue devint plus nette, et elle sourit faiblement en reconnaissant son amant. Il avait l'air fatigué, faute aux longues nuits blanches qu'il avait passé, mais au moins vivant.

Gibbs – Hello la belle au bois dormant.
Jen – Jade...
Gibbs – Elle est partie
Jen *hésitante* – Ce n'était pas... elle m'a dit que... elle n'est pas...
Gibbs – Elle me l'a dit aussi.
Jen – Depuis combien de temps elle est partie ?
Gibbs – Une semaine.
Jen – Une... quoi ?
Gibbs *souriant* - Semaine.
Jen – Mais je... je ne suis pas endormie depuis une semaine...
Gibbs – Si.
Jen – Pongo !

Il la regarda étrangement. Elle se souvint soudainement que le mot qu'elle avait dit, elle n'était pas supposée le connaître et tenta de lui expliquer.

Jen – C'est du vinpirle... ça veut dire... enfin je t'expliquerais plus tard. Pour l'instant il faut que je sorte d'ici.

Elle tenta de se lever mais il l'en empêcha.

Gibbs – Jen ! Tu viens de sortir d'un coma d'une semaine parce que tu as été mordue par une vampire, tu n'es pas en état de sortir !
Jen – Mais... l'agence...
Gibbs – Elle est entre de bonnes mains.

Il avait un sourire ironique et elle commença à s'inquiéter.

Jen – Ne me dis pas que c'est toi qui...
Gibbs – Non, je suis resté près de toi.
Jen – Mais alors qui..?
Gibbs – Hum... Tony...
Jen – QUOI ??? Mais je vais la retrouver en petit morceaux et vendue à des russes !
Gibbs *souriant* – Peut-être bien. Mais en tout cas je ne te laisserais pas sortir d'ici.
Jen – Quoi tu vas m'attacher Jethro ?
Gibbs – Ne me tente pas

Elle sourit à son tour, mais se résigna à rester allongée. De toute façon, elle n'avait pas vraiment la force de se lever, même si elle ne se l'avouait pas.
Soudain, un doute la frappa subitement. Elle s'assit et eut un petit vertige, mais elle s'en fichait. Elle posa la main sur son ventre et regarda son amant droit dans les yeux.

Jen – Jethro... le bébé...

Il détourna les yeux, et ne lui répondit qu'au bout de quelques secondes de silence.

Gibbs – Il n'a pas survécu...

Le regard de la jeune femme bascula, glissant de son subordonné au mur. Elle avait les yeux brouillés, plein de larmes. Gibbs lui prit la main et la serra dans la sienne.

Gibbs – Ce n'est pas ta faute Jenny.
Jen – Je... je sais.

Il vit qu'elle essayait de se retenir, de ne pas craquer et fondre en larme devant lui. D'ailleurs elle y arrivait plutôt bien, seul le léger tremblement de sa bouche et ses yeux brillants la trahissaient.
Il la prit dans ses bras et elle ne put s'empêcher de mouiller son tee-shirt de larmes. Lorsqu'elle arriva à se reprendre, ils se regardèrent pendant un long moment.

Jen – Je suis désolée. Je n'aurais pas dû craquer c'est juste que... c'était l'un des derniers liens qui...

Elle hésita une petite seconde devant les yeux si bleus de son ancien amant, qui l'avaient sauvé d'une mort certaine, mais la faisait aussi douter d'elle-même.

Jen – C'était un des derniers liens qui me rattachait à toi.

Il la fixa une nouvelle fois, mais elle baissa les yeux, incapable de soutenir son regard. Elle était persuadée qu'il ne l'aimait pas.

Gibbs – Qu'est-ce que tu veux dire ?
Jen – Que... oh rien, laisse tomber.
Gibbs – Jen ?
Jen - Au moins si j'avais gardé le bébé tu serais peut-être resté avec moi ! Voila ce que je voulais dire.
Gibbs *avec un sourire en coin* - Vous êtes complètement à côté de la plaque Mme le directeur.
Jen – Arrête avec ça !
Gibbs – Il y a un autre lien qui me rattache à toi, et tu ne devrais pas l'ignorer.
Jen – Lequel ?

Elle posa des yeux interrogateurs sur lui, et il lui fit son plus beau sourire charmeur avant de se décider à déclarer les trois petits mots qu'il n'avait pas pu dire pendant sept ans, mais qu'une vampire l'avait « aidé » à prononcer.

Gibbs – Je t'aime Jenny.

Il posa ses lèvres sur les siennes, l'embrassant longuement enfin. Ils auraient voulu que ce baiser soit le plus long du monde et dure infiniment, malheureusement un cri retentit, les interrompant et rompant en même temps le charme de l'instant.

En voyant son renard argenté en train d'embrasser celle qu'elle considérait comme sa maman, une laborantine gothique (je suppose que vous n'aurez pas beaucoup de mal à la reconnaître), venant d'enter dans la salle avec un bouquet de fleurs à la main, ne put s'empêcher de pousser un cri de joie. L'agent italien la suivant ne vit pas la scène qu'elle cachait et s'étonna de cette euphorie soudaine.

Tony – Qu'est-ce qui te prend Abbs ? T'as vu un vampire ou quoi.

Gibbs les regarda en souriant, tandis qu'Abby battait des mains, toute excitée.

Abby – C'est trop trop mignooon !! J'en étais sûre mais quand même !!!
Gibbs – Calme toi Abby...
Abby – Mais c'est géniaal tu te rends pas compte ! Mais... on va vous laisser hein Tony, autant les laisser entre eux.
Jen *souriant* - Ce n'est pas la peine Abby vous pouvez rester.
Tony *complètement paumé* - Qué pasa ?
Abby – Ah non, autant vous laisser profiter de... enfin on reviendra plus tard.

Elle agrippa la manche de l'italien qui protesta.

Gibbs – Reste Abby, j'allais m'en aller.
Abby – Non non non non, faut surtout pas te déranger pour nous hein.
Tony – Mais qu'est-ce qui se passee ???
Jen – Au fait Tony... tu n'es pas supposé être en train de t'occuper du NCIS ?
Tony – T'as osé lui dire Gibbs ? Pongo...
Gibbs – Mais qu'est-ce que vous avez tous avec ce mot ?
Tony – Moi c'est Gaby qui me l'a appris...
Jen – Tu n'as toujours pas répondu à ma question Tony.
Tony – Oh c'est bon j'ai mis McGee à ma place.
Jen – QUOI ???
Tony – Euh... c'était ptétre pas le truc à dire...
Jen – MAIS CA VA PAS NON ??? T'es complètement cinglé, mettre un BLEU au poste de directeur, faut être abruti !!! C'est pas possible, je retourne au NCIS !!

Elle tenta de se lever, mais Gibbs l'en empêcha. Il foudroya son agent d'un regard noir.

Gibbs - Non tu restes ici ! Tony tu y retournes, et si je vois seulement McGee entrer dans le bureau directorial tu es viré c'est compris ??
Tony – Euh... ok.

Il se dépêcha de sortir de la chambre.

Abby – Alors papa et maman sont de nouveau ensembles hein ?
Jen *après un regard complice à son amant* - On peut dire ça comme ça.
Abby – Et vous me refaites quand un petit frère ou une petite soeur ?
Gibbs – Abby !
Abby – Ok, ok, faut pas trop en demander... Bon ben j'étais passée donner ces fleurs *elle désigna le bouquet de roses noires qu'elle avait à la main* mais je reviendrai plus tard hein, je vais vous laisser.

Elle partit sous les yeux amusés de ses deux patrons.

Gibbs – Alors quand est-ce qu'on lui fait un petit frère ?
Jen – Jethro !

Elle lui tapa sur l'épaule en riant.

Jen sortit de l'hôpital dix jours plus tard. Elle retrouva l'agence en bon état, bien que trois directeurs d'agences fédérales, notamment celui du FBI, refusèrent de reprendre contact avec elle sans aucune explication. Son bureau était rempli de boites de pizzas vides et autres nourriture américaine très grasse dont Tony avait le secret, et elle retrouva un disque dont elle ne voulait même pas savoir le contenu dans son ordinateur ainsi que quelques films téléchargés avec le budget de l'agence, mais à part ces quelques détails, tout allait bien.
Cynthia fut très heureuse de retrouver sa patronne, tellement soulagée que Jen finit par se demander ce que l'italien lui avait fait.

Quand la presse apprit la relation des deux amants, le scandale fut énorme et arriva à l'oreille du secrétaire d'Etat. Lors d'une conférence au MTAC, il essaya de remettre de l'ordre dans l'agence, allant jusqu'à menacer Jen. Son amant finit par intervenir et par dire que, je cite : « Ce n'est pas parce que vous n'avez pas de vie sentimentale que le peuple américain doit prendre exemple sur vous, et si ça ne vous plaît pas je suis prêt à prendre ma retraite depuis quelques mois, renvoyez moi si ça vous chante je n'en ai rien à faire ». Et même les protestations de l'homme ne l'empêchèrent pas d'embrasser Jen sous ses yeux avant de couper la conversation.

Après quelques mois tout le monde fut très surpris, y compris elle-même, de voir le ventre de Ziva s'arrondir. Elle tenta de rester travailler le plus longtemps possible, mais Gibbs lui imposa un congé maternité arrivée à sept mois de grossesse. Ils ne surent qui était le père que lorsque Tony demanda un congé paternité à la naissance du bébé.
Jen Sheppard ne devint pas la cinquième Madame Gibbs, il ne voulut pas refaire l'erreur de se marier, bien qu'ils savaient tous les deux que, mariage ou pas, ils resteraient ensemble jusqu'à la fin de leur vie. Mais quand elle donna naissance à trois triplés, deux filles et un garçon, qu'ils appelèrent respectivement Jade, Shannon et Leroy, ce fut sûrement l'homme le plus heureux du monde.
Ils ne revirent jamais celle qui avait sauvé en même temps leur couple et leurs vies, mais lorsque Abby passa en robe blanche devant les invités aux côtés de Gibbs qui la conduisait à l'autel, elle reconnut une tignasse hésitant entre le bleu et le violet, deux grands yeux verts malicieux surmontée de deux oreilles de chats tigrés, le tout habillé dans une petite robe verte du plus mauvais goût, jurant avec le reste.


S'il vous arrive un jour de rencontrer une jeune fille brune aux yeux trop noirs, si un jour vous vous apercevez que vous parlez à une vampire, laissez la vous mordre et attendez que quelqu'un vous sauve en vous disant « Je t'aime »...
Moralité : les apparences sont souvent trompeuses...


FIN

# Posté le samedi 31 mai 2008 11:08

Modifié le mercredi 03 décembre 2008 11:08