Je préviens au cas où, âmes sensibles s'abstenir, il est possible que cette fic fasse légèrement peur... même si y'a bien pire, évitez de faire lire ceci à vos petits frères ou s½urs.
Le montage est de moi (on s'en doutait pas hein ?) alors dites moi ce que vous en pensez...
"Tu parles ! pensa t'elle, la seule chose que ça rend joyeux c'est les corbeaux ! Il y en a tellement qu'on ne peut même pas voir les aiguilles de ces arbres !"
Etrange d'ailleurs, il n'y avait aucun de ces oiseaux macabres ce soir là, contrairement aux autres soirs. Pas un seul animal n'était présent comme si toutes les bêtes avaient subitement disparues du quartier. La jeune femme frissonna une nouvelle fois et se dirigea vers sa voiture. Elle l'ouvrit et s'arrêta quelques secondes. Les chiens avaient arrêté de hurler, le vent lui-même était silencieux, plus aucun son ne filtrait. Les réverbères étaient éteints, comme toujours, ils avaient bien envoyé une pétition à la mairie pour les réparer, mais personne n'en avait tenu compte. L'air glacé sembla soudain prendre une consistance solide tout était immobile sauf elle, seule dans le noir intense et le froid pénétrant. Elle sentit une présence derrière elle et se retourna en un sursaut, la terreur se lisant sur son visage.
- Vous... m'avez fait peur...
Une femme assez jeune, dont elle pensa d'abord qu'elle avait aux alentours de 20 ans se tenait devant elle. Très pâle dans le noir environnant et habillée tout en noir elle semblait sortie d'une fête d'halloween. De longs cheveux sombres lui retombaient en cascades sur ses épaules d'apparence frêles et fragiles. Ses grands yeux d'encres brillaient dans le noir d'une lueur peu commune, de la haine et de l'avidité non dissimulée dans le même regard.
Elle était très belle mais son expression de cupidité étrange était un peu dérangeante sur son visage fin. Après quelques instants elle répondit enfin :
- Je sais... c'est souvent l'effet que je fais.
Sa voix paraissait douce et ferme à la fois. Envoûtante et lisse, claire comme le bruit d'un ruisseau coulant, elle était aussi autoritaire. Mais la jeune femme ne voyait pas les lèvres de cette fille bouger. C'était comme en décalé comme dans un film mal cadré.
Elle la fixait, mais ne prononçait aucune parole.
Sans s'en rendre vraiment compte, comme si son esprit ne savait pas ce qu'il faisait, la jeune recruteuse se mit à penser à l'homme qu'elle aimait en secret malgré le fait qu'il était marié et qu'elle n'était pas son genre. Cette fille étrange lui aurait plue. Elle, elle n'avait malheureusement jamais eu aucune chance, il préférait les brunes, elle était rousse.
Elle sortit de ses pensées et se reprit, voyant que la jeune femme en face d'elle, plutôt une adolescente constata t'elle en la distinguant un peu mieux, la fixait toujours intensément.
- Vous... cherchez quelque chose peut-être ?
- Oui, vous, lui murmura t'elle de sa voix très étrange.
Une terreur inexpliquée s'empara de la recruteuse, sans qu'elle ne sache pourquoi, une peur intense de celle que l'on ressent lorsque votre meilleur ami meurt dans vos bras, ou que vous vous rendez compte qu'un mort-vivant est tout près de vous. Une frayeur comme l'on en voit que dans les livres ou dans les films d'horreur. Elle tenta malgré tout de l'ignorer et demanda :
- Alors... qu'est-ce que je peux faire pour vous ?
- M'obéir.
Deux ailes apparurent dans le dos de celle que la femme avait cru être une jeune fille, elle entrouvrit la bouche dévoilant deux canines pointues comme des poignards bien aiguisés et son regard devint hypnotique.
Malgré le fait que la vampire (car c'en était une) avançait à pas lent vers elle, se rapprochant de plus en plus, la jeune recruteuse terrorisée ne parvenait pas à détacher son regard de ces deux yeux noirs, bouger lui était impossible, elle avait l'impression de ne plus savoir marcher. Elle restait en place, comme scotchée au sol, terrifiée autant que fascinée par ces yeux hypnotiques.
- La fin est là, humaine, ne t'inquiète plus ce sera bientôt terminé.
Ces quelques mots prononcées dans un souffle, la rassurèrent immédiatement. Elle avait maintenant l'impression d'attendre ce moment depuis toujours, depuis trop longtemps, et qu'enfin il arrivait. Elle dévoila son cou à la créature qui y plongea ses deux canines. L'esprit de la jeune humaine devint embrumé elle livra son sang à la créature se délivrant de tous ses problèmes, oubliant jusqu'à l'homme qui lui avait brisé le c½ur, mourant, enfin.
Jen se réveilla à moitié, ouvrit une paupière et vit son agent préféré penché sur elle. Elle ouvrit instantanément les yeux en grand, cette vision l'ayant tout a fait éveillée. Elle se demanda d'abord ce qu'il faisait là, puis constatant qu'elle n'était pas dans sa chambre, quel était l'endroit où elle se trouvait. Elle referma les yeux deux secondes croyant rêver, avant de se souvenir des événements de la veille qui l'avait conduite dans cette chambre.
*Elle se trouvait à son bureau, quand Gibbs entra subitement à sa manière, sans frapper.
Gibbs - Nous n'avons pas eu d'enquête. J'ai renvoyé mes agents chez eux.
Jen - Je sais.
Gibbs - Ça fait une semaine qu'on n'en a pas eut qu'est ce qui se passe ??
Jen *se levant en évitant son regard* - J'ai... trouvé que vous étiez fatigués, j'ai donc dérivé vos enquêtes sur l'équipe de Cassidy.
Gibbs - Quoi ? Mais...
Jen - Oh ça va je fais ce que je veux je suis la directrice je te rappelle !
Gibbs - Ça ne te donne pas le droit de nous enlever les enquêtes ! Bon sang qu'est-ce qui t'as pris ?!
Il la fixa mais elle ne répondit pas, détournant juste le regard. Et lorsqu'il comprit enfin, la colère dans ses yeux s'intensifia.
Gibbs – Je vois, je suppose que c'est encore pour donner du temps libre à Tony pour ton "enquête" personnelle ??
Jen - Occupe toi de tes affaires Jethro !
Gibbs - Pas quand elles concernent un de mes agents ! Cette fois je veux des réponses !
Il se rapprocha très énervé.
Jen - Il n'en est pas question ça ne concerne que moi et Tony.
Gibbs - Et la grenouille tu oublies !
Jen - Quoi ? Mais comment...
Gibbs - J'ai aussi mes informateurs personnels.
Il continua à crier sur sa directrice qui subitement n'entendit plus rien de ce que disait son agent. Elle regardait fixement ses lèvres qui bougeaient. Il se tut en voyant ce qu'elle faisait. Jen combla soudainement l'espace qui séparaient leurs lèvres et embrassa l'ancien marine, un peu déboussolé.*
Jethro - Ça va Jen ?
Il souriait. Elle se rappela ce qu'ils avaient fait de la nuit, passants d'une dispute au lit. Comme à Paris il y avait si longtemps...
Jen - Tu es réveillé depuis longtemps ?
Jethro - Assez pour voir que tu es encore plus belle quand tu dors
Elle ne dit rien, regarda autour d'elle et se rendit compte de ce qu'ils avaient fait. Les "haut gradés" n'accepteraient jamais qu'une directrice d'une agence fédérale soit avec un de ses agents. C'était impossible. La jeune femme rousse eut le c½ur serré quand elle se décida à dire ce qu'elle avait à dire. C'était inévitable de toute façon, et il le savait.
Jen - Jethro...
Jethro - Nous aurions mieux fait de ne pas faire ça.
Jen - On ne peut pas rester ensembles...
Jethro - C'est aussi ce que je pense.
Jen fut soulagée que son amant d'une nuit soit aussi compréhensif, bien qu'elle ait mal au c½ur de ne pas pouvoir être avec lui. Elle l'aimait, même si elle refusait de se l'avouer, depuis huit ans elle espérait cette nuit, et maintenant qu'elle arrivait enfin il ne pouvait pas y en avoir d'autres.
Jethro, lui, pensa avec un sourire qu'elle était décidément plus belle quand elle dormait. Ou au moins elle ne disait rien. Il se leva et se dirigea vers la salle de bain
Jethro - Il vaut mieux que nous allions séparément au bureau. Je ne préfère pas que mes agents se doute de quelque chose.
Jen - Jethro...
Jethro - Quoi ?
Jen - Tu... regrettes cette nuit ?
Jethro - Non. Et toi ?
Jen - Même si ça ne mène à rien je ne la regrette pas.
Ils ne rajoutèrent rien, il n'y avait rien à dire ils s'étaient parfaitement compris, et l'ancien marine partit prendre sa douche.
Lorsque Tony arriva au Ncis, Ziva et McGee étaient déjà là, mais Gibbs n'était pas à son bureau, ayant sûrement été cherché un café. La jeune israélienne, penchée sur un dossier remarqua très vite que son collègue sifflotait quand il fut à la hauteur de son bureau. Elle leva la tête, déjà exaspérée par sa bonne humeur dès le matin, qui signifiait qu'il allait ENCORE lui parler d'une de ses conquêtes. Et elle avait raison, car il avait le sourire aux lèvres et un air béatement satisfait.
Tony - Alors Ziva, passé une bonne nuit ?
Ziva- Oui merci. Je ne te renvoie pas la question ça te ferait trop plaisir.
Tony - Et bien moi j'ai passé une excellente nuit !
Ziva[ - Je suppose qu'elle a un nom ?
Tony - Maeva !
Ziva - Grande blonde et 95B ?
Tony - Tu généralises Zee-vah... j'aime aussi les brunes !
Ziva - Et un grand vide entre les deux oreilles aussi ?
Tony - Hé ça c'est pas vrai ! Elle m'a raconté des blagues excellentes sur les brunes parce qu'elle en a marre des blagues de blondes. Tiens par exemple tu sais pourquoi les brunes sont fières de leurs cheveux ?
Ziva - Je n'en sais rien et je ne veux rien en savoir Tony !
Tony - Parce qu'ils vont bien avec leur moustaches !
Il éclata de rire tandis que la jeune israélienne levait les yeux au ciel. Il ne changerait vraiment pas, toujours aussi immature, imbécile et adolescent !
Tony - Elle m'en a aussi raconté des trop drôles sur les rousse *voyant son patron arriver et se souvenant soudain qu'il préférait les femmes rousse* mais... je crois que je te les raconterais plus tard.
Gibbs - Raconter quoi Dinozzo ?
Tony - L'enquête passionnante qu'on a faite hier.
Gibbs - Il n'y a pas eut d'enquête hier.
Tony - Enfin avant-hier.
McGee - Avant hier c'était dimanche.
Tony - La dernière enquête quoi !
Gibbs - Prenez vos affaires.
Tony - Qu'est ce qu'on a patron ?
Gibbs - Une recruteuse morte à Norfolk.
Tony - Je sens que ça va encore être joyeux.
Gibbs se dirigea vers l'ascenseur et Tony se pencha sur Ziva après avoir pris ses affaires.
Tony - En tout cas lui il a l'air d'avoir passé une bonne nuit ! Il ne m'a pas foutu une seule taloche !
Les deux agents se précipitèrent vers l'ascenseur qui se refermait sur Gibbs et McGee, et se glissèrent à l'intérieur.
Gibbs - Tu ne sais pas à quel point Dinozzo.
Tout en disant cela il lui mit une tape derrière la tête et l'ascenseur se referma sur le jeune agent qui se frottait la tête et Ziva morte de rire.
Gibbs - Heure de la mort Ducky ?
Ducky - Je viens juste d'arriver Gibbs ! Mais d'après la température du corps je dirais entre 18 heures et minuit hier soir. Par contre la cause est simple je peux te la donner
Gibbs - Et c'est quoi ?
Ducky - Hémorragie, elle est morte parce que son sang ne circulait plus. Plus précisément parce qu'elle s'était vidée de tous ses globules rouges, il reste à peine 10 cl de sang dans ses veines. Mort étrange n'est-ce pas ? Ça me rappelle l'histoire d'un homme qui avait tué sa femme en pratiquant une incision dans une artère à la base du cou. Ensuite il avait crié au vampire et...
Gibbs - Merci Ducky
McGee - Quel sorte de dingue pourrait vider sa victime de son sang pour la tuer ? C'est plutôt horrible
Tony - Un militant pour les dons du sang peut-être ?
Ziva - Très drôle Tony
Elle prenait des photos pendant que ses deux collègues cherchaient des indices. Leur patron s'approcha et fit remarquer à l'agent italien.
Gibbs - Au lieu de dire des âneries tu veux peut-être lui raconter tes blagues Dinozzo ? Je suis sûr qu'elle trouverait ça drôle puisqu'elle est rousse.
Il partit en direction d'un homme qui se disputait avec Palmer pour venir voir ce qui se passait. Ziva partait de nouveau d'un grand éclat de rire, et Tony avait un air éberlué.
Palmer - Désolé monsieur vous ne pouvez pas venir il y eu un meurtre c'est interdit aux civils
Homme - Je travaille ici ! Laissez moi passer !
Gibbs - Laissez le Palmer.
Palmer - Très bien.
Il s'écarta tandis que l'homme rejoignait Gibbs pour avancer vers la scène du crime.
Homme - Qu'est ce qui se passe ici ?
Gibbs - Il y a eut un meurtre.
Homme - Un meurtre... oh mon dieu...
Il venait de voir le corps, et s'arrêta net en palissant.
Gibbs - Vous la connaissiez ?
Homme - C'est ma... collègue elle travaille avec moi...
Gibbs - Venez.
Il l'amena un peu plus loin pour l'éloigner de cette vision qui le terrifiait apparemment, et s'assit avec lui sur le bord du trottoir pour qu'il s'en remette. Il semblait bouleversé.
Gibbs - Comment s'appelait elle ?
Homme - Jessie Turner. Elle travaillait avec moi pour recruter des marines dans l'agence que vous voyez là bas... Ce n'est pas un métier à risque, elle n'avait sûrement pas d'ennemis de ce côté là. Pour la vie privée je sais seulement qu'elle est célibataire. Le reste elle n'en parlait pas vraiment. Je ne comprend pas qui a pu... c'est... horrible...
Gibbs - Merci. Vous pouvez rentrer chez vous, donnez seulement vos coordonnées à l'agent qui est là bas on vous appellera si on a d'autres questions.
Un peu plus loin Ziva prenait toujours des photos. McGee et Tony étaient trop occupés à se disputer pas rapport à un mégot qu'il faudrait emballer ou pas. Elle s'agenouilla tout à coup près du cadavre, intriguée par deux points rouges étranges.
Ziva - Ducky ! Venez voir ça.
Ducky - Qu'y a t'il ma chère ?
Ziva - Regardez il y a des marques étranges ici
Elle désigna les deux petits trous sur la peau, à deux centimètres l'un de l'autre et à la base du cou. Autour d'eux il y avait une auréole rouge de marque et de sang séché. Ils se situaient sur une veine.. Le médecin légiste les examina, et conclut avec une mine sinistre, tandis que Tony et McGee s'approchaient, intrigués.
Ducky – Je crois, ma chère, que vous avez trouvé l'endroit par lequel elle a été vidée de son sang.
Tony - Si Abby était là elle dirait que c'est très glauque.
Ducky – Il me semble nous avons affaire là à un cas de vampirisme.
Ziva - Brrrrrrr
Elle prit une photo des deux marques rouges en frissonnant et se demandant quel malade pourrait se prendre pour un vampire.
Tony - Jessie Turner 38 ans, elle a servi dans les marines pendant quatre ans avant de se recycler comme recruteuse. Pas de petit ami, une s½ur qui habite en Californie, on l'a appelée.
Ziva - Pas de vrai problème, elle vivait seule avec son chat, elle n'avait pas de casier judiciaire. Elle a été mariée une fois avec un marine, mort au combat.
Gibbs - C'est tout ce que vous avez ?
Tony - J'ai mieux patron !
Ziva le foudroya du regard, parce qu'il ne lui avait encore pas communiqué ce qu'il avait trouvé. Il lui fit un sourire en réponse et alluma la télévision. A l'écran une journaliste parlait devant des agents du FBI et de la CIA qui s'activaient sur une scène de crime entourée du ruban jaune et noir.
"Ici Laura Shelley, en direct de Norfolk où un nouveau crime vient d'être découvert. On ne connaît pas encore l'identité de la victime, nous savons juste qu'elle travaillait dans ce collège du nord de Washington. Comme vous le savez depuis quelques semaine une vague de crime s'est emparé de la région, des personnes sont retrouvés mortes, le seul indice laissé par le ou les meurtriers est une marque à la base du cou. En effet il y a deux trous rouges sanguinolents par lesquels les victimes sont vidées de leur sang, ce qui serait peut-être la cause du décès. La rumeur fantastique coure déjà, on aurait aperçu une créature ressemblant à un vampire près des lieux des crimes. Agent Fornell vous pouvez nous en dire plus sur ces crimes étranges ?
Tobias Fornell apparut sur l'écran apparemment en colère, et ayant l'air d'avoir été traîné de force devant les caméras. Il se dégagea sans dire un mot et commença à insulter les journalistes en leur disant d'arrêter ces "foutus engins". Gibbs fit un sourire en coin et se tourna vers ses agents.
Gibbs - Et qu'est ce que vous attendez vous deux ?
Ses deux agents se précipitèrent vers leurs bureaux respectifs.
Ziva - Je vais appeler mes contacts du FBI et de la CIA pour tenter d'en savoir plus.
Gibbs - Tony...
Tony - Je cherche les éventuels liens entre les victimes.
Gibbs se dirigea vers l'ascenseur, satisfait, tandis que Ziva commençait déjà à taper un numéro sur le téléphone et que Tony s'installait devant son ordinateur. Il descendit au sous sol et se rendit dans la salle d'autopsie où Ducky finissait d'examiner le corps. En le voyant, le médecin légiste enleva ses gants et alla se laver les mains.
Ducky - Ah Jethro, tu tombes bien je viens de finir l'autopsie. Ce que j'ai trouvé est très inquietant.
Gibbs - Qu'est-ce que tu as trouvé ?
Ducky - Cette jeune femme est bien morte d'hémorragie, bien que nous ne sachions toujours pas où est passé le sang. La chose inquiétante c'est que j'ai trouvé de l'émail dentaire sur les parois des trous. J'ai prélevé ce qu'il y avait et je l'ai envoyé à Abby, mais je doute qu'elle trouve quelque chose avec ça. Mais elle trouvera sans doute plus avec le sang qu'il y avait sur la joue de la victime, car il n'avait pas l'air d'être le même que celui de la victime.
Gibbs - Heure de la mort ?
Ducky - Elle est morte hier vers 22 h 30. Ah oui, un autre fait étrange, c'est qu'elle ne s'est pas débattue lorsqu'on la vidait de son sang.
Gibbs - Elle n'en a peut-être pas eu l'occasion.
Ducky - Je n'ai trouvé aucune trace de coups qui prouverait qu'on la assommée. Les deux seules hypothèses sont aussi inexplicables l'un que l'autre, soit elle dormait, soit elle s'est laissée faire. Or je n'ai trouvé aucun indice qui pourrait montrer qu'elle a pris de la drogue, mais pour ça je pense que Abby pourra t'en dire plus.
Gibbs - Merci Ducky.
Ducky - A propos, si tu vois le jeune Mr Palmer pourras-tu lui dire que je me suis encore débrouillé tout seul pour l'autopsie et qu'il ferait bien de rappliquer vite fait ?
Gibbs - Ne t'inquiète pas je lui dirais.
Il quitta la pièce silencieuse, et se dirigea vers le labo de la deuxième scientifique à son service.
Abby - Non ! Mais c'est pas possible ! Ça ne se peut pas, ça ne doit pas être ça ! Saleté de machine tu t'es encore trompée, il faut que je revérifie !
McGee - Abby ça fait cinq fois que tu vérifies !
La jeune gothique s'approcha de lui avec un air exaspéré. Il la regarda et décela aussi de l'inquiétude dans son regard, ce qui n'était pas vraiment commun.
Abby - Mais tu ne comprend pas ! Ce que ça signifie tout ça, ça veut dire que tout est remis en cause ! Ce n'est pas possible c'est tout !
McGee - Je sais Abby, mais il faut se rendre à l'évidence.
Abby - Non. Non je revérifie. Ce serait trop anormal. Et puis Gibbs ne me croirait pas.
Elle se tourna vers son ordinateur et entra quelques données. La machine se remit en marche et commença à chercher ce que la laborantine avait demandé. Elle se retourna vers le jeune agent, sa jupe tournoyant en même temps que ses mouvements.
Abby - McGee je suis complètement divisée ! Mon esprit rigoureusement scientifique m'ordonne de trouver une explication plausible à cette... trouvaille et de ne pas y croire, mais mon esprit gothique et imaginaire me dit progressivement que ça existe, qu'il faut l'admettre... mais ce serait trop glauque comme hypothèse !
Gibbs - Qu'est-ce qui serait trop glauque Abby ?
Abby - Gibbs !
Elle se retourna vers son ordinateur pour voir ce qu'il avait trouvé et reprit une mine inquiète mais en même temps surexcitée, et prononça un « Oh oh » qui n'annonçait généralement rien de bon.
Elle échangea un regard inquiet avec le jeune probie, ne sachant pas comment annoncer tout ça à son patron.
Abby - Dis lui toi !
McGee - Pas question. C'est toi qui as trouvé.
Abby - Mais c'est toi qui m'a dit de ne pas revérifier !
McGee - Et tu l'as fait quand même ça ne change rien
Gibbs - Me dire quoi vous deux ?!
Ils échangèrent encore un regard, ni l'un ni l'autre n'osaient avouer ce qu'ils avaient trouvé. Finalement Abby prit une grande inspiration en même temps qu'un peu de courage. Il n'allait pas aimer.
Abby - Et bien...
McGee - Ça concerne le sang qui a été trouvé sur la victime. Ducky avait raison ce n'est pas le sien mais...
Abby - Ce sang contient du plasma avec trop de substance protéique, l'albumine n'est pas normalement constitué, les globules blancs sont aussi nombreux que les globules rouges, les plaquettes et les érythrocytes sont répartis de sorte que l'imperméabilité est parfaite, ils ne peuvent pas former de thrombus et...
Gibbs - Abby !
Elle fit une petite grimace gênée, tous ce charabia servant seulement à retarder la nouvelle qu'elle devait lui annoncer.
Abby - En bref... aucuns problèmes de santé ne peuvent atteindre son porteur, en un mot il est parfait. Ce sang n'est ni humain ni animal, il ne peut pas exister pas.
Gibbs regarda Abby quelques minutes sans qu'aucune émotion de surprise ou même de simple étonnement ne passe sur son visage, malgré le fait qu'intérieurement, il commençait à admettre cette théorie fantastique. Puis il émit une sorte de grondement, fit signe à McGee de l'accompagner, et se dirigea vers la sortie. Elle le regarda partir, aussi déboussolée qu'elle pouvait l'être. Elle venait de lui apprendre qu'elle avait une preuve de l'existence des vampires, et lui il s'en allait sans rien dire ?
Abby - Mais... et moi je fais quoi Gibbs ?
Gibbs - Analyse l'émail dentaire Abby !
Il sortit enfin de la pièce, suivit de près par son agent.
Quand ils arrivèrent dans l'open space, Tony cessa d'envoyer des boulettes de papiers à sa collègue rouge de fureur et qui s'apprêtait manifestement à venir lui dire ce qu'elle pensait de ses jeux. Ils se levèrent et commencèrent à faire leur rapport.
Tony - J'ai cherché les relations qu'il pouvait y avoir entre les victimes, et justement il n'y en a aucune, à part le fait qu'ils soient pour la plupart roux, mais comme ils ne le sont pas tous, j'ai pensé que ça n'était pas un rapport. En fait il n'y a que la méthode qu'on a utilisé pour les tuer qui est la même.
Ziva - Mes contacts de la CIA et du FBI m'ont appris que la plupart des affaires avaient été résolues étrangement, dans la plupart des cas les meurtriers avouent presque tout de suite, ou se rendent à la police. Certains agents en ont conclu qu'ils protégeaient tous un tueur en séries, car personne n'avait vraiment de mobile, et les heures des meurtres ne correspondent pas à celles où ils sont présents sur les scènes de crime. Seulement il n'y a aucune preuve de cette théorie et aucune raison de protéger un tueur en série.
Tony - Ce n'est pas tout patron ! D'après les proches des victimes, ils avaient tous un problème de coeur.
Gibbs - Un problème de coeur ?
Tony - Oui... heu... un problème de coeur... comme par exemple quelqu'un qu'ils aimaient et qui ne les aimaient pas, ou un amant qui les trompaient, enfin des chose de ce...
Gibbs *le coupant sèchement* - Je sais ce qu'est un problème de coeur Dinozzo ! Est-ce que notre victime en avait un aussi ?
Tony - Et bien... en fait je n'en sais rien nous n'avons pas pu interroger un de ses proches...
Son patron le fixa avec un regard noir, et l'agent italien se précipita à son bureau.
Tony – Je vais le faire patron !
Gibbs - Ziva vous cherchez à qui peut profiter tous ces meurtres, McGee...
Il hésita. Pas parce qu'il avait peur de ce que le jeune agent pouvait découvrir, mais plutôt parce qu'en donnant cet ordre, il admettait que l'impossible soit possible, et il ne voulait pas commencer à faire paniquer ses agents.
Gibbs - Vous redescendez voir Abby et vous cherchez le maximum d'information sur les vampires.
Ziva releva la tête du dossier qu'elle venait d'ouvrir et Tony se figea, le téléphone toujours sur son oreille, sonnant dans le vide. Si Gibbs sentait que la théorie qu'ils avaient tous imaginé sans se l'avouer, était vraie c'est qu'elle l'était, et si elle l'était... ils ne pouvaient pas en imaginer les conséquences pour l'humanité.
McGee - Patron vous... vous pensez que... que ça pourrait...
Gibbs - Je ne pense rien McGee, nous avons peut-être affaire à un malade mental qui se prend pour une de ces créatures, autant nous renseigner sur ça !
McGee - Mais... ce qu'a trouvé Abby...
Gibbs - Ce que Abby a trouvé ne prouve rien, on peut très bien avoir falsifié ce sang.
L'ancien marine sentant le regard peu convaincu de ses agents, qui voyaient bien que leur chef essayait plus de se convaincre lui même qu'eux, leur ordonna de se remettre au boulot s'ils ne voulaient pas se retrouver à l'ANPE, puis il monta les escaliers en direction de la direction comptant informer sa directrice de l'étrangeté de cette enquête. C'était aussi un bon prétexte pour la voir, mais ça il ne voulait pas se l'avouer.
Lorsque qu'il entra sans frapper dans la pièce, il trouva Jen, assise à son bureau, les yeux rouges et un mouchoir à la main qu'elle s'empressa de dissimuler quand elle le vit entrer. Elle esquissa un sourire peu convaincant, et prononça d'une voix faible et sans conviction :
Jen - Je me demande si je ne ferais mieux pas d'enlever cette porte.
Gibbs - Est-ce que ça va Jen ?
Jen - Oui bien sûr.
Il la fixa, réalisant pleinement qu'elle venait de pleurer. Elle soutint son regard quelques secondes puis détourna les yeux, soudain gênée d'être passée aux rayons X par ses yeux bleus, sachant qu'il savait. Elle essaya de trouver une bonne excuse, mais une nouvelle fois ce tic qu'il connaissait si bien la trahit.
Jen - Une... poussière dans l'oeil ce n'est pas très grave.
Il continua de la regarder fixement, comme s'il essayait de lire dans ses pensées, et elle tenta vainement de reprendre son statut de directrice.
Jen - Qu'est-ce que tu veux ?
Gibbs - Tu es sûre que ça va ?
Jen - Agent Gibbs ! Qu'est ce que vous me vouliez ?
Gibbs - C'est à cause de la Grenouille ?
Jen *commençant à s'énerver* - Soit vous me dites ce que vous vouliez soit vous sortez !
Gibbs - Ou bien c'est cette nuit ?
Touché ! Elle se leva d'un bond et l'ancien marine sentit qu'il avait été trop loin en touchant un point sensible. Il comprit par l'attitude de Jen que c'était bien à cause de cela qu'elle avait pleuré, et se sentit légèrement coupable, sans raison aparente. Après tout c'était elle qui avait commencé à refuser de continuer.
Jen - Sors d'ici Jethro !
Gibbs - Très bien Madame la directrice ! Je venais juste vous informer que l'enquête risquait d'être plus complexe que ce qu'on avait cru, mais je vois que vous avez des problèmes plus graves à régler !
Jen - OUI EN EFFET !
Il sortit du bureau, furax que la jeune femme ne veuille pas se confier à lui, et aussi fâché de la courte dispute qui venait d'avoir lieu.
A ce moment-là, une expression lui traversa l'esprit, mais sur le moment il ne s'en préoccupa pas. « Un problème de c½ur ». Ce ne serait que bien plus tard qu'il comprendrait ce qui l'avait poussé a faire ce rapprochement.
Ziva était plongée dans différents dossiers du FBI et de la CIA que ses « contacts » lui avaient apportés et Tony avait déjà appelé trois ou quatre personnes sans succès quand une jeune femme blonde, plutôt jolie brisa leur concentration. Ce fut l'italien qui la remarqua en premier, évidemment.
Femme – Excusez moi... j'ai été appelée pour le meurtre de ma s½ur Jessie Turner
Tony – Je m'en occupe Ziva
Il se leva et prit un air séducteur tandis que sa collègue faisait la moue et levait les yeux au ciel, sachant très bien ce qu'il allait faire. Il prit sa voix la plus charmeuse et se mit en position de « chasse ».
Tony - Alors vous êtes la s½ur de Jessie Turner ?
Femme – Oui je m'appelle Elisabeth Turner.
Tony – Moi je suis l'agent DiNozzo... mais vous pouvez m'appeler Tony bien sûr.
Il lui fit un clin d'½il alors que Ziva, qui était derrière la jeune femme et que Tony pouvait donc voir, faisait semblant de vomir. Elisabeth fit un sourire à l'italien
Elisabeth – Tony... vous allez m'interroger ?
Tony – Si cela ne vous dérange pas trop bien sûr
Elisabeth – Ecoutez... vous feriez mieux d'abandonner cette enquête
Il sourit, encore très charmeur malgré l'étrangeté de cette fille.
Tony – Et pourquoi ça ?
Elisabeth – Je dois vous avouer quelque chose... c'est moi qui ait tué ma s½ur.
Elle baissa les yeux et le jeune agent resta bouche bée. C'était sûrement le premier interrogatoire qu'il menait où le suspect avouait sans qu'il n'ait à poser aucune question. Plus efficace tu t'appelais superman !
Quand Gibbs redescendit, son agent passait les menottes à une femme, ressemblant étrangement au cadavre que Ducky était au même moment en train de découper dans sa salle d'autopsie, totalement soumise et qui n'opposait aucune résistance à l'arrestation.
Il finit de dévaler les escaliers, et son agent le remarqua.
Tony – Ah patron ! Voici... et bien notre meurtrière
Gibbs – Qu'est-ce qui te le prouve DiNozzo ?
Tony – Elle vient d'avouer et elle m'a remis l'arme du crime
Il lui montra une simple épingle à cheveux aux deux bouts pointus recourbés tachés de sang séché. Son patron la regarda, peu crédule qu'un petit instrument comme ça puisse tuer.
Gibbs – Vraiment ?
Il s'approcha de la femme qui ne bougeait pas, attendant toujours qu'on l'arrête. Il la scruta, cherchant toute preuve qu'elle couvre quelqu'un.
Gibbs – Vous l'avez tuée ?
Elisabeth – Oui.
Il fut frappé par l'absence de mensonge dans sa voix, et déstabilisé quand il constata que ses yeux ne mentaient pas. Elle avait l'air de n'éprouver aucun sentiment de tristesse ou même de regret. C'était le cas de beaucoup de meurtriers, mais elle, avait simplement une expression passive, comme si elle ne venait pas d'avouer un crime.
Elisabeth – Depuis que je suis toute petite elle a tout eu à ma place. Les amis, les petits amis, les diplômes, les boulots et encore beaucoup de choses. Elle a toujours été mieux que moi, tout le monde la préférait, c'est vrai, elle était tellement plus belle, gentille intelligente. Hier nous nous sommes disputées, elle m'a mise hors de moi, alors j'ai pris ce que j'avais à ma portée et je la lui ai planté dans le cou. Je ne pensais pas que je l'avais tuée mais je ne le regrette pas.
Gibbs – Embarque la Dinozzo.
Le jeune agent finit de la menotter et alla la remettre aux agents de sécurité. Gibbs s'assit à son bureau, pensif. La jeune femme ne mentait pas, cependant elle parlait comme un automate. Elle avait l'air d'avoir appris son texte par c½ur, comme si ce n'était pas elle qui parlait mais quelqu'un d'autre à sa place. On aurait dit un mauvais doublage d'un film français. Mais il n'avait pas le choix, elle avait l'arme du crime, du moins l'épingle à cheveux y ressemblait beaucoup, et un mobile bien qu'il fût assez étrange. Il était plongé dans ses pensées depuis quelques minutes quand Abby débarqua en courant, toute excitée.
Abby – Gibbs Gibbs ! On a trouvé une empreinte sur le corps qu'on avait pas vue avant c'est celle de...
Gibbs – Elisabeth Turner ?
Abby – Comment t'as deviné ? Je vais vraiment finir par croire que tu lis dans mes pensées toi !
Tony *revenant à son bureau* - On vient de l'embarquer elle a avoué être l'auteur du crime
Abby – Mais... c'est trop simple !
Gibbs – Oui.
Il sembla réfléchir un instant sans faire attention à elle, et finit par se lever devant les yeux interrogateurs de la jeune gothique, pour aller se chercher un café.
Tony – Heu patron... puisque l'enquête est bouclée on peut rentrer chez nous ?
Gibbs – Si tu veux Tony !
Il partit et Tony commença à ranger ses affaires. Il vit que la jeune laborantine était toujours plantée devant le bureau de Gibbs, déconcertée et un doigt sur son menton, comme si elle réfléchissait.
Tony – Ca va Abby ?
Abby – Je... je dois vérifier... C'est trop simple tout ça c'est pas normal !
Elle n'ajouta rien de plus et partit en direction de son labo. Tony la regarda partir, habitué au comportement étrange d'Abby mais un peu étonné quand même, finit par hausser les épaules et sortit du NCIS. Ziva et McGee l'imitèrent quelques minutes plus tard.
Lorsque Gibbs revint, l'open space était donc vide. Il commençait à faire un peu noir dehors et la nuit tombait, il décida donc à son tour de rentrer chez lui.
Il entra dans l'ascenseur, mais avant que la machine ne se referme, une main se glissa entre les deux portes. Son c½ur fit un bond quand il vit sa supérieure hésiter en le voyant, puis pénétrer dans la petite pièce métallique. Il restèrent silencieux quelques instants, puis à mi-parcours Jen se décida à prendre la parole. Il fit un petit sourire en coin en voyant sa formalité.
Jen – Vous avez fini par boucler l'enquête agent Gibbs ?
Gibbs - Oui... madame
Jen – Qui était le coupable ?
Il se tourna vers elle et la fixa, l'air de dire que ça ne la regardait pas.
Gibbs – Pourquoi poses-tu toutes ces questions Jen ?
Jen – J'ai quand même le droit de savoir ce qui se passe dans mon agence Jethro !
Gibbs – C'était la s½ur de la victime
Elle se tourna à son tour vers lui. Ils se fixaient maintenant droit dans les yeux.
Jen – Tu n'as pas l'air convaincu ?
Gibbs – Non... mais il y a des preuves et elle a avoué...
Jen – Que te dit ton instinct ?
Gibbs – Qu'elle est innocente
Jen – Peut-être qu'elle protège quelqu'un
Gibbs – Peut-être...
L'ascenseur s'ouvrit, ils sortirent, se souhaitèrent une bonne nuit sans conviction, et s'en allèrent chacun de son côté. Gibbs passa la soirée, qui se prolongea en fait bien plus tard, sur son bateau à essayer d'oublier la nuit précédente avec du bourbon, tandis que Jen faisait une découverte surprenante qui allait sans doute changer sa vie, et celle de l'homme qu'elle aimait.