Never be sorry it's a sign of weakness

Never be sorry it's a sign of weakness
Le mouv' est une vraie radio, au cas où vous vous poseriez la question... Quant à l'assassin et au collège, ça se passera de commentaires


"Guérilla Poubelle avec demain il pleut un son bien rock qui nous vient de France ! Et même si on comprend pas les paroles c'est pas grave on s'en fout c'est ça aussi l'esprit rock aussi ! Vous, vous êtes bien sur le mouv', chez les filles du mouv et on a encore deux heures à passer ensemble vous pouvez nous appeler pour parler d'un sujet qui vous interpelle par exemple de la grève des scénariste en ce moment comme l'a fait Paris tout à l'heure ou encore de pleins d'autre choses au 0 810 16 18 25 ou alors si vous êtes trop timide vous pouvez nous envoyer un se au 6 20 30 mot clé filles. Et maintenant voila Anna de Northfolk qui veut nous parler d'un sujet grave la guerre en Irak. Salut Anna !
- Youyou Emilie !
- Alors donc tu voulais nous dire quelques mots sur la guerre en Irak n'est-ce pas ? *silence* Anna ? Anna est toujours sur la ligne 1 Emma ?
- IIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIH au secours aidez moi !!!
- Anna ?? Il y a un problème ? Anna ? Ca ne va pas ?
- Non je... AAAAAAAAAAAHHHH *silence et bruits étouffés* prévenez mon père prévenez mon père ! vite... il faut que... aidez moi !!!
- Anna qu'est-ce qui se passe ?
- AAAAAAAAAAAAAAAAAAHHHHHH ! Il est là il est là !!! OH MON DIEU ! Prévenez mon père je vous en supplie !

S'ensuit un silence qu'un long cri déchirant brise, poussé par la même jeune fille suppliante, un cri de terreur et de douleur inoubliable. Puis des bruits de coups étouffés et plus rien.
L'animatrice ne sachant pas quoi faire a un air apeuré et dépassé que seules les jeunes femmes à la technique et au standard peuvent voir, l'émission étant de la radio...



Il était un peu plus de cinq heures du matin ce jour là quand le colonel Mann se réveilla. Elle regarda Jethro, son Jethro, endormi quelques minutes. Elle était attendrie, il était tellement beau quand il dormait cet homme. Non pas qu'il ne soit pas beau quand il est réveillé non c'est juste qu'il était un peu plus... spécial.
Elle n'en revenait toujours pas d'avoir trouvé un homme aussi parfait que lui. Bien sûr il avait ses défauts mais ils étaient si minuscules par rapports à ses nombreuses qualités qu'on ne le voyait vraiment pas.
Son principal défaut pour Hollis malheureusement, était sa directrice. Grrrrr à cette pensée le regard de la jeune femme se durcit. Ce qu'elle pouvait détester cette rousse ! Rousse, c'était bien le mot... et le problème. Il avait toujours été seulement avec des rousses, elle était l'exception à la règle, et avait beaucoup de mal à croire que ça durerait vraiment.
Elle décida d'aller prendre sa douche pour ne plus y penser. Lorsqu'elle revint Gibbs était toujours endormi mais il avait l'air de dire quelque chose, un mot répété que la lieutenant colonel ne pouvait pas entendre d'aussi loin. Elle se rapprocha en se demandant ce qu'il pouvait bien dire dans son sommeil, et se figea en comprenant le mot, un nom, celui qu'elle haïssait le plus au monde. Elle sentit de la colère affluer dans ses veines.

Hollis - JETHRO !!!

Il se réveilla en sursaut se retrouvant devant un colonel Mann furibonde, les mains sur les hanches et visiblement prête à lui passer un savon. Réveil assez mouvementé, même pour un ancien marine habitué à tout, et le plus souvent à des femmes furibondes dès le matin.

Gibbs *hésitant* - Bonjour Hollis
Hollis - TU M'AVAIS PROMIS !!! Tu m'avais juré que tu l'avais oubliée !! Espèce de...
Gibbs *la coupant pour ne pas entendre l'insulte* -Calme toi, et explique moi d'abord de qui tu parles
Hollis - TU SAIS TRES BIEN DE QUI JE VEUX PARLER !!!

Elle s'arrêta essoufflée. La lueur de colère qui brillait dans son regard était bien pire que le ton de sa voix et les cris, il aurait tout fait pour la faire disparaître.

Hollis - Ta chère directrice, évidemment, qui veux tu que ce soit d'autre !
Gibbs – Jen ? Qu'est-ce que...
Hollis - Oui Jen précisément ! Celle dont tu as encore prononcé le nom dans ton sommeil !
Gibbs - Je... j'ai dit son prénom ? Je n'ai peut-être pas...
Hollis - C'est ça oui tu vas encore tenter de me raconter des conneries du genre de c'est pas ma faute je peux pas contrôler mon sommeil, je rêvais sans doutes du NCIS, tu as dû mal entendre ou des imbécillités du genre ??
Gibbs - Hollis si j'ai...
Hollis - TAIS TOI !! C'est fini maintenant j'ai cru que tu pouvais l'oublier avec moi mais apparemment pas. Tu n'auras qu'à te consoler dans les bras de ta Jen adieu Jethro je me tire j'espère franchement qu'on ne se reverra jamais !

Et elle sortit de la chambre en coup de vent. Gibbs tenta de la rattraper mais sans succès c'était trop tard. Elle avait pris sa voiture et était partie.
Il revint dans sa chambre, s'assit sur son lit et soupira. Il savait que ça finirait comme ça. Il le savait depuis qu'il était avec elle, ce n'était pas Jen, et même s'il l'aimait beaucoup ce n'était toujours pas Jen. En pensant à sa directrice il eut l'impression qu'une espèce de bête qui sommeillait depuis huit ans dans sa poitrine s'était réveillée et lui criait d'aller la voir qu'il avait sa chance... Jen...


Celle ci inconsciente de l'effet qu'elle produisait à distance à son agent se dirigea en direction du NCIS quelques heures plus tard. Elle sortit de sa voiture, chargée de dossiers et en lisant l'un d'eux, et se dirigea à pied du parking jusqu'aux locaux du NCIS. Tout à coup, elle se cogna à un inconnu et fit tomber tous ses papiers sur le sol.

... - Oh excusez moi.
Jen - Non c'est de ma faute je ne regardais pas...

Elle posa ses yeux sur l'homme qui l'avait bousculée et se figea sans pouvoir terminer sa phrase.
Elle crut d'abord voir son agent préféré, mais remarqua très vite que ce Gibbs là avait les yeux d'un noir profond, des cheveux plus longs et moins grisonnants et surtout une barbe mal rasée qui rappelait à Jen l'époque où son ancien amant était un civil.
Mais à part ces quelques détails, l'homme qu'elle avait devant elle était la réplique parfaite de son ancien amant. Elle le dévisagea oubliant complètement toute forme de politesse, comme s'il avait été un alien venu d'une autre planète.

... - J'ai quelque chose sur la figure ou quoi ?
Jen - Euuuh non... je... vous... ahem

L'inconnu se baissa pour aider Jen à ramasser ses dossiers tombés à terre. Mais il put sentir son regard fixé sur lui tandis qu'il était baissé. Mais qui était cette femme ? Et pourquoi avait-elle été aussi surprise en le voyant ? Il n'allait pas tarder à le savoir.

... - Au fait je m'appelle Arthur Gibbs et vous êtes ..?
Jen – Arthur... Gibbs ? Est-ce que par hasard vous auriez un lien de parenté avec Leroy Jethro Gibbs ?
Arthur - Vous connaissez mon frère ?
Jen- Votre... frère ?
Arthur - Oui mon frère jumeau. Enfin nous sommes des faux jumeaux, mais il n'y a que les yeux qui diffèrent vraiment.

Elle en resta bouche bée, totalement ébahie. Il fallait avouer qu'à ce moment là, la directrice Jenny Shepard n'avait pas vraiment tout le charme qu'on lui attribuait à l'habitude. Non en fait elle avait l'air un peu ridicule. Mais il ne s'en formalisa pas, étant tout aussi gentleman que son frère, et lui reposa sa question comme s'il ne s'était rien passé. Elle reprit ses esprits au son de sa voix, qui était aussi identique à l'autre Gibbs.

Arthur - Vous le connaissez alors ?
Jen - Oui c'est mon ancien... je veux dire mon agent.
Arthur – Agent ? Agent de quoi ?
Jen - Du NCIS bien sûr.
Arthur - Il est agent du NCIS maintenant ?
Jen - Euh... oui...
Arthur – Tout ça doit vous paraître un peu bizarre mais ça fait 20 ans que je n'ai pas vu mon frère... je ne sais pas trop ce qu'il est devenu. Si j'ai bien compris vous êtes sa patronne ?
Jen – Oh, oui désolée Jenny Shepard je suis effectivement la directrice du NCIS

Elle lui serra la main tandis qu'il la détaillait de haut en bas. Décidemment ce nouveau Gibbs n'avait de différent de l'autre que les yeux.

Arthur - Je vois. Dites moi... si c'est possible bien sûr... est-ce que vous pourriez m'amener à Jethro ? Je suis venu pour m'excuser et reprendre contact.
Jen - Oui bien sûr. Je crois qu'il n'est pas arrivé sa voiture n'est pas là mais vous n'avez qu'à l'attendre au NCIS. Ma question est peut-être indiscrète mais vous excuser pour quoi ?
Arthur - C'est un peu long et compliqué à expliquer et je ne tiens pas à vous ennuyer avec de vielles histoires. Et puis vous comprenez si Jethro n'a rien dit c'est qu'il avait une bonne raison donc il ne vaux mieux pas que je le fasse à sa place.

Jen, consciente qu'elle venait de se faire rembarrer gentiment, rentra avec lui dans le hall du NCIS. Ils prirent l'ascenseur dans lequel un silence pesant s'installa. Arrivés en haut Tony, arrivé en avance pour une fois, se dirigea vers eux.

Tony - Bonjour patron. On vient de m'appeler pour une enquête Ziva n'est pas là McGee est chez Ab... tu as décidé de changer de look Gibbs ?
Jen - Tony je te présente Arthur Gibbs le frère de notre Jethro.
Tony - QUOI ??? Un deuxième Gibbs ??? Mais j'ai déjà assez de bleus sur la tête comme ça !!

Jen et Arthur échangèrent un regard amusé, avant qu'il ne se tourne vers l'agent italien.

Arthur - Tony c'est ça ?
Tony - Oui à peu près

Arthur le colla une tape derrière la tête à la manière de Gibbs. Dinozzo remarqua qu'elle était moins forte que celles que donnait Jethro mais plutôt puissante tout de même. Il devrait très vite s'inquiéter, à ce rythme là sa bosse n'allait pas s'améliorer.

Tony – Aieeeee ! Vous êtes conscient que je pourrais vous arrêter pour avoir frappé un agent fédéral ?
Arthur - Parfaitement.

Il le dévisagea, puis repartit à son bureau. Mouais c'était déjà ça, même s'il était vraiment mal barré. Il ferait mieux de tenir sa langue, du moins le temps que l'autre Gibbs arrive.

Jen - Vous pouvez attendre Jethro à son bureau ou alors venir dans le mien c'est comme vous voulez.
Arthur - Je veux bien vous accompagner je ne tiens pas a déranger votre agent dans son travail ! Mais... il y a une machine à café dans ces bureaux ? Il me faut ma dose...
Jen *avec un petit sourire* - Bien sûr, ça tombe bien j'en ai besoin aussi.

Ils se dirigèrent vers la machine à café, et commandèrent deux expressos. Elle put voir que les goûts d'Arthur étaient les même que son frère, un café très fort, pas sucré et imbuvable pour n'importe qui d'autre. La machine se mit en route, et ils discutèrent en attendant que ce soit fini.

Arthur - Alors Mlle Shepard comment connaissez vous mon frère ?
Jen - Oh je... mais c'est un peu compliqué aussi. Et vous pouvez m'appeler Jen.
Arthur - Comme vous voudrez Jen. Dites moi vous êtes célibataire ?

Le coeur de Jen manqua un battement et elle se demanda ce qui lui arrivait. Ce n'était QUE le frère de Gibbs voyons, elle n'allait pas s'affoler pour si peu. Enfin quand même, se faire draguer par un homme qui lui ressemblait tellement et qui avait exactement le même visage...

Jen – Oui malheureusement.
Arthur - C'est étonnant qu'une aussi jolie femme soit seule.

Elle sentit qu'elle rougissait, comme une adolescente à son premier rencart et essaya de se reprendre.

Jen – Et vous ?
Arthur - Aussi

Pendant ce temps l'autre Gibbs était arrivé de trèèèès mauvaise humeur au NCIS. Quand il le vit Tony se précipita vers lui, mais son boss ne lui laissa pas le temps de lui expliquer quoi que ce soit.

Tony - Patron ton...
Gibbs *le coupant* - La directrice est arrivée Dinozzo ?
Tony - Oui mais justement...
Gibbs *idem* - Je vais la voir. Fais patienter s'il y a une affaire.
Tony - Mais je... *voyant que Gibbs partait déjà au MTAC* j'aurais au moins tenté de lui dire...

L'ancien marine monta les escaliers et défonça à moitié la porte du bureau de Jen en tentant d'y entrer, sous le regard ironique de la secrétaire.

Cynthia - Elle n'est pas là agent Gibbs

Il ne lui adressa même pas un regard et redescendit à toute vitesse. Il avait besoin de lui parler, et vu la tête de son agent, celui-ci devait savoir où elle se trouvait.

Tony - Gibbs tu...
Gibbs - Où est-elle ?
Tony - A la machine à café mais...

Il s'interrompit car Jen et Arthur revenaient ayant eu leur dose de café. Il finit sa phrase en sachant très bien que c'était inutile.

Tony – Ton frère est avec elle...

Les deux frères se regardèrent longtemps, un long regard qui se passait de paroles. Tout revint d'un coup dans la mémoire de Jethro, tout ce qu'il avait tenté d'oublier pendant toutes ces années. Sa mère en larmes et les yeux rougis par les pleurs, l'enterrement de sa soeur, son père parti pour ne plus jamais revenir, le lien avec son frère coupé après cette dernière dispute qui avait changé tellement de chose dans la vie de l'agent du NCIS.
Ils se dévisagèrent un long moment, si long qu'on aurait dit que le temps s'était arrêté. Quand enfin Arthur parla, il lui sembla qu'il brisait un long silence.

Arthur - Tu vois Leroy... je suis revenu m'excuser

Il le regarda encore longtemps, ne sachant pas s'il fallait le chasser, le serrer dans ses bras ou ne pas lui pardonner. Après tout c'était aussi à lui de s'excuser. Mais au lieu de ça, il sortit la phrase qui avait bercé toute son enfance.

Gibbs - Ne jamais s'excuser...
Arthur - C'est une preuve de faiblesse

Ils sourirent, et l'agent senior sut qu'il était malgré tout content de revoir son frère, même après toutes ces années. Ils étaient toujours sur la même longueur d'ondes.

Gibbs - Je suis heureux que tu sois revenu
Arthur - Moi aussi

La jeune directrice, sentant qu'ils avaient beaucoup de choses à se dire et que cela ne la regardait pas, fit signe à Tony de venir avec elle et monta dans son bureau. Quand enfin elle fut en haut des escaliers, Gibbs reprit la parole.

Gibbs - Alors comment vas tu depuis tout ce temps ?
Arthur - A peu près bien. Et toi ?
Gibbs - Pareil... et... la famille ?
Arthur -......
Gibbs - Arthur ?
Arthur - Leroy je suis... je veux dire... Katia est morte.

Il sembla passer une ombre sur le visage de Jethro. Un silence pesant se forma de nouveau, l'ancien marine se rappela ce qu'il lui avait dit pour la dernière fois, les paroles blessantes qu'il lui avait crié dont il ne pourrait plus jamais s'excuser. Katia... sa mère... était morte.

Gibbs - Qu'est-ce qui s'est passé ?
Arthur - Il ne vaut mieux pas...
Gibbs - J'ai besoin de savoir !
Arthur - Très bien. Elle s'est suicidée. Le départ de papa et la mort d'Ariana avaient déjà étés un choc pour elle alors quand tu es parti elle a... tu comprends... elle ne pouvait plus... elle l'aurait fait même si tu n'était pas parti.
Gibbs - Pourquoi est-ce que je n'ai pas été prévenu ?
Arthur – Je t'ai envoyé des lettres ! Beaucoup de lettres où je t'expliquais tout et où je m'excusais ! Mais tu n'as pas dû les lire.

Jethro se souvint. Des lettres qu'il avait mis au feu dès qu'il en recevait une. Il ne voulait plus jamais avoir de contacts avec sa famille à l'époque. Il ne les avait même pas ouverte.
Et maintenant... il se rendait compte. Il n'avait pas été là pour l'enterrement. Il n'avait pas été là pour rassurer son frère. Il n'avait pas été là pour retenir ce geste.
Les yeux bleus de l'ancien marine étaient remplis de larme qu'il refusait de voir couler. Son frère était maintenant tout ce qui lui restait, sa seule famille.
Comme Ariana, comme Shannon et comme Kelly sa mère était partie pour toujours. Sa vie était parsemée de morts qu'il aurait voulu ne jamais vivre.
Son frère en voyant son trouble tenta de le rassurer.

Arthur - Leroy... ce n'est pas ta faute.
Gibbs - Tu penses exactement le contraire.
Arthur - Oui. Mais ce n'est pas pour ça que tu dois te laisser aller.
Gibbs - Je suis désolé de ne pas avoir été là.
Arthur - Ne jamais être désolé...
Gibbs - Mais je suis faible !! Je l'ai laissé crever, je t'ai laissé tomber j'ai laissé papa partir j'aurais dû...
Arthur *le coupant* - Ca n'aurait rien changé.
Gibbs – On ne le saura jamais Arthur...
Arthur - C'est du passé ce n'est plus la peine d'en parler je suis revenu quand même.
Gibbs - Tu as peut-être raison.
Arthur - J'ai toujours raison. Parlons plutôt du présent. Dit moi cette Jen c'est juste ta directrice ?

La bête qui s'était rendormie dans la poitrine de Jethro se réveilla à nouveau à la mention de ce prénom. Il le regarda avec un air de suspicion, méfiant.

Gibbs - Pourquoi est-ce que ce serait autre chose ?
Arthur - Je ne sais pas. Elle est rousse et... plutôt jolie je trouve
Gibbs - C'est vrai mais c'est juste la directrice du NCIS
Arthur *avec un regard étrange* - Vraiment ?

Lorsque Ziva arriva, en retard pour l'une des première fois depuis qu'elle était au NCIS, elle avait préparé son excuse, même si elle savait que pour Leroy Jethro Gibbs il n'y avait aucune excuse valable. Mais ce ne fut pas une engueulade, comme ce qu'elle avait supposé qui l'attendait, mais une scène bien plus étrange.
Quand elle arriva devant l'open space, elle se figea à la vue de deux Gibbs en train de parler. Elle resta indécise deux secondes avec un air idiot et hébété, tandis qu'ils se tournaient vers elle. Arthur sourit en constatant qu'elle avait le même air qu'une certaine jeune femme rousse quelques minutes auparavant. Décidemment, il faisait de l'effet ici.

Gibbs - Et bien officier David ? On peut savoir ce que vous avez ?

Elle ferma la bouche et essaya de reprendre contenance en évitant soigneusement de regarder le deuxième Gibbs et de ne pas poser de question.

Ziva - Rien du tout Gibbs. On a une enquête ?
Gibbs - Je ne sais pas. Allez demander à Tony.
Ziva - Où est-ce que...
Gibbs - Dans le bureau de la directrice sans doute.

La jeune israélienne se précipita dans l'escalier, pressée de savoir les dernières nouvelles, surtout concernant ce Gibbs aux yeux noirs, et Cynthia lui dit qu'effectivement Tony était bien avec Jen dans son bureau. Elle frappa et la voix de la jeune directrice lui dit d'entrer. Elle était assise sur son bureau et discutait avec l'agent italien.

Jen - Ziva ? Tu es tombée sur Arthur Gibbs je parie ?
Ziva - Arthur Gibbs ? C'est comme ça qu'il s'appelle ? Mais c'est qui au juste ?
Tony *avec une grimace* - Un deuxième Gibbs. Ou plutôt son frère jumeau.
Ziva - Quoi ??

Jen lui raconta tout ce qu'elle savait. Autrement dit pas grand chose.

Ziva - Etrange... dis moi Tony tu as reçu un appel pour une enquête ?
Tony - Oooopss j'allais oublier. Il faut prévenir le patron on a une fille de marine morte à Northfolk

Ziva, lui et Jen descendirent. Ils trouvèrent les deux frangins toujours en pleine discussion, et l'italien hésita à les déranger. Mais après un coup de coude de sa collègue, il appela.

Tony - Gibbs ?

Ce mot ne produit pas l'effet escompté, car ce n'est pas seulement son boss qui se retourne, mais les deux frères qui lancent un « Oui ? » unanime. Il hésite et commence à baffouiller.

Tony - En fait je.... enfin c'est au patron que... enfin vous...
Gibbs - Abrège Dinozzo !
Tony - On a une fille de marines morte à Northfolk
Gibbs - Et pourquoi tu l'as pas dit plus tôt ?
Tony - Je... pensais... que.... enfin...
Gibbs - On y va ! Vas chercher McGee Tony.

Le jeune agent se presse d'aller prendre l'ascenseur avant que Gibbs ne puisse lui poser plus de questions. Celui-ci se tourne vers son frère.

Gibbs - Et bien Arthur tu peux aller chez moi si tu...
Jen - Il peut très bien rester ici à t'attendre dans mon bureau non ?

A l'intérieur de lui, il eut l'impression que la bête se mettait à grogner furieusement, fâchée. Son état ne s'améliora pas lorsque son frère répondit en fixant Jen avec des yeux brillants.

Arthur - C'est une très bonne idée

Ses yeux glissèrent sur son ex et Arthur qui se fixaient, sans même faire attention à lui. Une vague de jalousie l'envahit, qu'il essaya de chasser avec peine. Son agent italien arriva avec le jeune probie, et il finit par grogner, à contre coeur :

Gibbs - Très bien allons y !

L'équipe sortit du bâtiment, et s'installa dans la voiture de Tony, Gibbs au volant. En voyant ça, celui-ci fit une grimace avant de se lancer dans une description de l'affaire, tandis que McGee s'accrochait au siège avant.

Tony - La fille a été tuée dans son lycée qui fait aussi internat. C'est sa meilleure amie qui l'a retrouvée. Une radio nous signale également un appel étrange venant du même lycée. L'animatrice qui était à l'antenne à ce moment là devrait venir.
Gibbs - Parfait.

Un silence s'installa, ponctué par les crissements des pneus dus aux virages pris un peu trop serrés.

# Posté le jeudi 13 décembre 2007 13:19

Modifié le mercredi 28 janvier 2009 13:18

Never be sorry it's a sign of weakness (2)

Never be sorry it's a sign of weakness (2)
Au bout d'un long moment, Tony rompit le calme apparent en regardant son patron.

Tony - Tu es sûr que ça va patron ?
Gibbs – Bien sûr que oui !
Tony - Non je dis ça je dis rien hein... mais c'est que tu as un air à faire fuir n'importe quel DiNozzo.
Gibbs - Alors fuis DiNozzo !
Tony – Vale !
McGee- Vale ?
Tony - Ca veut dire ok en espagnol inculte !

Il tenta quelques plaisanteries pour détendre l'atmosphère qui ne servirent à rien étant donné qu'elles n'étaient pas drôles et que aucun des trois autres agents n'avaient envie de rire. Après une blague sur un français, un belge et un américain, vraiment de mauvais goût, ils arrivèrent dans une petite ville, avant de s'arrêter devant un grand bâtiment en pierre. Sur le portail en fer forgé bleu ciel, un grand panneau était accroché ou l'on pouvait lire : "Lycée Collège Internat Pierre et Marie Curie". L'établissement était loin de ce qu'imaginaient les quatre agents, des bâtiments gris, froids et totalement inamical. Non, là c'était tout à fait le contraire. Plusieurs murs étaient recouverts de tags organisés, et les poteaux de la même couleur que le portail étaient taillés en figures étranges mais très marrantes. Et le bâtiment en lui-même était recouvert de grands arcs en ciel, et devait faire plus de trois étages.

Tony - Wow j'aurais adoré être au lycée ici !

Personne ne répondit rien. Ils entrèrent dans le grand bâtiment, et se dirigèrent vers une porte où il y avait marqué vie scolaire. Gibbs estima qu'ils avaient intérêt à y aller. Une jeune femme, d'environ une vingtaine d'années, se tenait derrière un bureau dans une salle annexée à une autre qui devait être la salle d'étude.

Jeune femme - C'est pour quoi ?
Gibbs - Pour le meurtre

Elle sembla si surprise qu'elle faillit tomber de sa chaise. A priori ce n'était qu'une pionne qui ne s'attendait pas à recevoir la visite de quatre agents spéciaux d'un organisme dont elle ne connaissait même pas le nom.

Jeune femme - ... euh veuillez vous adresser à l'administration je ne peux pas vous aider
Gibbs - Et elle est où cette administration ?
Jeune femme - Dehors monsieur il y a un autre bâtiment.

Ils sortirent du lycée et rentrèrent dans la partie administrative, qu'un panneau indiquait un peu plus loin.
Une secrétaire, derrière un grand bureau en verre était en train d'expliquer patiemment à une élève que non ce n'était pas là pour les papiers du brevet et qu'il fallait s'adresser à sa prof principale.
Quand elle les vit elle pria l'élève de partir poliment. Celle ci, une jeune fille brune avec de grands yeux marrons et un visage rond les dévisagea avec curiosité et s'en alla à regrets. L'autre se tourna vers eux et les dévisagea.

Secrétaire - Vous devez être les agents du NCIS ?
Tony - Bien deviné
Gibbs - Où est la scène de crime ?
Secrétaire *décontenancée par le direct de GIbbs* - Je... vais appeler le proviseur.

Elle sortit de sa "vitrine" et prit une des portes qui bordait le couloir plus loin. Elle dit quelques mots que les agents ne purent saisir puis ressortit avec un homme en costume cravate et un air sérieux et grave.
Il avait une barbe mal rasée, de petits yeux bizarres derrière des lunettes en demi-lune et des cheveux courts un peu tonsurés derrière. On sentait qu'il était autoritaire mais en même temps rassurant quand il le fallait.

Proviseur - Bonjour messieurs.

En apercevant Ziva, il rectifia avec un « et madame » que la jeune femme accueillit en grinçant des dents. Décidemment, elle détestait qu'on l'appelle madame.
Il tendit une main calleuse à Gibbs qui la serra.

Proviseur - Je suppose que vous venez pour la mort de Mlle McKinon ?
Gibbs - Vous supposez bien.
Proviseur - Suivez moi.

Ils sortirent du petit bâtiment et rentrèrent dans le grand. Ziva, Tony et McGee devaient presque courir pour rester à la hauteur des deux autres hommes, marchant très vite. Le principal avait été aussi marine, et il sympathisa avec Gibbs en seulement quelques minutes lorsqu'ils mentionnèrent tous les deux leurs anciens grades.

Gibbs - Vous pourriez nous en dire un peu plus sur la victime ?
Proviseur - Je ne peux pas vraiment en dire grand chose. C'était une de ces élèves discrètes qui ne veut pas s'attirer de problèmes. Son père est un marines souvent en mission, il n'a pas beaucoup d'ennemis je ne voit pas qui aurait voulu la tuer. En réalité nous pensons tous ici que c'est un suicide mais il valait mieux faire appel au NCIS quand même.
Gibbs - Un suicide ?
Proviseur - Oui elle avait les veines tailladées. Voila c'est ici.

Ils étaient arrivés devant une porte sur laquelle s'affichait pas mal de dessins, tags en tout genre sur un grand tableau blanc. Un ruban jaune et noir barrait l'entrée de la chambre.
Ils entrèrent et McGee eut l'impression de se retrouver encore dans la chambre d'Abby. La pièce était entièrement décorée de tête de mort, de poupées vaudous, d'objets macabres en tout genre. Un grande affiche d'un mort vivant était affichée sur un pan du mur noir.
Deux lits aussi sombres l'un que l'autre étaient alignés d'un coté de la pièce et de l'autre il y avait une grand armoire blanche qui ressortait illuminée par rapport à tout ce noir.
Par terre on aurait dit un champ de bataille, des oreillers éventrés déversaient leurs plumes, des livres et affaires d'école étaient ouvert et dispersés et des taches de sang, vrai ou faux, maculaient par endroit la moquette.
Les agents se mirent tout de suite au travail. Tony analysa l'emplacement du corps, Ziva prit des photos et McGee plaçait les indices dans des sachets en plastique. Leur médecin légiste arriva quelques minutes après, en se plaignant du mauvais sens de l'orientation de Mr Palmer, et indiqua que la jeune fille était morte depuis plus de 20 heures, mais moins de trois jours.
Gibbs se tourna vers le principal, décidant d'aller interroger quelques témoins.

Gibbs - C'est sa meilleure amie qui a découvert le corps ?
Proviseur - Oui
Gibbs - Très bien je peux la voir ?
Proviseur – Bien sûr, elle doit être en cours mais il n'y a pas de problème.

Ils sortirent de la salle, puis après que le principal ait consulté sa secrétaire pour savoir où était l'élève concernée, ils se dirigèrent vers un petit préfabriqué blanc ou l'on pouvait voir par des fenêtres, des élèves penchés sur leurs tables. Quelques uns relevèrent la tête en les entendant passer, vaguement intéressés.
Quand ils entrèrent dans un couloir annexé aux deux salles de cours qui composaient le petit bâtiment, ils entendirent un homme parler à ses élèves en espagnol et des rires. Le principal frappa à la porte.

"Pasa !"

Ils entrèrent. Un homme barbu à la peau mâte était en train de faire le grand écart devant le tableau pour pouvoir écrire et faire lire le haut du tableau par les élèves en même temps, tandis qu'eux n'en pouvaient plus de rire.
Il avait environ la trentaine était à peu près aussi musclé que Gibbs et portait un tee-shirt pourpre, malgré le fait qu'on était en hiver et qu'il gelait littéralement. Vu le regard que lui lançaient presque toutes les filles de la classe, il devait être très populaire chez les élèves.
Quand il vit les deux hommes, pourtant, son visage s'assombrit et il demanda à la classe de se calmer ce qu'ils firent tout de suite.

Prof - Je suppose que vous venez pour...
Gibbs - Oui.
Principal - Naomie s'il te plaît tu veux bien venir ?

Une jeune fille qui regardait par la fenêtre soupira et se leva. Elle était pâle, avait des cheveux très frisés et châtains et les yeux de la même couleur bien que très rouges. Elle était entièrement habillée en noir et portait un collier de chien noir avec des piques. Ils sortirent de la salle dans le couloir

Gibbs - Je suis l'agent Gibbs j'ai quelques questions à te poser
Naomie - Qu'est-ce que vous me voulez ? J'ai déjà répondu à toutes les questions des autres flics !
Gibbs - Pas aux miennes.
Naomie - Demandez aux autres ! Je veux qu'on me lâche un peu !

Elle tenta de retourner dans la salle mais Gibbs attrapa son bras

Gibbs - S'il te plait

Peut-être avait elle senti que ce mot dans la bouche de cet homme là était rare ou peut-être qu'elle voyait qu'il ne fallait pas lui désobéir, toujours est-il que la jeune fille s'immobilisa.
Elle le regarda dans les yeux avec un air insolent malgré la tristesse qui y régnait, et finit par demander :

Naomie - Qu'est ce que vous voulez que je dise ?
Gibbs - Je veux tout savoir de ton amie
Naomie – On a déjà dû vous la décrire.
Gibbs – Mais moi je veux ton point de vue.

Elle le dévisagea, et finit par obtempérer.

Naomie – Elle était gentille... avec tout le monde. Même les paumés de la classe elle les aidait. Il n'y avait personne qui la détestait ici, tout le monde la trouvait sympa mais... elle était un peu dépressive...

Elle ne put pas terminer, car des larmes lui montaient aux yeux. Il la lâcha et finit pour elle d'une voix douce.

Gibbs - Tu veux dire qu'elle se serait suicidée ?

La jeune fille hocha la tête puis éclata en sanglots. Gibbs la prit dans ses bras pour la réconforter ce qu'elle accepta et elle se mit à pleurer sur son torse. Ils la ramenèrent en cours et Gibbs lui dit qu'il viendrait lui poser d'autres questions plus tard.
Les deux hommes revinrent dans la chambre de la victime. Ducky était parti avec le corps, et ses agents recherchaient encore des choses suspectes.

Gibbs - Vous avez trouvé quelque chose ?
Tony - Non rien. C'est à croire qu'il ne s'est rien passé ici
Ziva - Gibbs ! Venez voir ça...

Elle était accroupie devant l'un des lits noirs et tenait un papier à la main qu'elle lui tendit dès qu'il approcha.

Ziva - Regardez...

La lettre était signée Jade McKinon c'était une lettre d'excuse et d'adieu à l'intention de sa famille et de ses amis. Les agents spéciaux ne l'avaient pas remarquée tout de suite car elle se trouvait sous un des lits dans l'ombre.

Gibbs - Il y a autre chose ?
Ziva - Non rien. Enfin si les trucs classiques qu'une ado met sous son lit.
Gibbs - Très bien *il se tourna vers le principal* Pourriez vous nous fournir quelque chose rédigé par Jade pour vérifier son écriture ?
Principal – Moi non, mais allez en salle des profs ils pourront vous aider
Gibbs - Et elle est où cette salle des profs ?

Le principal prononça une phrase, qui fut couverte par le son d'une sonnerie stridente. Presque aussitôt les agents eurent l'impression qu'on tremblement de terre se produisait. Et pour cause, tous les élèves de toutes les classes du lycée et du collège se levaient et sortaient bruyamment dans les couloirs.
A leur étage, certains s'interrompaient en passant devant les agents, puis continuaient leur route ou pas, d'autres n'y faisaient pas attention.
Trois jeunes filles derrière le bandeau de sécurité gloussaient bruyamment en regardant Tony.

Tony *avisant une fille brune* - Fausse brune. Je parie qu'elle est blonde.
Ziva - Et moi que tu vas te recevoir une tape derrière la tête si tu y fais encore attention.
Tony *faisant comme s'il n'avait rien entendu* - Attends je vais lui demander *s'adressant à la brune* Hé petite !
Brune - Je suis pas petite connard j'ai 14 ans !
Tony - Ok je tacherais de m'en souvenir. Dis moi ce n'est pas ta vrai couleur le noir tu est blonde en vrai ?
Brune - Pfffff je suis rousse crétin !

Et elle se barra avec ses copines qui gloussaient toujours. Ziva éclata de rire, deux insultes qui définissaient très bien son collègue en deux phrases, cette fille était perspicace.

Tony - Ehh au moins j'avais juste elle n'est pas brune !
Gibbs - Je suppose que tu parles de l'enquête Tony ?
Tony - Bien sûr patron je disais que n'importe quel élève de ce collège pouvait avoir tué cette fille
Gibbs – On s'en doutait. McGee, avec moi.
McGee - On va où ?
Gibbs - A la salle des profs
McGee - Mais je croyais que vous saviez pas...
Gibbs - Le principal m'a expliqué McGee !

Ils redescendirent au rez-de-chaussée, croisant un bon milliers d'élèves qui les dévisageaient sur leur passage, pour finir par s'arrêter devant une devant une porte peinte en vert. Gibbs frappa et il fallut quelques minutes avant qu'une femme ouvrit. C'était une prof d'environ 40 ans qui avait les cheveux marrons lisses, des yeux noisettes et un visage particulier. Elle le regarda étrangement, et son regard s'attarda sur la casquette où étaient brodées les lettres NCIS.

Gibbs - Bonjour madame NCIS nous cherchons un ancien professeur de la jeune fille qui a été tuée pourriez vous aller en chercher un ?
Prof - N'importe lequel ?
Gibbs - Oui
Prof - J'en suis une quelles questions voulez vous poser ?
Gibbs - Ce n'est pas une question mais pourriez vous nous dire si cette écriture est la même que celle de Jade ?

Il lui tendit la lettre dans un sachet plastifié, qu'elle prit et regarda attentivement.

- Oui ça y ressemble fort. Mais si vous voulez je peux vous fournir un de ses anciens contrôle d'histoire vous pourrez vérifier
Gibbs - C'est ce que je comptais vous demander.
Prof - Attendez une seconde

Elle rentra dans la salle et revint quelques minutes plus tard avec une feuille double couverte de la même écriture penchée.

Prof - Voila
Gibbs *comparant avec l'écriture de la lettre* - Ca a effectivement l'air d'être la même. Merci beaucoup.

Il prit le devoir pour pouvoir faire des analyses plus profondes, et revint dans la chambre, où l'attendait son agent italien, fier de lui.

Tony - J'ai trouvé l'arme qui avait servi à lui tailler les veines patron c'est en fait une simple lame de rasoir.
Gibbs - Bon travail DiNozzo. Tony Ziva on retourne au NCIS. McGee vous continuer à chercher.

Le voyage de retour fut aussi calme que celui de l'aller, à ceci près que l'ancien marine roulait beaucoup plus vite, pressé de rentrer.


Pendant ce temps Arthur et Jen parlaient tranquillement dans le bureau directorial. Ils riaient aussi beaucoup surtout la jeune femme.
Ca faisait très longtemps qu'elle ne s'était pas aussi bien entendue avec un homme. Neuf ans précisément, songea t'elle, depuis Jethro l'homme qu'elle n'avait jamais vraiment pu oublier, elle n'avait rencontré personne. Son travail, obtenu avec acharnement, ne lui laissait pas vraiment de temps pour s'occuper de sa vie privée. Mais elle avait fait son choix et jusque là n'avait rien regretté.
Et maintenant voila que grâce a ce même boulot elle rencontrait un homme qui lui plaisait vraiment. Etrange que ce soit le jumeau de celui qu'elle avait été contrainte de quitter pour ce même choix.

Arthur - Ca va Jenny ? Vous avez l'air ailleurs
Jen - Oh oui désolée. J'étais en train de réfléchir...
Arthur - Rêver plutôt vu votre air. Vous croyez que ça va leur prendre beaucoup de temps ?
Jen - Quoi ?
Arthur - L'enquête bien sûr
Jen – Ah oui et bien... je ne sais pas vraiment. D'habitude ils les résolvent vite mais ça dépend des enquêtes.
Arthur - Je vois
Jen - Je peux vous poser une question ?
Arthur - C'est ce que vous venez de faire mais vous pouvez en poser une deuxième
Jen - Qu'est-ce que vous faites comme métier ?
Arthur - Ca va vous paraître bizarre étant donné ce que fait mon frère mais je suis prof.

Elle le dévisagea, et quand elle s'aperçut qu'il était sérieux, se mordit l'intérieur des joues pour ne pas rire.

Jen – Oui, en effet c'est plutôt étrange... J'ai beaucoup de mal a vous imaginer en prof
Arthur – C'est normal. Mais je vous jure qu'avec la grosse voix les interros surprises et les cours d'histoire à dormir debout c'est plus facile.

Cette fois elle ne put s'empêcher de rire, tellement l'idée d'un Gibbs en prof lui paraissait saugrenue (si si, ce mot existe toujours !). Quand elle eut finit, il la regarda droit dans les yeux avec un sourire très Gibbsien.

Arthur – J'ai aussi une question à vous poser, si vous me permettez de vous la poser.

Décidément c'était un vrai gentleman. Non pas que son frère n'en fut pas un c'est juste qu'elle avait perdu l'habitude qu'il le soit avec elle... alors si elle pouvait avoir un Jethro comme au début de leur histoire, autant qu'elle en profite.

Jen – Allez y.
Arthur – Que faites vous ce soir ?

Cette fois il la surprit vraiment. Elle le dévisagea, détaillant chaque chose qui lui paraissait ressembler à son agent. Puis elle finit par répondre, le c½ur battant.

Jen – Rien.
Arthur - Je peux vous inviter au restaurant alors ?
Jen - Avec plaisir !
Arthur - Alors rendez vous disons... devant chez vous a 20 heures ?
Jen - C'est d'accord mais... vous savez ou j'habite ?
Arthur - Je demanderais à Jethro ne vous inquiétez pas pour ça.

Jen fit une grimace intérieure. La perspective que Jethro soit au courant qu'elle avait un rendez-vous avec son frère retrouvé depuis quelques heures ne l'enthousiasmait pas trop. Mais elle se reprit. Après tout qu'est-ce que ça pouvait lui faire ? Ils n'étaient pas mariés. D'ailleurs ça ne risquait pas qu'ils le soient se dit-elle avec un petit pincement au coeur.

Arthur - Vous rêvez encore ?
Jen - Désolée
Arthur - Ne jamais dire qu'on est désolé c'est
Jen - Une preuve de faiblesse je sais
Arthur - Je vois que vous connaissez aussi

Elle rougit en voyant ses yeux qui pétillaient et son air indiquant qu'il savait très bien comment elle pouvait l'avoir appris.

Jen – C'est... Gibbs qui me l'a appris. C'est de famille ?
Arthur - Bien deviné, notre père a instauré cette règle, elle est restée bien après sa mort.
Jen - Je vois...

Elle se déplaça pour revenir s'asseoir à son bureau, mais n'aperçut pas les dossiers posés à terre.

Jen – Je pense qu'ils ne devraient pas tarder à...

Mais elle ne put pas terminer sa phrase, car elle avait trébuché sur une pile et se retrouva dans les bras d'Arthur qui l'avait rattrapée. Elle le regarda, et n'eut pas le temps de se ressaisir que la porte s'ouvrit brusquement sur le deuxième Gibbs encore en vie.

Les deux autres se séparèrent. Arthur n'avait pas l'air gêné le moins du monde mais Jenny, elle, avait peur de la réaction de son agent. Celui ci resta de marbre et ne dit rien. Mais à l'intérieur de lui c'était un vrai combat. L'espèce de monstre hurlait, lui criait de sortir son arme et de tirer trois coups de feu dans la poitrine de son frère. Heureusement il ne lui obéit pas, et se contenta de prendre un air involontairement déçu

Gibbs - Je voulais juste prendre de vos nouvelles mais je vois que vous êtes trop occupés pour ça.
Arthur - Leroy...
Jen - Jethro...

Ils avaient dit ça presque en même temps et échangèrent un regard qui rendit Gibbs encore plus furieux avant que Jen reprenne :

Jen - Ce n'est pas ce que tu...
Gibbs *la coupant* - Bien sûr.

Il partit en claquant la porte. Son expression avait viré à irrité et furax, ce que Jen ne comprit pas. Mais Arthur, lui, y vit tout de suite ce qu'avait son frère. Il le comprenait parce qu'il le connaissait depuis sa naissance, et même s'il ne savait rien de l'histoire de Jen et Jethro il pouvait observer qu'il se passait quelque chose d'autre entre eux qu'une pure relation de travail. Il se tourna vers la jeune femme qui regardait toujours la porte, troublée.

Arthur - Il y a plus qu'une relation agent/directeur entre vous deux n'est ce pas ?
Jen - Je... non... enfin... mais c'est compliqué...
Arthur - Je m'en doute. Il faut que j'aille le voir.
Jen – Je crois qu'il vaudrait mieux que ce soit moi
Arthur - Comme vous voudrez.

Elle le remercia, sortit du bureau et descendit. Elle ne comprenait toujours pas la réaction de son ancien amant. Et surtout la haine dans ses yeux quand il les avait découvert comme ça. Lorsqu'elle arriva à la hauteur des bureaux elle vit tout de suite DiNozzo faisant une tête très étrange comme s'il avait peur.

Tony - Si vous cherchez Gibbs il est descendu je crois. Mais faites gaffe c'est tempête de force 15.
Jen - Merci Tony

Elle alla à l'ascenseur et l'appela. Quand les portes s'ouvrirent, Gibbs se tenait devant elle. Elle inspira un grand coup pour se donner du courage et entra dans la petite pièce carrée.
L'ascenseur démarra sans qu'aucun des deux ne dise un seul mot puis Jen l'arrêta à mi chemin du labo d'Abby. Il ne la regarda même pas, se contentant de fixer le mur, tandis qu'elle se tournait vers lui.

Jen - Qu'est-ce qui te prend Jethro ??

Il ne répondit pas, et ne se tourna même pas vers elle. Elle l'observa, sachant qu'il se refermait encore plus à chaque seconde qui passait, et recommença à l'interroger.

Jen - Pourquoi est-ce que tu as eu cette réaction ? Pourquoi est-ce que ça te dérange que je flirte avec ton frère ?

Il ne dit toujours rien, et elle s'énerva. Il n'avait pas le droit de la traiter comme ça, surtout après la réaction qu'il avait eu. Il aurait pu au moins répondre, c'était la moindre des choses !

Jen – Répond-moi Jethro ! Qu'est ce que ça peut te faire ? Pourquoi as tu eu cette réaction ?

Il se tourna enfin vers elle et plongea ses yeux dans les siens, mué par un sentiment incontrôlable. Lorsqu'il parla enfin, sa voix était devenue rauque.

Gibbs - Tu tiens vraiment à le savoir ??

Elle hésita en le voyant réagir encore comme ça. Il semblait las, fatigué de se battre. Oui, elle voulait le savoir, évidemment qu'elle le voulait !
Comme s'il lisait la réponse dans ses yeux, il n'eut pas besoin de l'entendre, et finit par lui dire ce qu'il avait sur le c½ur, quoi que ça lui coûte. Mais les mots ne sortirent pas tout de suite, il lui semblait qu'ils restaient coincés dans sa gorge. Il était incapable de répondre à la jeune femme, à ses yeux verts interrogateurs qu'il aimait tant. Il baissa donc les yeux et prononça d'une voix faible, presque inaudible.

Gibbs - Parce que je t'aime encore Jenny.

Elle le fixa quelques secondes, et quand elle réalisa que c'était vrai, resta bouche bée. La surprise était telle qu'elle ne pouvait même pas parler. Alors, il avait enfin prononcé les trois petits mots qu'elle attendait depuis qu'elle était arrivée au NCIS et... c'était tout ? Il avait fallu que ce soit ce jour là bien sûr ! Il avait quand même du culot de faire ça !

# Posté le dimanche 23 décembre 2007 11:54

Modifié le mercredi 28 janvier 2009 13:19

Never be sorry it's a sign of weakness (3)

Never be sorry it's a sign of weakness (3)
Il vit qu'elle ne parlait pas et osa enfin lever les yeux vers elle. Elle le regardait toujours, mais ce n'était pas la même lueur qui brillait dans son regard, non, cette fois il était dur et froid, comme si elle était très en colère.

Gibbs - Jen ?
Jen - Tu... alors ça c'est trop fort !
Gibbs – Quoi ?
Jen - Espèce de...
Gibbs - Qu'est ce que j'ai fait encore ??

C'était la deuxième fois de la journée qu'une femme qu'il aimait commençait cette fichue insulte et qu'il la coupait, ça commençait sérieusement à l'exaspérer. Il n'y avait plus qu'à espérer que ça ne devienne pas une habitude.

Jen - Tu m'ignores pendant deux ans alors que j'espère que tu me dises ces mots, tu gardes une relation strictement professionnelle et là le jour où je trouve quelqu'un qui me plaît, soit dit en passant ton frère, tu m'annonces enfin que tu m'aimes ! Et là je suppose que je devrais dire la même chose et me plier à la volonté de MONSIEUR Leroy Jethro GIbbs c'est ça ?
Gibbs – Jen...
Jen - Non ça va je me doute de ta réponse ! Si je ne te connaissais pas comme je te connais franchement je penserais que tu es un salaud, là c'est vraiment l'impression que tu donnes Jethro !
Gibbs - Mais je...
Jen - Laisse moi finir ! Tu sais quoi ? Je ne vais pas me gêner pour sortir avec ton frère que tu le veuille ou non parce que c'est trop tard Jethro c'était avant qu'il fallait me dire ça ! Si tu crois qu'après huit ans je referais la même erreur tu ne me connais vraimment pas !
Gibbs - TU AS TERMINE ??
Jen - NON JE N'AI PAS FINI ET MEME SI J'AVAIS FINI JE NE VOUDRAIS PAS QUE TU PARLES !! Je suppose que tu n'as pas pensé à Hollis non plus et à ce que dirait tout le monde quand tu annoncerais que tu la quittes pour moi non bien sûr parce que MONSIEUR Leroy Jethro Gibbs ne peut pas penser à tout !!
Gibbs - C'est bon tu as fini là ?? Je peux parler ??
Jen - OUI J'AI FINI !! Et tu peux parler si tu veux mais rien de ce que tu pourras dire ne me fera changer d'avis !
Gibbs - Très bien alors pour Hollis je t'annonce officiellement que nous sommes séparés depuis ce matin -je ne te dis pas pourquoi de toutes façons ça ne t'intéresse pas. Ensuite je te signale en passant que c'est toi qui m'as tout de suite dit qu'il n'y aurait rien en dehors du boulot. Et pour finir fais ce que tu veux mais ne me demande plus pourquoi j'ai des réactions étranges !!

Il ralluma l'ascenseur qui monta. Plus aucun des deux anciens amants ne dire un seul mot. Ils étaient tout les deux très énervés contre eux même ou contre l'autre, voir les deux en même temps.
Quand la machine s'arrêta Jethro en sortit en premier et sa directrice après.

Gibbs fila directement à son bureau et bouscula sans la voir une jeune femme blonde que Tony essayait d'interroger et de draguer en même temps. Ce qui n'était pas très facile étant donné qu'elle s'intéressait plus à l'affaire qu'à lui.

Tony *d'une voix charmeuse* - Donc vous dites que vous avez reçu l'appel vers 22 h 30 c'est bien ça ?
Jeune femme - Oui ça fait juste trois fois que je vous le dit !!
Tony - Euh... très bien alors décrivez moi l'appel s'il vous plaît
Jeune femme - La fille s'est présentée comme Jade au standard mais elle a choisi un pseudo, je ne sais pas pourquoi, qui était Anna. Ensuite elle a annoncé le sujet dont elle voulait parler, la guerre en Irak et Emma -la standardiste- l'a passée à l'antenne. Ensuite au moment où elle est passé elle nous a d'abord dit bonjour puis elle ne répondait plus et il y a eut des bruits étranges comme des bruits de coups. La fille a crié qu'on appelle son père et elle a presque hurlé que "quelqu'un" était là je ne sais pas qui elle a juste dit IL. Puis il y a eut un grand cri, elle a raccroché et Emma n'a pas réussi à la rappeler. On a cru à une blague et je l'ai mentionné, jusqu'à ce que votre équipe nous contacte.
Tony - Ah patron ! Voici Emilie de la radio le Mouv' c'est elle qui a parlé à la victime pour la dernière fois.

Il avait enfin remarqué que son patron était à son bureau, et celui-ci se leva, détaillant l'animatrice d'un regard froid et sans beaucoup d'intérêt.

Emilie - Bonjour !

Il ne répondit pas mais la jeune femme ne se démonta pas pour autant

Emilie - Votre ascenseur est en panne au fait ? J'ai essayé de l'utiliser mais il n'est pas descendu.
Gibbs - J'y étais occupé avec la directrice
Tony - Vous faisiez quoi ??
Gibbs - Pas ce que tu crois Dinozzo ! Malheureusement...
Tony - Hein c'est quoi ce malheure...

Il se reçut une énième tape sur la tête, et Emilie éclata de rire

Tony - Aieuuu mais j'ai rien fait !
Emilie - Ne jamais se mêler de la vie privée de ses patrons c'est un conseil Tony

Elle arrêta de rire en voyant la tête de Gibbs. Ok, ne pas le froisser.

Emilie - C'est pas tout ça mais vous avez encore beaucoup de questions à me poser ? Je dois partir aujourd'hui à Londres et je ne tiens pas à rater mon train
Tony - Ca ira vous pouvez y aller j'ai pris votre déposition. Mais tenez vous tout de même à la disposition du NCIS et si vous vous rappelez quelque chose, un détail, appelez nous

Il lui tendit sa carte, où étaient inscrits plusieurs numéros, et plusieurs adresses.

Emilie - C'est votre numéro personnel je suppose ?
Tony - Et bien en bas il y a celui du NCIS soit vous m'appelez soit vous appelez l'agence

La jeune femme blonde partit en riant, et Gibbs descendit voir le médecin légiste. Tony soupira :

Tony – Ahh, une animatrice qui adore rire, qu'est-ce que je donnerais pour qu'elle me rappelle !

Ziva leva les yeux au ciel, se retenant de faire comme Gibbs en lui collant une tape derrière la tête.

Lorsque l'ancien marine arriva dans la salle d'autopsie, son vieil ami était en train d'enlever ses gants et de se laver les mains, venant manifestement de finir son travail.

Ducky - Jethro tu tombes bien je viens de trouver la vraie cause de la mort. Cette jeune fille est morte par strangulation et non pas parce qu'elle avait les veines coupées comme nous l'avons cru. Notre assassin n'était pas très malin, il l'a tuée puis a masqué les marques avec du fond de teint et ensuite il lui a taillé les veines pour faire croire à un suicide, ce qui était plutôt idiot puisque le fond de teint ne masque pas vraiment les marques de coups. Tiens d'ailleurs ça me rappelle l'affaire d'une femme battue qui...
Gibbs - Merci Ducky

Il sortit, et appela l'ascenseur. Quand les portes s'ouvrirent, Jimmy Palmer en sortit, le sourire aux lèvres. Il le salua d'une voix guillerette.

Jimmy - Bonjour Monsieur

Gibbs rentra dans la machine, mais au moment ou celui ci allait se refermer il lança à l'assistant :

- Au fait Palmer vous êtes au courant que vous avez une marque de rouge à lèvre sur la joue ?

Palmer plaqua sa main sur sa joue en rougissant et l'ascenseur se ferma.


Jen quant à elle était directement remontée dans son bureau. Elle était tombée sur Arthur qui l'avait attendue. Elle s'assit sur son fauteuil en soupirant. Tout ce dont elle avait besoin maintenant c'était d'un bon verre de bourbon. C'est d'ailleurs ce qu'elle fit, en sortant une bouteille.

Arthur - Ca s'est bien passé ? Pas très vu votre air
Jen - Non... ça ne s'est effectivement pas très bien passé...
Arthur - Il vous a dit qu'il...

Il ne termina pas sa phrase, étrangement gêné par ce qu'il allait dire.

Jen - Quoi ?
Arthur – Vous savez, je suis son frère et j'ai appris à le connaître, malgré notre éloignement de toutes ces années je sais très bien reconnaître ses émotions. Or tout à l'heure il éprouvait de la jalousie en vous voyant dans mes bras donc je peux supposer qu'il vous a dit qu'il vous aimait et que vous l'avez envoyé paître parce que ça ne vous plaisait pas. Et vu vos deux caractères je pense aussi qu'il s'en est suivi une engueulade monumentale. J'ai raison ?

Elle le fixa en se disant qu'il était bien perspicace pour un prof d'histoire.

Jen - ... en résumé... c'est à peu près ça
Arthur - Allez y racontez moi tout.

Elle se servit un verre de bourbon, et lui en donna un aussi, puis commença à lui raconter ce qui s'était passé dans l'ascenseur, élaborant certains détails. Finalement, elle en arriva à lui expliquer tout ce qui s'était passé en 1999. Arthur, voyant que Jen s'était décidée à lui faire confiance, commença à lui révéler des petits bouts de ce qui avait été l'enfance de Jethro et la sienne. Lorsqu'il eut finit, il s'ensuivit un long silence, qu'il coupa.

Arthur – Ecoutez, je sais que Leroy vous aime, et je ne voudrais jamais lui faire de mal alors...
Jen – Je suis d'accord, on reste amis. De toute façon vous n'êtes pas du tout mon genre.

Il sourit, en réalisant que c'était exactement la fin de sa phrase. Elle sourit aussi, surtout parce que c'était la première fois qu'elle pouvait sortir cette phrase à quelqu'un sans qu'il se vexe, mais aussi parce que il fallait avouer que malgré la ressemblance à son agent, les yeux noirs c'était vraiment pas son truc.
Arthur décida d'aller voir son frère, et laissa la jeune femme seule dans son bureau.


Labo d'Abby

Le laborantine gothique faisait plusieurs roues et quelques figures de gymnastique dans la pièce, pour réfléchir à ce qui lui convenait de faire. Après tout ça ne la regardait pas mais c'était Gibbs ! Elle n'avait pas le droit de lui cacher qu'elle savait, puisqu'il saurait qu'elle savait. Et s'il savait qu'elle savait, il saurait qu'elle savait qu'il savait qu'elle savait. Ce serait vraiment horrible qu'il sache ça !
D'une autre côté, elle ne pouvait pas non plus lui dire tout ça qu'est-ce qu'il penserait hein ? Qu'elle était une petite écouteuse aux portes en puissances ? Arès tout c'était son renard argenté il comprendrait. Oui mais s'il ne comprenait pas hein ? C'était Gibbs, il détestait les espions ! Enfin elle n'avait rien fait de mal, mais quand même !
Elle s'arrêta énervée par ces réflexions et se dit à haute voix :

- Rrrraaa Gibbs pourquoi il faut toujours que je me rende compte de quelque chose sur toi sans faire exprès !
Gibbs - Te rende compte de quoi Abby ?

Elle se retourna en un sursaut et le regarda. Il vit qu'elle avait un air moitié surpris furieux, moitié compatissant. Il avait un caf'pow à la main, et elle sourit devant son air innocent.

Abby – Tu ne pourrais pas prévenir quand tu arrives Gibbs ?
Gibbs - Tu as trouvé quelque chose Abby ?
Abby - Oui des empreintes sauf que l'assassin est clean, je ne l'ai trouvé nul part dans les fichiers du FBI et du NCIS.
Gibbs - Tu as cherché dans les fichiers de civils ?
Abby - Gibbs je ne suis pas superwoman tu sais !
Gibbs - Fais le alors !
Abby - Il faut que je pirate des tas de fichiers du ministère ça va prendre du temps !
Gibbs - D'accord, d'accord je t'envoie McGee alors ?
Abby - Ca va prendre tout de même quelques heures !
Gibbs - Je t'en laisse une Abbs !

Il amorça un mouvement vers la porte, mais elle se décida à lui en parler. Elle n'avait pas le choix de toute façon !

Abby - Au fait Gibbs...
Gibbs - Quoi ?
Abby - Tu sais je... enfin jveux dire... on entend tout ce qui vient de l'ascenseur ici...
Gibbs - Viens en au faits ! Tu as écouté ma dispute avec la directrice ?
Abby - Je n'ai pas fait exprès ! Je te jure ! D'habitude je me bouche les oreilles pour pas entendre j'aime pas les disputes entre papa et maman mais là j'avais pas le choix vous criiez tellement fort... Mais si tu veux parler... enfin un truc du genre... je veux dire je peux aussi parler à Jen si tu veux

Gibbs leva les yeux au ciel et sortit à moitié furax et amusé. Il appela l'ascenseur pour monter et tomba nez à nez avec... Arthur ! Celui ci attendit que Jethro monte dans l'ascenseur puis quand les portes se furent refermées il l'arrêta. Son frère se tourna vers lui, exaspéré.

Gibbs - Je n'ai pas vraiment le temps Arthur !
Arthur - Le temps n'a jamais été un problème pour toi Leroy
Gibbs - J'ai... une enquête à finir
Arthur - Ce ne serait pas plutôt parce que tu ne veux pas me parler ?
Gibbs - Peut-être...
Arthur - Je ne pensais pas que ça se passerait comme ça quand j'ai décidé de revenir. Pourquoi faut-il toujours qu'il y ait les femmes !
Gibbs - C'est vrai... elles gâchent toujours tout.

Ils se turent quelques instants tout les deux se remémorant leur jeunesse où ils passaient leur temps à s'échanger des copines sans que celle ci ne s'en rende compte simplement en se faisant passer l'un pour l'autre. Soudain Arthur sortit quatre petites choses de sa poche qu'il montra à Jethro. Celui ci reconnut immédiatement les choses en question.

Gibbs - Tu... les as encore...
Arthur - Oui... je ne les ai jamais sorties jusqu'à aujourd'hui.
Gibbs - Tu ne comptes tout de même pas...
Arthur - Et pourquoi pas ?
Gibbs - Je ne suis pas sûr que tu y arriverais
Arthur - C'est toi le patron ils m'obéiront
Gibbs - C'est vrai...
Arthur - Tu en meurs d'envie ! Et tu saurais enfin ce qu'elle pense de toi !
Gibbs - Je ne devrais pas... on va avoir de sérieux problème si une seule personne le découvre... mais c'est d'accord !

Arthur fit glisser deux des quatre petits ronds dans la paume de Jethro. Deux petits ronds noirs, contrairement aux autres qui étaient bleus azur, ressemblants comme par hasard à des lentilles de contact.

Gibbs - Et pour la barbe ?
Arthur - Je vais me raser. Tu n'auras qu'à dire que je ne pouvais plus la voir en peinture de toutes façon c'est la vérité

L'ancien marine sourit. Ils retrouvaient leur complicité d'avant. Evidemment ils risquaient de sérieux ennuis, mais comme ils le disaient à l'époque... il suffit de faire attention !

Arthur - Tu peux me montrer où sont les toilettes ?

L'ancien marine ralluma l'ascenseur et lorsque la machine s'arrêta, ils se dirigèrent vers les toilettes. Celles ci étaient désertes, tous les agents étant au travail. Arthur commença à se raser la barbe tandis que Jethro mis les deux lentilles noires sur ses yeux bleus. Ils échangèrent leurs vêtements et l'agent spécial passa son arme à son frère. Celui ci la prit avec dégoût.

Arthur - Je n'ai jamais vraiment aimé ces... "choses"
Jethro - Si tu veux qu'on échange de place c'est nécessaire.
Arthur - Et si j'en ai besoin ?
Jethro - Tu n'en auras pas besoin.
Arthur – Ok, ok mais je dois faire quoi ?
Jethro - Juste laisser faire les agents. Normalement ils connaissent leur boulot.
Arthur - Rappelle moi leurs noms
Jethro - Il y a Tony que tu as déjà vu, McGee c'est l'autre, Ziva est l'israélienne, Abby la laborantine gothique et Ducky le médecin légiste. Normalement ces deux là tu ne devrais pas les voir sauf s'ils ont trouvé le coupable et dans ce cas là tu me préviens immédiatement. A propos il faudra que tu dises à McGee d'aller voir Abby
Arthur - Ok

Arthur mis les deux autres lentilles de contact bleus et la "métamorphose" fut terminée. Ils se mirent face à face. Quand Jethro regardait son frère il se voyait lui et inversement.

Jethro - Il n'y a plus qu'à se séparer. Toi tu vas à mon bureau et moi je vais voir Jen
Arthur - Oui. J'espère juste que personne ne va s'apercevoir de rien sinon on aura des sérieux problèmes.
Jethro - Ce n'est pas comme quand on était ados et que le pire était qu'on se prenne quelques claques.
Arthur *souriant à ce souvenir* - Exactement. Et bien à tout à l'heure alors.
Jethro - Et... Arthur...
Arthur - Quoi ?
Jethro - Merci.
Arthur - De rien de toutes façons Jen est gentille mais elle est un peu trop... rousse pour moi. En plus j'ai toujours voulu savoir ce que ça faisait d'être agent

Ils se sourirent à nouveau et se séparèrent. Jethro dans la peau d'Arthur et Arthur dans celle de Jethro. Le premier monta dans le bureau de la directrice tandis que son frère rejoignait les agents, tous les deux ayant la même apréhension. Jen attendait Arthur avec un verre de bourbon, ne cachant pas son impatience de savoir ce que son ancien amant avait pu dire.

Jen - Alors qu'est-ce qu'il... vous vous étes rasé ?
Jethro - Oui je... j'avais... envie
Jen - Vous avez parlé à Jethro ?

Gibbs détourna les yeux de peur que Jen voie ses yeux bleus derrière les lentilles. Elle crut que c'était de la gêne, et s'inquiéta un peu.

Jethro - Oui je lui ai parlé
Jen - Qu'est-ce qu'il vous a dit ?

L'ancien marine inspira un grand coup avant de répondre, inquiet de sa réaction.

Jethro - Il m'a dit... qu'il vous aimait.
Jen - C'est tout ?
Jethro - Non il a dit aussi qu'il ne cesserait jamais de vous aimer même si vous sortiez avec moi. Et que dans ce cas je n'aurais sûrement plus les même relations avec lui.
Jen - Il vous a dit ça ?
Jethro - En résumé oui.
Jen - Alors en plus il fait du chantage ! Non mais il croit quoi, que je vais lui retomber dans les bras après huit ans et que je vais lui pardonner comme ça le fait qu'il m'ait menti ??
Jethro - Je pense qu'il vous aime et qu'il ne sait pas comment vous récupérer après ce qu'il a fait. Il regrette vous savez !
Jen - Il regrette ?? Comment est-ce que vous pouvez savoir qu'il... Oh c'est vrai j'oubliais vous êtes son frère. Mais n'essayez pas de le défendre !!
Jethro - Je n'essaye pas de le défendre je dit juste qu'il ne comptait pas vous blesser il y a huit ans, il voulait vous garder et pour ça, mentir était la seule solution ! De plus il était en cours de divorce avec Diane mais vous ne lui avez même pas laissé le temps de s'expliquer !

Jen regarda celui qu'elle pensait être Arthur d'un air offensé et, étrangement, assez vexé. Il les jugeait alors qu'il ne savait rien. Franchement, il était aussi culotté que son frère !

Jen - Comment pouvez vous savoir ce qu'il voulait ou pas alors que vous connaissez si peu notre histoire ?
Jethro - C'est que... il me l'a dit
Jen - Vous lui avez demandé ça aussi ?

Elle s'approcha avec un air cette fois soupçonneux. Gibbs regretta soudainement de s'être emporté quelques minutes plus tôt, il ne devait absolument pas dévoiler son identité.

Jethro - Oui
Jen - ... Vous n'auriez pas dû raser votre barbe vous lui ressemblez beaucoup plus maintenant.

Elle se détourna et retourna à son bureau, tandis qu'il soufflait intérieurement de soulagement.

Jethro - Et ça vous dérange ?
Jen - Je préfère ne pas avoir l'impression de lui parler.
Jethro - Pourquoi ? Vous m'en... en voulez à Jethro ?
Jen - Un peu mais je... attendez... il y a quelque chose d'étrange
Jethro - Quoi ?
Jen *soupçonneuse* - Depuis que vous êtes arrivé vous avez toujours appelé votre frère Leroy. Pourquoi est-ce que subitement vous changez ?

Gibbs se maudit. Il avait oublié cette obstination d'Arthur à l'appeler par Leroy. Quel crétin ! A l'époque où il faisait ses petits échanges, c'était souvent ce qui le démasquait, et encore maintenant, il fallait qu'il fasse cette erreur.

Jethro - Je ne sais pas je n'ai pas fait attention
Jen - C'est tout de même bizarre. Mais enfin pour répondre à votre question oui je lui en veux énormément. Il aurait dû me dire ça bien avant.
Jethro - Mais s'il avait peur de votre réaction ?
Jen - Je n'ai jamais vu Jethro avoir peur
Jethro - Vraiment ?
Jen - Vous l'avez déjà vu vous ?
Jethro - ... peut-être

Il s'éloigna et se tourna vers la fenêtre pour que Jen ne remarque pas sa réaction au fait qu'elle lui en veuille. Puis il décida de se lancer quitte à être déçu ou à se dénoncer. Après tout elle ne pouvait pas faire pire que le virer... ou peut-être qu'elle pouvait.

Jethro - J'ai une question assez indiscrète à vous poser
Jen - Allez y posez la
Jethro - Ressentez vous encore quelque chose pour mon frère ?

Il se retourna et regarda Jen droit dans les yeux. Elle réfléchit quelques secondes, et soutint son regard, décidant de dire la vérité.

Jen - Pour être franche... oui.

# Posté le mardi 08 janvier 2008 15:45

Modifié le mercredi 28 janvier 2009 13:20

Never be sorry it's a sign of weakness (4)

Never be sorry it's a sign of weakness (4)
Arthur se dirigea d'un pas mal assuré vers les bureaux. Si les agents découvraient la supercherie ils risquaient gros, il n'avait pas de droit de port d'arme et puis même, prendre la place d'un agent spécial était très risqué. De plus il ne savait pas du tout ce qu'il avait a faire.
Le temps qu'il se fasse toutes ces réflexions il était déjà arrivé dans l'open space, il vit Tony l'attendant à son bureau et n'eut pas d'autre choix que de continuer à jouer la comédie. Il ne pouvait plus reculer. Il se rappela ce qu'avait dit son frère.

Arthur - Où est Mcgee ?
Tony - Juste devant toi patron... tu as de plus en plus la vue qui baisse à ce que je vois

Arthur avisa le jeune homme assis à son bureau et qui avait relevé la tête à la mention de son nom. Il hésita au prénom qu'il devait donné, et aussi à la manière dont il devait le lui demander, devait-il le vouvoyer ou le tutoyer ? Après quelques secondes de réflexion il opta pour le vouvoiement, après tout son frère était poli.

Arthur - Vous devez aller voir... Abby
McGee - OK je dois y faire quoi ?
Arthur - Heu... elle vous expliquera tout ça.
Tony - Et nous qu'est-ce qu'on fait Gibbs ?
Arthur - Et bien... faites votre boulot bon sang !!
Tony - Je vais rechercher tout les gens susceptibles d'en vouloir au comandant McKinnon
Ziva - Et moi... je vais convoquer la meilleure amie de la victime et voir si son père est revenu de mission.

Arthur soupira soulagé, il avait eu peur pendant un instant qu'ils ne sachent pas quoi faire et ne s'en remettent à lui. Il hésita encore un instant ne sachant pas quel était le bureau de Jethro et fini par prendre celui qui était le plus probable de l'être. C'est-à-dire le plus grand et le moins encombré par la technologie.
Il s'assit sur la chaise et regarda tout les papiers qu'il avait devant lui. Au bout d'environ un quart d'heure il alla se chercher un café. Quand il revint Tony discutait avec une jeune fille brune aux cheveux très frisés habillée tout en noir, visiblement gothique. Il pria pour que ce ne soit pas la laborantine Abby, n'ayant pas très envie d'être obligé à aller chercher son frère. Heureusement pour lui ce n'était pas elle.

Tony - Patron voila Naomie
Arthur - Naomie ?
Tony - La... meilleure amie de Jade McKinnon. Tu lui as parlé au collège tu t'en souviens ?
Arthur - Ah oui c'est vrai.
Tony - Décidément il n'y a pas que ta vue qui baisse

Il ferma les yeux en attente d'une tape sur la tête qui ne vint pas. Il s'en étonna mais ne fit pas la remarque craignant que son patron change d'avis. La jeune fille dévisagea Arthur sans gêne, comme si quelque chose n'allait pas.

Naomie - Vous avez l'air... différent...

Arthur détourna les yeux de peur que la jeune fille remarque qu'ils étaient plus foncés. Il feignit l'indifférence avant de faire une nouvelle gaffe, plus grave cette fois.

Arthur - Ah... Tony tu veux bien l'interroger s'il te plaît ?
Tony - Tu veux bien ?? S'il te plaît ??? Gibbs tu es sûr que ça va ?
Arthur - Je veux dire... interroges la immédiatement Dinozzo !
Tony - Je préfère ça...

Il regarda Arthur avec suspicion, loin de se douter que sa directrice faisait de même avec son vrai patron un étage plus haut. L'imposteur se dit donc qu'il ferait bien d'être un peu moins poli avec les agents de son frère.

Tony - Mais dit moi, pourquoi tu ne le fais pas toi même ?
Arthur - Parce que... parce que je vais voir Abby voila pourquoi !
Tony - Ok

Bravo Arthur, et une nouvelle boulette une ! Décidemment il les alignait ! Il ne savait pas du tout où était le labo d'Abby. Tony avait bien tenté de lui expliquer lorsqu'il était descendu pour parler à son frère, mais tout ce qu'Arthur avait compris était qu'il fallait prendre l'ascenseur et descendre. Il se dirigea en hésitant vers la machine et l'appela. Lorsqu'il arriva en bas il entendit une musique, du hard rock (du moins c'est ce qu'il supposa) à un volume sonore très élevé. Il alla vers elle se souvenant que cette Abby était gothique et que donc il y avait de fortes chances que ce soit elle qui l'ai mise. Il arriva dans une salle remplie de ce boucan, et vit le jeune agent qu'il y avait envoyé penché sur un ordinateur à côté d'une jeune femme pleine d'énergie qui leva la tête et fonça vers lui quand elle l'entendit. Elle se précipita dans ses bras.

Abby - Giiiiiiiiiiiiiiiiiibbs !!

Elle se retira des bras d'Arthur avec un air étrange, sentant que quelque chose clochait. Lui, il ne bougeait pas, déconcerté par l'attitude de la jeune femme. Décidemment, les subordonnés de son frère étaient vraiment bizarres.

Abby - C'est étrange... je t'ai entendu arriver. Et tu n'as pas le même parfum que d'habitude. Tu es sûr que tu es toi Gibbs ?
Arthur - Bien sûr que oui Abby ! Qui veux tu que je sois ?
Abby - Je sais pas ton frère jumeau par exemple. Beurk imagines ce serait glauque si vous aviez décidé de changer de place et là en fait ce serait... heuu comment il s'appelle déjà ?
Arthur - Arthur !
Abby - Oui voila j'aurais en fait serré dans mes bras un inconnu et... bon bref je croyais que tu m'avais donné une heure qu'est ce que tu fais là ?
Arthur - Je venais voir si tout se passait bien ça te dérange ?

Elle regarda les mains de celui qu'elle croyait être son patron, puis dans son dos, pour finalement carrément tourner autour de lui, semblant chercher quelque chose. Il la regarda avec un sourcil froncé. Non, vraiment cette fille était... spéciale !

Abby - Mais tu n'as pas mon carburant ?
Arthur - Ton... carburant ?
Abby - Mais oui mon caf'pow ! Il est où ?
Arthur *s'en allant* - Trouves le coupable et tu l'auras Abby !
Abby - Là je retrouve mon Gibbs

Il sortit du labo le sourire aux lèvres. Au moins il avait assuré pour le dernier acte.

Tony - Ca ne te dérange pas que je te pose quelques questions ?
Naomie - Si mais de toutes façons maintenant que je suis là...
Tony - Heu... très bien
Naomie - Dites ça peut pas être l'autre flic de tout à l'heure qui m'interrogerait ?
Tony - Tu veux dire Gibbs ?
Naomie - Mais non pas lui l'autre !
Tony - McGee ? *se tournant vers Ziva* Dis donc on dirait qu'il a la côte auprès des gothiques notre petit bleu !
Naomie - Pourquoi il est déjà avec une fille ?
Tony - Non pas vraiment... disons qu'il est en phase d'approche... depuis trois ans !
Naomie - Oh ça va alors s'il est qu'en phase d'approche ça veut dire qu'il est libre !
Tony - De toute façon tu est trop jeune pour lui
Ziva – Tony, je pense que si tu ne lui a pas posé au moins une question avant l'arrivée de Gibbs tu v as encore avoir une grosse bosse à l'arrière du crâne !
Tony - Ohh je ne sais pas ça ma chère Ziva. Il me semble que Gibbs se radoucisse avec l'age. Tu as vu la façon dont il m'a parlé tout à l'heure ? A croire qu'il s'est fait influencé par son frère
Ziva - Tu penses que son frère est plus sympathique que lui ?
Tony - Ca il n'y aurait pas de mal. Mais il a l'air plus sensible, moins sadique plus... humain quoi si tu vois ce que je veux...

Il s'interrompit en voyant que Ziva fixait un point derrière lui d'un air moitié gêné, et dégluttit, en comprenant ce qui l'attendait.

Tony - Non Ziva ne me dit pas qu'il y a Gibbs derrière moi et que je vais me prendre une tape dans moins de 10 secondes.

Il se retourna et se retrouva nez à nez avec celui qu'il pensait être son supérieur.

Tony - Patron on disait justement que...
Arthur - Que je me radoucissait avec l'age ?
Tony - Heu non je...
Arthur - Ou peut-être qu'il fallait que tu te mettes au boulot au lieu de t'occuper de ma vie privée ?
Tony - C'est que... la fille veut être interrogée par McGee
Arthur - Et alors ?
Tony - Et bien je négociais pour...
Arthur - Au boulot DiNozzo !!

Le jeune agent se pressa d'aller interroger la jeune fille, avec la peur qu'il change d'avis et lui colle une tape sur la tête. Arthur alla s'asseoir au bureau de son frère. Il commençait tout doucement à rentrer dans la peau du personnage. Il sourit. Du personnage. Son frère. Mais pour ces agents un chef d'équipe sadique et sans pitié. C'était plutôt facile à faire.
Il regarda l'agent italien interroger le témoin, jusqu'à ce que Ziva raccroche son téléphone et se plante devant lui. Il leva la tête, elle semblait étrangement furieuse.

Ziva - J'ai eu le labo d'identification d'écriture. La lettre n'a pas été écrite par la victime.
Arthur - Ah très bien

Mais l'officier du Mossad resta plantée devant lui, une lueur de défi dans le regard.

Arthur - Oui Ziva ?
Ziva - Je n'ai plus rien à faire.
Arthur - Vous avez forcément quelque chose.
Ziva - C'est vous qui donnez les ordres.
Arthur - Euh... bien sûr... vous avez... heu... appelé pour le père de la fille ?
Ziva - Il est toujours en mission
Arthur - Et... pourquoi vous ne... n'explorez pas toutes les pistes ?
Ziva - Nous n'avons aucunes pistes Gibbs !
Arthur - Ah et bien... trouvez en !

Elle le dévisagea, et il soutint son regard. Au bout d'un silence qui dura bien quelques minutes, elle prit la parole.

Ziva - Je peux vous parler en privé ?
Arthur - Où ?
Ziva - Dans l'ascenseur par exemple
Arthur - Nous pouvons parler ici non ?
Ziva - Je ne pense pas que vous voudriez *elle se pencha et murmura*... Arthur

L'intéressé resta stupéfié. Ainsi au moins une personne avait découvert l'imposture. Remarquez avec les gaffes qu'il faisait ce n'était pas étonnant. Il se reprit au bout de quelques secondes.

Arthur - ... très bien

Ils rentrèrent en silence dans la cage de métal et quand les portes se refermèrent Ziva l'arrêta. Elle se tourna vers lui avec un air furax

Ziva - Pourquoi avez vous fait ça ??
Arthur - Pourquoi j'ai fait quoi ?
Ziva - Ne faites pas le condamné !
Arthur - Vous voulez dire... l'innocent ?
Ziva - Oui c'est ça l'innocent !
Arthur - Je ne fait pas l'innocent je n'ai rien fait !
Ziva - A part échanger de place avec votre frère !
Arthur - Qui vous dit que je ne suis pas Gibbs
Ziva - Ne mentez pas ! Vous êtes un Gibbs pas celui que nous connaissons.
Arthur - ... Ok comment avez vous deviné ?
Ziva - Vous n'êtes pas Gibbs c'est tout. Vous n'avez pas les mêmes... comment dit on déjà ?
Arthur - Manière peut-être ?
Ziva - Quelque chose du genre pourquoi est-ce que l'anglais est si compliqué ? Donc vous n'avez pas du tout les mêmes manières. Comme l'a dit Tony vous êtes beaucoup plus humain.

Il ne répondit pas. Mouais, enfin le Leroy qu'il connaissait lui, était même plus humain que lui. Il faudrait peut-être lui dire de se calmer avec ses agents !
Voyant qu'il ne disait rien de plus, la jeune israélienne mit un coup à l'ascenseur, qui résonna, le faisant ainsi sursauter.

Ziva - Vous risquez gros tout les deux c'était très gamin de faire ça, qu'est ce qui vous est passé par la tête ?
Arthur - C'est... à cause de Leroy
Ziva -Vous voulez dire que c'est lui qui a eu l'idée ?
Arthur - Non c'est moi. Mais il fallait qu'il se rende compte...
Ziva - Qu'il se rende compte de quoi ?
Arthur - Ecoutez ce ne sont pas vos affaires je ne vois pas pourquoi vous vous en préoccupez
Ziva - Je m'en préoccupe parce que je l'ai découvert. Répondez moi !
Arthur - Ca ne vous regarde pas
Ziva - Très bien alors je n'ai plus qu'à prévenir la directrice puisque elle, ça la regarde.

Elle appuya sur le bouton marche, mais Arthur l'attrapa par le bras et éteignit la machine.

Arthur - Vous n'avez pas intérêt !
Ziva – Pourquoi ?
Arthur - Ecoutez c'est... un peu compliqué
Ziva - C'est ça ou je vais prévenir la directrice
Arthur - Je voulais que Leroy se rende compte de son erreur et que Jen est toujours amoureuse de lui, c'est tout ce qu'il y a à savoir.
Ziva *stupéfaite* - Que Jen... quoi ??
Arthur - Vous n'aviez pas remarqué ?
Ziva - Si... enfin je savais qu'il y avait quelque chose mais...
Arthur - Je veux seulement que mon frère soit heureux c'est une raison valable pour vous ?
Ziva - Oui...
Arthur - Bien alors je peux sortir sans que vous n'ameutiez tout le NCIS ?
Ziva - Oui...

Il ralluma l'ascenseur, sortit et se heurta à Tony qui, manifestement, essayait de les retrouver.

Tony - Patron je te cherchais, la fille a avoué qu'elle avait une relation avec son prof d'espagnol, Frederick Nomcet, et que la victime l'aurait découvert. Apparemment ce serait lui l'assassin, il n'a pas d'alibi à l'heure où elle a été tuée.


Jethro resta figé quelques instant devant la révélation de Jen. Le monstre en lui faisait une fiesta... monstrueuse et voulait absolument qu'il embrasse immédiatement la directrice. Il ne le fit pas, sachant qu'il était supposé être Arthur, et se contenta de se plonger dans les magnifiques yeux verts de sa supérieure. L'ancien marine vit de suite qu'elle ne mentait pas. Il eut une envie furieuse de la serrer dans ses bras de tout lui avouer et de s'excuser pour toute la peine qu'il avait pu lui causer. Mais, s'imaginant bien que ce n'était pas aussi simple et que sa Jen ne lui sauterait sûrement pas dans les bras au vu de son caractère, il n'en fit rien.

Jen - Vous avez l'air surpris.
Jethro - Je pensais... que vous ne l'aimiez plus étant donné votre réaction à... ce qu'il vous a dit tout à l'heure.
Jen - Je l'ai toujours aimé. Depuis notre séparation j'ai beaucoup souffert je n'arrêtait pas de me reprocher de l'avoir quitté et puis aussi d'avoir pu aimer un homme marié qui me mentait. Quand je suis devenue la directrice du NCIS j'ai tout fait pour qu'on ne garde qu'une relation professionnelle, je ne voulait pas perdre mon job, ça n'aurait vraiment pas été bien vu d'en haut. Mais je me suis rendue compte aujourd'hui que je suis toujours amoureuse de lui.

Elle s'arrêta et resta silencieuse quelques instant, gênée d'avoir confié tout ces sentiments au frère de son agent préféré. Ca ne lui ressemblait pas d'avoir révélé tout ça et Jethro le savait. Mais Arthur, lui, n'était pas supposé le savoir, alors il feignit de croire que c'était tout à fait naturel, et décida de dire ce qu'il ressentait par l'intermédiaire de son frère bien aimé. Après tout elle ne saurait jamais que c'était lui.

Jethro - Il ressent la même chose
Jen - Je ne pourrais jamais lui dire tout ça et j'espère que vous n'allez jamais lui apprendre ce que je vous ai avoué.
Jethro - Pourquoi ?
Jen - Il croirait que je suis faible ! Après l'avoir envoyé sur les roses vous pensez vraiment que je peux retourner avec lui comme ça ? Et je n'ai pas du tout apprécié la façon dont il m'a traité.
Jethro - Il a dit qu'il regrettait !
Jen - Peut-être mais il l'a quand même fait.

Ils s'affrontèrent du regard plusieurs secondes, mais furent interrompu par trois coups frappés à la porte. La jeune femme lança un « Entrez » sans quitter celui qu'elle supposait être Arthur des yeux.

Jen - Je rêve ou tu as frappé Jethro ?

Il ne fit pas attention à elle et regarda directement son frère.

Arthur – Leroy, ils ont découvert un suspect peut-être le coupable.
Jen – Leroy ? Je peux savoir ce que...
Gibbs * - Pas le temps Jen on t'expliquera plus tard.

Il avait repris ses habitudes, car de toute façon elle avait compris. En sortant les deux frère eurent une vision fugitive de la jeune femme rousse furibonde, ayant enfin compris ce qui se passait, et prièrent tous les deux pour ne pas revenir avant un jour ou deux dans ce bureau.
Après s'être changés, Gibbs et Gibbs remontèrent. Arthur lui expliqua sur le chemin que Ziva avait tout découvert, qu'Abby se doutait de quelque chose et que Tony ne foutait rien et le trouvait sénile.
Jethro reprit son équipe en main et son frère décida de rester dans l'open space, n'ayant pas très envie de se frotter à Jen dans l'état où elle se trouvait.
L'ancien marine s'apprêtait à partir quand son téléphone sonna. Il sourit en voyant le nom qui y apparaissait.

Gibbs - Oui Abby ?
Abby - J'ai trouvé le possesseur des empreintes !! Il n'a pas de casier judiciaire et c'est...
Gibbs - Frederick Nomcet je sais
Abby *parlant toute seule car son patron avait raccroché* - Mais comment tu fais Gibbs pour tout savoir hein ? Et pi tu peux pas le savoir avant que je m'exténue à chercher ces foutues empreintes dans les fichiers ? Gibbs ? Gibbs ? Zut il a raccroché.

Quand l'équipe débarqua au collège lycée tout était calme les cours ayants repris. Seuls quelques élèves solitaires se promenaient dans la cour, près des toilettes et dans les couloirs.
Deux minis filles d'environ 12 ans qui rigolaient se figèrent en voyant les agents spéciaux. Tony leur fit un sourire et elles gloussèrent en se lançant des "T'as vu il m'a sourit !!" "Mais nan c'est à moi !" "Nan mais t'as pas vu le regard qu'il m'a lancé !!"
Ils se dirigèrent vers les préfabriqués et croisèrent un principal un peu affolé en chemin.

Principal - Pourquoi est-ce que...
Gibbs - Nous avons trouvé le coupable
Principal - Mais vous ne pouvez pas l'arrêter pendant les cours !
Gibbs - La preuve que si.

Ils entrèrent dans le petit couloir du préfabriqué, suivis du principal, et sortirent leurs armes. Tony et Ziva se placèrent de chaque cotés de la porte au cas où le suspect s'enfuirait, et Gibbs l'ouvrit à la volée. Il y avait effectivement un cours.

Gibbs - NCIS ne bougez plus !

Il pointa son arme sur le prof à moitié terrorisé qui leva les mains immédiatement. Les élèves stupéfaits assistaient à la scène sans dire un mot, en échangeant seulement quelques regards apeurés.

Tony *passant les menottes à l'homme* - Vous êtes en état d'arrestation vous avez le droit de garder le silence, tout ce que vous pourrez dire...

Tandis que Tony continuait de lui lire ses droits, le principal entra dans la salle et essaya de calmer la classe devenue soudainement très agitée, et demandant des explications sur l'arrestation de leur professeur. Quand le coupable passa devant lui il lui adressa quelques mots :

Principal - Je n'aurais jamais cru ça de vous Frederick !

Tony sortit l'homme en question, lequel avait baissé la tête, et l'équipe rentra au NCIS

Salle d'interrogatoire

Mr Nomcet - Je n'ai rien fait je vous le jure !!
Gibbs - Nous avons trouvé vos empreintes sur une fausse lettre de suicide.
Mr Nomcet - J'avais dû toucher la feuille avant qu'elle n'écrive dessus c'est tout ! Et qu'est ce qui vous prouve que ce n'est pas vraiment un suicide ?

L'agent senior sortit tranquillement des photos de l'autopsie et les disposa sur la table tout en les décrivant. Le suspect détourna les yeux, dégoûté.

Gibbs - Il y a des marques d'étouffement là et là. De plus les veines n'étaient pas assez taillées pour tuer. Tout prouve que ce n'en est pas un.
Mr Nomcet *détournant les yeux* - C'est peut-être un meurtre mais moi je n'ai]rien fait !
Gibbs - A part du détournement de mineure !
Mr Nomcet - Elle a 17 ans ! Elle sait ce qu'elle fait quand même c'est pas comme si elle avait 13 ans
Gibbs - Cela ne justifie pas un meurtre.

De l'autre côté de la vitre l'élève en question observait l'interrogatoire des larmes plein les yeux. McGee, Abby et Tony étaient aussi présents, Ziva étant en grande discussion avec Arthur un étage plus haut.

Naomie - Je n'aurais jamais cru que... s'il a fait ça... c'est de ma faute...

Une larme roula sur sa joue. Abby la prit dans ses bras pour la réconforter du mieux qu'elle pouvait.

Abby - Ne t'inquiètes pas. Ce n'est pas ta faute. Gibbs va finir par le faire avouer ce salaud de toutes façons.

La jeune fille se laissa faire et s'effondra en larme sur l'épaule d'Abby. Pendant ce temps Gibbs finit par faire avouer le coupable lui aussi abattu par ce qu'il avait fait.

Mr Nomcet - Je ne voulais pas la tuer ! Je le jure ! Je voulais seulement lui faire promettre qu'elle ne dirait rien mais elle ne voulait pas... Ca a dégénéré on s'est battus et... je ne voulais pas faire ça !

Il se mit à pleurer et Gibbs sortit de la salle pour aller à côté Des agents emmenaient le coupable, le dos voûté par ce qu'il avait fait et par ce qui lui était promis désormais.
Naomie était toujours en train de pleurer, malgré le câlin d'Abby et ses paroles rassurantes. Ils remontèrent tous et trouvèrent Ziva et Arthur en pleine conversation.

Ziva - Il a avoué ?
Tony – Oui, évidemment qui pourrait résister à un interrogatoire de Gibbs ? Pas un petit prof minable en tout cas !
Arthur *lançant un regard noir* - DiNozzo je suis prof.
Tony - Ooops... hem... heu je vais ... je vais me chercher un café c'est ça, me chercher un café !

Tony marcha très vite en direction de l'ascenseur sous les yeux amusés de toute l'équipe. Encore une affaire de résolue pour le NCIS, ça se terminait comme toujours. Enfin comme souvent. La jeune israélienne soupira.

Ziva – Bon, alors l'enquête est bouclée

Elle vit soudainement les deux frères pâlir en regardant quelque chose derrière son dos. Elle se retourna et comprit très vite pourquoi.

# Posté le samedi 19 janvier 2008 10:50

Modifié le mercredi 28 janvier 2009 13:20

Never be sorry it's a sign of weakness (5)

Never be sorry it's a sign of weakness (5)
La directrice, plus en colère qu'elle ne l'avait jamais été, se dirigeait vers les bureaux et en effet il y avait de quoi pâlir. Ses yeux lançaient des éclairs, et s'ils avaient été des mitraillettes, il y aurait longtemps qu'ils seraient morts. Elle se dirigea d'un pas furibond vers eux.

Jen – Agent Gibbs, Arthur dans mon bureau !
Gibbs - C'est que...
Jen - TOUT DE SUITE !!

Les deux hommes échangèrent un regard. Jethro ne l'avait jamais vu comme ça et en cet instant, il aurait préféré affronter tout un escadron de marines plutôt qu'elle dans l'état où elle se trouvait. Ils la suivirent jusqu'à son bureau. Là elle s'assit sur sa chaise et se contenta de les fixer d'un regard noir et menaçant pendant quelques minutes.
Au bout d'un long moment, Arthur osa prendre la parole très doucement, comme s'il avait peur que Jen n'explose.

Arthur - Si... on dit qu'on est désolés je suppose que ça ne marche pas ?
Jen - NON !

Elle ne rajouta rien, se contentant de les fixer d'un regard si noir qu'il aurait fait reculé n'importe quel homme, fut-il vétéran du Viêt-Nam.

Gibbs - Je croyais que tu devais nous parler ?
Jen - J'essaye d'abord de me calmer pour ne pas perdre mon sang-froid et vous traiter de tous les noms !
Arthur - ... ow...

Ils rechangèrent un regard inquiet. Le ton sur lequel elle avait dit ces mots ne les encourageait pas vraiment à provoquer Jen comme ils avaient l'habitude. Mais elle continua sur sa lancée, leur évitant ainsi de parler.

Jen - NON MAIS QU'EST CE QUI VOUS A PRIS ??? Vous êtes devenus dingues ou quoi ?? Echanger de place dans une agence pleine d'agents spéciaux formés justement à détecter le mensonge c'était complètement insensé ! J'espère au moins que personne n'a rien vu ou sinon je vous fait virer tout les deux !!

Dans sa fureur noire, elle avait oublié qu'elle ne s'adressait pas a deux de ses agents mais seulement a un plus un prof d'histoire qui n'avait rien a craindre d'elle. Seulement aucun des deux n'étaient assez courageux pour le lui rappeler. Arthur prit prudemment la parole, et le regretta très vite.

Arthur - En fait Ziva a...
Jen - ZIVA L'A DECOUVERT ?????
Arthur - Heuu... oui... maieuuh... elle a promis de ne rien dire
Jen - ENCORE HEUREUX !! Si jamais quelqu'un d'en haut découvrait ça je risquerait ma place et toi aussi Jethro ! Et vous peut-être que vous risqueriez aussi quelques semaines de prison !
Gibbs - Mais personne ne le découvrira a moins que tu ne le dises Jen.
Jen - Vous ne me croyez pas capable de le faire agent Gibbs ?
Gibbs - Si mais comme tu l'as dit précédemment tu perdrais ta place.
Jen - Osez refaire ça encore une fois, et je vous dénonce au FBI !
Arthur - Nous ne le referons pas
Jen – Y'A INTERET ! Arthur vous pouvez sortir.

L'intéressé sortit en lançant un regard d'encouragement à son frère qui, lui, resta dans le bureau, n'ayant pas été invité à sortir. Il hésita en la voyant regarder son bureau, sans paraître faire attention à lui.

Jethro - Tu veux me parler Jen ?

Elle leva les yeux vers lui et il pu voir beaucoup de déception dans ses yeux verts qu'il aimait tellement. Cela lui mit un coup au coeur.

Jen - Tu m'as menti pour la deuxième fois Jethro.

Ce n'était ni un reproche ni un sermon, seulement un constat dit d'une voix triste et déçue. Elle ne parla pas pendant quelques minutes et lui, attendit qu'elle continue. Son silence et cette déception dans sa voix et dans ses yeux, lui faisaient beaucoup plus mal que si elle l'avait engueulé. Il aurait de loin préféré qu'elle se mette à crier, qu'elle l'insulte et lui hurle dessus, ou même lui dise ce qu'elle avait sur le coeur. Au bout de ce qui lui sembla une éternité, elle reprit d'un ton aussi déçu.

Jen - En dehors du fait que tu ais menti à toute une agence, tu m'as menti à moi. Même si je n'avais pas été ta directrice j'aurais voulu que tu me le dises. Je veux juste que tu saches que je suis... déçue.
Jethro - Jen...
Jen - Non c'est bon ne te justifie pas ce n'est pas la peine. Tu peux sortir.

L'ancien marine regarda celle qu'il aimait avec des yeux de chien battu, tandis qu'elle baissait les siens pour ne pas croiser le regard de son agent et ne pas être tentée. Il se dirigea vers la porte mais se retourna avant de sortir. Il devait savoir.

Jethro - Ce que tu as dit tout à l'heure... c'est... vrai ?
Jen - C'était vrai Jethro.

Ils échangèrent un dernier regard triste. Il savait que son ancienne maîtresse n'avait pas employé l'imparfait par hasard dans cette phrase.

Il sortit du bureau un peu déprimé. Arthur l'attendait en discutant avec la secrétaire, Cynthia. Il interrompit sa conversation en le voyant sortir, et le dévisagea, tandis que la jeune métisse retournait à son travail habituel.

Arthur - Alors ?
Gibbs - Elle ne m'aime plus.

Il n'y avait plus rien à rajouter. Ils se comprenaient. Le prof d'histoire se tourna vers la secrétaire, et lui adressa quelques mots d'un visage sombre.

Arthur - Vous n'oublierez pas de lui passer mon mot j'espère.
Cynthia - Bien sûr
Gibbs - Quel mot ?
Arthur - Oh une broutille

Ils descendirent et trouvèrent Abby Mcgee et Naomie en grande conversation. Tony et Ziva finissaient de rédiger leurs rapports. Ils se turent en voyant Gibbs et le regardèrent prendre ses affaires et partir en silence et sans un mot pour ses agents. Cette attitude était étrange, même pour lui, et quand ils furent partis, le jeune italien se tourna vers ses collègues.

Tony - Vous ne trouvez pas qu'il a l'air énervé ? Moi je dis que la directrice y est pour quelque chose.
Abby et Ziva - Tu ne sais pas à quel point Tony !

Elles échangèrent un regard stupéfait, elles ne s'étaient rendues compte qu'à la fin de leur phrase qu'elles parlaient ensembles.

Ziva et Abby - T'es au courant ?
Ziva - Toi d'abord Abby !
Abby - C'est que... j'ai entendu une conversation entre Gibbs et la directrice dans l'ascenseur
Ziva - Moi je l'ai découvert donc j'en ai parlé à Arthur.
Abby - Ok
Tony - Dites les filles, ce serait trop demander de savoir ce qui se passe ?
Abby et Ziva – OUI !
Tony - Ok ok

Il se replongea dans son rapport, intrigué, ainsi que l'israélienne qui n'avait pas besoin d'autres explications.
Abby se tourna vers la jeune fille gothique et McGee pour continuer leur conversation.

Naomie - Dites il a l'air un peu spé' votre patron
Abby - Spé' dans quel sens ?
Naomie - Ben spé' dans le sens spé' quoi !
Abby - Oui c'est vrai que dans ce sens là il a l'air mais bon si on le connaît bien...
Mcgee *complètement largué* - Heu... vous vous êtes comprises ?
Abby – Oui, oui
Tony *relevant la tête* - Laisse tomber le bleu ça doit être un truc de filles
Ziva *relevant la tête à son tour* - Je n'ai pas compris est-ce que pour autant je suis un mec ?
Tony- Non... hem je ne crois pas... bon ben ça doit être un truc de gothiques.
Naomie *regardant sa montre* - Oops il faut que j'y aille moi
Abby - Alors... ravie de t'avoir rencontrée à un de ces jours

Naomie hésita fit un pas en direction de l'ascenseur puis finalement se rapprocha de McGee et... l'embrassa ! L'agent, totalement surpris qu'elle se jette sur lui de la sorte se laissa faire. Au bout de quelques secondes elle se retira, satisfaite.

Naomie - Je voulais juste essayer. Bon, à plus alors.

Et elle partit, laissant tout les agents totalement éberlués par ce qu'elle avait fait. Tony, qui n'était pas au bout de ses surprises, avait relevé la tête une nouvelle fois, et regardait son collègue vraiment très bizarrement. Alors là ça dépassait son savoir-faire ! Il n'avait jamais réussi à draguer une fille à ce point lui !

Tony - Et ben ..!

McGee se ressaisit et regarda Tony puis Abby. La jeune gothique avait un air étrangement vexé et frustré, ce qu'il ne comprit pas tout de suite. Elle se mit un doigt sur le menton, comme si elle réfléchissait, et murmura, plus pour elle.

Abby - Alors... une ado de 17 ans pourrait le faire et... pas moi ! Non ce ne serait pas logique !
McGee - Hein ?
Abby - Chut !

Et elle l'embrassa à son tour beaucoup plus passionnément que l'autre gothique. McGee de plus en plus déconcerter ne fit rien au début, puis finit par prolonger le baiser et mit ses mains autour de la taille de sa bien-aimée. Les deux agents qui restaient se regardèrent avec un air dégoûtés. Tony, lui était vraiment surpris. Deux filles qui embrassaient ce geek en moins de trois minutes, mais comment faisait-il ?

Ziva - Beurk... c'est trop... comment dire ..?
Tony - Ecoeurant de guimauve ?
Ziva - Oui c'est ça !
Tony - J'ai fini mon rapport.
Ziva - Moi aussi
Tony - Tu veux que je te raccompagne Ziva ?
Ziva - Serait-ce une invitation mon cher Tony ?
Tony - Peut-être bien que oui

Ils se sourirent prirent leurs affaires et sortirent du NCIS laissant derrière eux leurs deux collègues et amis toujours enlacés.

Ding dong

Jen - J'arrive !

La jeune directrice apparut dans le couloir menant à l'entrée et ouvrit d'une main la porte, l'autre étant trop occupée à mettre la deuxième boucle d'oreille en place. Arthur se tenait sur le palier, le sourire aux lèvres.

Arthur - Vous êtes magnifique

En effet, Jen avait mis une longue robe noire avec un grand décolleté qui faisait ressortir ses yeux verts. Elle s'était très bien maquillée et coiffée. Elle sourit aussi en retour.

Jen - Je peux vous retourner le compliment

Arthur lui fit aussi un sourire en retour. Il était en costume de soirée noir et blanc accordé à ses yeux et à ses cheveux. Si on avait croisé ce couple dans la rue, ce soir-là, on aurait pu les croire parfaitement assortis, mais comme vous le savez l'histoire était plus compliquée que cela.

Arthur - Vous êtes prête ?
Jen - Je vais me chercher un manteau et ce sera bon.

Elle disparut dans son bureau au fond du couloir, mais réapparut après quelques secondes. Il lui tendit son bras, qu'elle prit avec un nouveau sourire.
Ils sortirent de la maison de Jen et rentrèrent dans la voiture d'Arthur en discutant. Il la démarra et au bout de quelques minutes de route, ils se mirent à chercher un restaurant.

Jen - Où allons nous dîner ?
Arthur - Je ne sais pas où voulez vous aller ?
Jen - Aucune idée.
Arthur - Mhmm que diriez vous de ce restaurant là ?

Il désignait un restaurant chinois somptueux, qui avait un air de palais japonais, et s'arrêta sur le parking. Jen fronça les sourcils et fit d'un ton ironique :

Jen - Ce n'est pas un hasard n'est-ce pas ?

Les commissures de ses lèvres s'agrandir en un petit sourire en coin, tout cela ayant été prévu depuis plusieurs heures déjà.

Jen - C'était mon restaurant préféré et celui de Jethro, plus précisément celui où nous nous sommes rencontrés.
Arthur - Coïncidence alors
Jen - Je croyais qu'un Gibbs ne croyait pas au coïncidences ?
Arthur *continuant de sourire* - Ah oui ?

Jen prit un air faussement soupçonneux, se doutant que ce n'était vraiment pas un hasard, et ils entrèrent dans le restaurant. Ils s'assirent à une table et parlèrent de beaucoup de choses banales. Au bout d'un moment, un serveur interrompit leur conversation en leur demandant ce qu'ils voulaient. Ils commandèrent leurs menus, et il partit.

Arthur - J'aimerais vous poser une question mais vous n'allez pas apprécier
Jen - Dites toujours ?
Arthur - Si vous aimez toujours Leroy et que lui vous aime aussi, où est le problème ?

Elle soupira. En effet, cette interrogation ne lui plaisait pas, mais elle s'était doutée, quand sa secrétaire lui avait remis le message que le rendez vous tenait toujours, qu'ils finiraient par parler de Jethro

Jen - Ecoutez... ce n'est pas... enfin c'est compliqué...

Il la fixa d'un regard qui lui rappela son ancien amant, malgré ses yeux noirs, sans dire un mot et avec un sourire mystérieux

Jen - Vous ne pouvez pas comprendre... vous n'êtes pas une femme.
Arthur - Vous en êtes sûre ?
Jen – Quoi ?
Arthur - Je plaisante ! C'était pour... détendre l'atmosphère

Elle le fixa bizarrement. Il avait un drôle de sens de l'humour, par rapport à Jethro. Rahhh, mais pourquoi est-ce qu'elle ne pouvait pas s'empêcher de le comparer avec son ancien amant ?

Jen - Ah...
Arthur - Donc je ne peux pas comprendre ?
Jen - Non... enfin si mais...
Arthur - Expliquez moi tout de même
Jen - Il m'a menti !

Il continuait de la regarder, ce qui la mit mal à l'aise. Elle ne pouvait pas expliquer pourquoi elle ne lui pardonnait pas, ses seuls arguments c'était ça, mais maintenant qu'elle les expliquait sous le regard froid d'Arthur, ils lui paraissaient totalement idiots. Mais elle continua quand même.

Jen - J'ai... c'est la deuxième fois...

Il la fixa, et au bout d'un long moment qui lui parut une éternité, il prononça d'une voix étrange :

Arthur - Serait-ce une question d'honneur ?
Jen *soulagée* - Oui c'est ça
Arthur - Il y a 20 ans j'ai perdu un père, une soeur puis une mère. Mon frère est parti et je ne l'ai pas revu depuis ce jour. J'ai tout perdu pour une question d'honneur Jenny.

Elle le dévisagea sans comprendre. Enfin si elle comprenait. Il lui avait raconté son histoire, et elle savait ce qui s'était passé mais... on ne pouvait pas comparer avec ce qui s'était passé entre Gibbs et elle n'est-ce pas ? Il reprit la parole.

Arthur - Ne faites pas la même erreur que moi.

Elle n'osa pas répondre, sachant que tout ce qu'elle pourrait dire serait inutile et sans intérêt par rapport à ce que lui pouvait lui expliquer.

Arthur - Croyez moi l'honneur et la fierté sont des choses qui ne servent à rien. Juste à gâcher des vies et détruire ce que l'on aime.
Jen -... je sais...

Il fouilla dans sa poche, et en sortit ses clés de voiture, qu'il lui tendit. Elle hésita quand même à les prendre.

Arthur - Tenez prenez ma voiture, allez chez mon frère dites lui ce que vous ressentez et laissez tomber votre fierté et votre honneur, vous serez tout les deux beaucoup plus heureux.
Jen - Mais... et vous ?
Arthur - Je finis mon repas, ensuite j'irais me promener et je rentrerais plus tard à pied. Ca me fera du bien un peu d'exercice.

Jen lui sourit, prit les clés et se leva. Elle hésita encore quelques secondes, commença à marcher vers la sortie, et finalement se retourna pour dire :

Jen - Merci

Elle reçut un autre sourire mystérieux en retour. Il llui fit un geste de la main pour qu'elle se presse de rentrer.
La jeune femme rousse sortit presque en courant sur le parking, prit la voiture d'Arthur et roula jusqu'à la maison de son ancien amant. Elle n'avait peut-être jamais été aussi vite de sa vie en voiture.
Elle arriva chez Gibbs et constata que la porte était ouverte. Elle entra. La seule lumière allumée provenait de la cave. Son coeur battait la chamade et une anxiété impossible à définir coulait en elle, mais elle avança quand même.
Son Jethro était comme à son habitude en train de polir son bateau sans outils électriques. Il ne l'avait ni vue ni entendue car il lui tournait le dos.
Le papier de verre remontait et descendait le long de la latte de bois presque sans bruit.
La jeune femme contempla son amant quelques minutes. Elle se demandait comment avait-elle pu le quitter et comment elle avait pu être en colère contre lui. Elle se rendit compte à quel point il lui avait manqué. Son coeur battait si fort qu'il manquait d'exploser dans sa poitrine. Elle descendit les quelques marches qui la séparaient de celui qu'elle aimait.

Jen - Jethro...

Il se retourna, d'abord surpris, et la regarda. Elle s'aperçut qu'il avait les yeux rouge et un air triste qui ne lui allait pas. Elle baissa les siens.

Jen - Je suis désolée...

Il se rapprocha, avec un soudain sourire et une lueur d'espoir dans les yeux, et elle releva le regard. Ils n'étaient plus qu'à moins d'un mètre l'un de l'autre. Il murmura :

Jethro - Ne jamais s'excuser...
Jen *le coupant* - Tais toi !

Elle combla l'espace qui les séparaient encore et l'embrassa enfin.
L'ancien marine était aux anges. La bête à l'intérieur de lui ronronnait doucement, comblée. Quand à sa directrice, elle était si heureuse de le sentir enfin contre elle qu'elle oublia tout ce qui avait pu se passer, toute sa haine contre lui et tout ce qu'il avait pu faire pour la mettre en colère.
Après quelques minutes il l'emmena dans sa chambre, sachant qu'un lit serait beaucoup plus confortable qu'un bateau.
La nuit promettait d'être longue.


Epilogue :

– Mademoiselle Gibbs, je vous dérange peut-être ? Vous ne voulez pas non plus que je vous apporte un café et des biscuits pour vous sentir plus à l'aise ?
– Très bonne idée ! D'ailleurs s'ils étaient au chocolat ce serait encore mieux.

Il leva les yeux au ciel, exaspéré.

- Je te demande juste de te taire Kelly !
– Oui tonton Arthur.

Toute la classe, déjà en train de pouffer, éclata de rire tout à fait à cette dernière réplique. Le prof les calma en rugissant :

Arthur – MONSIEUR ! Combien de fois je dois te le dire pour que tu comprennes ?
Kelly – Mhmmm attends, je réfléchis...
Arthur – Je peux continuer mon cours maintenant ?
Kelly – Oui vous avez la permission... MONSIEUR.

Arthur roula une nouvelle fois des yeux. Décidemment, sa nièce avait bien hérité du caractère de ses parents ! Il continua son cours tant bien que mal, ponctué par des rappels à l'ordre et des remarques ironiques sur la justice Athénienne du Vème siècle.

A la fin de l'heure, la jeune fille en question vint le voir, un air angélique sur le visage.

Kelly – C'est toi qui me ramènes ce soir ?
Arthur – Si tu n'es pas trop insupportable oui. Sinon je te laisse au lycée !
Kelly *avec un air de petite fille sage* - Mais je suis toujours sage moi monsieur.
Arthur – Mais oui, bien sûr.
Kelly – Dis, hum, tu veux pas nous donner un peu moins de devoirs pour demain ? Les autres croient que je t'ai énervé, et que c'est pour ça qu'on en a autant.
Arthur – Mhmmmm laisse moi réfléchir... et si je te disais qu'ils on parfaitement raison et que je ne te retirerai pas les devoirs à faire ?
Kelly – Ce serait pas très très gentil...
Arthur – Ah oui ? Et bien alors je crois que j'ai attend le niveau de ton père en matière de méchanceté !

La jeune fille sortit de la salle en râlant et en claquant des talons. 15 ans, et déjà le tempérament des Gibbs, ça promettait !
Lorsque la sonnerie retentit, marquant la fin des cours, Kelly revint devant la porte. Elle avait les bras croisés et un air boudeur sur le visage.

Arthur *rangeant ses affaires* - Toujours fâchée ?
Kelly – Oui, MONSIEUR !
Arthur – Tu peux arrêter de m'appeler monsieur tu sais ?
Kelly – Oui, MONSIEUR !
Arthur – C'est vraiment dommage, j'avais un joli cadeau à te faire pour ton anniversaire, mais si tu considères que je ne suis plus digne d'être ton oncle...
Kelly *avec un grand sourire* - C'est quoi ?
Arthur – Et bien, le principe d'une surprise étant ce qu'il était, une surprise, je ne pense pas te le dévoiler avant ce soir ma chère Gibbs.
Kelly – Alleeez dis le moi !
Arthur – Tu verras bien !
Kelly – De toute façon tu sais que si je commence à te tanner, tu ne résisteras pas, et donc tu finiras pas me le dire, à ta place je nous épargnerais cette corvée éreintantes à tous les deux et je dirais tout de suite ce que tu m'as acheté !
Arthur – Belle négociation, mais c'est non ! Maintenant on va chercher ta s½ur et ensuite on revient à la maison, sauf si bien sûr tu comptes passer la nuit ici.

Et il partit, bien vite suivit de sa nièce. Pendant tout le voyage, celle-ci n'arrêta pas de le tanner, mais contrairement à ce qu'elle avait pensé, grâce à la légendaire patience des Gibbs, sauf devant un ordinateur bien sûr, il ne céda pas d'un pouce.
Arrivés à l'école, une petite fille rousse aux yeux bleus, la réplique exacte de sa s½ur mais en plus petit, courut vers eux et se précipita dans les bras d'Arthur.

Arthur – Hey, doucement, je n'ai plus vingt ans !

Elle rigola à cette remarque, l'une des phrases qu'il lui disait le plus souvent, puis entreprit de lui faire un résumé de sa journée en une phrase. Au bout d'un moment, elle remarqua :

- Mais ils sont où papa et maman ?
Arthur – Au travail, ils vont nous rejoindre à la maison.
Kelly – Maman refuse toujours un congé maternité ? Elle est folle, il ne reste plus que deux mois !
Arthur – Bah, tu connais ta mère, elle ne s'arrêtera pas avant sa mort. Elle a travaillé jusqu'à votre naissance à toutes les deux.
Kelly – Et après elle s'étonne qu'on soit aussi dingues l'une que l'autre ! Dis moi, ils ne se sont toujours pas décidés pour le prénom ?
Arthur – Non. Ils ont pensé à Tony si c'est un garçon, mais ils n'ont pas très envie qu'il devienne comme lui. Ou à John...
Kelly – John ? C'est commun comme prénom, ils ont trouvé ça où ?
Arthur – C'était... le nom de notre père.
Kelly – Oups...

L'adolescente avait compris depuis longtemps qu'il y avait certaines choses dont il ne valait mieux pas parler avec son père et son jumeau, elle ne rajouta donc rien.
Ils rentrèrent tous chez les Gibbs, où les deux parents les attendaient. Quand Jen vit arriver Kelly, elle se précipita vers elle.

Jen – Bon anniversaire !
Kelly – Merciii ! Bon, ils sont où mes cadeaux ?

Elle se dirigea vers la salle à manger tandis que son oncle levait encore une fois les yeux au ciel.

Arthur – À croire qu'il n'y a que ça qui t'intéresse !
Kelly – Qui ça moi ? Noooooon pas du tout voyons !

Le reste de la famille éclata de rire, amusé par l'éternel dispute entre l'oncle et sa nièce. Kelly aperçut les paquets sur la grande table et se précipita vers eux.
Elle commença par ouvrir les plus petits, se réservant le meilleur pour la fin.

Kelly – Celui-là c'est qui ?
Gibbs – Ca c'est DiNozzo et Ziva. A côté il y a celui d'Abby et McGee.

Elle ouvrit le petit paquet, en sortit un couteau suisse et une boite à maquillage pour enfant. Elle sourit à la vue du couteau mais soupira en voyant la boîte.

Kelly – Il abuse ! J'ai plus cinq ans, tu devrais lui dire papa !

Elle tendit la boîte à sa petite s½ur, ravie, qui prit le cadeau et commença à regarder les différents composant.
Ensuite la jeune fille avisa un papier cadeau avec des chauves souris et des têtes de mort, pas besoin de se poser la question pour savoir qui le lui avait offert. Elle l'ouvrit et trouva un bracelet de force plein de pique et d'inscriptions en rouge sang, et elle sourit. Elle y trouva aussi un jeu vidéo dernière génération, qu'elle posa sur la table en ayant la ferme intention de l'installer dès le lendemain.
Enfin, elle prit le plus gros paquet et celui qui l'intéressait le plus. Celui de son oncle. Il était mal empaqueté et un peu bancal.

Kelly – J'aimerais bien savoir ce que...
Arthur *la coupant* - Ouvre, je ne voudrais pas qu'il s'étouffe.

Intriguée par la remarque de son oncle, elle le déballa en vitesse et tomba nez à nez (je devrais peut-être dire nez à truffe) avec un adorable petit chiot brun. Elle poussa un petit cri.

Kelly – Il est trop mimiiiiiiiii !! Mais comment tu as fait pour la faire passer à la douane ?

Elle parlait, bien sûr, de ses deux parents qui avaient toujours refusé de se retrouver avec un animal de compagnie sur les bras.

Arthur – Et bien... j'ai fait croire qu'il était empaillé.

Tous rirent encore une fois, tandis que la jeune fille prenait le chiot dans ses bras. En effet, il était vraiment mignon.
Sa mère, dont le ventre n'avait cessé de s'arrondir depuis quelques mois, la mit tout de suite en garde.

Jenêt à t'en occuper, parce que moi je ne le nourrirais pas.

L'adolescente opina du chef en faisant un grand sourire et répondant un « oui maman » angélique. Et elle tint parole. Du moins, les quatre premiers mois, ce fut elle qui le sortit tous les jours, qui s'occupa de le nourrir et de le câliner. Mais bien sûr passé ce délai, seule la troisième tâche était encore accomplie régulièrement... et encore ! Ce fut donc sa mère qui s'en occupa. Et enfin quand Kelly partit à l'université bien plus tard, elle leur laissa le petit chiot en garde.

Le bébé naquit, et étant donné que c'était un garçon, on le nomma bien John. Il avait déjà le caractère bien trempé des Gibbs, ainsi que de curieux yeux bleus... Ce n'était plus le plus étrange dans cette naissance, car son frère, Alix, né quelques secondes après lui, dévisageait tout le monde avec de grands yeux noirs intelligents...

Fin

# Posté le samedi 26 janvier 2008 10:21

Modifié le mercredi 28 janvier 2009 13:21