Sommaire

Vous avez demandé un sommaire pour vous retrouver dans toutes ces nouvelles choses toutes jolies et toutes propres ? Et bien le voila ! Car oui, j2-gibbs répond à la demande de ses abonnés mesdames et messieurs (surtout mesdemoiselles en fait).
Ok, j'arrête l
à avec la comparaison avec un opérateur de téléphonie, et je vous le fais ce fameux sommaire. Ici, seront regroupées tous les titres de mes fics, avec de rapides descriptions. Il sera mis à jour dès l'apparition de nouvelles idées, ne vous étonnez donc pas qu'il devienne l'article le plus long de mon blog à un moment donné.

Je tie
ns à préciser pour mes plus férus fans de toujours, que les trois premiers titres ne changent (presque) rien aux fictions que j'avais déjà écrites, ce sont toujours les même mais un peu modifiées.
V
oici donc mon menu :


Les quatre saisons


Pag
e 3 :
Lost child : Une petite rousse curieuse débarque au NCIS, et sème la pagaille... mais à qui peut-elle bien ressembler ?
Page 4 :
Under-cover : Un de nos fameux couple est envoyé en mission sous couverture, malheureusement pour Veronica Mars, il s'agit du plus déjanté du NCIS.
Pag
e 5 :
Never be sorry it's a sign of weakness : Ne t'excuse pas Jethro, c'est une preuve de faiblesse.
Page 6 :
Jade the human vampire : Des humains roux retrouvés morts, des problèmes de c½ur étrange au sein du NCIS... c'est une mission pour Jade la vampire humaine ça !


Petites ou grandes, tristes, guimauve ou piquantes, il y en a pour tous les goûts et les couleurs :


Page 7 :
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Suicide Sunday : Jen avoue enfin son amour à Gibbs sur une chanson de Déportivo...
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Mauren : Celle-ci se passe de commentaires.
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Philtre d'amour : Mais que fait Tony avec une potion pour augmenter la libido au NCIS ?

Page
8 :
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La fête foraine : Ce n'est ni du j2, ni du tiva, ni du mcabby, ne cherchez pas c'est du b&b
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fi : Ne me mettez plus jamais au défi de réaliser une fic !
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La Conspiration du j2 : Quand quatre mousquetaires décident de s'allier, ça donne ça !

Page
9
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Une surprise pour Jenny : Aah, la magie de noël... beurk
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Bonne année ! : Des anecdotes de Ducky pour les enfants... mais de quoi peut-il bien s'agir ?
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Ce fut une mauvaise journée : Bizarrerie et sad-fic au programme.
-
Spirite : La directrice du NCIS qui va voir une voyante pour résoudre une affaire, pas très sérieux ça !

Page 10
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Bon anniversaire Jenny : Une patinoire pour un anniversaire, c'est pas mal mais un peu glissant
-
Je crois t'avoir vue : Song fic, Jen est morte.
-
Amnésie : Lorsque Tony se réveille à l'hôpital du Bethesda, seul Ducky est venu lui rendre visite, et encore seulement pour lui apporter un collier... Que s'est-il passé ?
- Valentine's day : Le supermarché a dû faire pas mal de recettes, sur les paniers de Saint Valentin...

Elles sont toutes fraiches, à peine préparées, mais je vous les promets pimentées !


Ne me quitte pas : Paris, 1999, Jenny et Jethro dansent.
Diary : Modification de la fin de la saison 5, sans lebut
Presse : Pas une bonne idée de stocker des photos personnelles sur un ordinateur du NCIS...



Et voila, vous n'avez plus qu'à commander et à vous régaler... Même si j'avoue, vous feriez mieux de perdre votre temps sur un autre restaurant que le mien, les pizzas ne sont pas excellentes excellente... Et je ne vous parle pas des desserts !


PS :
menu du jour bonjour, nous vous proposons le café et quelques bonbons pétillants ici ainsi que la carte des vins pour compter .
Si
vous voulez complimenter le chef, il viendra vous apporter l'addition ici

# Posté le jeudi 08 novembre 2007 14:57

Modifié le mercredi 22 avril 2009 10:18

Lost Child

Lost Child
Lorsque Leroy Jethro Gibbs arriva, ce matin là, il tenait un café, et revenait de chez son dealer préféré. A la vue de son expression, Ziva et Mcgee, qui étaient arrivés quelques minutes auparavant, se planquèrent dans les dossiers qu'ils avaient à lire. Subitement, ils ne préféraient pas être à la place de celui dont le bureau était vide.

Gibbs - Tony n'est pas encore arrivé ?
Ziva - Non pas encore.

Elle n'avait même pas relevé la tête de la feuille qu'elle était en train de parcourir des yeux. Il soupira, s'assit à son bureau et commença à lire les rapports de ses agents. Au bout d'une demi heure son gobelet fut vide, et il partit s'en chercher un autre.
La pression redescendit dans l'open space, et les deux agents se détendirent un peu. Ce n'était pas que leur patron leur faisait peur, non, au contraire, mais quand il était de mauvaise humeur, comme ça semblait être le cas, il ne valait mieux pas se mettre sur sa route. Un qui était mal barré, c'était l'agent italien

Ziva – Il vaudrait mieux qu'on l'appelle non ?
Mcgee – Tu t'inquiètes pour lui maintenant ?
Ziva – Non, mais ce serait plus dans notre intérêt à tous, s'il arrive très en retard Gibbs va être d'humeur massacrante.
McGee – Qu'est-ce qui ne rend pas Gibbs d'humeur massacrante...
- Hem.

Ce petit toussotement venait d'une jeune femme qui se tenait devant le bureau de Ziva. Celle-ci tourna la tête, surprise. Elle ne l'avait pas du tout entendue arriver.
Quand Gibbs revint, cette même femme était en pleine dispute avec son agent, qui essayait de lui faire entendre raison. Seulement, étant donné son caractère, ce n'était pas chose facile.

Ziva - Il est parti chercher un café mais si vous ne me dites pas ce que vous lui voulez, je vous jure que je vous vire d'ici presto ! D'ailleurs vous n'avez même pas de badge visiteur, vous auriez dû passer à l'accueil !
... - Je me fous de ce que j'aurais dû faire ou pas, je veux voir l'agent Gibbs immédiatement ! Ou la directrice de cette agence pourrie a la limite !
Gibbs - Qu'est-ce qui se passe ici ?!

Il foudroya les deux agitatrices du regard, mais curieusement, l'autre baissa les yeux en se retournant. Pas Ziva bien sûr. Il s'aperçut que celle qu'il avait prise pour une femme était en fait une jeune adolescente rousse, au visage constellé de taches de rousseur. Ses habits bariolés étaient de plusieurs couleurs. Elle portait plusieurs écharpes autour du cou, deux couettes rousses courtes, et des baskets blanches avec deux têtes de mort chacune. Un sac à dos d'une couleur indéfinissable pendait sur son épaule, où divers slogans sur des étiquettes se battaient en duel avec des messages de paix écrits au feutre noir.
Son pantalon ample semblait vert foncé, et un simple tee-shirt à manches longues noir lui servait de haut. On pouvait lire « La vie est belle ! » en français et en jaune foncé, avec un grand signe peace. Enfin bref, elle aurait pu faire penser à un baba cool si elle avait été dans un autre endroit que celui-ci, il ne manquait plus que les lunettes en forme de c½ur.

Ziva - Ah Gibbs cette fille est entrée ici je ne sais pas comment et elle dit qu'elle doit vous voir vous ou la directrice !
Gibbs - Je l'avais compris Ziva

Il se tourna vers l'inconnue, la considéra pendant quelques secondes, puis reprit la parole. Elle ne l'avait toujours pas regardé en face, il détestait ça.

Gibbs – C'est moi l'agent Gibbs, je peux connaître votre identité ?

Elle sembla hésiter, comme si elle se demandait si elle pouvait lui accorder sa confiance. Puis, levant enfin ses yeux bleus d'un azur infini, elle lui répondit d'une voix froide totalement dénuée de compassion, avec pourtant un petit sourire étrange. McGee et Ziva surent tout de suite à son expression et à ses yeux à qui elle leur faisait penser.

... - Je pense que vous devriez demander à votre chère directrice agent Gibbs !


Lorsque Gibbs débarqua dans le bureau de sa directrice, celle-ci lisait des informations plutôt importantes sur un départ en Irak. Au départ, elle fut plutôt satisfaite de le voir elle ne lui avait pas parlé depuis au moins un mois, n'ayant aucun prétexte pour le faire.
Il passa donc en trombe devant la secrétaire, ne tenant pas compte de ses cris de protestation, et entra, comme à son habitude, dans le bureau sans frapper. Mais c'était différent cette fois, cette fille étrange le suivait de près, et il n'avait pas vraiment l'air heureux de la voir.

Jen - Tiens bonjour Jethro ça faisait longtemps que tu n'était pas venu claquer ma...

Elle s'interrompit net quand elle vit l'adolescente qui l'accompagnait, et poursuivit le « porte » dans un souffle. Elle sut tout de suite de qui il s'agissait, bien sûr elle ne s'y attendait pas, mais il fallait bien que ça arrive un jour.

Gibbs - Tu peux m'expliquer ça Jenny ?

Elle planta profondément ses ongles dans le bois de son bureau, et se mordit les lèvres, sans pouvoir répondre. Elle la regardait elle, celle qu'elle avait abandonné il y avait des années, d'un regard très très étrange. Il n'avait jamais vu cette expression là sur son visage.
Alors, au bout d'un long silence orageux, l'inconnue, du moins pour Gibbs, s'avança.

- Hello maman ! Je suppose que des présentations sont inutiles puisque tu m'as collé un agent pour savoir à quoi je ressemble, mais je suis bien Jade, le bébé que tu as abandonné il y a... ben tiens, pile quinze ans ! Au fait, ton ami là, je l'ai laissé en France après l'avoir un peu assommé, j'espère qu'il ne m'en voudra pas.

Jenny ne répondit pas, suppliant son agent du regard comme si elle s'attendait à ce qu'il annonce que ce n'était qu'une farce idiote, qu'elle avait rêvé tout ça ou que Jade n'était pas ici, mais bien encore en France dans l'orphelinat où elle l'avait laissé.
Seulement celui-ci restait presque impassible, fixant sa directrice. La seule indication de ses émotions était présente dans ses yeux, une lueur de colère, comme toujours.
Il répéta :

Gibbs - Tu peux m'expliquer ?

Elle le regarda quelques secondes, semblant lui en vouloir de demander des explications, encore sous le choc, puis répondit.

Jen - ... oui ... j'imagine que vous avez le droit à quelques explications... Avant j'aimerais bien que tu me dises comment tu as fait Jade.
Jade - Pour vous retrouver ? Pfff facile tu croyais vraiment que je n'allais pas réussir ? Il m'a suffit d'interroger les gens de l'orphelinat, de chercher une Jennyfer Shepard rousse aux yeux verts aux Etats-Unis, puis de voir qui dans ton entourage était le plus probable d'être mon père. Ca peut te sembler bizarre, mais ça fait deux ans que j'enquête sur vous, et ça sans que personne ne s'en soit aperçu ! Et vous vous prétendez flics ?
Gibbs – Une seconde, on peut savoir qui est le père ?

Jen et Jade échangèrent un regard très étrange. On aurait presque pu voir une étincelle quand les yeux verts suppliants se heurtèrent aux yeux bleus et froids. La jeune directrice sut d'emblée que Jade n'allait pas l'épargner, seulement elle tenta quand même.

Jade - Je lui dis ou tu le fais ?
Jen – Jade, s'il te plaît...
Jade *la coupant* - OK

Elle savait que sa mère n'aurait jamais le courage de le lui dire, et un côté sadique venait de ressortir en elle. Elle avait très envie de voir cet homme qu'elle ne connaissait en fait pas du tout, se troubler et comprendre qu'il avait fait une grosse erreur.
Elle se planta juste devant Gibbs, et le regarda droit dans les yeux avec un grand sourire. Il la dévisagea, comprenant progressivement mais ne voulant pas admettre ce qu'allait dire la jeune fille.

Jade – On ne va pas s'embarrasser de préliminaires, donc Jethro, première nouvelle, vous avez l'honneur d'être mon père !

Il sembla défaillir, la foudroya du regard et se tourna vers son ancienne maîtresse. Il avait encore l'espoir qu'elle démente sa fille, et lui dise que son père n'était qu'un de ces sénateurs qu'il détestait tant, et qu'il n'avait aucun rapport avec ça.

Gibbs – Jen ?
Jen - Désolée...

Elle baissa les yeux, autant de honte que de peur. Sa fille, quant à elle, la regarda avec un sourire satisfait, et se dirigea vers la porte.

Jade – Bon, je vais vous laisser vous expliquer, je sens que vous avez beaucoup de choses à vous dire.

Elle sortit, les laissant seuls dans le bureau.
En arrivant à l'open space, elle constata avec soulagement que Ziva et McGee n'étaient plus là. Il valait mieux pour eux. Ce n'était pas qu'elle n'aimait pas l'israélienne mais... en fait si elle ne l'aimait pas. Et puis ce bleu avait un air béat et idiot qu'elle détestait, donc sûrement aucun intérêt.
Jade connaissait l'équipe, elle avait longtemps espionné les agents en plein travail pour savoir qui était vraiment son père, mais même si elle ne leur avait jamais parlé, il n'y avait qu'une personne qui lui avait vraiment parut sympathique quand elle montait de temps en temps dans l'open space. Mais elle avait dû attendre deux ans, et le jour de l'anniversaire de son abandon pour oser enfin venir défier ses parents.
Elle s'installa au bureau de son père, alluma l'ordinateur, et en attendant qu'il charge, elle lut les quelques dossiers devant elle. Rien d'intéressant, mais enfin elle n'avait rien d'autre à faire.
Quand elle releva la tête, Tony était arrivé avec une bonne heure de retard. Il était planté devant le bureau, le sourire aux lèvres. Il ne se rendait apparemment pas compte de l'âge de la jeune fille, ni de ses yeux étrangement bleus, ni de l'expression étrangement gibbsienne qu'elle avait.

Tony - Qu'est-ce qu'une jolie femme rousse fait assise toute seule au bureau de Gibbs ?

Elle sourit, baissa les yeux sur lui pour évaluer sa carrure de près, et releva les yeux.

Jade - Agent Dinozzo c'est ça ?
Tony - Oui...mais appelez moi Tony. Et vous, vous devez être un nouvel agent... Vous savez si vous êtes un peu perdue dans ces grands bureaux, je peux vous poser la base du métier. Vous avez devant vous la crème de la crème des agents. D'ailleurs ce bureau est à moi, mais je ne vous en veux pas d'avoir confondu.

Il fit un nouveau sourire très charmeur, et s'assit sur le bureau, tourné vers elle. Il n'était qu'à un mètre de Jade, mais celle-ci avait une furieuse envie d'exploser de rire. Elle n'en fit rien, sachant très bien que ce serait bien plus drôle après. Elle prit un air intéressé et impressionné, essayant au maximum de flatter l'agent.

Jade – Oh, je vois, j'en suis vraiment désolée. Vous devez être le patron des patrons alors.
Tony – Bien sûr, évidemment il y a la directrice, mais ici je peux vous assurer que c'est moi le seul chef. Voulez vous que je vous fasse faire le tour des locaux pour vous... habituer ?
Jade - Seriez vous en train de me draguer Tony ?
Tony *rapprochant son visage- Et si c'était le cas que diriez vous ?

Il était très très proche d'elle, et elle sourit, lui faisant signe de se pencher encore plus. Puis, elle s'approcha de son oreille, et lui murmura en souriant :

Jade - Je dirais que je suis mineure et la fille de celui qui siège à ce bureau, qui n'est apparemment pas vous.

Tony ne se rendit pas tout de suite compte de ce qu'elle avait dit. Et lorsque l'information pénétra enfin dans son cerveau, il se leva subitement et recula de quelques pas. Il avait l'air tellement surpris et abasourdi par ce qu'il venait d'entendre que Jade ne put s'empêcher d'éclater de rire. Elle avait eu raison, c'était bien plus drôle maintenant ! Il la fixa pendant quelques instants, et hésita.

Tony - Vous... tu veux dire Gibbs ?
Jade - Non le pape !
Tony - Le... Et ta mère ?
Jade – Ton autre patron.

Il réfléchit un instant, avant de la regarder, encore plus surpris par ce qu'il avait trouvé, que par ce qu'elle avait pu dire. Il avait un air vraiment hébété.

Tony – La directrice ?
Jade - Non la reine d'Angleterre !
Tony - Ah...

Remarquez, le pape et la reine d'Angleterre auraient pu faire un joli couple aussi.
Jade le regarda fixement, et Tony compris tout de suite qu'elle disait la vérité... Ces yeux... et son air... tout en elle lui rappelait Gibbs et Jen. C'était tellement troublant de se retrouver face à une fille qui avait les mêmes yeux que son patron, mais un grand signe de paix sur son tee-shirt !

Tony - Euh... Gibbs est ou ?
Jade - Avec ma chère maman

Il ne fit pas tout de suite le rapprochement avec sa directrice, il y eut donc un nouveau silence avant qu'il ne pose encore une question.

Tony - Et... qu'est-ce qu'ils font ?
Jade - Peut-être qu'ils me font un petit frère, va savoir.

Il la dévisagea, et elle haussa les épaules.

Jade – Avoue que tu pensais un peu à ça.
Tony – En tout cas c'est pas moi qui l'ai dit ! Non, sérieusement qu'est-ce qu'il font ?
Jade - Ils s'engueulent.
Tony - A quel sujet ?
Jade - À cause de moi je suppose
Tony – Qu'est-ce que tu as fait ?
Jade – Moi ? Rien. Mais Jenny, si. Elle n'a pas dit à Jethro que j'existais.
Tony - ...La pauvre... Et McGee et Ziva sont où ?

Elle le regarda ironiquement, il se foutait d'elle ? Non mais franchement, comment aurait-elle pu le savoir ! Non content d'être macho, cet agent était idiot ! Elle décida de répondre par la raillerie, comme elle savait si bien le faire.

Jade - En train de faire des choses aussi je pense.

Il la scruta, un soudain soupçon de jalousie dans les yeux. Il savait que Mcgee n'était pas du tout le genre de l'israélienne, mais si elle, elle pouvait l'envisager...
Elle se reprit, en voyant qu'il le prenait au sérieux.

Jade - Comment tu veux que je sache moi ? Je ne m'appelle pas Gibbs ! Enfin si mais... officiellement non.

Il hésita, et détourna le regard de ces yeux azurs qui le mettait tellement mal à l'aise. Il lui fallait un prétexte pour partir, ou il allait déchanter. Déjà, deux yeux bleus comme ceux-là au NCIS c'était beaucoup, alors quatre...

Tony - Je... heu... bon... je vais... voir Abby... c'est ça voir Abby !
Jade – Qui c'est Abby ?

Elle avait beau avoir eu l'image pendant ces deux années à les espionner, mais pas le son, malgré tous ses efforts pour apprendre à lire sur les lèvres. Aussi elle n'avait qu'entendu dehors le nom DiNozzo, mais pas celui de la jeune gothique qu'elle apercevait de temps en temps.

Tony - Notre experte scientifique
Jade - Mon père a aussi couché avec elle ?
Tony – Euh... non je ne crois pas...

Il ne demanda pas la signification de "aussi", bien que tout ça l'intéressa au plus haut point (quoi, Gibbs avait eu des histoires d'amour au NCIS ? Impossible, il l'aurait su !), et se dirigea en marchant très vite vers l'ascenseur. Il appuya sur le bouton d'appel, et rentra dedans lorsqu'il arriva à son étage. Mais avant qu'il n'ait eu le temps de se refermer, la jeune fille aux couettes rousse y entra avec un sourire provocant.

Jade - Je viens avec toi j'ai rien a faire

C'était un ton qui ne souffrait d'aucune réplique et Tony pensa une nouvelle fois à Gibbs en la voyant comme ça. Il ne dit donc rien, un peu intimidé.
Le grand Anthony DiNozzo intimidé par une adolescente, ce fut un grand moment. Ce n'était, pourtant, ni une avocate du divorce, ni sa mère. Mais j'avoue, savoir que la fille à côté de soi n'est autre que le fruit des amours de Jen et Gibbs, c'est assez impressionnant...
Durant le trajet il n'arrêta pas de jeter des regards en coin à la jeune fille. Quant à elle, elle ne bougeait pas, ne le regardait même pas, et se contentait de fixer le mur en face d'elle. Il n'y avait personne d'autre dans l'ascenseur, ce qui était un fait rare, même inhabituel, mais ils avaient autre chose à penser pour s'en soucier.
Lorsque la machine s'arrêta à l'étage inférieur, de la musique résonnait dans le couloir, déjà le volume sonore était assez élevé, ce fut bien pire lorsqu'ils pénétrèrent dans le labo.
Ils trouvèrent Abby la tête en bas faisant le poirier. Elle cria quelque chose qu'ils ne purent pas entendre et elle e répéta encore plus fort... ce qui n'était pas peu dire vu la première fois.

Abby - Qu'est-ce que tu fais là Tony ?
Tony - Je voulais voir si Ziva et Mcgee étaient là
Abby – Quoi ?

Tony entra dans la salle adjacente tandis que Jade se bouchait les oreilles, et éteignit la musique. Tout de suite ce fut un grand soulagement de ne plus avoir ce boucan qui transperçait les tympans.

Tony - Je voulais voir si Ziva et Mcgee n'étaient pas là mais apparemment non !
Abby – Et le gagnant est Tony ! Oui tu as bien deviné, ils ne sont pas là.

Elle avait une voix un peu éraillée, ce qui produisait un effet assez étrange. Tony fronça les sourcils.

Tony – Qu'est-ce qui t'arrive ?
Abby - Quoi ? Ah ma voix ? Rien de grave j'ai une laryngite.
Tony – Pourquoi tu n'as pas demandé une journée de congé ?
Abby – Je n'allais pas manquer une magnifique journée de boulot avec mon renard argenté et son équipe de choc !

La jeune laborantine gothique aperçut soudain la jeune fille derrière lui. Elle semblait s'intéresser de très près aux instruments de recherche, notamment au spectromètre de masse.

Abby – Dis moi, tu présentes les locaux à ta nouvelle copine ? Tu les prends au berceau maintenant !
Tony – Hem... Abby je te présente Jade

A la mention de son nom, la jeune fille leva les yeux vers eux. Abby frissonna en les reconnaissant.

Abby – Euh... bonjour... C'est qui Tony ? Elle a des yeux bizarres.
Jade - Je sais je les tiens de mon père !

Cette phrase confirma les doutes d'Abby sur son identité. Elle avait peut-être une petite s½ur ! Enfin... façon de parler parce qu'en fait Gibbs n'était pas vraiment son père... dommage, un renard argenté comme papa ça pourrait être intéressant. Elle tapa des mains, surexcitée.

Abby – C'est... c'est pas très possible tout ça ! Enfin Gibbs ne m'a jamais dit qu'il avait une fille... autre que Kelly bien sûr... même si Kelly il ne me l'a jamais dit.
Jade – Je ne m'appelle pas Kelly, mais je suis sa fille quand même.
Abby - Et qui est l'heureuse élue qui a partagé cette merveilleuse jeune fille avec notre cher Gibbs ?

L'intéressée fit un air étrange, leva un sourcil, et se tourna vers Tony pour la traduction. Celui-ci haussa les épaules, pour dire qu'il n'en savait pas plus qu'elle. Abby soupira, exaspérée. Mais pourquoi personne n'arrivait à la comprendre ? Elle parlait bien anglais pourtant !

Abby – Ta mère bon sang ! C'est qui ?
Jade – Là je comprends mieux. C'est ton autre patron.
Abby – Je n'ai qu'un patron et c'est Gibbs.

Elle réfléchit un instant en posant une main sur son menton.

Abby – Attends... tu veux dire la directrice ? Mais... ils sont séparés depuis au moins quinze ans !
Jade - J'ai seize ans Abby.

Elle sourit, et fixa celle qui était, finalement, bien sa petite s½ur de c½ur. Quel étrange mélange.

# Posté le samedi 10 novembre 2007 15:01

Modifié le samedi 01 novembre 2008 16:32

Lost child (2)

Lost child (2)
Mais une question s'imposa à elle, si elle n'en avait jamais entendu parler, alors Gibbs...

Abby - ... Gibbs est au courant au moins ?
Jade – Maintenant oui.

Il y eut un nouveau silence, pendant lequel elles se fixèrent mutuellement dans les yeux. Puis Abby reprit.

Abby – Je me suis souvent demandée quelle combinaison Gibbs et Jen feraient... Oh bien sûr il y a eut cette photo avec le logiciel mais... tu ne t'es jamais demandé toi ?
Tony – Quelquefois... Mais l'idée que ces deux là aient eu un enfant ensembles m'aurait terrifié...

Ils posèrent tous les deux les yeux sur l'adolescente au regard bleu azur et aux cheveux roux qui essayait de se faire toute petite. Elle était assez mal à l'aise, ils essayaient de trouver chaque petit indice qui leur indiquait qu'elle était bien la fille de leurs patrons... ce qui était en effet assez terrifiant.

Abby - Tu crois qu'ils vont se remettre ensemble ?
Tony - J'en sais rien... Mais s'ils refont un enfant, je me suicide !
Jade - On a qu'à aller leur demander !

Les deux représentants de l'équipe présents échangèrent un regard alarmé. Elle n'allait pas très très bien... demander à Gibbs et Jen s'ils allaient se remettre ensembles, c'était comme demander poliment le code de l'arme nucléaire au président des Etats-Unis !

Abby - Ca va pas la tête! D'abord ça nous regarde pas et...
Jade - Moi si ! Si on vous demande, je vous ai forcé à venir parce que je ne voulais pas me retrouver seule. Ou alors vous plaidez la curiosité.
Abby – Non, non et non, il faudrait être cinglée !
Jade – Mais je sais que Gibbs t'adore ! Et Jen aussi ! Ils ne t'en voudront pas !
Abby – Ils m'aiment bien justement parce que je ne leur pose pas de questions idiotes de ce genre.
Jade – S'te plaît, s'te plaît,s'te plaît, s'te plaît !

Elle fit des yeux de chiens mouillés aux deux personnes présentes, et ils échangèrent un nouveau regard, moins alarmé cette fois.

Tony- Moi, je suis d'accord, j'ai jamais pu résister aux femme qui portent un signe peace sur leur tee-shirt.
Abby – Tony !

Elle le regarda sévèrement, puis soupira.

Abby – Bon, d'accord, je ne veux pas passer pour la grande s½ur stricte...
Jade – Yes !

Elle sauta carrément de joie, et ils se dirigèrent vers l'ascenseur en commençant à élaborer un plan. Il fallait bien qu'ils sachent comment leur demander en douceur...


Cynthia - La directrice a dit qu'elle ne voulait être dérangée sous aucun prétexte ! Il n'est pas question que vous rentriez !

Ils étaient maintenant tous les trois devant le bureau de la secrétaire, cherchant vainement un argument pour rentrer. Mais finalement comme il n'y avait qu'à pousser la porte et demander ils se décidèrent à y aller quand même.

Tony - Elle est toujours avec l'agent Gibbs ?
Cynthia - Oui mais...

Il passa devant elle sans écouter ses protestations, et entra sans frapper dans le bureau suivi des deux autres. Mais en fait, il n'alla pas plus loin que le seuil de la porte, car ce qu'il vit l'hypnotisa immédiatement.
Les filles rentrèrent à leur tour, et s'arrêtèrent tout comme lui, figée par la scène. Jade souriait, mais les équipiers de Gibbs craignant fortement pour leur vie faisaient tourner leur cerveau à plein régime pour essayer de trouver une raison valable qui les avait poussé à entrer. Et il y avait de quoi. Car voici la scène qui se déroulait passablement sous leurs yeux ébahis :
L'ancien marine serrait son ex-coéquipière contre lui, tandis qu'elle l'embrassait tendrement et passionnément tout en ayant glissé ses mains sous son tee-shirt


Après le départ de Jade, les deux anciens amants s'étaient dévisagés très longtemps, laissant le silence l'emporter sur la parole, comme s'ils se découvraient enfin l'un l'autre. Quand enfin Jen baissa les yeux, lui continua à la regarder fixement. Elle finit par briser le calme, d'une petite voix.

Jen – Arrête de me fixer...
Gibbs - Comment as tu pu me cacher ça ?
Jen – Tu aurais fait la même chose à ma place Jethro...
Gibbs – Non ! Non Jen, je n'aurais jamais fait ça tu m'entends ?

Il semblait si furieux qu'elle eut envie de se planquer sous son bureau et de ne pas en ressortir avant qu'il soit calmé. Mais elle répondit quand même d'une voix hésitante.

Jen – Tu... tu m'aurais empêchée de l'abandonner ... Je t'avais déjà quitté quand je m'en suis rendue compte !
Gibbs – Oui, je t'aurais empêchée de l'abandonner, j'aurais pu au moins l'élever, même si tu n'avais pas voulu d'elle !
Jen – Tu sais très bien que ce n'est pas parce que je ne voulais pas d'elle ! J'ai fait ça parce que tu étais marié, que j'avais une carrière et un boulot à finir en Europe !
Gibbs – Et c'est pour ça que tu m'as quitté et que tu l'as abandonnée ? C'est vraiment totalement égoïste !
Jen – Je sais ! Je le sais TRES BIEN ! Mais j'ai paniqué, je ne savais pas quoi faire ! Est-ce que tu peux le comprendre ça ?

Il s'apprêtait à répliquer, mais il s'aperçut que la voix de son ancienne maîtresse avait monté dans les aigu, qu'elle avait les yeux remplis de larmes, et un air suppliant sur le visage.
Elle n'avait plus à payer pour une erreur qu'elle avait faite quinze ans auparavant, et elle n'avait pas plus à s'en vouloir autant qu'elle le faisait.

Jen – Je... je suis désolée Jethro... vraiment... j'aurais voulu... crois-moi j'aurais voulu l'avoir su plus tôt, ne pas t'avoir quitté et aujourd'hui... peut-être qu'on formerait...

Elle ne put pas terminer sa phrase, sa gorge se bloqua. Elle avait fait une grosse erreur, il avait raison. Tout était de sa faute. Leur rupture, Jade qui revenait, tout.

Gibbs – Ce n'est pas grave Jenny...

Sa voix était redevenue calme, mais pas froide et sans émotion comme il en avait l'habitude. Elle osa enfin le regarder, et voyant que des larmes brillaient toujours dans le regard de la jeune femme, il la serra contre lui pour la rassurer.
Après tout, il ne faisait rien de mal, juste la rassurer.
Elle se blottit contre lui, et ils restèrent ainsi plusieurs minutes. Mais elle rompit une nouvelle fois le silence, il fallait qu'ils en parlent.

Jen - Et maintenant qu'est-ce qu'on fait ?
Gibbs - Je ne sais pas. Elle a le droit à une famille que nous ne pouvons pas lui donner.
Jen - Le mieux serait que l'un de nous la garde

Elle se retira des bras de Gibbs avec regret, et le regarda. Ils restèrent silencieux quelques minutes à imaginer leur vie avec Jade les problèmes auxquels ils seraient confrontés et ce qui se passerait. Une vie de divorcés en somme, même si leur histoire restait plutôt compliquée. L'un d'eux la prendrait le week-end, et quelques vacances, et puis ce serait beaucoup plus simple puisqu'ils se voyaient au boulot.
Ils ne pouvaient pas imaginer ça. Ce serait compliqué, et ce n'était ni ce qu'il fallait à la jeune fille, ni à eux. Gibbs finit par énoncer à haute voix ce qu'ils pensaient tous les deux.

Gibbs - Non... le mieux serait qu'on reforme une famille...

Jen eut un petit rire étrange, mais il lui sembla qu'il se coinçait dans sa gorge, tandis qu'elle détournait encore le regard.

Jen – Mais ça ce n'est pas possible n'est-ce pas ?

Il ne répondit pas, et se contenta de la fixer étrangement. Elle releva les yeux, et se perdit dans des yeux bleu azur, si bleus... Elle eut une pensée parasite "Jade a vraiment les mêmes...". Puis ils comblèrent enfin l'espace qui séparait leurs lèvres, ils s'embrassèrent enfin, ce qu'ils attendaient depuis qu'ils s'étaient quittés il y avait 16 ans.
Ils se séparèrent avec regret après de longues minutes, qui leur paraissait être des secondes. Ils s'observèrent, et surent tous les deux qu'ils faisaient une grosse bêtise.

Gibbs - On ne devrait pas...
Jen - Tu crois ?
Gibbs - Oui...

Mais il ne put s'empêcher de l'embrasser de nouveau. Elle glissa les mains sous son tee-shirt, et il l'enlaça passionnément contre lui. C'est à ce moment là que Tony, Abby et Jade entrèrent dans le bureau...

Gibbs et Jen se séparèrent. L'ancien marine avait l'air furieux et sa directrice plutôt gênée. Ce qui se comprend, elle était précisément en train de bécoter un de ses subordonnés, devant d'autres subordonnés et sa fille. Celle-ci avait d'ailleurs un sourire sarcastique.

Jade - Et bien, vous n'avez pas perdu de temps à ce que je vois !
Tony - Hem... on... on va vous laisser hein
Gibbs – Tony !
Tony - Oui patron ?
Gibbs - Je peux savoir ce que tu fais là ?
Tony - Heu... ben... c'est... enfin... Jade voulait...
Jade – Arrête de bégayer Tony. On voulait respectueusement savoir si vous vous étiez remis ensembles, mais comme on a la réponse tout va pour le mieux.

Les deux regards d'un bleu azur effrayant s'opposèrent. Il dégageait de Jade la même autorité que son père. Un silence de mort régnait dans la salle, on aurait pu entendre un ou deux moustiques voler. L'affrontement silencieux de Gibbs et de sa fille était tellement impressionnant que même Jen n'osa piper un mot.
Aucuns des deux n'étaient résolu a baisser le regard. Abby toussota, et fit, de sa voix éraillée :

Abby - Je vais retourner dans mon labo on va vous laisser en famille hein, ça vaudra mieux
Gibbs - Tu restes Abby. Et toi aussi Tony.

Tony qui avait discrètement fait quelques pas vers la porte s'arrêta net. Gibbs avait dit ça d'un ton plus qu'autoritaire sans lâcher Jade des yeux. Celle-ci n'avait rien dit, mais continuait à fixer son père, une lueur de défiance dans le regard.

Tony - C'est que... j'ai un rapport à finir

Quand ils se détachèrent enfin des yeux, ce fut pour foudroyer l'agent italien du même regard azur et plein d'éclairs. Celui-ci ouvrit de grands yeux et tâcha de se faire tout petit.

Tony - Oubliez j'ai rien dit

Gibbs se retourna vers Jen qui n'avait pas dit un mot depuis que Tony, Abby et Jade étaient entrés. Elle semblait aussi impressionnée que les autres, mais elle reprit ses esprits en le voyant se retourner.

Gibbs - Alors directeur ? On fait comment maintenant ?

Elle hésita, et considéra Tony et Abby qui essayaient de passer inaperçus.

Jen - Je compte bien sûr sur vous deux pour ne rien dire de ce que vous avez vu aujourd'hui. Quant à toi Jade... je pense que Jethro devrait t'amener chez lui pour le moment.
Gibbs - Il n'en est pas...
Jen - Ce n'est pas une demande c'est un ordre agent Gibbs. S'il y a une enquête tes agents t'appelleront.
Gibbs - Mais...

Le regard qu'elle lui lança le dissuada de finir sa phrase. Elle n'avait peut-être pas les yeux bleus azurs impressionnants d'eux deux, mais il n'empêchait qu'elle pouvait elle aussi être autoritaire. Il soupira.

Gibbs – Très bien, viens avec moi Jade.

Pendant le trajet, ils n'échangèrent pas un seul mot, pas un seul regard. C'était le silence total dans la voiture, et Jade finit par se demander s'il n'aurait pas mieux valu qu'elle reste à l'orphelinat.
Quand ils arrivèrent chez Gibbs, il lui annonça qu'il allait faire du café et la laissa seule dans le salon. Evidemment, vu la personne ce n'était pas très intelligent, mais comme il savait pas quelle genre de fille il avait, il lui fit confiance.
Elle déposa son sac dans un coin, et commença son activité préféré : fouiner. Elle regarda un peu partout comme à son habitude mais elle connaissait déjà la maison. Malgré cela, elle ne put s'empêcher de fouiller dans les meubles. A un moment, elle ouvrit un tiroir et tomba sur des photos de ses parents. Elle ne put s'empêcher de s'attendrir. Ils avaient été mignons ensembles, même si ça avait causé la naissance d'une sadique comme elle... Elle se reprit très vite pourtant, et continua à fouiller. Une photo attira son attention. Une petite fille jouait dans le sable avec une de ses amies, et à côté, un autre cliché montrait son père et une jeune femme rousse. Elle comprit immédiatement que sur la première photo il s'agissait de Kelly, mais promit de demander plus tard qui était la femme.
La jeune fille ferma le tiroir, et s'approcha des escaliers. Elle mourrait d'envie de voir ce qu'était la pièce qui l'intriguait tant depuis qu'elle espionnait Gibbs. Il n'y avait pas de fenêtres, juste un soupirail, et elle n'avait pas osé aller regarder dedans par peur de se faire prendre. Elle descendit donc dans la cave, ses pas se faisant très discrets.

Lorsque la grande carcasse du bateau de son père apparut, elle frémit. C'était donc ça qui s'y cachait ? Il travaillait ça depuis autant de temps ? Elle était un peu impressionnée, mais aussi fascinée. C'était étrange ce que ce « truc » dégageait. Un peu comme son père.
Elle s'en approcha, le toucha, et en fit le tour. Au bout d'un moment, trouvant une éraflure minuscule sur le bois elle posa sa main dessus mais avant qu'elle ne puisse faire quoi que ce soit une autre main se posa sur la sienne. Elle se retourna, et fit un nouveau sourire sarcastique.

Jade - Désolée PAPA je suis tombée dessus par hasard.

Si Gibbs fut surpris par le mot qu'elle utilisa il ne le montra pas. Elle, par contre, qui l'avait employé comme seul provocation, frémit étrangement.
Il sourit en voyant sa réaction.

Gibbs - Etrange que tu ne saches pas ce qu'il y a dans cette cave alors que tu m'espionnes depuis deux ans.

Elle désigna le soupirail d'un mouvement nonchalant.

Jade – Tu devrais mettre des fenêtres. Il n'y a pas de lumière ici.
Gibbs – Pour que des petites fouineuses dans ton genre puissent venir voir ce que je fais ?
Jade – Exactement.

Elle se détourna, et retourna de l'autre côté du bateau. Il la suivit du regard.

Jade - Si tu veux tu peux retourner au NCIS je peut très bien me débrouiller seule et je sais que tu meure d'envie d'y retourner.
Gibbs – Non.
Jade – On peut savoir pourquoi ? Tes agents ne vont pas pouvoir se débrouiller plus d'une heure sans toi.
Gibbs – Je ne tiens pas à retrouver mon bateau ou autre chose en charpie. Et Jen m'a ordonné de te surveiller.
Jade - Depuis quand tu lui obéis ?
Gibbs - Depuis que j'ai découvert qu'elle avait une fille de moi !

Elle fit une moue, qu'il reconnue tout de suite comme venant de Jen. Elle tenait autant d'elle que de lui finalement.

Jade – Vous avez l'intention de rester ensembles tous les deux ?
Gibbs - Je ne sais pas on verra
Jade - Je ne tiens pas à être partagée entre vous deux, si je dois choisir je choisirai et je ne verrais pas l'autre.
Gibbs - T'inquiète pas on finira bien par se débrouiller
Jade - Personnellement je préférerais rester avec toi, vivre avec une salope qui m'a abandonnée ça me branche pas trop....
Gibbs – Ne traite pas ta mère comme ça.
Jade – Ma mère ? J'aurais dit ma génitrice, mais c'est comme tu veux.
Gibbs – Elle n'a pas eu le choix à l'époque.
Jade – A l'orphelinat, il y avait un cuisinier sympathique, un peu vieux mais sympathique. Bref, il nous a appris beaucoup de choses lorsqu'on passait au self, et celle que j'ai la mieux retenue c'est que tout le monde a le choix.
Gibbs – Elle ne pouvait pas te garder Jade.
Jade – Ah oui ? Et pourquoi est-ce qu'elle ne m'a pas confié à toi ?

Il se passa une main dans les cheveux nerveusement, d'un air gêné.

Gibbs – C'est... c'est compliqué...
Jade – Si j'ai bien compris, aucun de vous deux ne vouliez de moi, c'est bien ça ?
Gibbs – Je n'étais pas au courant !
Jade – Et tu continues à la défendre pourtant. Plutôt chevaleresque comme attitude.
Gibbs – Elle n'a pas pu me le dire, d'accord ? Et comme elle a paniqué elle a dû t'abandonner. Mais crois-moi, elle le regrette.
Jade – Oh, et c'est pour ça qu'elle m'a collé un agent aux fesses sans jamais venir me voir et venir me dire qui étaient ses parents ?
Gibbs – Elle... ok, on peut changer de sujet ?

Jade fit un nouveau sourire, et un nouveau tour du bateau. Puis, elle reprit :

Jade – Je veux bien. Comment compte tu sortir ce bateau d'ici ?

Il ouvrit la bouche pour répondre, mais n'en eut pas le temps, interrompu par la sonnerie de son portable. Reconnaissant le numéro de Tony qui s'affichait il décrocha, tandis que Jade lançait d'un air ironique :

Jade – Je les avais surestimés, en fait ils n'ont pas pu tenir plus d'une demi heure.

Il sourit, et répondit.

Gibbs – Quoi ?
Tony - Gibbs on a un problème. Ziva et Mcgee ont été enlevés.

# Posté le mardi 13 novembre 2007 11:32

Modifié le samedi 01 novembre 2008 16:32

Lost child (3)

Lost child (3)
L'ancien marine prit sa voiture et Jade, avant de foncer en direction du NCIS. Quand ils arrivèrent la jeune fille était un peu verte mais il n'y prêta pas attention. Ils montèrent dans les bureaux et un Tony à la mine très sombre les accueillit.

Tony - Pas la peine de me dire que je suis un idiot je le sais patron.
Gibbs – On va les retrouver.
Jade - Ca c'est sûr tu es un imbécile fini Tony !

Gibbs la foudroya du regard, tandis qu'elle prenait un air angélique qui ne lui allait pas du tout. Il se retourna vers son agent.

Gibbs - Vous avez eu un contact avec le ravisseur ?
Tony - Il a appelé mais il n'a rien dit sur ses intentions. Abby ne parvient pas à le localiser...
Gibbs - Il a...

Mais le téléphone de Tony sonna et Gibbs ne put pas finir sa phrase. Le numéro était celui du ravisseur. Il échangea un regard avec son patron, qui lui fit signe de décrocher

Tony - Agent Dinozzo ?
... - ...
Tony - Je le dirais
... - ...
Tony - Ce n'est pas sûr que...
... - ...
Tony – Ok...
... - ...

Tony avait pâli au fur et a mesure de la conversation et quand il raccrocha il était très blanc.

Gibbs - Alors ?
Tony - Il veut... Jade...
Gibbs - QUOI ?
Tony - Il m'a dit que tu devais amener Jade à 17 heures Washington parc, seul et sans armes. Il fera l'échange avec Ziva et McGee, mais sans ça...
Gibbs – Jade ? Tu n'aurais pas oublié quelque chose par hasard ?

Il se tourna vers elle, mais son air furieux disparu immédiatement en la voyant. Elle n'avait plus l'air de l'adolescente insolente et rebelle qu'elle était deux minutes auparavant, mais d'une petite fille terrifiée.
Elle savait apparemment quelque chose que Gibbs et Tony ne savaient pas. Elle ne put rien dire, mais sa lèvre inférieure tremblait étrangement et ses yeux étaient dans le vague.

Gibbs - Qu'est ce que tu as fait ? Pourquoi est-ce qu'ils t'en veulent ?
Jade – Je n'ai rien fait Jethro !

Quand elle prononça cette phrase, il lui sembla voir Jen dans les yeux de cette petite adolescente terrorisée. Il ne le savait pas encore, mais ce fut la première fois que Gibbs se rendit vraiment compte qu'elle état sa fille, leur fille. Celle-ci ne se rendit pas compte du trouble de son père et poursuivit :

Jade - C'est que... pour venir aux états unis j'ai dû m'embarquer sur un bateau comme passager clandestin. Je n'avais pas d'argent et pas le droit. Je me suis cachée dans les cales... et quand je me suis rendue compte qu'il y a avait plusieurs corps, j'ai essayé de m'enfuir.

Elle trembla à ce souvenir, mais un regard à Gibbs l'encouragea à continuer.

Jade – Au début j'ai cru que... j'ai cru qu'ils ne savaient rien... j'ai été les prévenir, bêtement. Alors ils ont essayé de me tuer, et je me suis enfuie. Je ne pensais pas qu'ils me retrouveraient, surtout au bout de deux mois...
Gibbs – Pourquoi est-ce tu n'as pas prévenu les autorités ?
Jade - J'avais peur...
Gibbs - Mais de quoi ?
Jade - A ton avis, ils auraient fait quoi les autorités en voyant une petite française débarquer dans un commissariat et déblatérer qu'elle avait découvert des cadavres en s'embarquant comme passager clandestin dans un bateau ? Je ne voulais pas qu'ils me renvoient en France !
Gibbs - ... Tony, vas donner ce portable à Abby qu'elle localise l'appel. Jade il n'est pas question que tu y ailles. Mets Jen au courant des derniers évènements.

Il s'apprêtait à repartir s'asseoir, mais elle le retint.

Jade - Attends, et tes deux agents ?
Gibbs - On va les libérer.
Jade – Et si Abby n'arrive pas à les localiser ?
Gibbs - On les trouvera.
Jade – Mais si vous ne les trouvez pas !

Il ne répondit pas, et alla s'installer à son bureau. Elle le suivit, d'un pas déterminé.

Jade - Il n'est pas question que je laisse deux personnes se faire tuer à ma place !
Gibbs *détachant chaque mot avec précision* – Ils ne vont pas mourir.
Jade – Je ne suis pas aussi affirmative que toi !

Il ne répondit pas, ils s'affrontèrent du regard une nouvelle fois. Ils ne se connaissaient que depuis quelques heures, mais déjà les disputes et les batailles fusaient.

Gibbs – Jade, tu vas aller dans le bureau de Jen, c'est un ordre.
Jade - Ok j'y vais mais c'est seulement parce que je ne sais pas où est le rendez vous.

Et elle les laissa en plan, furieuse que son père préfère mettre la vie de deux de ses agents en danger plutôt que celle de sa fille. L'agent italien fit un sourire, et s'adressa à son patron qui regardait Jade monter les escaliers.

Tony - Et ben... on voit bien de qui elle tient au moins !

Il eut droit à un regard noir et fila vite chez Abby avant que la tape derrière la tête habituelle ne tombe.

Lorsque Jade pénétra sans frapper dans le bureau de sa mère, celle-ci était assise à son bureau, les yeux baissés sur un rapport. Etant donné le manque de politesse de son entrée, elle crut que Gibbs arrivait pour lui faire un rapport de la situation.

Jen - Ah Jethro est-ce que tu...

Elle se retourna et reconnut sa fille. Elle sourit étrangement, et la dévisagea.

Jen - Je croyais... que c'était Gibbs
Jade – C'est vrai ? Je suis tellement idiote que je n'avais même pas remarqué ça tiens !

Et elle s'affala sur le canapé. Jen ne fut pas surprise du ton et de l'ironie qu'employait la jeune fille pour lui parler. Après tout elle avait ses raisons de lui en vouloir. De toute façon elle devait savoir ce qui arrivait à ses agents, elle engagea donc la conversation, avec le petit espoir que Jade lui réponde.

Jen - Le ravisseur a appelé ?
Jade – Un peu, il veut m'échanger contre ses deux otages, mais comme mon cher papa chéri est un abruti, il ne va quand même pas laisser sa fille aller à un rendez-vous pour sauver deux de ses abrutis d'agents !

Elle eut un geste de colère, et Jenny ne fit aucun commentaire, juste une moue étrange comme elle en avait souvent. Elle comprenait la jeune fille pour avoir eu presque la même réaction lorsque Gibbs avait souvent tenté de la protéger contre son gré et elle savait que quoi qu'elle dirait l'adolescente ne changerait pas d'avis.
Elle se leva, et tenta une nouvelle fois de lui parler.

Jen – Tu sais ça ne m'étonne pas trop de Jethro... tu devrais lui pardonner ça au moins.
Jade – Et c'est TOI qui me dis ça ?

Elle se leva pour se rasseoir au bureau de sa mère. Elle prit la souris de l'ordinateur et cliqua plusieurs fois. Jenny la regarda taper sans rien dire, jusqu'à ce qu'elle s'aperçoive que le site qu'elle visitait était google maps. Elle comprit très vite de quoi il s'agissait, même si sa fille ne lui avait pas parlé de cette partie de l'histoire.
Elle prit la souris, et ferma la fenêtre, sous les yeux impassibles, ce qui était plutôt surprenant, de Jade.

Jen - Même si tu voyais où aller je ne pense pas que tu trouverais un moyen de sortir et de t'y rendre.
Jade – Je n'en serais pas si sûre à ta place.

Disant cela, elle ouvrit le tiroir du bureau et prit l'arme de service de Jen, tellement vite que celle-ci n'eut pas le réflexe de l'en empêcher. Elle pointa son arme sur sa mère, une lueur impitoyable dans les yeux, puis sourit.

Jade - En fait j'ai pensé que tu pourrais peut-être m'y emmener. Ce serait un peu comme... notre première sortie entre mère et fille, qu'est-ce que tu en penses ?

Elle la dévisagea, surprise, et en même temps horrifiée. Alors c'était ça le vrai visage de sa fille.

Jen - Tu... tu ne ferais pas ça ?
Jade - Ah oui ? Tu penses que je ne pourrais pas tirer sur la salope qui m'a abandonnée sans se soucier de ce que je deviendrais ?
Jen - Je...
Jade - Maintenant on descend. Tu dis à Gibbs que tu m'amène chez toi pour me protéger, ou une connerie de ce genre, de toute façon les mensonges c'est ton rayon, et ensuite on file au rendez vous.

Jen pâlit en réalisant qu'elle était aussi manipulatrice que ses parents. Elle ne voulait pas mettre la vie de sa fille en danger mais ne voulait pas non plus qu'elle se retrouve en prison pour avoir tuer sa mère et la directrice du NCIS. Et puis, franchement, l'idée de rester en vie lui était bien plus agréable.
Elles descendirent tandis que l'adolescente cachait l'arme sous son manteau tout en continuant de menacer Jen. Lorsque Gibbs les vit, sans apercevoir ce qu'elle cachait, il les aborda.

Gibbs – Où est-ce que vous allez ?
Jen - Je la ramène chez moi, c'est plus sûr pour elle.

Elle essaya de lui mimer ce qui se passait, mais seulement avec les yeux ce n'était pas chose facile. Il fronça les sourcils et la regarda étrangement.

Gibbs - Tu es sûre que ça va Jen ?
Jen – Evidemment, pourquoi ça n'irait pas !
Gibbs – Euh...d'accord.

Il hésita, mais retourna à son bureau sans être vraiment convaincu de sa réponse. Elles pénétrèrent dans l'ascenseur sans faire d'autre commentaire.
Jen se rendit soudain compte qu'elle ne pouvait plus rien faire pour protéger Jade et l'empêcher d'aller à ce rendez vous. C'était pourtant impossible qu'elle ne se fasse pas tuer en y allant. La jeune fille rousse fit entrer sa mère dans sa voiture en la menaçant de son arme avant de s'asseoir sur le siège passager. Elle lui donna des indications pour aller au rendez vous, ou du moins là où elle avait trouvé qu'était le Washington park, pendant que l'autre faisait semblant de chercher ses clés dans sa poche. En vérité, elle alluma son portable sans que sa fille s'en rende compte, appuya sur bis et le téléphone composa le numéro de Jethro.
Elle engagea la conversation après avoir démarré la voiture et s'être assurée que le mobile avait bien fait le bon numéro discrètement.

Jen - Pourquoi est-ce que tu veux y aller ?
Jade - Je ne tiens pas à ce que deux personnes se fassent tuer à ma place.
Jen – Non, ça, ça m'étonnerait, tu sais très bien que Gibbs les aurait retrouvés.

Elle savait que si Jade était comme elle, elle n'allait pas échanger sa place avec deux personnes qu'elle ne connaissait même pas juste par intérêt alors qu'ils les retrouveraient tôt ou tard. Comme si elle devinait sa pensée, la jeune fille se tourna vers elle.

Jade – Je ne suis pas comme toi Jenny. Ou plutôt, je ne tiens pas à devenir comme toi. Je suis certaine que des regrets me boufferaient toute ma vie si jamais ces deux agents se font tuer, et je n'ai pas besoin de ça.

Il y eut un silence. C'était aussi simple que ça alors ?

Jen - Mais on les aurait retrouvés...
Jade - Peut-être.
Jen - Si tu nous observe depuis deux ans tu as bien dû voir que Jethro est très doué pour retrouver les personnes disparues.
Jade - J'ai aussi remarqué que la plupart du temps, il est trop tard.

Gibbs qui avait très bien entendu la conversation à l'autre bout du téléphone resta bouche bé. Ainsi sa fille avait réussi à sortir du NCIS en menaçant la directrice sans que personne ne s'en rende compte. Finalement, Tony avait peut-être raison, elle tenait un peu de lui.
Il se pressa de donner des ordres de tous les cotés, prit quelques agents et fila pour rattraper les deux rousses avant que, comme disait Jade, il ne soit trop tard.

Pendant ce temps celles-ci avaient arrêté de parler dans la voiture. La jeune directrice savait que son (ancien ?) amant était en route, il ne restait plus qu'à savoir s'il arriverait à temps.
Jade quand à elle regardait sa montre en priant pour que les trafiquants ne la tuent pas et respectent leur promesse. Mais elle était sûre qu'elle ne survivrait pas après ce rendez vous. Elle était prête.
Lorsqu'elles arrivèrent au lieu de rendez-vous, une camionnette blanche était garée devant le parc vide de gens. Un vrai désert. La jeune fille ordonna à sa mère de rester à l'intérieur de la voiture, et en sortit.
Quand elle s'approcha du fourgon, un homme cagoulé et vêtu de noir en sortit. Il parla et elle remarqua qu'il avait un léger accent russe.

Homme - Où est l'autre ?
Jade - Le plan a changé il ne viendra pas.
Homme - Tant mieux ça m'arrange.
Jade - Où sont les agents ?
Homme - Dans le camion
Jade – Délivrez-les.
Homme - Allez y d'abord.

Elle se dirigea vers le camion prudemment, peut-être pas assez, que l'homme ouvrit. Elle eut le temps d'apercevoir Ziva et McGee bâillonnés et attachés dos à dos avant que l'homme ne lui mette un couteau sous la gorge. Elle se débattit et cria mais il était beaucoup trop fort pour elle. Tandis qu'elle perdait espoir en sentant la lame tranchante du couteau, une voix retentit tout à coup. C'était Jen qui avait reprit son flingue et le visait férocement.

Jen - Enlève tes sales pattes de ma fille et lâche ce couteau si tu ne veux pas avoir un trou dans le bide !
Homme - Tiens tiens après la fille voici la mère ! Non je pense que c'est vous qui allez lâcher ce flingue, à moins que vous ne vouliez que mon ami descende vos deux agents. Je pensais les garder, des otages agents du NCIS ça peut toujours servir mais s'il le faut on peut bien les liquider.

Pendant qu'il parlait Jade aperçut un autre homme au fond de la camionnette. Il était aussi cagoulé, et tenait une sorte de fusil.
Le premier ravisseur pris Jade en la jetant sur son épaule, comme un vulgaire sac de patates. Une de ses écharpes tomba lentement à terre, comme au ralenti. Elle la regarda tomber en douceur. Pour l'une des première fois de sa vie, Jen ne savait pas quoi faire, tenant son arme levée sans beaucoup de conviction, et la jeune fille criait, paniquée en mettant des coups de poings qui n'avaient rien l'air de faire dans le dos de l'homme.

Tout à coup plusieurs choses se produisirent en même temps. Tout d'abord deux voitures noires s'engouffrèrent dans la rue et s'arrêtèrent en un grand crissement de pneus. Gibbs, Tony, l'agent Lee ainsi que plusieurs autres agents sortirent de l'une d'elle, brandissant plusieurs armes et se mettant à couvert derrière les portières.
Puis Ziva, réussissant enfin à se débarrasser de ses liens envoya valser l'arme du trafiquant à l'intérieur de la camionnette d'un coup de pied, puis commença à se battre avec. Jade quant à elle profita de la surprise de celui qui la tenait pour se dégager et se précipiter dans les bras de sa mère, tout griefs oubliés contre elle, tandis que Gibbs le tenait en joue.

Gibbs – Un geste et je n'hésiterai pas à tirer.

En voyant la lueur menaçante de ses yeux qui disaient qu'il n'hésiterait pas, le trafiquant lâcha son arme et leva les mains.
L'adolescente était en pleurs dans les bras de sa mère. C'était comme si l'insolence et l'affront dont elle était possédée l'avaient quittée définitivement, pour laisser place à une petite fille paniquée cherchant seulement le réconfort d'une mère. Celle-ci la serra contre elle, et lui murmura des parles rassurantes, son arme était tombée à terre.
Gibbs s'étant assuré que les autres agents tenaient bien l'homme, revint, une écharpe dans les mains, et la tendit aux deux femmes de sa vie.



Deux jours plus tard

Une jeune fille blonde arriva à l'open space par le même chemin qu'elle avait emprunté la veille. Mais cette fois elle savait que tout serait différent.
Tony, l'apercevant, la rejoignit en essayant de se composer un air sévère, tandis qu'elle continuait à avancer vers le bureau de sa mère.

Tony – Hep, on peut savoir ce que tu fais là ? T'étais supposée rester à l'hôpital au moins une semaine.
Jade – Une semaine ?? Faudrait être cinglé ! Non, je pouvais pas tenir.
Tony – Tes parents ne vont pas être contents.
Jade – On va voir ça.

Elle acheva de grimper les escaliers, pour finalement arriver dans le bureau de la secrétaire. Celle-ci se mit devant la porte, les bras croisés, bien décidée à ne pas les laisser passer cette fois.

Cynthia – La directrice m'a ordonné de ne laisser passer PERSONNE, alors vous ne rentrerez pas.

Tony et Jade échangèrent un regard complice, avant que l'agent italien ne commence à l'embobiner.

Tony – Cynthia, Cynthia, savez vous vraiment en quoi consiste le boulot d'une secrétaire ?

Elle soupira, et leva les yeux au ciel.

Cynthia – Je le sais mieux que vous en tout cas, agent DiNozzo.

Il poursuivit sur sa lancée, comme s'il n'avait pas entendu sa remarque.

Tony – Le travail d'une secrétaire consiste à aider le mieux possible son patron, pour qu'il soit disponible à n'importe quelle heure, du jour ou de la nuit, qu'il soit au bureau ou chez lui.
Cynthia – Non, c'est...
Tony *la coupant* - Et bien sûr, avec qui qu'il soit. Bien que je sois parfaitement sûr que la directrice préfère la compagnie de l'agent spécial Gibbs à la nôtre, il est d'une impérativité excessive de la voir maintenant. Merci Jade.

La jeune métisse se retourna, et vit la petite blonde qui s'était glissée derrière elle pendant le discours de son aîné la regarder avec un sourire narquois. Elle n'eut pas le temps de prononcer un « Hé ! » qu'elle avait déjà ouvert la porte, et qu'elle et Tony entraient déjà dans le bureau directorial.
Ils ne furent tout les deux pas surpris de trouver la patronne de Cynthia et Gibbs passionnément enlacés. Ils échangèrent un regard dégoûté, avant que Jade commence :

Jade – Dites, il y a des hôtels pour ça ! Et puis, vous croyez pas que vous êtes trop vieux pour me faire un petit frère ?

Ils se séparèrent. Gibbs la regarda, un peu en colère de la voir, tandis que Jen fixait sa secrétaire qui avait un regard désolé et esquissa un haussement d'épaule, avant de retourner à son bureau.
Tony, quant à lui, avait un sourire étrange, c'était étonnant comme les choses changeaient, en un seul jour il avait découvert une mini Gibbs-Jenny, et ces deux ci s'étaient remis ensembles.
Les deux amants avaient fini par annoncer leur relation à toute l'équipe, au plus grand plaisir d'Abby qui félicitait Gibbs à chaque fois qu'elle avait un prélèvement, ou autre chose à analyser.
Ils formaient tous les trois, presque une famille, et qui ne connaissait pas leur passé les auraient pris pour un ménage tout à fait normal, en effet, Jenny avait emménagé chez Gibbs en même temps que sa fille.
Et pour couronner le tout bien sûr, elle n'allait bientôt plus s'appeler Jenny Shepard.

Oui, le j2 était bien, avec tous les risques que cela comportait, devenu j3 pour le meilleur, mais surtout pour le pire !

# Posté le vendredi 16 novembre 2007 11:42

Modifié le samedi 01 novembre 2008 16:33

Mini-fic


Jen courut sauta tira elle avait mal, du sang coulait de son bras et la plaie de sa jambe s'était rouverte mais elle s'en fichait. Elle trébuchait sur les corps mais la vision d'horreur qu'elle avait depuis que les combats avaient commencés ne lui faisait plus rien. Il était là, il avait besoin d'elle, elle le savait mais elle ne pouvait rien faire.
Elle tira à nouveau et cette fois l'homme s'écroula, mort, elle l'avait tué. Qui était-ce un autre terroriste ou un allié s'étant trompé de cible ? Et qui venait-elle d'enjamber gisant dans la poussière ? Etait-ce Tony ? McGee ? Jimmy qu'elle avait aperçut en train de se battre ? Ou même Ducky ?
Elle s'en fichait. Il n'y avait plus que lui qui comptait, lui qui ne bougeait plus depuis qu'une balle l'avait touché, depuis qu'elle l'avait vu tomber comme au ralenti. Elle tomba ayant trébuché sur un cadavre, puis elle se relava et repartit tout son corps lui faisait mal mais elle ne pouvait pas abandonner.

Elle arriva près de lui s'accroupit et murmura

- Non Jethro non... ne me laisse pas Leroy... tu ne peux pas m'abandonner... j'ai... trop besoin de toi... je t'aime Gibbs je t'aime relève toi tu ne peux pas mourir tu n'as pas le droit je ne pourrais pas vivre...

Il tressaillit et ouvrit les yeux à demi sur une Jen plein d'espoir et de désespoir à la fois.

- Jen... n'abandonne jamais.

Puis il ferma les yeux une dernière fois ces yeux si bleus qu'elle aimait tant mais qui ne s'ouvriraient jamais plus. L'impossible, l'inimaginable était arrivé. Leroy Jethro Gibbs était mort.

Jenny pleurait toutes les larmes de son corps, toujours agenouillée près du cadavre de son ancien amant au milieu du NCIS, de tous ces morts et de tous ces combats.
Puis elle se releva elle cria au ciel le nom de l'homme de sa vie, mort au combat comme le fier marines qu'il avait été. Elle regarda autour d'elle c'était une hécatombe les corps gisaient par dizaines, elle reconnut certains visages qu'elle avait connus dans la vie. Le NCIS était rempli de morts et cette fois c'était par sa faute à elle la directrice qui n'avait pas su quoi faire.
Les balles sifflaient, il restait des combattants elle aperçut Ziva et Abby se battants à mains nus avec les derniers terroristes.

Elle vit trop tard l'homme derrière elle, sans doutes un de l'autre camp, une arme a la main et s'aperçut qu'il avait tiré qu'elle avait mal et froid...
Si froid...
Elle dévisagea l'homme ne comprenant pas un instant ce qui lui arrivait puis elle tomba aux cotés de son plus fidèle agent avec une impression de déjà vu...
Ca n'avait pourtant pas pu se passer comme ça... ce n'était pas possible et pas vrai...
Et pourtant...
La sensation de froid l'envahit entièrement ses membres s'engourdissaient et elle s'endormit... pour toujours.
Les deux corps des anciens agents étaient là au milieu du NCIS c'était fini. Elle le rejoignait à jamais unis dans la mort comme ils auraient dû l'être dans la vie.

# Posté le lundi 19 novembre 2007 13:30

Modifié le samedi 01 novembre 2008 16:33